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samedi 4 mars 2017

La démission de Patrick Stéphanini directeur de campagne de François Fillon est irrévocable , "c'est son dernier mot " (info et revue de presse ) -

Éditorial de lucienne magalie pons

Ca devient cauchemardesque pour les médias, ils  ne savent plus à quel saint se vouer , ni sur quel pied danser, s’ils sont dans la fiction ou dans la réalité …les uns et les autres les roulent    de démentis en démentis et redémentis,  ils finiront par y perdre leur latin !

Un épisode courtelinesque  les a un moment déstabilisé dans le flot de désertions des soutiens  et responsables de l’équipe de campagne  du Combattant balafré, qui ne cesse de grossir.

C’est ainsi qu' hier  matin vendredi  Patrik Stéphanini  le  directeur de campagne de François Fillon,   lui a envoyé sa  lettre de démission, ce qui a fait l’effet d’une bombe dans les médias et à droite,   personne ne s’y attendait ! 

Dans un premier temps, le site du Journal du Dimanche a publié la lettre de démission de Patrick Stefanini, dans laquelle Pascal Stéphanini avançait les raisons de sa démission mais le JDD n’avait pas précisé si  cette démission avait été ou non acceptée.


Avant de poursuivre nous avons copié/collé ci-dessous la lettre de démission de Pascal Stéphanini

Patrick Stefanini
Monsieur François Fillon

Paris,Le 3 mars 2017

Monsieur le Premier ministre, François,
J'ai décidé de te présenter ce matin même ma démission de mes fonctions de directeur de ta campagne présidentielle.
Deux raisons à cette décision :
- la première est personnelle. Mercredi matin, je t'ai indiqué qu'après l'annonce faite à tes avocats de ta convocation en vue d'une mise en examen, il me paraissait préférable que tu arrêtes ta campagne. Après avoir consulté au cours de cette même matinée beaucoup de responsables politiques de la droite et du centre, tu as pris une autre décision. Je la respecte. Je constate qu'à cette occasion, j'ai été minoritaire au sein de ton équipe. Je ne suis donc plus le mieux placé pour diriger ta campagne et j'en tire les conclusions. Nul n'est irremplaçable et tu peux t'appuyer sur Bruno Retailleau, le coordonnateur général de ta campagne, qui t l a encouragé à poursuivre.
A ceux qui voudraient m'accabler, je veux dire par avance que mon engagement auprès de toi a été, depuis mai 2013 et jusqu'au début de cette année, celui d'un homme libre qui a consacré l'essentiel de son temps personnel à soutenir ton action politique. La question de savoir si un responsable politique peut solliciter les suffrages des électeurs en étant mis en examen appelle d'abord une réponse morale et donc éminemment subjective. Je me souviens cependant qu'en 2001, les circonstances avaient voulu que je dirige la campagne de Philippe Séguin dans le 18ème arrondissement de Paris et qu'il m'avait demandé de ne pas être candidat sur sa liste au motif que j'étais alors mis en examen.
- la seconde est politique. Au moment où j'écris cette lettre, tu peux encore gagner I l élection présidentielle. Tu as dominé les débats de la primaire et tu ne le dois qu'à toi même et à la force du projet que tu as su construire. Tes meetings font salle comble et les semaines qui nous séparent du premier tour peuvent te permettre de combler l'écart qui te sépare d'Emmanuel Macron et de gagner au second tour. Mais ta victoire n'est pas certaine pour autant. Certes le "socle" tient. Certes Jacques Chirac l'a emporté en 1995 avec moins de 20 pour cent des voix au premier tour, mais il disposait d'une réserve de voix au moins équivalente à droite en vue du second tour. Tel n'est pas ton cas aujourd'hui. Depuis trois mois, j'ai travaillé ardemment d'abord pour construire des équipes de campagne réunissant toutes les sensibilités de la primaire tant au plan national qu'au plan local, puis pour trouver un accord avec I I UDI et, sous ton autorité, j'y suis parvenu. Depuis 48 heures, et du fait de la perspective de ta mise en examen, il ne reste plus rien ou presque du fruit de ce travail, c'est-à-dire d'un large rassemblement de la droite et du centre derrière ta candidature. Ta défaite au soir du premier tour ne peut donc plus être exclue. Elle placerait les électeurs de la droite et du centre devant un choix cornélien. Je me refuse à assumer cette perspective. Voter pour Emmanuel Macron serait voter pour la gauche, contre ton projet de rupture avec l'héritage de François Mitterrand et de François Hollande. Voter pour la candidate du Front National serait également tourner le dos à ton projet, mais aussi renier l'engagement européen qui a toujours été le mien, aussi bien dans ma vie professionnelle que dans ma vie politique. S'abstenir ou voter blanc serait jouer l'avenir de mon pays à la roulette russe, ce que le haut fonctionnaire que je suis ne peut envisager.
Je sais d'ailleurs que dès le 25 janvier, tu t'es posé la question de savoir si le maintien de ta candidature risquait de faire perdre la droite et le centre et tes interrogations en conscience ont forcé mon admiration.
Reste la question du rassemblement prévu dimanche place du Trocadéro. Le fait que ce rassemblement puisse être présenté dans une partie de la presse comme une atteinte aux valeurs de la République montre qu'il y a quelque chose de pourri au royaume français de la presse et de la politique. J'ai veillé depuis 48h à ce que l'organisation de ce rassemblement en fasse uniquement l'expression du soutien à ta candidature et à ta personne du plus grand nombre possible de nos concitoyens.
Du fait de ma démission, je te demande néanmoins de me remplacer en tant qu t organisateur de ce rassemblement dans les relations avec le Préfet de Police, par celui ou celle que tu désigneras comme nouveau directeur de campagne.
Il va de soi que je démissionne également de mes fonctions de secrétaire général de Force Républicaine.
Je te prie d'agréer, Monsieur le Premier ministre, François, l'expression de ma profonde sympathie dans l'épreuve politique et personnelle que tu traverses aujourd'hui.
Patrick Stefanini
  - fin du copié/collé -

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* suite de notre édito: 

Peu après dans un communiqué à l’AFP   l'équipe de campagne de  François Fillon  indiquait : "Patrick Stefanini a présenté ce matin sa démission a François Fillon qui l'a acceptée. Patrick Stefanini sera en responsabilité jusqu'à l'issue du grand rassemblement populaire de dimanche place du Trocadéro. Il sera remplacé lundi matin à la direction de campagne par Vincent Chriqui"

De son côté, Vincent Chriqui a confirmé à L'Express qu'il serait le nouveau directeur de campagne. Il garde, précise-t-il, sa responsabilité de président de l'association de financement de la campagne de François Fillon.  

Mais ce départ annoncé  a donné lieu vendredi soir à un nouvel  échange de démentis et de redémentis.


Contacté par L'Express, l'entourage de François Fillon a aussitôt démenti cette démission, précisant que Patrick Stefanini était en train de travailler au QG sur la préparation de la manifestation au Trocadéro dimanche.

Dans le même temps  François Fillon a lui-même démenti le départ de Patrick Stefanini à l'AFP, affirmant  que, s'il avait effectivement envoyé sa lettre de démission vendredi matin, il s'était ensuite rétracté. . "Nous sommes combatifs", concluait le candidat de la droite.

Quelques minutes plus tard,  Patrick Stefanini s’empressait  de démentir le démenti. "Ma démission" de la campagne est " irrévocable" et elle sera effective "dimanche soir",a-t-il précisé   à Libération.

La version de Pascal Stéphanini a  été  finalement confirmée par un communiqué du staff de campagne de François Fillon.

Irrévocable ? ..... « C’est votre dernier mot ? ...."  

L’impact de ce dernier mot "irrevocable" sonne comme le glas de la candidature de François Fillon ...il  va encore enfoncer Francois Fillon dans la maladroite stratégie de  dénis et démentis dans laquelle  il s'obstine  depuis maintenant 2 mois,   ça fait un peu trop ! 

On veut bien qu’il se profile lui-même comme un  « Combattant balafré » pour dramatiser sa victimisation, ça nous amuse un peu ...  mais on ose espérer qu'ayant perdu pratiquement tous ses "sancho panza" qui essayaient de la ramener à la réalité qu'il  ne s'aventurera pas dans un combat perdu d'avance  avec l'insuffisante  petite "claque" de partisans qui lui reste.

  


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