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mercredi 29 mars 2017

Ville de Fréjus (Var ) - Hommage aux victimes de la fusillade de 1962 à Alger en présence du Sénateur-Maire de Fréjus David Rachline ( informations _ discours de David Rachline - vues-photos de la cérémonie )

Éditorial de lucienne magalie pons

Source : site officiel de la Ville de Fréjus
copié/collé :


HOMMAGE AUX VICTIMES 

DE LA FUSILLADE DE 1962 À ALGER

Publié le 27 mars 2017 par Prisca Thivaud


C'est devant la stèle des Français d'Algérie, avenue de Provence, que se sont rassemblés, ce dimanche 26 mars, "Pieds Noirs", harkis et leurs amis, en mémoire des victimes de la fusillade  de la rue d'Isly du 26 mars 1962 à Alger.

La cérémonie, organisée par le Rassemblement National des Français d'Algérie, présidé par Jean-Paul Sellès, s'est déroulée en présence du Sénateur-Maire de Fréjus David Rachline, de nombreux élus et anciens combattants. Un hommage solennel aux victimes de cette fusillade, mais aussi à l'œuvre des Français d'Algérie a notamment été rendu par David Rachline. Plusieurs gerbes ont été déposées par les représentants des associations patriotiques, la cérémonie se ponctuant par le "Chant des Africains" et la Marseillaise.




Retrouvez le discours intégral du Sénateur-Maire David Rachline : 
"Nous sommes ici réunis en ce 26 mars 2017 pour se souvenir. Se souvenir dans l’émotion et avec dignité, des noms, des familles, des hommes et des femmes qui, il y a maintenant 55 ans, ont du faire le choix de leur vie : rester et mourir ou partir sans se retourner pour continuer la vie qu’ils avaient menée jusque-là dans la liberté et dans la joie.
Se souvenir de tous ces destins brisés, de toutes ces vies qui ont recommencé un jour de 1962, c’est se souvenir de ceux qui sont tombés parce qu’ils étaient Français ! Ils n’étaient pas Français en Ardèche, à Paris ou dans le Var. Ils étaient des pionniers, des enracinés, des travailleurs et des entrepreneurs robustes, de fiers citoyens qui à l’ombre du soleil de l’Algérie ont chéri la France autant que leurs frères de métropole ! Ainsi, cinq décennies plus tard, comment oublier cet héritage, cette part de nous-mêmes. 

Comment oublier ces dizaines, ces milliers, ces dizaines de milliers, ces nombres et ces noms qui résonnent dans nos cœurs et dans nos mémoires ? Comment ne pas se souvenir, comment ne pas s’incliner et se recueillir devant cela? Nous, nous ne nous posons pas cette question comme certains. Nous, nous sommes là en ce 26 mars. Nous commémorons les martyrs, les anonymes, les héros oubliés, les fils et les filles de l’Algérie Française ! Nous nous souvenons des oubliés, des abandonnés, des sacrifiés, des déracinés !
Nous nous souvenons des symboles ! Des symboles qui en ce jour revêtent des habits d’enfants, revêtent des blouses d’ouvriers et des robes de couturières et de mères de famille. En ce terrible jour, ce terrible 26 mars, journée du sang et des larmes, des enfants de la Patrie ont jonché les trottoirs de la Rue d’Isly ! Nous ne les oublions pas !  Leur sang entache le drapeau de notre Nation.
Nous n’oublions rien! Jamais! Nos cœurs seront leurs refuges, nos mémoires seront leurs saluts !!! Nous n’oublions pas non plus la soumission et la lâcheté, la faiblesse et les abandons. Nous ne pouvons refaire l’Histoire mais en choisissant le 19 mars comme date de commémoration officielle, certains ont préféré l’oubli, la honte et la soumission !
Je n’ai pas commémoré le 19 mars tout comme les patriotes, les élus soucieux de l’Unité Nationale, de l’intégrité de la France, comme tous ceux qui hissent le drapeau tricolore aux cimes de la pensée ! Je n’ai pas comme certains insulté la mémoire des morts ! Je n’ai pas oublié mon devoir de mémoire, je n’ai pas bafoué mon passé glorieux et le legs de mes aïeux ! Nous clamons l’inverse, nous sommes fiers et debout pour nous souvenir de ceux que nous avons laissé derrière nous, des nôtres tombés dans les rues d’Alger, dans les fermes, dans les déserts là où la terre était alors bleu blanc et rouge !
A Bône, à Alger, à Constantine, ils avaient grandi ici, ils avaient élevé leurs enfants ici, sur cette terre si dure mais si riche grâce à leur travail… Ils avaient fait le vœu de paradis et ils eurent l’enfer. Ils ont reconstruit ici ce qu’ils avaient là-bas ! Ils se sont reconstruits, relevés de l’exode et de l’abandon.
Aujourd’hui devant cette stèle de pierre élevée en hommage aux morts de l’Algérie Française, à ceux qui, pétris de patriotisme sont tombés pour que l’Algérie Française reste Française. Fréjus rend hommage, la République rend hommage encore et toujours :
à Renée FERRANDIS, 23 ans tombée un 26 mars,
à Jacqueline FRASQUET, 23 ans tombée un 26 mars,
à Philipe GAUTIER, 35 ans tombé un 26 mars,
à Pauline HUGUES, 66 ans tombée un 26 mars,
à Michèle TORRES, 20 ans tombée un 26 mars,
Et à tous les autres, aux 82 noms effacés par les balles et la haine !
Ces noms, ces anonymes résonnent dans nos cœurs et dans nos esprits. Ils résonnent comme autant de cris et de douleurs qui s’élèvent quand vient l’heure de la barbarie et de la haine. Et de la rage aveugle des intégristes ! Ils résonnent encore plus fortement quand certains les traînent dans la boue en les taxant de crimes et de forfaits qu’ils n’ont jamais au grand jamais commis ! Et ils doivent résonner encore plus fortement pour témoigner de ce qu’il en résulte quand vient l’heure de la rage aveugle des intégristes, quand vient l’heure de la valise ou du cercueil, quand vient l’heure où l’on chasse les gens de leurs propres terres !
Mais que peuvent les fils de France ? Que peuvent-ils quand ils sont désarmés, quand les « Halte au feu », quand les « Vive la France » sont réduits au silence par des rafales et des bombes ? Ces questions nous nous les sommes posées et nous nous les posons encore…
Aux morts, aux disparus, aux blessés, aux déracinés, aux abandonnés, nous rendons donc hommage : nous leur disons notre attachement fraternel, nous leur adressons nos prières sincères… 
A nos morts et disparus, à ceux qui se sont tus trop tôt, ceux qui ne verront plus le crépuscule du Djebel, ceux qui ne sentiront plus les embruns de la Méditerranée.
Aux innocents, aux immortels de l’Algérie Française, nous nous inclinons devant vos tombeaux, devant vos croix, devant vos mémoires éternelles !
Que battent les tambours, qu’ils battent à nos amours : pour le Pays, pour la Patrie, nous mourrons ici et au loin, nous sommes Français et nous avons cette invincible ardeur :
Que vive le souvenir de la France en Algérie, Que vive Fréjus, Que vive la France !!!




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