Autorisés et cautionnés parla permissivité laxiste d’un pouvoir tolérant ou complice, qui n’a pas sanctionné leur délit collectif de vandalisme,des VIP émanant de tous mondes ,politique, médiatique, philosophique, artistique, littéraire, culturel et autres,sesont délectés dans la « démolition party » du Royal Monceau, sous la permissivité complice et laxiste, d’un pouvoir, semble-t- il complice ou tolérant de cette catégorie d’individus haut perchée dans son arrogance, puisqu’il n’a pas sanctionné leur délit collectif de vandalisme. Ce sont ces mêmes VIP que nous retrouverontfigurant , entre deux séances de dépravation et luxure, dans des galas de charité la main sur le cœur,la larme àl’œil , la coupe de champagne à la main,le caviar dans la bouche , habillés, coiffés, chaussés par des fabricantde haute mode, se montrerdans des galas caritatifs pour tenir leur rôle d’hypocrites, en faisant mines de pleurer sur la misère du monde,pleurer se montreret jouer leur rôle d’hypocrites pour pleurer sur les misères du monde
La fortune et la luxure pervertissent tout, les moeurs et les VIP , et pourtant à certaines occasions le pouvoir encensent les VIP et les décorent de la Légion d’honneur.
Pour en revenir à cette « démolition party », qui se voulaient peut-être quelque peu inspirée des œuvres scéniques violentes et démoniaques vivantes, qu’un artiste d’origine hongroise, immigré au Canada en 1977, Istvan Kantor, pour ne citer que lui, organise et présente, avec une énergie démoniaque dans des décors sataniques, scatologiques , maculés de sang, et puants, accumulant dans un fatras innommable des ordures , des excréments, des déchets, des machines,etc.… , en vue de « démanteler les systèmes fermés du pouvoir …. » ….. et ….. « d’affronter les systèmes étouffants de contrôle technologique …… » ,voici reproduit ci-dessous un extrait d’un article récent de l’AFP qui résume en partie cette soirée de « démolition party » :
Au Royal Monceau, les VIP se délectent à détruire les murs à coups de masse
« PARIS (AFP)
« Au Royal Monceau, les VIP se délectent à détruire les murs à coups de masse
« Le premier coup de massue a résonné à 23H30: un homme à casquette s'attaque à la masse au panneau doré des ascenseurs de l'hôtel de luxe Royal Monceau en criant des insultes sous les "hourras" du public, des centaines de "VIP" invités à "détruire" l'hôtel avant sa fermeture.
« L'hôtel de luxe, racheté il y a un an par le jeune homme d'affaires Alexandre Allard, fêtait jeudi soir sa fermeture avec la "demolition party", "un happening festif et féroce" préalable à quinze mois de travaux menés par le designer français Philippe Starck.
« Entre une série de concerts et une kyrielle de performances artistiques les 1.200 privilégiés étaient invités à casser à la masse certaines chambres du palace, dûment encadrés par des vigiles au casque de chantier orange. »
« Par groupe de seize personnes, les invités enfilent des combinaisons blanches siglées "Demolition Party", des bottes, des casques et des lunettes de protection. Armés de masses plus ou moins grosses, ils disparaissent ensuite dans les chambres du troisième étage, fermées au reste du public. Les coups de masse résonnent à travers les murs. »
« L'homme à la casquette qui s'attaque aux ascenseurs toujours en marche a pris les devants sans prévenir les vigiles. Les spectateurs crient de joie devant le spectacle tant attendu. L'homme se délecte à défoncer la machine. En fond sonore résonne un moteur assourdissant actionné dans une chambre voisine. C'est le chaos, une coupe de champagne à la main. »
« Dans une chambre mitoyenne, une baignoire est encastrée dans un mur. Un moteur de hors-bord qui tourne dans une poubelle remplie d'eau est fixé à son bord. Une jeune chinoise l'actionne dans un brouhaha assourdissant et un nuage de fumée insupportable. L'oeuvre est signée de l'artiste Wang Du. »
« Dans une autre chambre, revisitée par Sudershan Shetty, des machines actionnent des masses en bois qui fracassent mécaniquement des centaines de verres à vin disposés par terre et sur deux tables. Un observateur: "Oh génial, c'est très amusant." »
« Dans la chambre 109, trois comédiennes gisent immobiles dans le lit, le sofa et sur une chaise, maculés de sang. L'une d'entre elles fait mine d'agoniser. N'étaient les traces de sang, la chambre de luxe est parfaitement en ordre. Un spectateur reste néanmoins imperméable: "Eh les filles c'est fini!" »
« Dans les couloirs de l'hôtel investis par la foule, on croise Jude Law, Kanye West, MC Solaar, Guillaume Canet, Sébastien Tellier, Jacques Toubon, Jack Lang. Mais aussi des clowns, des jeunes femmes déguisées en infirmière, des hommes en peignoir, des groupes habillés à la mode Grand Siècle. Les invités fument à l'intérieur, écrasent leur cigarettes sur la moquette blanche. »
« Au téléphone, une jeune femme s'extasie: "C'est hallucinant ce truc." Une autre crie: "Je t'entends pas, je suis dans une pièce où il y a un bruit de tronçonneuse." »
"C'est de la punkitude bourgeoise. C'est très marrant des bourgeois qui s'encanaillent en s'attaquant à coups de pioches aux symboles de la bourgeoisie", explique Eric Mitchell, un artiste américain qui regrette que toutes les chambres ne soient pas utilisées par les artistes. »
« Dans une pièce à part, deux concierges de l'hôtel n'en reviennent pas. "On est tous un peu tristes de voir ça. On est un peu amers. Mais nous on est du petit personnel, on a pas notre mot à dire." »
« De légers incidents ont émaillé la soirée sans entamer l'ambiance festive. Deux départs d'incendies ont dégagé de la fumée mais ont été rapidement maîtrisés par les pompiers. Des verres et une valise ont été jetés sur la foule dans la cour de l'hôtel, a constaté l'AFP. Ces projectiles ont provoqué de légères blessures sur les convives. »
FIN DE L’EXTRAIT
Ma conclusion :
Les actes de vandalisme même décidés et organisés par un propriétaire sur son propre bien, sont habituellement sévèrement sanctionnés par l’ordre public, mais il faut croire que dans notre pays gouvernés par des décadents il y a deux poids et deux mesures , puisque les forces de l’ordre n’ont pas été envoyées à ma connaissance, pour les verbaliser et qu’ils ne seront pas inquiétés par la justice, mais bien au contraire cités et congratulés dans certains milieux proches des VIP pour leur odieux forfait et leur dépravation.
Si par ignorance du délit qu’il commet, un enfant ou un ado griffonne sur un mur ou descelle la pierre d’un édifice et si la police le surprend il estimmédiatement conduit au commissariat , retenu ou placé en garde à vue selon son âge, ses parentssont convoqués, interrogéset prévenus qu’ils auront à payer le nettoyage du mur et le recèlement de la pierre sur l’édifice, et de plus une enquête socialepeut être lancée sur la famille.
Je vous laisse juge de ces différences de traitement dans un état dont les dirigeants manifestent de nettoyer les quartiers chauds au karcher tout en plaidant pour la démocratie, l’égalité des citoyens devant la loi et se font les champions de la défense des droits de l’homme.
ooOoo
Enfin pour moi en cette circonstance je dirai que ces VIP (Véritables Importantes Personnalités) se sont conduit comme des Vandales Impunis Protégés, leurs provocations et démonstrations attestent qu’ils se vautrent dans les vices de leur luxure - je ne dirai pas comme des porcs, ce serait faire insulte aux porcs - mais comme des diables pervers et démoniaques qu’ils sont, dans leur âmes et dans leurs corps. On le savait déjà, par respect pour nous il aurait pu s’abstenir de nous le démontrer, mais ils n’ont plus le sens de la mesure dans leur excès et si j’étais au pouvoir j’aurai vite fait de leur faire subir la rigueur de nos lois, ce que devraient faire nos dirigeants s’ils respectaient la France qui les nourrit et les électeurs qui les ont portés au pouvoir. Nous attendons d’eux qu’il fassent leur travail correctement et ça « c’est du sérieux » …. !
vendredi 27 juin 2008, mise à jour le 30 juin 2008
Au fur et à mesure que je prends connaissances par différentes lectures de presse , ou par l'audio visuel d'éléments nouveau concernant la pratique de la "maternité pour autrui" que le Sénat se propose de légaliser, je suis appelée à modifier et compléter le texte initial de mon étude. Aujourd'hui même je viens de supprimer l'étude que j'avais publiée sur ce blog le Vendredi 27 juin et de la remplacer par celle ci-dessous :
Les impostures de la "maternité pour autrui"
On nous informe avec une certaine froideur technocratique et en utilisant des expressions et des mots surprenants que le groupe de travail du Sénat sur la « maternité pour autrui », propose de légaliser cette « pratique ».
Ce groupe de travail, en utilisant des mots et des expressions adaptés aux nouvelles techniques de procréation humaine, nous explique par médias interposés, qu’il se propose de légaliser chez nous, la pratique de la « maternité pour autrui » admise soit par tolérance, soit par légalisation dans de nombreux autres pays
Et se situant, sans même s’en rendre compte sans doute, je veux l’espérer, au-delà ou au-dessus de toute morale humaine pour rester dans le domaine technocratique des lois, la présidente de la commission de travail du Sénat sur la maternité, a fait dans son exposé une déclaration, dont elle ne mesure pas la portée contradictoire, pour préciser la proposition de légalisation du Sénat :
"De plus en plus de pays autorisent la gestation pour autrui, ce qui entraîne un véritable tourisme procréatif chez les couples français…. Si nous n'allons pas vers la légalisation, les pratiques marchandes vont se développer, ce qui est regrettable : l'enfant n'est pas une marchandise."
Ainsi dans cette déclaration la grossesse d’une femme porteuse est ramenée à l’expression volontairement réductrice de « gestation pour autrui » manière tout à fait critiquable de banaliser et de dénaturer cette période ou l’embryon se développe dans le corps maternel.
Nous sommes en pleine décadence surréaliste !
Les médias nous informent que pendant six mois, le groupe de travail du Sénat a entendu des spécialistes soit : des philosophes comme Sylviane Agacinski ou Elisabeth Badinter, des sociologues comme Irène Théry ou Marcela Iacub, des psychanalystes comme Geneviève Delaisi de Parseval ou Elisabeth Roudinesco, des médecins comme Axel Kahn ou Israël Nisand et après ces auditions à la conclusion du groupe de travail certains sénateurs, dont le rapporteur Henri de Richemont (UMP), ont changé d'avis. "A priori, l'idée de demander à une femme de porter l'enfant d'une autre me paraissait choquante. Ce n'est plus le cas aujourd'hui."
Pourtant depuis 1991, la pratique des mères porteuses est interdite en France. La Cour de cassation avait estimé que la maternité pour autrui "portait atteinte au principe d'indisponibilité du corps humain et de l'état des personnes". "Il ne faut pas manipuler la filiation, sinon c'est l'anarchie", déclarait à cette époque le premier avocat général, Henri Dontenwille et en 1994 les lois de bioéthique interdisaient les mères porteuses. "Toute convention portant sur la procréation ou la gestation pour le compte d'autrui est nulle", précise à ce jour encore le code civil.
Mais l'interdiction serait de plus en plus difficile à faire respecter en France et au prétexte que la maternité pour autrui est aujourd'hui tolérée en Belgique et aux Pays-Bas, autorisée au Royaume-Uni, en Grèce, au Canada et aux Etats-Unis et que de nombreux couples français en désir d’enfant se rendent à l'étranger, le groupe de travail du Sénat se propose aujourd’hui de légaliser cette pratique dans notre pays pour permettre à un couple stérile, affecté par la stérilité des deux ou de l’un d’entre eux, de recourir à une tierce personne extérieure à leur couple, pour obtenir un enfant et devenir légalement et à part entière père et mère légitimes au regard de l’état civil et des lois sur la filiation et l’héritage et toute autres lois intéressant la famille.
(La France actuellement refuse de transcrire ces actes de naissance établis dans le pays de la mère porteuse et la filiation de l’enfant reste incertaine ; en effet si le père géniteur est en principe reconnu il n’en est pas de même pour son épouse, mère qui s’est substituée en dehors de nos lois à la mère génétique et pour la France et ses lois, elle n’a aucun lien de filiation avec l’enfant. Cet état de fait pose de sérieux problème en cas de divorce, du décès du père, et naturellement en matière successorale)
En octobre 2007, déjà ,un revirement s’était manifesté dans le sens d’une légalisation à envisager pour le futur, en effet une décision de justice de la cour d'appel de Paris avait accepté la transcription des actes de naissance de jumelles nées d'une gestation pour autrui en Californie, au motif que "La non-transcription des actes de naissance aurait des conséquences contraires à l'intérêt supérieur des enfants qui, au regard du droit français, se verraient privés d'actes d'état civil indiquant leur lien de filiation, y compris à l'égard de leur père biologique".
On peut se demander, en analysant l’immoralité dissimulée sous des déclarations « savantes » et orientées, à quelles motivations réelles le Sénat obéit en proposant de légaliser cette pratique de « maternité pour autrui », actuellement interdite en France, si quelques lobbies en sous main le soutiennent, à moins que tout simplement les hommes et les femmes de ce groupe de travail et leur auditionnés aient perdu tous sens moral objectif !
Et nous sommes amenés à nous interroger pour savoir dans quel objectif ces déclarations, émaillées de formules et de mots choquant pour notre sensibilité morale, sont faites. Est-ce :
- pour masquer les transgressions morales qui affectent en l’effaçant et le passant sous silence, l’authentique lien génétique et de filiation dont l’enfant est dépossédé à son insu dès sa naissance ?
- pour dénaturer et réduire à sa simple dimension organique la grossesse d’une femme en parlant de « gestatrice, », de « gestation pour autrui » ?
- pour s’épandre en prétendues difficultés d’état civil et de reconnaissance de filiation pour l’enfant ?
- pour se justifier en prétendant avoir pour souci de défendre l’intérêt supérieur des enfants ?
-pour proposer une légalisation de cette pratique incontestablement immorale, en passant sous silence la rupture abusive des liens génétiques et affectifs imposée à l’enfant sans défense, au moment de sa naissance ?
- pour passer sous silence le délit d’abandon d’enfant concerté et convenu au préalable entre la 'gestatrice' et un couple en désir d’enfant au profit de ce couple ?
- pour masquer tous ces actes immoraux décidés par des adultes sans autre considération que leurs propres désirs et suggestions ?
- pour masquer aussi bien d’autres aspects essentiels humains que nous pourrions encore porter à l’actif de notre désapprobation ? …… je veux dire pour ceux d’entre nous qui ont gardé un esprit moral assez lucide pour refuser la légalisation de cette pratique en France.
Que penser aussi de ces prétentions médicales et scientifiques qui plaident pour cette pratique pour « aider les femmes qui ne peuvent mener à terme une grossesse ? »
- Est-ce que dans notre société le mari pour reconnaitre son épouse en tant que femme est obligé d’en faire une mère (même substituée ) , est-ce que la femme pour reconnaître son mari en tant que "homme" est obligée de le rendre père ?
- quel désir d’enfant peut rendre légitime et moral le délit concerté et prémédité en commun par le couple et la future' gestatrice', d’abandon de l'enfant mis au monde par la 'gestatrice" au profit du couple dès la naissance ?
Nous sommes en acceptant ces irrégularités en plein déni des droits de l’enfant à naître et né.
Il y a dans cette démarche du couple un certain égoïsme à accaparer ainsi un enfant à sa naissance, en le privant de la femme qui l'a porté pendant neuf mois, même si cette dernière en est d’accord.
Il en est tout autrement des parents qui choisissent l’adoption. A mon sens le désir d’enfant comblé par une adoption est un désir noble qui honore les couples qui s’y engagent vis-à-vis des enfants adoptés, qu’ils ne choisissent pas et qu’ils acceptent tels qu’ils sont. Les parents adoptants ne soustraient pas un enfant à une mère et ils deviennent par l’amour, les soins, et l’éducation qu’ils leur apportent leurs vrais parents affective ment et socialement. Oui, les parents adoptants reçoivent un enfant pour le porter dans l’amour à l’âge adulte à défaut d’avoir pu le procréer physiquement.
Les adoptants n’ont pas pour souci de s’assurer d’une légitimité génétique paternelle, c’est leur cœur et leurs qualités qui priment dans leur décision d’adopter un enfant et de lui donner le meilleur d’eux-mêmes.
Pour moi, les couples qui recourent à la pratique de la mère porteuse n’ont pas cette merveilleuse dimension d’amour parental qui permet de recevoir un enfant tel qu’il est, quel qu’il soit, d’ou il vienne, comme le sien charnellement et spirituellement, pour le recevoir dans son cœur et son esprit et le porter dans l’amour à l’âge adulte.
Car c’est bien là que le bât blesse chez les couples qui écartent l’adoption et font appel à une mère porteuse pour satisfaire l’égoïsme « génétique » du père en déniant le lien maternel, et c’est avec un cœur sec pour satisfaire leur désir d’enfant qu’ils transgressent des lois naturelles, morales, et mêmes légales. Je ne pense pas qu’une loi puisse couvrir ces transgressions de fond qui demeurent immorales et scandaleuses. Est-ce vraiment moral de faire naitre l’enfant hors du couple, de considérer la femme qui l'a portée comme une 'gestatrice 'dénuée de tout sentiment maternel, de considérer son utérus comme un simple moyen de portage et de transit, en faisant abstraction de l’amour que la nature a placé dans le cœur d’une mère pour l' enfant qu'elle a porté, en effaçant toutes les sensations que cette femme a du ressentir pendant sa grossesse, n’est-ce pas faire abstraction aussi de sa personnalité humaine et spirituelle pour ne la considérer que comme un moyen utilitaire ? Et que dire et penser d’une mère porteuse qui se laisse abuser par des considérations compassionnelles, flottant dans l’air d’un temps laxiste et décadent, qui est hélas le nôtre, en se persuadant de bonne foi qu’elle accomplit en abandonnant "l' enfant " « un don d’une partie de soi », comme si l’enfant n’était pas une personnalité pleine et entière distincte de celle de la mère dès la naissance ?
Le groupe de travail du Sénat à mon avis n’a pas assez réfléchi à l’immoralité de cette pratique de « maternité pour autrui », ils n’ont envisagés que les aspects superficiel de la question, état civil , satisfaction des parents en désir d’enfant, dans leur esprit laxiste manifestement dépassé par une question qui les dépasse, la mère biologique dite porteuse est une « génitrice », sa grossesse est une « gestation », l’abandon de son enfant est « un don réfléchi et limité dans le temps d’une partie de soi » ……
Une femme consentante certes, mais tout de une femme dont on utilise le corps et les organes pour aider un couple à fonder une famille, une auxiliaire de vie, une assistante à la procréation ..... , comment socialement qualifier cette femme que le sénat désigne comme une "gestatrice" ?
Je vous laisse juge aussi des termes médicaux ou scientifiques qui ont prévalu sur des termes juridiques qui auraient mieux été adaptés au respect de la personnalité humaine de la mère, de l’enfant.
« Gestatrice », « gestation pour autrui », en lisant ces mots et ces termes utilisés par le Groupe de travail du Sénat, j’ai l’impression que l’on évoque des animaux et que les membres du groupe de travail dans leur souci de banalisation réductrice de l'état d'une femme enceinte, on utilisés des termes réducteurs et se sont pris pour des vétérinaires. Ce que les hommes se permettent de pratiquer chez les animaux, par exemple priver un petit veau de vache qui l'a porté dès la naissance, n’est pas moral en matière humaine.
Pour le groupe de travail du Sénat, qui souhaite déposer une proposition de loi dans les mois qui viennent, la » maternité pour autrui » n'est pas une pratique mercantile et selon lui « correctement encadrée, elle peut être un don réfléchi et limité dans le temps d'une partie de soi"
Ainsi ces membres distingués du groupe de travail du Sénat, pourtant fins et rigoureux législateurs, considèrent que la « maternité pour autrui » n’est pas une pratique mercantile, en ignorant délibérément qu’il s’agit bien d’une pratique délictueuse, si l’on considère l’abandon de l’enfant par la 'gestatrice' au profit du couple, abandon prémédité et concerté entre la mère dite porteuse et le couple, et si l'on considère la rupture abusive et irréversible du lien (biologique ... ?) qui s'est créé pendant neuf mois entre la 'gestatrice 'et l'enfant dès sa naissance.
En compensation de leur « omerta » sur l’aspect immoral et délictuel de cette pratique, le groupe de travail du Sénat se justifie en plaidant par compassion : « c'est aussi pour aider les femmes qui ne peuvent mener à terme une grossesse »
Ne peuvent-elles pas adopter ? Trouvent-elles légitime de priver une mère de son enfant même si cette dernière dans sa carence affective est consentante ? Et qu’en pense le Sénat ?
Pour le groupe de travail, qui souhaite déposer une proposition de loi dans les mois qui viennent, la maternité pour autrui n'est pas une pratique mercantile. "Correctement encadrée, elle peut être un don réfléchi et limité dans le temps d'une partie de soi", estime-t-il.
Ainsi dans l’esprit du groupe de travail du Sénat l’abandon d’un enfant à sa naissance, au profit d’un couple en désir d’enfant, est réduit à « un don réfléchi et limité dans le temps d’une partie de soi » , pour ainsi dire un simple transit utérin dans le temps , comme le parcours insensible d'une lettre dans un tuyau pneumatique.
Enfin que penser pour conclure du déni d’amour et de lien de la mère porteuse vis-à-vis de son enfant dès sa naissance, que penser d’un couple stérile qui pour satisfaire son désir d’enfant n’hésitent pas à couper le lien entre 'la gestatrice' et l’enfant comme s’il s’agissait de la simple coupure physique d’un cordon ombilical ? Que penser d’une loi qui admettrait et légaliserait ces agissements immoraux ?
Tous ces actes et dispositions et programmation qui disposent abusivement avant et après sa naissance de l'enfant mis au monde par une "gestatrice", me paraissent des actes scandaleux que le groupe de travail semble-t-il ne s’est pas donné la peine d’approfondir et qu’il s’est bien gardé de mettre en évidence ou qu'il a volontairement passés sous silence pour poursuivre son but sans faire de vagues.
On nous apprend aussi que pour éviter toute dérive, …… « le groupe de travail a prévu des garde-fous : la gestation pour autrui ne sera pas accessible aux couples hétérosexuels mariés (mariés ? Une prochaine autorisation à l'étude ? ....) ou vivant ensemble depuis plus de deux ans, lorsque la femme ne peut mener une grossesse à terme et que l'un des membres du couple peut être le parent génétique du bébé. La « gestatrice » (décidément la qualification de « gestatrice » au lieu de mère me choque) devra avoir eu un enfant, elle ne pourra porter le bébé de sa fille et elle ne sera pas la mère génétique de l'enfant : elle portera l'embryon du couple ou un embryon obtenu grâce à un don d'ovocytes. »
« Avant le transfert de l'embryon, les couples et la gestatrice devront obtenir l’accord d'une commission placée sous l'égide de l'Agence de biomédecine, et l'autorisation d'un juge. La loi exclura toute rémunération : seul un "dédommagement raisonnable" serait versé à la gestatrice afin de couvrir les frais qui ne sont pas pris en charge par la Sécurité sociale. Elle pourra garder l'enfant si elle se décide dans les trois jours suivant l'accouchement, mais les parents "intentionnels", eux, ne pourront se rétracter : après la naissance, leurs noms seront automatiquement inscrits sur les registres de l'état civil en exécution de la décision judiciaire autorisant le transfert d'embryons. »
Certaines interdictions risquent de provoquer des réactions, par exemple de la part des couples homosexuels qui ne pourront recourir « à cette pratique de « maternité pour autrui » et qui ne manqueront de se dire discriminés en raison de leur sexualité et de plus, privés d'une partie de leur droit constitutionnel à l’égalité des citoyens devant la loi.
Tout ceci me parait tout à fait surréaliste, ainsi une « gestatrice » (selon le terme employé par le Groupe de travail du Sénat) pourrait garder « l’enfant »** si elle se décide de le garder dans les trois jours suivant l’accouchement, mais les parent « intentionnels" ne pourront se rétracter après la naissance et l’enfant sera inscrit automatiquement à leurs noms …
Ce qui revient à dire que dans le cas où l’un des deux des parents intentionnels a bien un lien génétique avec l’enfant, ils peuent se voir déposséder de l’enfant à la naissance de la seule volonté de la « gestatrice » mais que la loi leur imposerait en prime de consolation l’obligation de l’inscrire comme son fils à l’état civil, alors que l’enfant reste chez la « gestatrice »
Ce qui risque de créer une situation tout à fait cornélienne : une « gestatrice »qui au bout de trois jour se déciderait à devenir cette fois « la mère» à part entière alors que son enfant resterait inscrit au nom du couple à l’état civil !
Ainsi au mépris des liens génétiques l’enfant serait gardé par la gestatrice à qui dans la pratique de «la maternité pour autrui » on ne reconnait pas légalementun lien biologique avec l’enfant !
Accorder légalement, si on légifère, à la gestatrice la décision de garder l’enfant dans les trois jours de sa naissance, revient à dire que la pratique de la « maternité » pour autrui est aléatoire pour les parents intentionnels quant au résultat attendu : recevoir un enfant comme le leur à la naissance, volonté essentielle au départ de leur engagement dans la pratique de la maternité pour autrui.
Pour la bonne compréhension de la proposition du Sénat, plaçons la situation au plan botanique et non plus humain, et imaginons une volonté commune au départ de trois personnes de créer une plante destinée à devenir lapropriété du couple. A cet effet pour obtenir ce résultat, un couple et une jardinière décident d’un commun accord de collaborer àla création de cette plante en mettant leurs moyens en commun.
Chacun des partenaires définissent d’un commun accord , leur droits et obligations personnelles pour parvenir au résultat ensuite en disposer de la plante, soit :
Le couple s’engage à fournir à la jardinière la semence
La jardinière s’engage à recevoir la semence dans son jardin
La jardinière s’engage à assurer le bon développement de la semence dans son jardin, avec l’aide de spécialistes au besoin, jusqu’au moment de l’apparition de la plante
La jardinière s’engage à remettre la plante dès son apparition, au couple
Il est prévu que dès la remise de la plante par la jardinière au couple, le couple en deviendra propriétaire, la replantera dans son jardin, en assurera la croissance et la baptisera de son nom par exemple « Dupont » ou « Durand » sans que la jardinière ne puisse plus à jamais intervenir dans la croissance de la plante, pour quelques motifs que ce soit
Mais une autre clause particulière de l’accord stipule « à moins que la jardinière au moment de l’apparition de la plante dans son jardin, au moment de la plante au couple,décide de la garder dans son jardin et de s’occuper de sa croissance, auquel cas le couple devra respecter la décision de la jardinière mais sera malgré tout d'observer l’obligation impérative de donner son nom à la plante »
( notons au passage le caractère léonin de cette clause particulière qui peut entraîner la nullité de l’accord » )
Cet accord qui peut se concevoir en matière botanique quoique entaché d’une clause particulière de caractère léonin qui risque d’entraîner sa nullité, accord que je n’ai donné que pour exemple, ne peut se concevoir en matière de « maternité pour autrui » ou alors cette pratique devrait se nommer « maternité aléatoire pour autrui » quand à son résultat.
Et pourtant en proposant que la Gestatrice puisse décider de garder l’enfant dans les trois jours de la naissance au lieu de lui imposer l’obligation de donner l’enfant dès la naissance aux parents intentionnels,on comprend que le Groupe de travail du Sénat , ne se préoccupe pas d’ assurer aux parents intentionnels qui s’engage dans la pratique de « maternité pour autrui »de satisfaire leur désir d’enfant pas plus qu’au droit de l’enfant qui se trouverait soumis pendant trois jours, selon la décision de la gestatrice soit de rester avec elle en portant officiellement le nom des parents intentionnels, soit remis aux parents.
Il s’agit donc bien d’une maternité aléatoire pour autrui qu’envisage le groupe de travail du Sénat et non d’une ‘maternité pour autrui » pure et simple, pour les parents intentionnels qui attendent par cette pratique à recevoir un enfant dans leur foyer.
Dans cette proposition rocambolesque le Groupe de travail du Sénat parle de « l’enfant » sans situer ses liens génétiques ou biologiques avec les trois adultes comme s’il s’agissait d’un enfant objet dont la gestatrice titulaire légalement du droit exorbitant de décider du sort de l’enfant, pourraitdisposer seule et à son gré dans les trois jours de la naissance, soit de le garder, soit de le remettre à ses parents intentionnels , sans que ceux-ci ne puissent dire un mot , soient obligé de se soumettre à sa décision tout en se voyant imposer par la loi l’inscription de l’enfant à leur nom.
Rappelons qu'en 1991, la Cour de cassation avait estimé que la maternité pour autrui "portait atteinte au principe d'indisponibilité du corps humain et de l'état des personnes". "Il ne faut pas manipuler la filiation, sinon c'est l'anarchie", déclarait à cette époque le premier avocat général, Henri Dontenwille et en 1994 les lois de bioéthique interdisaient les mères porteuses. "
Accorder légalement à la "gestatrice" le droit exorbitant de décider seule , de disposer de l'enfant dans les trois jours de sa naissance pour le garder ou pour le remettre au parents intentionnels , porterait aussi à mon sens atteinte au principe d'indisponibilité du corps humain et de l'état des personnes. Un bébé ne peut pendant trois jours rester suspendu à une décision de la gestatrice, décision qui fixera ensuite toute sa destinée.
Si nous acceptions de telles propositions de dispositions légales nous serions en plein délire !
Je vous laisse juge des errements du Sénat dans une question aussi importante qui touche au droitde l’enfant issu de la pratique de «la maternité pour autrui", et aussi et surtout au droit français des familles et de la filiation.
Cette proposition de légalisation ne manquerait pas de créer une situation tout à fait cornélienne : une « gestatrice »qui au bout de trois jours se déciderait à devenir « une mère ? » et de garder l’enfant pour elle, chez elle, alors que le lien biologique qui existe ne lui est pas reconnu et que l’enfant resterait inscrit au nom du couple à l’état civil !
Ainsi la loi que le sénat prétend proposer pour légaliser la "maternité pour autrui" en vue de régulariser des difficultés d’état civil et aider les couples en désir d’enfants, se ferait complice de la dépossession des parents intentionnelsde l’enfant par la seule décision de la gestatrice tout en leur imposant de l’identifier légalement ;
Cela procèderait d’un bricolage illégal, inadmissible et immoral !
On n’a pas besoin d’être sénateurs pour imaginer les complications qui pourraient s’en suivre, notamment en matière d’autorité parentale, de revendications de garde alternée, de successions, ou autre complications et zizanies en tout genre pour disposer de l’enfant qui dès le départ , avouons- le, n’aurait été considéré que comme un bébé à identité certaine mais à destination aléatoire et qui au terme de son " transit utérin " serait livré au couple, ou resterait chezla gestatrice si cette dernière le décidait.
Par ironie « un bébé-colis »dont les présumés destinataires bénéficiaires ne serait déterminés qu’à son arrivée !
Enfin d’après le Groupe de travail du Sénat la loi exigerait aussi en garde fou que la « gestatrice » devrait avoir eu déjà un enfant, en quelque sorte je le suppose un prototype, un certificat visuel de bonne qualité d’unela gestation antérieure, comme une sorte de garantie préalable offerte au couple de parents intentionnels dans le cadre de la future « maternité pour autrui » convenue entre les intéressés, et allez prétendre après ca, comme le clame le groupe de travail du sénat que « la maternité pour autrui » n’est pas une pratique mercantile ?
Enfin il faudrait que l’on nous définisse la nature juridique du lien de fratrie entre les deux enfants.
On peut aussi imaginer, dans un autre cas de figure, qu’une femme sollicitée par un couple riche peut entrer dans la pratique de la « maternité pour autrui » pour garantir à l’enfant un héritage, tout en décidant à la naissance de le garder.
Toutes ces incohérences sont immorales, inadmissibles, intolérables et je suis surprise que les associations de défense des droits de l’enfant et des familles, les associations féministeset toutes autres associations intéressées, n’interviennent pas en urgence pour protester très fort, pour ne pas s’élever violemment, contre les propositions de ce groupe de travail sénatorial particulièrement incompétent.
Autres questions que je me pose :
Qui assumera les frais des laboratoires et des médecins spécialistes chargés de prélever les ovules, le sperme et les spermatozoïdes du père intentionnel, ensuite les frais de fécondation extra utérine en laboratoire, et les frais d’implantation ?
Le père intentionnel ou le couple intentionnel (c’est ainsi que le groupe de travail désigne les futurs parents de l’enfant) auront-ils le droit, quand l’ovule à féconder ne provient pas de l’épouse, de choisir une donneuse d’ovule ou quand le sperme ne provient pas du mari de cho sir un donneur de sperme ? ou bien ces donneuses et donneuses devront-ils être maintenus dans l’anonymat ?
Les laboratoires auront-ils le droit de conserver les embryons supplémentaires une fois une implantation réussie, quel sera le sort réservés à ces embryons ? Pourront-ils être proposés par le laboratoire pour des implantations ultérieures au profit du couple, ou encore au profit d’autres couples dont le mari et la femme sont stériles et qui eux aussi aurait recours à une gestatrice ? L’autorisation du couple initialement bénéficiaire sera-t-elle requise dans ce cas ? Quel sera le sort final de ces embryons supplémentaires ? Les laboratoires pourront-ils les commercialiser dans des organismes de recherche, ou devront-ils les détruire : il faut nous éclairer sur ces questions importantes du point de vue ethique.
On nous dit aussi que la gestatrice ne sera pas payée mais indemnisée pour la dédommager de ses frais réels.
N’y aura -t-il pas à la longue, si cette pratique est légalisée, l’émergence de revendications pour des indemnisations plus « confortables » dont la justification apparaîtrait dans l’avenir, et que des associations de ‘génitrices’ soutiendraient , puis ensuite des créations de syndicats de ‘gestatrice’ regroupés pour défendre des droits nouveaux et un glissement vers le professionnalisme , ce qui poserait la question de définir exactement l’étendue des mots « gestatrice », « gestation », en matière humaine, civile, juridique et …professionnel.
Loueuse de service corporel à la disposition d’autrui pour une période déterminé ?
Auxiliaire de procréation ?
Aide de vie procréative ?
Loueuse de service utérin ?
Gestatrice ?
Femme Gestatrice ?
Assistante extra conjugale pour époux parents intentionnels ?
Je vous laisse le soin d’imaginer d’autres formules moins blessantes que « gestatrice » ou moins choquantes que celles que j’ai évoquées ci-dessus seulement pour l’exemple …mais sans m’en satisfaire.
Verrons-nous un jour des agences d’aide à la natalité proposer à « des parents intentionnels » de les mettre en rapport avec une « gestatrice » à choisir dans leur panel ou leur catalogue ?
On peut tout imaginer et le Groupe de travail du Sénat devra réfléchir à la question, il l’a peut-être fait mais le grand public n’en sait rien.
Une autre question :
La gestatrice devra-t-elle être une maman déjà mariée ou célibataire- mère ou une divorcée avec enfant, pour satisfaire à la proposition du Groupe de travail qui expose qu’elle devra déjà être mère d’un enfant ?
Si elle n’est pas mariée, lui sera-t-il permis de vivre à domicile en concubinage, en pacsage, ou encore avec un compagnon pendant la « gestation » ? … si oui, Le mari, le concubin, le pacsé, ou le compagnon aura-il le droit de refuser que sa femme ou sa compagne décide seule de devenir « gestatrice au profit de parents intentionnels », et s’il est d’accord pour la « gestation » pourra s’opposer à la décision de la « gestatrice de garder l’enfant ? …. Devra-t-il donner sont accord dans tout le déroulement de la pratique de « maternité pour autrui » ou la loi permettra-elle à la gestatrice de décider seule en toute occasion quel que soit son statut social ?
Et quel sera le cas échéant le comportement sexuel que devra observer le conjoint, le concubin, le pacsé, ou le compagnon pendant « la gestation » : abstinence ou permission d’honorer sa dame ?
J’ai le sentiment que le Groupe de travail du Sénat s’est appliqué à plancher restrictivement sur les droits des 3 principaux intéressés (les parents intentionnels et la gestatrice) et sur les questions administratives à résoudre à l’état civil et en matière de filiation.
Sont passés à la trappe le droit de l’époux, du concubin, du pacsé, ou du compagnon de la femme qui aurait le droit de décider seule d’être « gestatrice » et de s’engager dans « une gestation » selon la pratique de « maternité pour autrui » en accord avec un couple de parents intentionnels.
On a beau jeu de rapporter que cette pratique est légalisée dans tel ou tel pays mais on ne se pose pas la question de savoir si c’est un bon exemple, et si la meilleure solution pour satisfaire un désir d’enfant serait que la France bouleverse le Droit des familles et des enfants en légalisant « une maternité pour autrui » qui pose des questions et des problèmes de société et d’éthique de fond et ne les règle pas , c'est-à-dire :
- des dangers d’un eugénisme qui pourrait se pratiquer dans le secret des laboratoires « un enfant sur mesure à la commande »ce qui est contraire à nos principes
- de l’utilisation des embryons excédentaires par les laboratoires
- de l’utilisation de l’utérus d’une femme comme une couveuse automatique pour ainsi dire « programmée » pour une durée 9 mois pour produire l’enfant, en faisant abstraction des émotions et des sentiments affectifs ressentis pendant la période de grossesse par la gestatrice qui n’en demeure pas moins une femme sensible,
- de l’ignorance par la loi de l’apport biologique de la gestatrice à l’embryon qui se développe en elle…
- de la destination aléatoire pendant la grossesse de l’enfant qui peut rester à sa naissance, soit avec la gestatrice si elle en décide ainsi dans les trois jours de la naissance, soit remit au couple de parents intentionnels, alors que l’enfant resterait inscrit au nom des parents intentionnels dans les deux cas, sans prendre de dispositions pour l’exercice de l’autorité parentale au cas où la gestatrice déciderait de garder l’enfant, quel sera alors vis-à-vis de l’enfant le statut de la gestatrice, mère ou non ?
- On ne nous dit pas non plus dans ce même cas, si l’autorité parentale s’exercera en commun par les 3 adultes concernés, si les parents intentionnels dépossédés de l’enfant auront-ils un droit de garde ou de visite, si les dispositions à prendre quotidiennement ou pour l’avenir de l’enfant seront prises par la gestatrice seule ou devront être prises après consultation des parents, bref on improvise dans un flou inacceptable, l’établissement sur la tête, la vie et le destin de l’enfant, d’un « triumvirat parental », dont les droits et obligations ne sont pas définis et sont laissés , semble-t-il, au hasard des accords et des convenances privées des membres du « triumvirat parental » , sans se rendre compte qu’il y a eu au moment de la naissance de la part de la gestatrice un revirement qui a pu provoquer et qui provoquera n’en doutons pas un ressentiment profond des parents intentionnels dépossédés de l’enfant, envers la gestatrice, et faire naître dans l’avenir des désaccords importants défavorables à l’épanouissement de l’enfant.
- Je vous laisse à vos conclusions, pour moi mon opinion est faite : la « maternité pour autrui » est un odieux montage hétéroclite dans lequel interviennent des scientifiques, des médecins spécialistes, des laboratoires, des femmes dites porteuses ou gestatrices et des parents en désir d’enfants dits « parents intentionnels» , chacun de ces acteurs est intentionné et motivé selon sa propre suggestion , vise et attend un résultat différent, les scientifiques et les médecins spécialistes et les laboratoires visent la réussite de la fécondation et de l’implantation de l’embryon, la ‘gestatrice’ compassionnelle veut aider un couple stérile en faisant un « don de soi limité dont la durée est limitée dans le temps » (d’après le groupe de travail du Sénat) , les parents intentionnels attendent pour résultat de recevoir un enfant , et pour assaisonner le tout sans songer à protéger le droit de l’enfant, on demande de légaliser ce fatras de prétentions hors normes, alors que l’adoption des enfants orphelins ou abandonnés est enserrés dans des conditions légales d’une extrême rigueur.
- Un législateur qui se respecte, ne devrait pas accepter de légiférer pour légaliser une pratique immorale, née de la mise en œuvre d’idées laxistes puisées dans des laboratoires d’idées philosophiques pour ne pas dire idéologiques, qui soutiennent la notion d’une famille toute puissante, extensible à souhait, composée, décomposée, recomposée, et ainsi de suite , susceptible d’être élargie et étendue en tout sens ausouhait d’un nomadisme affectif et sexuel des pères et mères , et en exigeant de la sociétés des moyens scientifiques et humains nécessaires pour satisfaire leurs désirs, réclamant d’autre part la légalisation de la « maternité pour autrui, au nom d’une compassion angélique, pour les couples stériles en désirs d’enfants et pour les gestatrices,sans mesurer les transgressions légales, morales et naturelles de l’utilisation decette pratique de « maternité pour autrui » qui est un chef d’œuvre d’incohérences et de contradiction.Il en sera ainsi de jeter à veau l’eau notre droit français du droit de la famille si l’on se conforme au cancanage constant et consternant de personnages libertins de petite pointure, à l’esprit moral au-dessous de zéro, qui s’imaginent pouvoir refaire la nature, le monde, et la société à leur mode et selon leur conception individuelle ou communautaire idéologiques.
J'ai été particulièrement outrée d'entendre une mère dire dans un débat sur la question : "ma petite fille sait très bien que ne suis pas sa mère génétique, je lui ai expliquée qu'une dame m'avait prêté son "petit sac" pour la faire naître, »et cette mèreencorese plait à dire « ma petite fille répète en s'expliquant sur sa naissance ‘ une de dame gentille a fait un cadeau à ma maman,je suis née dans un petit sac qu'une dame gentille a prêté à ma maman qui n'en avait pas’ "
Ainsi l'utérus, un organe noble à mon sens, est perçu comme "un petit sac", un objet utilitaire sans plus dans l'esprit de l'enfant!
J'ai aussi entendu plusieurs animateurs dans différents débats à la radio et à la télévision qui soutenaient la pratique, parler de "femme utilisée" en parlant de la mère porteuse.
"UTILISEE" ............... JE NE LEUR FAIT PAS DIRE
La Belle au bois dormant et son Prince charmant qui non qu'une Loi, celle de l'Amour, aimeraient bien que les scientifiques, les chercheurs, les médecins,les philosophes, les sociologues , les couples, les politiques et les adultes en général, respectent leur intimité et leur parcours sentimental naturel.
Acteurs et moyensde la pratique de la « maternité pour autrui » et de la procréation médicale assistée.
Les différents cas de figure :
A )
Le mari est stérile
Sa femme est stérile
Recours à une gestatrice
Donneur de sperme
Donneuse d’ovule
Recours à la procréation médicale assistée
-recours à une gestatrice et à la procréation médicale assistée :
-l’ovule et le sperme provenant de donneuses et donneurs sont fécondés en laboratoires avant implantation de l’embryon par un médecin spécialiste dans l’utérus de la gestatrice
-Observations :
-l’enfant a unlien biologique avec la gestatrice qui l’aura porté pendant la gestation pour autrui, mais dans la pratique de la maternité pour autrui ce lien biologique n’est pas reconnu
-- la donneuse d’ovule et le donneur de sperme sont-ils dans le cas précis de la pratique de la maternité pour autrui choisis par les parents ? ou doivent-ils rester anonymes ? c’est un aspect de la question que le Groupe de travail du Sénat a peut-être étudié mais nous ne connaissons pas pour le moment la solution que proposera le Sénat.
-les parents intentionnels qui deviendront les parents légitimes n’ontaucun lien
génétique ni biologique avec l’enfant
-dans ce cas pourquoi les parents intentionnels ne recourent pas à l’adoption ? on peut supposer que les parents intentionnels souhaitent recevoir un nouveau né, de préférence à un enfant adopté qui aurait déjà vécu quelques mois ou années
ooOoo
B)
Le mari est fécond
Sa femme est stérile
Recours à une gestatrice
Recours à la procréation médicale assistée
-recours à une gestatrice et à la procréation médicale assistée :
- l'ovule provenant d’un don d'ovule d’une donneuse anonyme est fécondé par le sperme du mari-
- implantation de l’embryon dans l’utérus de la gestatrice (gestation pour autrui)
-Observations :
-Le lien génétique existe avec le père mais n’existe pas avec l’épouse
-l’enfant a unlien biologique avec la gestatrice qui l’aura porté pendant la gestation pour autrui, maisdans la pratique de la maternité pour autrui ce lien biologique n’est pas reconnu
ooOoo
C)
Le mari est fécond
Sa femme est féconde mais ne peut mener une grossesse à terme pour différents motifs
Recours à une gestatrice
Recours à la procréation assistée
-recours à une gestatrice et à la procréation médicale assistée
-l’ovuleet le sperme fécondésproviennent du couple
-implantation de l’embryon dans l’utérus de la gestatrice
-Observations :
-l’enfant est l’enfant légitime du couple : les liens génétiques existent entre les deux parents et l’enfant
-l’enfant a unlien biologique avec la gestatrice qui l’aura porté pendant la gestation pour autrui, mais dans la pratique de la maternité pour autruice lien biologique n’est pas reconnu
ooOoo
Observation particulière :
- Nous ne savons pas si le Groupe de Travail du Sénat et ses différents « auditionnés « ont eu l’idée d’aborder et d’étudier la possibilité de légiférer sur l’aménagement légal d’un anonymat de la gestatrice vis-à-vis des parents et de la société.
En France ce drame est étouffé, il n'est pas suivi par la presse et le silence règne aussi bien dans les médias que dans les milieux politiques : OMERTA INACCEPTABLE POUR LE PUBLIC QUI VEUT SAVOIR .
Puisque notre Chef d'Etat se trouvait sur les lieux, la France est en droit de s'interroger et a le devoir de s'informer et d'informer son peuple.
Cet incident dramatique n'est pas, je le suppose , frappé du sceau du "secret de l'état".
Pour m'informer je suis partie à la pêche d'informations dans les pays étrangers et voici les deux poissons que j'ai pu harponner :
Voici du nouveau : reproductionintégrale des récents articlesqui figurent dans le site « THE INTERNATIONALSECURITY MOUVEMENT » :
« Israel - 26-06-2008
« Le président français Sarkozy visé par des assassins en Israël : deux morts
Par Sorcha Faal
« Le Service de la Sécurité Fédérale de la Fédération de Russie fait savoir ce jour au Premier ministre Poutine et au Président Medvedev que le président français Nicolas Sarkozy a « échappé de justesse » à une tentative d’assassinat, lors de son départ de l’aéroport israélien Ben Gourion (à Tel Aviv), au cours d’une attaque qui s’est soldée par la mort d’un officier de sécurité français et d’un policier israélien.
Quant au récit « aseptisé » que la propagande occidentale fournit à ses peuples, au sujet de cette tentative d’assassinat de Sarkozy, nous pouvons le lire sur le site israélien [du quotidien Yediot Ahronot] Ynet News Service :
« L’incident a causé une grande frayeur durant la cérémonie (d’adieu), amenant des gardes du corps à éloigner précipitamment des lieux de hautes personnalités. Les voitures blindées du Président (israélien) Shimon Peres et du Premier ministre Ehud Olmert ont été très rapidement dépêchées sur le site de la cérémonie, et ces deux personnalités ont été éloignées de l’endroit.
En même temps, le Président français était promptement emmené à l’intérieur de son avion (privé), qui attendait sur la piste, par ses propres gardes du corps. Les circonstances de l’incident ayant été élucidées, les gardes du corps ont autorisé Peres et Olmert à monter à bord de l’avion (présidentiel français), où ils ont salué et souhaité un bon voyage à Sarkozy. »
Les analystes de la Sécurité russe affirment, par ailleurs, que cette « première version » des reportages médiatiques de la propagande occidentale, à savoir qu’un Policier des Frontières israélien se serait « suicidé » durant la cérémonie d’adieu à l’issue de la visite du Président Sarkozy est « rocambolesque », et qu’elle ne parvient pas à démentir cette tentative d’assassinat, étant donné que seuls, les policiers les plus formés et ayant le plus de « bouteille » sont autorisés à approcher des chefs d’Etat étrangers par l’Institut Israélien du Renseignement et des Opérations Spéciales, plus connu sous son acronyme hébreu de Mossad.
Ces rapports d’analyse des services russes insistent sur le fait que le Premier ministre israélien Olmert venait tout juste (la semaine passée) de prolonger le mandat du directeur du Mossad, Meir Dogan, pour deux années supplémentaires, en raison de la colère « extrême » de Dogan à l’encontre du dirigeant français, motivée par le fait que celui-ci a rétabli les relations entre son pays et le Liban et la Syrie, deux anciens protectorats coloniaux français.
La « colère » de cet extrémiste de droite israélien contre le président Sarkozy s’est transformée en « haine », poursuivent ces rapports, après le discours de Sarkozy devant la Knesset, au cours duquel il a affirmé que Jérusalem doit être partagée, et, comme nous pouvons le lire dans la dépêche du Washington Post News Service :
« Le Président français Nicolas Sarkozy a dit, devant le Parlement israélien, lundi, qu’il ne saurait y avoir de paix au Moyen-Orient tant qu’Israël ne serait pas revenu sur son refus de céder sa souveraineté sur certaines parties de Jérusalem revendiquées par les Palestiniens, défiant ainsi une des positions israéliennes les plus intangibles émotionnellement. »
A encore alimenter la colère d’Israël contre le Président Sarkozy fut la demande que celui-ci a adressée aux Israéliens de mettre immédiatement un terme à leur construction de colonies sur le territoire palestinien, ainsi que la précipitation dont la France fait montre, depuis récemment, à fournir des centrales nucléaires à ses alliés arabes (dont, notamment les Emirats Arabes Unis, la Jordanie et le Maroc).
Les analystes stratégistes russes indiquent que les factions de droite du gouvernement israélien sont susceptibles de se sentir « entièrement fondées » à assassiner le Président Sarkozy, étant donné qu’il est lui-même d’origine juive (et qu’il a perdu cinquante-sept membres de sa famille lors du génocide nazi), et qu’en vertu de la législation israélienne, il est un citoyen d’Israël et que, donc, en raison de ses négociations avec des ennemis d’Israël au sein du monde arabe, il est, toujours sous l’empire de cette législation, un traître.
Il convient de rappeler que les forces fanatiques de l’extrême droite israélienne ont souvent recouru aux assassinats par le passé, avec notamment, en 1995, l’assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin par le juif orthodoxe Yigal Amir, « motivé » par le fait que Rabin avait négocié les accords d’Oslo avec les Palestiniens.
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Gaza - 25-06-2008
Le Hamas refuse les déclarations injustes de Sarkozy
Par Palestine Info
Le mouvement du Hamas a affirmé son refus des déclarations du président français Nicolas Sarkozy qui a dit, aujourd'hui mardi 24/6, dans une conférence de presse commune avec le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas, que la résistance palestinienne représente le terrorisme.
Le porte-parole du mouvement du Hamas Fawzi Barhoum a dit, dans une déclaration de presse dont le Centre Palestinien d'Information a reçu une copie, que son mouvement refuse totalement les déclarations injustes de Sarkozy qui a qualifié la résistance du peuple palestinien de terrorisme, tout en négligeant les crimes quotidiens perpétrés par les forces de l'occupation sionistes contre le peuple palestinien innocent qui utilise son droit de légitime défense pour répondre aux crimes sionistes.
Le mouvement a exprimé sont étonnement et sa condamnation des déclarations de Sarkozy qui conteste le droit du peuple palestinien à la résistance, alors que le peuple français a pratiqué ce droit durant ses batailles pour la libération des territoires français de l'occupation.
Fawzi Barhoum a remarqué que le soutien de Sarkozy donné à la sécurité des Sionistes et à la démocratie israélienne, alors qu'il néglige le droit du peuple palestinien à la résistance qui est obligé de se défendre, va donner une justification et donner une couverture à l'occupation pour qu'elle poursuive ses crimes et massacres contre le peuple palestinien.
Nous avons appris, hiermardi 24 juindans l’après midi,que la visite de trois jours du président français en Israëla été endeuillée au cours de la cérémonie de départ par le décès accidentel d’un officier israélienà l'aéroport Ben-Gourion de Tel Aviv.
Nous avons pu voir à la télévision des gardes du corps poussant avecprécipitationMonsieur Sarkozy et son épouse sur la passerelle de l’avion qu’ils étaient déjà en train de gravir en courant très vite,etsitôt qu’ils furentdans l’avion, en l’espace de quelques secondes,la porte en fut rapidement fermée avant que les autres passagers de l’escorte présidentielle quise trouvaient encore au bas de la passerelle n’ai pu y accéder
.
Presque simultanémentnous avons puapercevoir des gardes du corps évacuant très rapidement le premier ministreEhud Olmert et le président israélien Shimon Peres vers leurs voitures blindées.
Une fois le calme rétablit sur l’aéroport,le président Shimon Peres et Ehud Olmert sont retournés dans l'avion pours’assurer queles époux Sarkozy étaient indemnes , pour leur expliquer qu'il n' s'agissait pas d'un attentat terroriste et pour les saluer une dernière fois avant le départ. D’après les commentateurs ,Monsieur et Madame Sarkozys’étaient remis de leur ascension rapide de la passerelle et ne paraissaient pas affectés par cet incident.
Pratiquement séance tenante, les médias et les autorités israéliennes compétentes, avant même qu’uneenquête ait pu êtreengagée et ses résultats officiels connus, ont déclaré en couverture de ce drame que cet officier s’était suicidé.
La radio israélienne a fait savoirqu’à aucun moment le président français n'a couru de danger et aaussi indiquéque le soldat israélien se trouvait à une distance de 100 à 200 mètres de l'avion.
Deux femmes soldatsproche du dramatique accident se sont évanouies et ont du recevoir des soins.
De son côté le porte parole de la police israélienne a assuré qu’en aucun cas il ne s’agissait d’une tentative d’assassinat. Le porte-parole de la police aprécisé que le soldat était un officier paramilitaire qui était affecté à une patrouille de surveillance de l'aéroport
.
Depuis hier les dépêches qui fusent et lapresse israélienne ont annoncé ce douloureux etregrettable incidentsous différentes interprétations au fur et mesure que les informations se précisaient :
-« que cesoldat, qui faisait partie de la garde d'honneur, aurait été blessé par un tir parti accidentellement de son arme et qu’il auraitsuccombé à ses blessures. »
-qu’ « Un officier des garde-frontièresd'Israël est mort accidentellement, tué par balle mardi dans unincident lors de la cérémonie de départ du président françaisNicolas Sarkozy à l'aéroport international Ben-Gurion ouencore « que cesoldat, qui faisait partie de la garde d'honneur, aurait été blessé par un tir parti accidentellement de son arme et qu’il auraitsuccombé à ses blessures. »
- que « Le coup serait parti après qu'il fut tombé du posted'observation, en haut d'un immeuble, où il se trouvait pourassurer la sécurité de la cérémonie (site Internet duquotidien local Jérusalem Post)
-quele soldat était à 100 ou 200 m de l'avion (Israel Radio)
- qu’une enquête a été lancée.
Ainsi cette visite d’Etat de notre Président en Israël, escorté de quelques trois cent personnalités émanantdu monde culturel et artistique, du mondedes affaires, du monde des médias, qui avait donné lieu à l’arrivée à une réception somptueuse et grandiose organisée par son ami le Président Shimon Peres , suiviependant le séjour par des déplacements prestigieuxdans des lieux symboliques de l’histoire et illustréedes discours politiques de Monsieur Sarkozy par lesquels il s’était manifesté comme le chantre de la paix internationale et le réconciliateur d’Israel et de la Palestine, s’est clôturé par la mort accidentelle ou suicidaire (l’enquête le dira) d’un officier israélien et c’est à lui et à tous les combattants israéliens et palestiniens qui sont mort au combat, en s’affrontant depuis tant d’années pour soutenir l’ambition des grands de ce monde, que vont mes prières humanistes de chrétienne non pratiquante et qui revendique sa foi libérée des entraves de toutes les religionsla mienne et celle des autres, qu’elles soientdogmatiques,progressistes, traditionnelles ou modernes, qui se sont toutes selon le temps et l’époque éloignées, dans leur orgueil temporel , de l’enseignement spirituel de leurs prophètes et de leur Dieu..
Toutes ces grandes messes profanes politiques et culturelles, organisées dans le monde à la gloiredes grands de ce monde, ou présentés comme tels en façade, alors que trop souvent leur vie privée est faite de luxure et de compromission, ne me touchent pas, une seule chose me touche et m’attriste douloureusement c’estle sacrifice imposé par ces personnages aux enfants du monde entier dans des guerres et des conflits générées au service de leurs intérêts particuliersidéologiques et économiques.
MISE A JOUR DE DERNIERE MINUTE (25 Juin 2008)
Complément d’information : SUICIDE ? ……..POUR LA FAMILLE DES DOUTES SUBSISTENT
La famille de la victime ne croit pas à la thèse du suicide. D'après leurs déclarationsGhanan étaitheureux, bien entouré, marié et père de deux enfants. "Il avait une famille, une maison, des amis, et des projets pour l'avenir, et il n'avait aucune raison de se suicider", a déclaréle père dans la presse israélienne. Ses proches envisagentla thèse d'un accident: et selon eux, ilaurait été tué accidentellement par un membre des services de sécurité israéliens qui chercheraient désormais à enterrer l'affaire.
Une enquête a été ouverte.
L'enquête se poursuit en Israël, après la mort d'un policier mardi, lors de la cérémonie de départ de Nicolas Sarkozy à l'aéroport Ben Gurion, près de Tel Aviv.
La détonation, qui a causé l'affolement des services de sécurité du président français, provenaitd'un immeuble qui se trouvait à 200 m. Arrivées sur place, les autorités ont trouvé un officier israélien blessé par balle qui est mort quelques secondes plus tard, malgré les premiers secours qui lui ont été apportés.
Raid Asaad Ghanan, 32 ans, posté sur le toit d'un immeuble, assurait la sécurité du périmètre du Premier ministre israélien et de Nicolas Sarkozy. La balle qui l'a atteint l'aurait fait tomber du toit. Selon les premières constatations des autorités, il s'agirait d'un accident ou d'un suicide. La police scientifique, qui a pratiqué une autopsiea annoncé que la balle retrouvée dans le corps de Ghanan correspondait à l'arme (M 16)de celui-ci.
Une enquête a été ouverte.
Curieusement en France les médias alignés se contentent pour relater ce dramatique incident de quelques lignes noyées dans le corps d’articles se répandant sur les déplacements,les discours de Nicolas Sarkozy et les déclarations des personnalités qui l’ont reçus, et des réceptions, dont celle qualifiée d’ « idylliques » en soirée chez le Président Shimon Peres dans un décor somptueux, en soulignant que Nicolas Sarkozy et son épouse ont dégusté leur coupe de champagne les yeux dans les yeux pour célébrer leur amour, j’en passe et des meilleures,vraiment navrant .
J’ai pu voir dans une vidéo Carla Bruni Sarkozy reçue dans un centre israélien, accueillie en signe de bienvenue, par un clown qui fredonnait etcontrefaisaitd’un ait goguenard la Marseillaise, notre hymne national,en leridiculisant par son attitude et ses gestes vulgaires en facede l’épouse du Président.
Navrant,ridicule, insupportable …. Mais personne ne proteste« le silence règne sur l’une et l’autre colonne » ……..
l'époux de 30 ans sado-pédophile et le père proxénète indigne, selon nos critères occidentaux ne sont pas hélas des cas isolés dans certains pays plongés dans l'obscurantisme des traditions ou des coutumes tribales, sous prétexte de Religion, (elles ont bon dos les religions), sans pour autant représenter l'ensemble des familles qui jusqu'à présent n'osaient intervenir pour défendre les victimes par peur des représailles.
Nojoud, 10 ans, demande et gagne son divorce !
Auteur : lucienne magalie pons- Juin 2008 -
Ca se passe à l’époque actuelle dans une ville du Yémen.
Une ruelle modeste, un logis de deux pièces, un agencement vétuste, un homme, ses deux épouses et leurs seize enfants y végètent dans une misère relative et selon une pratique hélas courante chez certains de ses compatriotes, le Chef de famille trouve une solution provisoire « pour nourrir ses deux épouses et ses enfants » en acceptant de donner sa petite fille Nojoud âgée de 10 ans en mariage à un homme de 30 ans, contre un petit pécule !
Et cet homme à qui je dénie le nom de père misérable, esclave de ses traditions obscures, sans aucune personnalité morale et sans aucune qualités paternelles, pour se justifier maintenant, se dit au chômage et en autres arguments douteux, il ose prétendre qu’il a accepté tout de suite la demande en mariage et donné la petite Nojoud âgée de 10 ans « pour la protéger » au prétexte qu’une de ses filles aurait été kidnappée et qu’il ne voulait pas que cela arrive aussi à Nojoud.
Cette petite fille mariée de force à un homme de trente ans à qui je dénie le nom de mari, quelles que soient sa religion et ses traditions, a vécu un véritable calvaire dès le soir des noces.
Avant de retracer ce drame tel qu’il s’est déroulé, rappelons les lois en vigueur au Yémen : l’âge du mariage est fixé à 15 ans pour les jeunes filles , mais il est admis que des parents dérogent à cette règle en établissant un contrat de mariage stipulant que les relations sexuelles sont interdites jusqu’à ce que la jeune « femme » soit « prête », mais cette interdiction n’est pas souvent respectée et les jeunes mariées se taisent par peur des représailles.
Dans le cas présent, les parents se sont satisfaits avant le mariage d’une promesse dont je ne peux affirmer si elle était verbale ou écrite et la mère de Nojoud a beau jeu de dire aujourd’hui par soumission et pour justifier son mari, en parlant de l’homme à qui la petite fille était promise : « il nous avait promis d’être respectueux ». Elle ferait mieux de ramener son voile sur sa figure pour cacher sa duplicité à défaut de la honte qui devrait l’envahir. Mais ne jetons pas la première pierre, dans tous les pays du monde il existe des parents indignes, des monstres, dénués de tout sentiments humains.
Ainsi une petite fille qui ignore tout du mariage, qui ne sait pas vraiment ce que mot implique, est arrachée à ses rêves d’enfant et devient une petite victime innocente, livrée par sa famille à un adulte immonde qui ne l’a pas respectée et la mère de Nojoud a beau jeu de dire aujourd’hui, « il nous avait promis d’être respectueux » …. Il n’en demeure pas moins qu’ils ont troqué la petite fille, comme une marchandise, contre un petit pécule. Et il est tout à fait inconvenant de prétendre que c’est affaire de religion, il s’agit d’une pratique familiale, coutumière ancestrale, qui dénonce le défaut d’amour paternel et maternel et de tout sentiment humain de ces parents envers leurs petites filles. La misère, le chômage, les pratiques coutumières, les traditions etc. …. n’excusent en aucun cas leur crime. La religion et les traditions trop souvent ont bon dos pour justifier un mode de vie archaïque (deux épouses et seize enfants) et pour excuser un chef de famille qui livre sa petite fille à un homme adulte contre un petit pécule. Quelle honte !
Et pourtant pour la petite Nojoud qui ne sait pas ce qui l’attend et qui à 10 ans ne sait pas ce que le mariage veut dire, c’est comme une fête qui commence au domicile de ses parents le soir de ses noces. Elle se souvient qu’elle avait reçu avec contentement trois robes et quelques cadeaux et ce n’est qu’une fois arrivée dans sa nouvelle demeure conjugale dans un village assez éloignée qu’elle comprend, si l’on peut dire, ce qu’il lui arrive et que son calvaire commence ! L’homme lui désigne immédiatement la chambre à coucher et entend qu’ils couchent ensemble. Elle refuse et tente de s’échapper en courant, l’homme la poursuit, la rattrape et l’oblige. Et le même drame, malgré les pleurs et les supplications de l’enfant, se reproduit tous les soirs lorsque le monstre rentre au logis et si elle tente de résister il la frappe avec un bâton. Elle se débat, essaye de se défendre, elle crie en pleurant, mais personne ne peut l’entendre et ne veut l’entendre.
Des semaines passent, le calvaire continue, après quelques semaines Nojoud conduite en visite chez ses parents fait preuve d’un courage au-dessus de son âge et bravant le tabou du silence et la peur des représailles conjugales et familiales, leur raconte son calvaire : ils font la sourde oreille ! Et son indigne père ose dire maintenant « mes cousins m’auraient tués si je déshonorais ma famille en demandant le divorce pour ma fille » !
Quelle couardise ! Il choisit de protéger sa propre vie et laisser sa petite vivre un calvaire conjugal !
Eh bien ce divorce qu’il se refuse à demander, Nojoud va finalement l’obtenir toute seule du haut de ses dix ans, grâce à sa détermination courageuse qui va forcer son destin et la libérer en dépit des mœurs coupables de sa famille et d’un environnement hostile dans une société où l’homme tout puissant réduit depuis des siècles la femme au silence par des traitements brutaux en prétextant d’Allah.
Elle ne désarme pas ! Quelques temps plus tard elle se confie à sa tante qui sans intervenir directement, par peur des représailles sans doute, se dédouane en lui conseillant d’aller au tribunal « C’est la seule solution » lui dit-elle et lui donne quelques pièces pour payer le bus.
Nojoud arrive au Tribunal, elle se sent petite et seule, mais revêtue de son voile noir elle attend patiemment assise sur un banc jusqu’à la fin des audiences, sans doute a-t-elle décidée en elle-même de ne plus retourner dans le domicile conjugal ; elle est là depuis des heures en priant et en souhaitant qu’une personne vienne et l’écoute, mais dans le va et vient des justiciables et du personnel, personne ne la voit et ne s’inquiète d’elle.
Vers midi peu à peu le tribunal se vide, elle est toujours là, un juge la remarque et l’interroge. Qu’est-ce que tu attends petite fille ? …….s’enquiert le magistrat …… « Mon divorce » …. …… Ému par la gravité de ce qu’elle lui apprend, le Juge, un parfait honnête homme qui a du cœur, la conduit chez lui dans sa famille et place le père indigne et le mari tortionnaire en détention provisoire.
Rien n’est gagné pourtant dans ce pays ou les mœurs tribales subsistent et « priment » encore trop souvent sur la loi, et où ce genre d’affaire est trop souvent étouffé. Mais Nojoud est aidée par le juge et une avocate spécialiste des droits de l’homme se porte volontaire pour la défendre. Le premier jour du procès arrive, l’avocate convoque les associations féministes et les médias, des journalistes écrivent des articles et l’un des quotidiens le plus important du Yémen fait sa « une » de ce drame. Sous la pression des associations féministes et des associations de défense des droits de l’homme, et d’une opinion publique pourtant trop souvent silencieuse, le divorce est prononcé , Nojoud la victorieuse vient de faire tomber le tabou du silence et de la compromission des adultes, et par son courage déverrouille une porte fermée pour ouvrir une voie à d’autres petites victimes de drames semblables, qui désormais pourront demander le divorce. Une lueur d’espoir se lève au Yémen au moins pour les petites victimes ….
A l'issue de l'audience prononçant le divorce, l'ex mari tortionnaire l'a réclamée et avait la prétention de la reprendre chez lui !Ce qui montre l'abrutissement de ces hommes persuadés de leur droit sur la "chose" même en présence de la justice !
Nojoud a été rendue à sa famille, sous le contrôle des associations et son avocate, qui ne l’abandonne pas, devient comme une mère pour elle, l’accompagne, l’assiste dans toutes ses démarches et prépare son retour à l’école. La petite fille intelligente, ferme, courageuse voudrait devenir avocate comme sa protectrice : « Quand je serais grande je défendrais les gens opprimés » ….
Cette petite fille projetée trop tôt dans le monde des adultes fait preuve à son âge d’une maturité inhabituelle pour envisager son avenir, mais pour le moment bien sûr après avoir vécue ce drame elle n’en mesure pas toute la dimension criminelle, inhumaine discriminatoire, et la duplicité des familles dont elle et d’autres petites sont trop souvent victimes. Arrivée à l’âge adulte elle pourra alors mesurer les souffrances physiques et morales qu’elle a subies et en saisir toute l’horreur.
Dernière minute : au moment où je termine mon article j'apprends que Nojoud n'est plus sous l'autorité de son père, elle ne vit plus dans cette famille et a été confiée à l'un de ses oncles, sous le contrôle des associations. Son avocate continue à l'aider en toute choses et Nojoud la considère comme sa mère.
Présentation de Jean Masbou dit Duboubou 1er un homme de savoir qui ne se vante pas d’avoir six cerveaux !
Un vieux retraité de plus de 80 printemps disposant encore d’une poignée de neurones en état de fonctionnement
Co-fondateur du CRETE -Association des Correspondants des Radios et Télévision étrangères à Paris ancien Secrétaire Général et Président de la Fédération des Clubs Mondovision.
Né à Cahors en Quercy et retiré en Hte Normandie à Fécamp.
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Je viens de recevoir 2 articles d’opinions de Duboubou1er. La lucidité de ses analyses ne se dément pas et son savoir bien souvent prime sur ceux des pantins qui nous gouvernent ! Jean Masbou ne se vante pas d’avoir six cerveaux bien irrigués, il n’en à qu’un comme chacun d’entre nous ET QUI FONCTIONNE BIEN, ce qui le classedans la catégorie des hommes normauxalors qu’un homme aux six cerveaux ne peut-être qu’un monstre chimérique.
Voici reproduit l’un à la suite de l’autre les deux articles de Jean Masbou /
L’Europe imposée...
...Spectacle permanent mais assez affligeant ! Comment pouvoir se sentir à l’aise dans une Europe taillée pour les seuls financiers et marchands ? Il n’est déjà pas facile de vivre décemment dans notre France perpétuellement bricolée par des sécuritaires qui n’ont pas d’autre but que de restreindre toujours plus nos libertés fondamentales.
Si j’en crois les propos que me tiennent en ce moment les anciens correspondants des radios et télévisions étrangères qui ont été en poste à Paris et qui aujourd’hui ont essaimé aux quatre coins de la planète avec lesquels j’entretiens -puisque encore vivant- des contact amicaux, notre "talentueux" Président -l’affirmation n’est pas de moi- est considéré par certains comme un libéral viscéral, les autres ont sincèrement cru -au moins au tout début- que nous avions hérité d’un authentique défenseur des droits de l’homme, d’un leader capable de réveiller la belle si bien endormie, par Tonton et "le grand Jacques" d’incontestables hommes d’Etat, certes différents, mais au fond tous deux assez semblables, qui tenaient les manettes alors que Nicolas grandissait !
Le leurre du chef proche du peuple a bien fonctionné et mes amis admettent facilement l’excellence du discours sur "la rupture" mais hélas depuis tant de contradictions sont venues brouiller la belle image ! Aussi tous sans exception se déclarent lassés par ce spectacle permanent !
Et ce ne sont pas les déclarations faites après l’épopée irlandaise qui peuvent beaucoup conforter ces amis de la France. Alors c’est surtout l’agacement qui prévaut au moment ou notre pays va devoir assumer la présidence de l’Union européenne !
Ce ne sont pas non plus ces déclarations très claires qui peuvent déclencher dans le peuple de France un optimisme délirant :
« Nous prenons acte de la décision démocratique des citoyens irlandais avec tout le respect qui lui est due, même si nous la regrettons. (…) Le traité de Lisbonne a été signé par les chefs d’Etat ou de Gouvernement des 27 Etats membres et la procédure de ratification est déjà achevée dans 18 pays. Nous espérons donc que les autres Etats membres poursuivront le processus de ratification. Nous sommes convaincus que les réformes contenues dans le traité de Lisbonne sont nécessaires pour rendre l’Europe plus démocratique et plus efficace et qu’elles lui permettront de répondre aux défis auxquels sont confrontés ses citoyens. »
Quant au secrétaire d’Etat aux Affaires européennes français, Jean-Pierre Jouyet, tout d’abord « effondré » par le « non » irlandais, il s’est ensuite repris, déclarant que « l’Europe n’est ni en panne ni en crise ».
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso ne s’est pas démonté et a déclaré que malgré le « non », le traité « n’est pas mort ». « La raison d’être du traité de Lisbonne est de résoudre des problèmes spécifiques. Lorsque 27 gouvernements décident d’adopter le Traité de Lisbonne, ils ne le font pas juste pour s’amuser. Ils l’ont fait parce qu’il y a un problème et nous devrions trouver un nouveau moyen pour travailler ensemble dans une Europe élargie. Le problème est toujours là. »
Curieux propos ?
Quant à François Hollande il a demandé à Nicolas Sarkozy, qui s’apprête à prendre la présidence de l’Union européenne, une réorientation des politiques communautaires. Selon le premier secrétaire du PS, “l’Europe est une nouvelle fois contestée (…) parce qu’elle ne donne pas une perspective qui corresponde aux préoccupations des peuples”.
Les dirigeants européens doivent se réunir à Bruxelles en fin de semaine prochaine pour trouver un moyen de sortir de l’impasse créée par le "non" irlandais.
Mais peut-on faire confiance à un José Manuel Durão Barroso président désigné de la Commission européenne qui selon Martin Schulz, le président du groupe socialiste au Parlement européen déclare : "Quand il parle aux socialistes, il est socialiste. Quand il parle aux libéraux, il est libéral. Il dit aux gens ce qu’ils veulent entendre".
Comme un mauvais présage ? Il semble en effet bien difficile d’avoir droit prochainement à l’Europe dont rêvent les peuples puisque l’on sait que la Commission européenne va recommander jeudi aux chefs d’Etat et de gouvernement la poursuite du processus de ratification du traité de Lisbonne en dépit du "non" irlandais ! C’est José Manuel Barroso qui l’a déclaré mercredi sans aucun gène apparent en bon démocrate ?
Moutons de France, de toutes couleurs et de toutes provenances, surtout ne vous réveillez pas car cela pourrait nuire gravement à la préparation des instruments nécessaires à notre prochaine et nouvelle tonte qui devrait se révéler une fois de plus particulièrement efficace !
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Avons-nous hérité de la droite la plus agitée du monde ?
La gauche parfaite n’a jamais existé, elle a même été en son temps une grande pourvoyeuse de commissions aussi inutiles qu’inefficaces, mais la nouvelle droite, depuis son triomphe, aidée par les transfuges semble s’évertuer à relever le défi et ne tardera certainement pas à améliorer un record pourtant difficile à battre...
Au rythme d’une bonne ou d’une mauvaise idée par jour, notre nouveau berger va sûrement réussir à nous faire réaliser un retour en arrière pourtant inacceptable. Il nous aime tant qu’il n’hésitera pas à mettre à bas tous les acquis sociaux que nos anciens ont arrachés au prix de luttes souvent très dures pour offrir aux plus frileux d’entre nous une hypothétique protection ? Avouez que c’est un constat quelque peu désagréable !
Donc, en ce moment l’une des priorités du nouveau pouvoir c’est de nous offrir une télévision publique sans publicité, mais, lorsque Mme Christine Albanel le ministre de la Communication vint nous parler dans la petite lucarne, le petit gars bien de chez nous a eu un peu de mal à comprendre comment elle allait réussir à ficeler une opération si délicate. A la fin de son exposé, notre gentil petit gars n’était ni rassuré ni convaincu, mais simplement inquiet !
Cette affaire est à peine engagée que déjà nous avons la quasi-certitude que nous allons être rackettés une nouvelle fois sans que la brigade des flagrants délits puisse intervenir en notre faveur. Il semble vraisemblable, qu’en fin de compte nous puissions disposer dans le nouveau système d’un produit bateau classique, mais facturé beaucoup plus cher. Et comme toujours point de traces concrètes des belles promesses faites la main sur le cœur !
Ces bons apôtres ont même déjà essayé de priver de l’exonération de la taxe TV les couches les moins favorisées de la classe laborieuse composée d’une majorité de vieux aux retraites en peaux de chagrin qui jusqu’à maintenant en étaient les principaux bénéficiaires. Finalement la mise en application d’une mesure si impopulaire et si maladroite a été différée, mais pour combien de temps encore puisque à chaque nouvelle occasion les gens du pouvoir entonnent le même refrain : les caisses sont vides !?
Alors, lorsque transmis par notre vieux mais fidèle Sonotone nos oreilles déficientes ont capté ce propos du ministre de la Culture qui se proposait d’explorer une ancienne piste, celle des résidences secondaires l’alerte rouge s’est déclenchée automatiquement ! Il est vrai qu’envisager de taxer à nouveau les résidences secondaires alors qu’une mesure intelligente avait été mise en application récemment afin d’éviter aux familles laborieuses de payer deux fois cette taxe est tout simplement de l’incohérence à l’état pur ! Actuellement, la situation est jugée saine et logique puisque la redevance est prélevée comme un impôt ordinaire sur chaque foyer fiscal. Cela facilite sans aucun doute l’installation d’un vieux téléviseur dans un cabanon de loisir sans qu’une famille modeste ait un quelconque supplément à acquitter.
Franchement, à première vue Madame le ministre, vous ne manquez pas d’assurance, mais cela ne semble pas vous empêcher de patiner quelque peu dans la semoule.
Précisons tout de même que si vous envisagiez de taxer, à nouveau, les seuls propriétaires de résidences secondaires exposées plein sud dans des lieux paradisiaques nous vous applaudirons alors vigoureusement ! Mais pourquoi rêver, en raison de ces caisses désespérément vides, cette solution a beaucoup de chance de vous paraître un peu trop limitée et c’est pour cela sans doute que votre regard un peu trouble, s’est accidentellement fixé sur le porte-monnaie des besogneux de la France d’en bas. Alors, c’est bien vrai l’inquiétude a rapidement fait place à la joie d’être privés de PUB !
Faire du neuf avec du vieux, ce n’est pas la première fois que l’on tente cette aventure durant laquelle on touille toujours la même mayonnaise pour en arriver à la conclusion inévitable que le mouton Jojo devra, une fois de plus, être tondu comme ses copains sans que tous les assistants et dégustateurs de l’assiette au beurre ne soient dérangés dans le déroulement de leurs programmes particulièrement pointus et délicats !
Nous voici donc au tout début d’une nouvelle aventure médiatique qui devrait connaître de nombreux rebondissements imprévus. Alors il me semble sage de suspendre provisoirement mon propos. J’attendrais, sans trop d’impatience, l’éclosion des prochaines propositions révolutionnaires pour rebondir tout naturellement ?
En Europe comme ailleurs il ne faut pas vendre la peau de l’Ours avant de l’avoir tué !
Le traité de Lisbonne (dit le Traité simplifié) et l’Union pour la Méditerranée que certains considéraient comme les coups de Maître de la première année du quinquennat de Nicolas Sarkozy, qui devaient être les morceaux de choix de la prochaineprésidence française de l’UE,viennent de subir de sérieux coups de dents de la part de l’Irlande et de la Lybie.
En effet, la mise en œuvre du traité de Lisbonne et la consolidation de l’Union pour la Méditerranée, qui devaient se dérouler « comme sur des roulettes » dans l’esprit optimiste du Président Français lors de sa prochaine présidence de l’UE, viennent d’être soumises à des événements démocratiques et politiques « imprévisibles et indépendant de la volonté de Monsieur Sarkozy ».
Le NON de l’Irlande au Traité de Lisbonne et le NON de la Libye à l’Union pour la Méditerranée, compromettent lourdement les espoirs de « triomphe politique »de la prochaine Présidence Française de l’UE qui devait s’ouvrir le 1er Juillet prochain sur une voie royale à la gloire de Nicolas Sarkozy.
Il devra se contenter desaisir les réalités, et de les géreravec une maîtrise sérieuseet modeste, ce qui à mon avis sera d’autant plus efficace pour traiter ces dossiers au fond, en abandonnant touteopération de communication intempestive et en dehors de toute agitation frénétique.
Pour les autres dossiers placés en évidence aumenu de la prochainePrésidence Française de l’UE,figurent en priorité le changement climatique, la politique énergétique, la politique agricole commune, la défense européenne, et la politique d’immigration :
- en matière delutte contre le changement climatique et la politique énergétique :un compromis politique est attendudès la fin de la présidence française surle niveau de réduction des émissions de gaz à effet de serre, le partage de l'effort de cette réduction entre pays européens, la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique ( un challenge à tenir : 20 % à l'horizon 2020), le stockage géologique et la capture du carbone, avec deux écueils préalables que Paris souhaitevoir levés avant juillet : la séparation patrimoniale dans le domaine énergétique, qui divise les pays de l’UEetla réduction des émissions de CO2 dans l'automobile, un dernier sujet qui « chatouillent » désagréablementles Allemands et les Italiens.
- en matière de politique agricole commune, après en avoir fait « un bilan de santé, laprochaine Présidence Française de l’UE, entend défendre une PAC «forte» et «modernisée», au motif que l’«on ne peut livrer le fonctionnement de l'Europe agricole aux seules lois du marché», mais il faudra convaincre le scepticisme des Anglais sur ce dossier.
- en matière de défense européenne,pour les opérations extérieures sur lesquelles sont d’accord les Vingt-Sept pays de l’UE, Paris entend soutenir la coopération entre les industries de défense, ce qui ne devrait, espérons- le, ne pas poser de problèmes majeurs si l’on s’abstient de tout favoritisme.
- en matière de politique d’immigration : il est prévu la mise en place d'un «pacte sur l'immigration et l'asile» destiné à maîtriser les flux migratoirespar le contrôle aux frontières et unepolitique d'intégration devraient être renforcés. Un accord seradifficile à trouverpour le droit d'asile sur lequel les Européensont des traditions différentes.
Enfin la prochaine présidence française devra préparer la nomination des nouveaux dirigeants de l'Union, le président stable du Conseil européen et le haut représentant chargé de la politique extérieure, avant la fin du mandat de José Manuel Barroso à la tête de la Commission, fin 2009.
Tous ces dossiers prioritairessur la planche de l’UE, dont déjà deux et non des moindres, sont d’ores et déjà compromis par le NON Irlandais au Traité de Lisbonne et le NON Lybéen à l’Union pour la Méditerranée, de même que autres dossiers en cours àl’UE, seront soumis, n’en doutons pas, à des évènements politiques futurs et imprévisibles à ce jour, et nous pouvons dire, avec certitude, que les six mois de la Présidence Française de l’UE ne seront pas une cure de tout repos .
Il faudra faire preuve de « sérieux », pourespérer aboutir efficacementen six moisdans le traitement de ces priorités, en évitanttoute agitation politique, ce qui serait d’autant plus efficace pour les traiter au fond et non sur l’apparence.
Pour le Traité de Lisbonne, en attendant les ratifications de quelques sept pays qui ne sesont pas encore prononcé, la mission s’avèrera très délicate et problématique pour le Chef de l'Etat Français qui s’en était fait le promoteur et champion optimiste.
Pour l’avancement de l’Union pour la Méditerranée, tout le monde sait que ce projet actuellement compromis par le NON de Kadhafi et par les hésitations des pays arabes de la Méditerranée à s’y engager au côté d’Israël,se trouve suspendu à des accords hypothétiques entre Israël et la Palestine et quenous devrons attendre encore longtemps pour que ce projet murisse et se concrétise dans un avenir lointain.
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Ainsi par les évènements de ces derniers jours, la France et l’UEet leurshauts représentants au pouvoir, viennent d’apprendre qu’il ne suffit pasde vouloir pour pouvoir, qu’il ne suffitd’initier, de vouloir imposeren cavalier seul ,ou même en duo, en trio etc. …des politiques et des projets, à grandrenfort de discours pléthoriques et d’opérations de communication d’ envergure à la gloire de leur dirigeants, qu’il ne suffit pas non plus d’engager des opérationsde séductions, d’organiser desréceptions à grands spectacles dans lescapitales européennes et méditerranéennes, d’être reçus à l’étranger en visites d’état ou en tournées politiques, assorties d’un volant de réjouissances touristiques, qu’il ne suffit pas tout autant de développer des thèmespolitiques et des projetscomme chef de fileunilatéralement , dans des discours et des conférence médiatiques,à la cantonade, pour obtenir des résultats immédiats.
Les peuples et leursChefs d’Etat ontchacun leur mot à direpour ce qui les concerne, et ils l’on dit, démocratiquement pour l’Irlande,et de façon plusexpéditive par le Colonel Kadhafi, dont la courtoisie n’est pas l’exercice de style favori, comme nous avions d’ailleurs pu nous en apercevoir lors de sa visite très controversée à Paris.
Présentation : Mon ami Alain Algudo, Français d’Algérie , vient de me faire parvenir l’article que je reproduis ci-dessous avec son accord. Je partage son indignation et sa révolte et j’estime qu’aucun commentaire de ma part n’est nécessaire pour vous faire partager notre réprobation face à de tels actes de vandalisme.
TOUTE HONTE BUE
Les gouvernements successifs de notre pays qui, par le mensonge, la calomnie et le silence ont fait d’une trahison une victoire, sont entrés dans le processus qui les mènera inexorablement devant le tribunal de l’histoire
Comment qualifier les agissements de ceux qui, à travers la France, s’attaquent aux sépultures ? Evidemment les qualificatifs ne manquent pas et les indignations de ceux qui assistent impuissants à de tels actes de lâcheté, ne peuvent que réunir tous ceux qui, normalement constitués, expriment leur réprobation.
Alors les actes récents de vandalisme dégradant les tombes des cimetières musulmans puis chrétiens ces derniers jours font partie de cette comptabilité macabre que le monde civilisé est obligé de tenir face à cette forme de démence.
Les protestations unanimes de toute la Nation sont émouvantes et tellement justifiées que nous sentons en nous revenir l’espoir que ces criminelles dégradations, destructions et odieuses profanations dont nos morts sont toujours l’objet en Algérie, soient dénoncées et surtout obtiennent le même soutien médiatique.
Nous tenons tout d’abord à dire à ceux qui sont révoltés, outrés, scandalisés, offusqués,révulsés par de tels agissements, qu’ils ont notre soutien total. Mais nous voudrions en retour qu’ils nous fassent part de leur sentiment alors que la majorité des nécropoles abritant des sépultures civiles françaises connaissent des outrages quasi-quotidiens d’une extrême gravité sans le moindre lien avec les dégradations progressives imputables au temps et ce, dans l’indifférence générale.
S’ils persistaient dans leur silence, nous aurions alors la confirmation que le mépris dont nous sommes victimes depuis plusieurs décennies atteint aussi nos morts dans leurs lieux de repos profanés.
Tous ceux qui retournent au pays et se rendent naturellement sur les lieux de sépulture de leurs parents en reviennentbouleversés.
Nous possédons des témoignages, des photos qui n’apparaîtront jamais dans les médias de métropole alors que systématiquement se poursuivent aujourd’hui les entreprises de dévastation. Face à ce problème, la passivité de certaines autorités locales est atterrante, alors que d’autres, déplorant cet état de faits, sont impuissantes par manque de moyens. Je peux affirmer qu’une volonté existe : des hommesintègres sont sur place. Mais ils sont complètement démunis et désarmés face au peu d’intérêt et de moyens dont font preuve les décideurs, des deux côté de la Méditerranée.
L’arrêté du 7 décembre 2004 relatif au regroupement des sépultures civiles françaises en Algérie concernant les cimetières les plus dégradés et éloignés a amplifié le processus de destruction en cours, les dégradations devenant excuse de récupération des terrains pour certaines municipalités sans scrupules, en mal d’emplacements pour leur communauté.
La France, « grande et généreuse », dans sa grande mansuétude précisait dans son arrêté :
« Les familles, qui le souhaitent, ont jusqu’au 14 mai 2005 pour faire part de leur souhait de transférer en France, à leurs frais, les dépouilles de leurs défunts. »
Alors non seulement incapable de protéger en son temps les vivants, voilà que l’Etat s’attaque à nos morts : vous les dégagez ou nous le faisons nous même….. Rompez !
Alors nous en appelons aux « révoltés » !
Nous leur demandons quel degré d’ignominie ce pays va-t-il encore atteindre ?
Alors n’attendons surtout pas de manifestations de réprobation pour la disparition, programmée officiellement maintenant, de nombreux lieux de repos de nos défunts.
Les autorités de tutelle en place vont prendre progressivement le relais des pillards : nous leur demandons : que faîtes-vous des centaines de sépultures de « morts pour la France », morts pour sauver ceux sans qui, vous ne seriez pas là aujourd’hui, Messieurs les décideurs profanateurs officiels actuels.
ILS SONT A LA CHARGE DELA NATION POUR LAQUELLEILS ONT DONNE LEUR VIE. IL EN VA DE L’HONNEUR DE LA FRANCE !
Oui, vous profanez des concessions à perpétuité en violation des droits de l’homme, DU DROIT tout court, sans l’ombre d’un remords !
Alors, puisque ces inacceptables actes de vandalisme perpétrés en France nous permettent d’ouvrir ce dossier Algérien et d’informer, l’évocation qui va suivre si elle n’est pas frappée du sceau de la perfection elle l’est de celui de la vérité, à partir d’un témoignage direct sur le terrain d’un désastre qui perdure.
Nous détenons un document concernant les propositions faîtes par une association de sauvegarde (sic) qui préconise :
« Dans les cimetières évacués, procéder à la destruction de toutes les infrastructures, rendre le terrain plat à l’aide d’un bulldozer, en conservant si possible les arbres s’y trouvant.
VEILLER A CE QU’IL NE RESTE AUCUN OSSEMENT VISIBLE.
Rendre les terrains aux autorités locales. »
Ce n’est pas fini, pour les cimetières juifs :
« Pour les cimetières juifs irrécupérables, un apport de terre suffisamment important, avec édification d’une stèle appropriée (l’incinération étant interdite, ainsi que le déplacement des dépouilles, sauf vers Israël). »
Nous posons la question : A qui a-t-on demandé l’avis avant de recommander cet « effacement » ?
Un petit mot de compassion Messieurs les « outrés » ?
Dans une lettre adressée par unMinistre des Affaires étrangères en réponse aux interrogations et aux inquiétudes exprimées par une de nos compatriotes, celui-ci a indiqué :
« Pendant prés de 10 ans il a été impossible d’intervenir dans la quasi-totalité des cimetières en Algérie… »
Comme on peut immédiatement s’en apercevoir, d’emblée la survenue d’évènements graves est évoquée pour tenter d’atténuer ou de dégager la responsabilité de l’Etat. L’inaction en cette période de recrudescence des exactions des islamistes se surajoute à l’incurie quasi-permanente des services consulaires en ce domaine.
Dés 1983, dans l’indifférence générale, le sort de la plupart des cimetières était déjà scellé : ils avaient subi d’irréparables atteintes qui se sont par la suite aggravées jusqu’à aujourd’hui.
Dans l’Ouest Algérien à cette époque les efforts consentis pour l’entretien des sépultures et la surveillance émanaient principalement de bonnes volontés de compatriotes en place avec l’aide de citoyens Algériens qui ont toujours réprouvé ces exactions, qui nous aident toujours et que nous ne remercierons jamais assez ; il font honneur à leur pays. Merci à Monsieur l’ancien Maire d’ORAN, homme admirable qui bien que manquant cruellement de place, a refusé, dans le courant du second trimestre 1992, l’amputation d’une partie du cimetière Chrétien proposée par …une association de sauvegarde accompagnée du Consul. Il nous avait informés de la teneur de sa réponse et du trouble profond que cette démarche avait provoqué en lui.
Il faut donc constater qu’ineptie, inertie et passivité ont parfaitement caractérisé l’attitude de l’administration consulaire.
A titre d’illustration en 1985 et 1986, le consulat s’est déchargé sur l’ANIFOM d’outre-mer du soin de recenser les nécropoles et les sépultures civiles françaises, opération préparatoire aux regroupements en cours aujourd’hui.
La seule réalisation à inscrire à l’actif des services consulaires se situe entre 1968 et 1971, après un programme de regroupement de 43.000 tombes, 8.000 tombes seulement furent regroupées dans 11 Columbariums, l’absence de « souffle » et de crédits interdisant de poursuivre.
Par ailleurs, toujours pour l’ouest Algérien, comment des cimetières comme ceux de
CACHEROU, BOU-HANIFIA, DIDEROT, EL BORDJ etc.. ont-ils pu disparaître complètement sans que le Consulat et l’Ambassade aient élevé la moindre protestation ?
A toutes les questions que posaient ceux qui vivaient douloureusement ces exactions, les réponses manifestaient implicitement plus de mépris que de compassion et de volonté réelle de mettre fin à ces situations intolérables.
Il ne s’agissait pas que de passivité récurrente, hautement condamnable, mais d’ignominie.
Déjà en 1985 dans le seul ouest algérien, 65 cimetières avaient été classés dans la catégorie « EN TRES MAUVAIS ETAT ».
Pour savoir ce que recouvrent ces termes il faut se référer à un exemple concret, celui du cimetière d’ORAN considéré comme se trouvant dans un ETAT MOYEN qui peut être traduit ainsi qu’il suit : des milliers de sépultures profanées, partiellement ou totalement béantes dans les carrés pillés ou dévastés du sud, sud-ouest, centre ouest, et après l’édification d’immeubles à l’est du cimetière et l’écroulement d’une partie du mur d’enceinte, dans les carrés du sud-est et du centre est.
Où êtes-vous, Messieurs les « scandalisés » ?
Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre et tous ceux qui s’indignent quand des détraqués donnent un coup de pinceau sur une tombe musulmane ou casse une croix dans un cimetière de métropole, ayez le courage de venir constater ce spectacle cataclysmique, cauchemardesque, offert par les cimetières classés en TRES MAUVAIS ETAT ! Chercher et trouver une seule croix debout relève des coulisses de l’exploit. Des compatriotes entrant dans les nécropoles dévastées, ont assisté à des scènes dépassant l’entendement que l’horreur et la décence nous interdisent de décrire !
Etes-vous toujours là, Messieurs les offusqués ?
Et vous, Monsieur le Recteur de la mosquée de Paris qui savez si bien vous poser en donneur de leçon, qui savez si bien, contre l’évidence même, raconter n’importe quoi et déverser votre fiel sur les liens qui unissaient les populations de l’Algérie Française ? Vous a-t-on entendu dénoncer la violation quotidienne des sépultures Chrétiennes dans votre pays ? Ce pays que aimez tellement….de loin,bien à l’abri chez l’affreux colonisateur ?
La réponse est non évidemment, vous êtes bien intégré dans ce coupable désintéressement national qui a plongé la plupart de nos cimetières dans le chaos et la déréliction la plus totale.
Alors parce que la bassesse est devenue une institution nationale, que le mépris dont nous sommes victimes se lit à travers des mesures tape à l’œil et que les dimensions du problème requièrent d’autres solutions par la mise en œuvre de moyens exceptionnels, voici le témoignage le plus récent, (quelques semaines), d’un de nos compatriotes qui nous écrit :
« Au cimetière Tamasouhet d’ORANje me recueille régulièrement sur la tombe de ma mère et chacune de mes visites me bouleverse. Dans ce cimetière, chaque jour, et en dépit de la présence de deux à quatre gardiens, des groupes d’adolescents déambulent.
Selon leur humeur, ils vous ignorent ou vous lapident ou bien encore profèrent des bordées d’injures à l’endroit de la France. Mais, par-dessus tout, à des heures qui ne sont pas celles d’ouverture des lieux au public, ils poursuivent systématiquement leur entreprise de profanation, de dégradation, de destruction des sépultures. »
Intervenez Messieurs les « révulsés » !
Face à ce problème la passivité des autorités locales est pareillement atterrante.
Les gardiens affirment très lucidement que la situation est devenue incontrôlable.
Depuis ce témoignage le consulat de France à « rouvert » ses portes à ORAN ; si le Consul semble accorder un intérêt plus soutenu au devenir de sépultures civiles françaises, le projet scélérat de regroupement de la moitié sud du cimetière Tamasouhet est réactivé et connaîtra même un début de réalisation dès juillet 2008.
Qualifier ce projet de scélérat n’est nullement exagéré ; loin d’assumer le repos de nos ancêtres, il tend essentiellement à effacer les effets de 47 ans d’incurie criminelle et aboutit plus sûrement à l’anonymat définitif et à l’oubli éternel de plusieurs dizaines de milliers de nos ascendants.
Par le jugement de l’histoire nous avons été privés de nos racines, par votre silence, messieurs les outrés à sens unique, vous espérez sans doute nous priver aussi de mémoire.
Ne vous faîtes aucune illusion, nous refusons d’être condamnés à l’oubli !
Nous n’attendons rien de vous car nous vous savons incapables de gestes forts et désintéressés. Nous souhaitions simplement informer les profanes pour qu’ils ne puissent pas dire un jour « NUL NE SAVAIT ».
Alors vous allez certainement nous rétorquer : « la critique est aisée mais l’art est difficile ».
Nous vous répondrons qu’il existe une vingtaine de pays au monde où sont situés des cimetières Français. Aucun ne présente les particularités de l’Algérie composée jadis de départements Français peuplés d’un million d’Européens susceptibles d’être inhumés dans plus de 500 cimetières systématiquement profanés.
Ces particularités imposaient d’y consacrer plus de moyens et, en ce domaine, comme en d’autres, les conséquences des choix politiques ayant conduit l’Algérie à l’indépendance n’ont pas été assumées.
Compte tenu de ce qui précède, les crédits employés à la sauvegarde des 523 nécropoles et leur 210.000 tombes, peuvent être considérés comme dérisoire ; à titre d’exemple :
-1988 : 540.000 frs
-1989 : 390.000 frs
-1990 : 285.000 frs
-1991 : 402.000 frs
Ces sommes ont varié à la baisse pour les années suivantes.
Donc si nos calculs sont bons en quatre années, 0.015 frs par tombe !!!!!
De qui se moque-t-on ?
Quant aux « regroupement » mis en place, nous souhaiterions être éclairés officiellement sur les points suivants dont nous n’avons jamais été informés depuis l’arrêté du 7 décembre 2004 (qui aurait pu nous faire la grâce debénéficier des anciens noms des villages où les cimetières sont « regroupés ») donc, :
- Montant de l’enveloppe budgétaire prévue à cet effet côté français et côté algérien ? ;
- Composition des équipes qui exécutent cette mission ?;
- Quels sont les groupements associés à ces opérations ?;
- Comment a été arrêtée la liste des entreprises prestataires des services attendus ?;
- Un calendrier des opérations a-t-il été mis en place ? Si oui, dans quel organe ?
- Si la présence sur le terrain d’un représentant de l’administration française n’est pas prévue, de quel recours disposent les familles concernées par ces opérations pour tenter d’en modifier le cours ?
- Un contrôle sur place des prestations fournies est-il envisagé ? Par qui est-il assumé ?
- Enfin les noms et le nombre, par cimetière, des dépouilles mortelles ainsi transférées seront-ils communiqués ?
Il faut savoir que nombre de lieux de repos cités ont été rayés de la carte longtemps avant même cet arrêté !Aurons-nous donc droit pour eux à une poignée de terre en guise de « regroupement » !
Pour nous, le souvenir de nos disparus est gravé dans les cœurs et quoique vous fassiez vous ne pourrez jamais empêcher quenous y « trouverons toujours leur poussière et les traces de leur vertu »
Alors Messieurs, les outrés, révoltés, scandalisés, offusqués, révulsés, si votre indignation s’avérait être à sens unique, votre silence méprisant serait à la hauteur de notre dégoût !
Il serait votre aveu de culpabilité, TOUTE HONTE BUE !
Ci-dessous je vous invite à lire un excellent article de mon correspondant Jean Masbou, pseudonyme Duboubou1, dont la réflexion aviséerejoint celle d’une majorité de Français dont la mienne !
Le " NON " affirmé de l'Irlande !
Par « duboubou1 »
En fait pas une très grande surprise car les sondages indiquaient une nette poussée du "NON " ces derniers jours et déjà l'effervescence était sensible dans toutes les institutions européennes où l'on parlait déjà du fameux plan B.
..." ce misérable petit bout d'Europe " vient de jouer tout à fait démocratiquement au grain de sable qui vient gripper la belle mécanique !
Que se serait-il passé en douce France si notre Président aux cinq cerveaux ne nous avait pas confisqué notre droit de regard avec la complicité de l'assemblée des grands chantres du libéralisme solidaire ? Nos voisins irlandais viennent d'infliger au microcosme politique européen bien fourni en notables et en aspirants notables un coup de semonce percutant ! Il faut bien reconnaître que cela tombe plutôt mal alors que la France accède à la Présidence …
Tout de même ne comptez pas trop sur nos larmes de crocodiles car nous aurions voté vraisemblablement comme les Irlandais si nous n'avions pas été privés de vote. Toutefois les accrocs français à cette Europe des nantis et ceux des états déjà membres ne vont sûrement pas baisser les bras et nous nous posons la question : à quelle sauce vont-ils pouvoir accommoder nos amis irlandaisafinque leur Europe puisse finir sa miseen place et élire son roi président,sans qu'ils se préoccupentdes aspirations véritables des peuples ébahis et troublés par tant de détermination et d'arrogance !
Faire croire au peuple que des jours meilleurs viendront dés que sa construction sera achevée n'est pas si évident ! Et c'est sans doutel'attitude du Commissaire en chef de la Commission, le tonitruant Barroso, qui s'est fritté avec les pêcheurs, les routiers et les paysans qui agrandement favorisé cette révolte irlandaise et déclenchera d'autres crises dans d'autres pays sans tarder !
L'alerte qui vient de se déclencher va-t-elle rendre un peu de lucidité à tous ces affairistes européens ou alors connaîtrons-nous une crise dure et dangereuse ? Il est encore un peu tôt pour l'affirmer mais l'éventualité n'est pas à exclure.
Merci encore à l'Irlande d'avoir pris le relais de la France. Peut-être que ces personnages finiront par comprendre que de l'Europe de la finance seule, le peuple n'en veut pas !
Enfin une leçon démocratique pour les « têtes de file » européens MonsieurSarkozy, Madame Merkel et Monsieur Barroso !
Je vous présente l’article qui a été publié le 13 Juin sur le site « Le POINT .Fr » dans lequel sont relatées les déclarations de différents Chefs d’Etat, Ministres et personnalités des Etats membres. Le NON irlandais qui était prévisible, pour qui suit cette affaire depuis le début, ne peut surprendre le peuple Français qui avait rejeté part voie référendaire la constitution s’est vu voler par la suite son droit référendaire pour souffrir de se voir imposer le Traité de Lisbonne par le vote du Parlement.
Pouvons-nous espérer que les responsables des pays de l’UE, en recevant cette leçon de démocratie, comprennent que les peuples de l’UE aspirent à s’exprimer par voie référendaire sur le sort économique et social de l’Europe.
Voici l’article publié sur le site Le Point.fr le 13/06/2008 à 18:48 - Modifié le 13/06/2008 à 19:30 sous le titre :
« NON IRLANDAIS : Les regrets de Merkel et Sarkozy,
Barroso appelle à la poursuite des ratifications"
(De Marc Vignaud et Cyriel Martin)
« L'Irlande a rejeté le traité européen de Lisbonne. De l'aveu même du Premier ministre irlandais Brian Cowen, c'est une "immense déception" et un "revers potentiel" pour l'Union européenne. Si les dirigeants européens sont sonnés, ils considèrent que le texte "n'est pas mort". Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et le Premier ministre Slovène Janez Jansa, dont le pays préside l'UE affirment que "les dirigeants européens devront décider lors du sommet européen des 19-20 juin comment continuer". Toutefois, certaines voix appellent déjà à arrêter le processus de ratification dans les autres pays.
José Manuel Barroso, président de la Commission européenne : "Les ratifications qui restent à faire doivent continuer à suivre leur cours. Nous devons continuer afin d'avoir une image d'ensemble de l'opinion de tous les États membres."
Angela Merkel et Nicolas Sarkozy : "Nous prenons acte de la décision démocratique des citoyens irlandais avec tout le respect qui lui est due, même si nous la regrettons. [...] Le traité de Lisbonne a été signé par les chefs d'État ou de gouvernement des 27 États membres et la procédure de ratification est déjà achevée dans 18 pays. Nous espérons donc que les autres États membres poursuivront le processus de ratification."
Jean-Claude Juncker, président de l'Euro groupe et Premier ministre luxembourgeois : "Le traité de Lisbonne ne pourra pas entrer en vigueur au 1er janvier 2009, comme initialement prévu. [...] Cette décision n'est pas bonne pour l'Irlande, elle n'est pas bonne pour l'Europe et elle n'est pas bonne pour le Luxembourg". [...] Le processus de ratification doit se poursuivre dans les États membres qui ne l'ont pas encore ratifié. Chaque État membre est en droit de se prononcer. [...] La semaine prochaine, le Premier ministre irlandais devra expliquer devant le Conseil européen à Bruxelles les raisons du non et comment procéder pour sortir de cette crise. Il n'y a pas de plan B, le traité de Lisbonne était le plan B", a conclu le Premier ministre luxembourgeois.
Miguel Angel Moratinos, ministre espagnol des Affaires étrangères : "Le non de l'Irlande au traité de Lisbonne n'est pas une bonne nouvelle, mais l'Europe ne va pas s'arrêter et une solution sera trouvée."
Franco Frattini, ministre italien des Affaires étrangères et ancien vice-président de la Commission européenne : "Il s'agit d'un coup grave à la construction européenne, qui ne permet plus désormais l'adoption de décisions essentielles sur la sécurité, l'immigration, la politique énergétique ou la protection de l'environnement. Le chemin de l'intégration européenne ne doit cependant pas s'arrêter."
Le président de la République italienne, Giorgio Napolitano : "Il est impensable de repartir de zéro. On ne peut pas penser non plus que la décision d'un peu plus de la moitié des électeurs d'un pays qui représente moins de 1 % de la population de l'Union puisse arrêter l'indispensable processus de réformes" communautaires et l'adoption du Traité. [...] L'heure est venue d'accomplir un choix courageux pour ceux qui veulent donner un développement cohérent à la construction européenne, laissant en-dehors ceux [...] qui menacent de la bloquer."
Le président tchèque Vaclav Klaus : "Le projet de traité de Lisbonne a pris fin aujourd'hui avec la décision des électeurs irlandais et il n'est plus possible de poursuivre sa ratification. Le 'non' des Irlandais est "une victoire de la liberté et de la raison, sur les projets élitistes artificiels et la bureaucratie européenne. Dans un seul pays (sur les 27 de l'UE), les politiciens ont permis aux citoyens d'exprimer leur opinion. Le résultat est une information claire pour tous". »
« DURA LEX SED LEX » .... LA LOI EST DURE MAIS C'EST LA LOI, disaient les romains ....
Mariage ou pas, nul n'est censé ignorer la Loi
Rappelons les faits : un homme de religion musulmane avait découvert le soir des noces, en juillet 2006, que son épouse n'était pas vierge. Celle-ci fut ramenée séance tenante à ses parents par le père de l'époux, qui a déclaré que sa famille était «déshonorée». Le mari avait décidé dès le lendemain de se séparer de son épouse et l'avait assignée en justice le 26 juillet 2006.
Me Xavier Labbée, avocat du mari,avaitconclu l’assignation par le rappel de l’appartenance des deux mariés à « une communauté où une tradition veut que son épouse demeure vierge jusqu'à son mariage »
Le tribunal de grande instance de Lille a annulé en Avril 2008 ce mariage "pour erreur sur les qualités essentielles" de la conjointe car elle avait menti avant son mariage sur sa virginité en affirmant qu’elle était « chaste ».On remarquera que dans l’énoncé du jugement le mot « chaste » a été écrit au lieu du mot « vierge » qui figurait dans l’assignation.
Or l’erreur sur la personne et les qualités essentielles de la personne, s’apprécient selon les principes du droit français et non selon l’appréciation subjective de l’un ou l’autre des époux, en l’occurrence dans le cas présent appréciation subjectif de l’époux, qui considérait que la virginité de la personne épousée était pour lui « une qualité essentielle ». Cette motivation personnelle aurait dû être écartée par le Juge (sauf à se plier illégalement à la" dictature "de l'époux) mais tout au contraire semble avoir été retenue implicitement pour prononcer le jugement d'annulation.
L’article 180 du Code civil stipule que s'il y a eu erreur sur la personne ou sur des qualités essentielles de la personne, l'autre époux peut demander la nullité du mariage.
Nul n’est censé ignorer la loi. S’imaginer que l’on puisse au titre de l’article 180 du code civil considérer comme un mensonge l' aveu de chasteté et le silence d’une nouvelle mariée sur sa virginité perdue avant le mariage, et considérer que la virginité est une qualité essentielle de la personne en s'appuyant sur l'article 180 du Code civil, ne peut être admis en l’état actuel de notre législation.
Le mariage civil est une institution et au regard du droit français ne peut être annulé en invoquant des motifs religieux ou coutumiers à la convenance de l’un ou l’autre des époux, même au prétexte de mensonge. Si tel était le cas la porte serait ouverte à tous les abus et le moindre prétexte pourrait être invoqué.
Que faut-il entendre par « erreur sur la personne ou les qualités essentielles de la personne» ?
Rappelons qu’au sens juridique des dispositions de l’article 180, « l’erreur sur la personne ou les qualités essentielles de la personne » peuvent entraîner l’annulation du mariage et qu’elles restent à l’appréciation du Juge. Le mariage civil est une institution et, au regard du droit français, ne peut être annulé en invoquant des motifs religieux ou coutumiers à la convenance de l’un ou l’autre des époux, pas plus que le mensonge s’il ne porte pas sur des cas d’annulation admis en Droit Français. Si tel était le cas la porte serait ouverte à tous les abus et le moindre prétexte pourrait être invoqué.
Or l’annulation a été prononcée en validant implicitement une coutume qui est encore assez courante chez les musulmans, bien que non formellement prescrite par le Coran, annulation que le Droit Français ne saurait admettre en respect des principes constitutionnels de la liberté et de l’égalité des sexes. Des réactions contre cette annulation émanant de personnalités des milieux associatifs, juridiques, politiques (y compris dans les rangs de l’UMP), se sont fait entendre et se sont accentuées lorsque la garde des sceaux dans un premier temps a défendu la décision rendue par le tribunal de grande instance de Lille, en estimant que l'annulation de ce mariage était "aussi un moyen de protéger cette jeune fille" en émettant l'hypothèse que la femme avait souhaité se séparer assez rapidement. "La justice est là pour protéger les plus vulnérables", a ajouté la ministre de la justice, en précisant que la "décision civile, avec le consentement des deux parties, a été prise par un critère juridique, à savoir une erreur sur la qualité essentielle de la personne pour une des parties".
Or pour une annulation juridique du mariage le consentement des deux parties ne peut être invoqué et la virginité rappelons- le ne peut être considéré en droit français comme une erreur sur la qualité essentielle de la personne.
Il me semble qu’un divorce par consentement mutuel aurait ménagé la susceptibilité de la jeune épousée. Sans doute les avocats et les époux ont-ils voulu éviter une procédure de divorce. Pourtant le divorce par consentement mutuel institué en 2004 n’impose pas aux époux de divulguer les motifs de leurs discordes, et il aurait eu l’avantage de ménager la réputation de la jeune épousée, dont la susceptibilité est mise à mal aujourd’hui par les protestations et les polémiques qui se sont justement élevées au vu du motif de cette annulation qui apparait pour les juristes comme un détournement ou un contournement de l’article 180 du Code civil.
C’est à juste titre que cette qualification d' "erreur sur des qualités essentielles de la personne", notion qui permet à l'autre époux, en vertu de l'article 180 du code civil, de demander la nullité du mariage, a été contestée par Monsieur Jean Paul Delevoye, médiateur de la République, qui a précisé le contexte légal et juridique en déclarant : "La sexualité, à la différence du divorce, de l'identité, de la tutelle curatelle ou encore de la nationalité de la personne, reste du domaine de la sphère privée et chacun est libre de disposer de son corps comme il l'entend », et d’après l'analyse de ses services, "la virginité n'est pas du tout une qualité essentielle d'une personne."
M. Delevoye, Médiateur de la République, a attiré l’attention sur les conséquences qui serait engendrées par cette jurisprudence :"Demain il va y avoir une multiplication des nullités du mariage et on pourra avoir des jeunes filles qui pourraient subir des opérations chirurgicales pour se refaire l'hymen», et il a précisé que cette décision de justice est "contraire à l'esprit de la laïcité et très réducteur par rapport au statut de la femme".
Monsieur Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, pour ne citer que lui, a souhaité, vendredi 30 mai, que la chancellerie "déclenche un recours dans l'intérêt de la loi pour dire le droit …… C'est une mise en cause de l'égalité hommes-femmes, les hommes ne pouvant être mis en cause pour les mêmes motifs".
Face au tollé provoqué parsa première interprétation et sous la pression de l’Elysée qui craignait le scandale politique, la garde des sceaux qui soutenaitce jugement en lui prêtant un caractère privé, a été amenée, le Lundi 12 Juinà annoncer,à contre cœur et avec rage, qu'il y aurait appel, en reconnaissantque « cette affaire privée ** dépassait la relation entre deux personnes et concernait l'ensemble des citoyens de notre pays, et notamment les femmes». La chancellerie a estimé que cette annonce de la ministre avait apaisé ce débat devenu une véritable « question de société.
** Erreur de la ministre, le mariage civil et ses suites ne sont pas des affaires privées ! Le mariage est une institution, un acte public, juridique et solennel par lequel un homme et une femme s’engagent l’un envers l’autre dans la durée, devant et envers la société, pour fonder ensemble un foyer. En se mariant, les époux font ensemble une double démarche : ilsacceptent et reconnaissent l’institution du mariage et la loi commune qui la régit, mais en retour, ils demandent à la société de reconnaître l’existence et la valeur de leur engagement mutuel et de leur assurer la protection de la loi. Le mariage civil, qui n’est pas une simple formalité administrative, ne commence et ne s’achève pas le jour de la cérémonie.
Certains aurait préféré que cette affaire soit portée à la Cour de cassation ce qui aurait eu pour effet de « dire le droit » mais dès Lundi, la ministre de la Justice, Madame Rachida Dati, avait demandé au procureur général de Douai que le parquet de Lille interjette appel du jugement du TGI de Lille.
D’après le ministère de la justice « L'appel est le recours logique qui va permettre à trois magistrats de réexaminer l’affaire, chacun fera valoir ses arguments » y compris le parquet, absent lors du jugement d'annulation. "Pour l'instant l'appel vient juste d'être enregistré à la cour d'appel. Il faut maintenant que l'audiencement fixe une date (pour une nouvelle audience).
Certains commentateurs et juristes ont estimé que les conclusions du parquet général devraient porter sur le fait que "la référence à la virginité n'est pas compatible avec l'ordre public car elle porte atteinte à la dignité des femmes et à l'égalité des sexes".
Bien que la chancellerie ait estimé que l’annonce de l’appel « avait apaisé le débat devenu une véritable question de société », dès le lendemain Mardi 3 juin à l’Assemblée nationale, cet apaisement à été interrompu par un débat tumultueux qui s’est élevé lors de la séance des questions d’actualité à l’Assemblée, lorsque la Garde des Sceaux a du s’expliquer sur sa tardive décision de faire appel du jugement qui a annulé ce mariage pour cause « de mensonge sur sa virginité ».
«Il y avait un consentement entre les deux époux pour faire annuler le mariage, leur demande se fondait sur une exigence de confiance au sein du couple», a répondu Madame Dati en réponse à la question de Nicole Ameline, avant de justifier la décision d’appel : «D’autres cas se présenteront peut-être demain, où il n’y aura pas de consentement des deux époux. On ne peut admettre que l’action en nullité du mariage puisse être exercée au motif de la non-virginité.»
Madame Dati aurait du en rester là pour consolider « l’apaisement », mais à cette occasion, elle a choisi de déplacer la question en la dirigeant sur le terrain de l’affrontement politique en attaquant avec une grande violence verbale les membres du groupe socialiste: «Dans cette affaire, mesdames et messieurs les membres du groupe socialiste, je n’ai pas entendu un mot de votre groupe pour la jeune fille qui attendait cette décision de justice.»
Ces propos ont immédiatement déclenché sur les bancs de la gauche un chœur de protestations indignées , ponctué d’appels à la «démission» , mais Madame Dati avec force et en se détachant des notes qu’elle avait préparées s’est lancée , en élevant la voix avec une fureur inattendue dans une diatribe passionnée pour défendre ses convictions personnelles, en pointant du doigt les rangs socialistes : «Vous brandissez des mots, vous brandissez des concepts déconnectés de la réalité. Oui, je le redis, cette décision de justice a protégé cette jeune femme», a-t-elle martelé, et a poursuivi en accusant la politique d’intégration des socialistes: «Mais qui, sinon vous, membres du groupe socialiste, a appliqué la politique des "grands frères", abandonnant ainsi d’innombrables jeunes filles entre leurs mains ? C’est à l’échec de votre politique d’intégration que nous devons faire face ! Alors, Monsieur Ayrault [président du groupe PS), vous pouvez m’attaquer car j’ai échappé à votre politique qui a suscité le repli identitaire. C’est ce qui vous dérange !».
(Certains commentateurs et les médias par la suite ont fait remarquer que la Ministre de temps en temps consultait un document qu’elle tenait en main gauche et que cette « sortie » était préméditée)
Ces accusations ciblées contre le groupe socialiste et l’évocation de la politique « des grands frères »etde son expérience personnelle tout à fait déplacées et hors sujet dans le débat ont achevé de mettre « le feu » à l’assemblée et les voix de beaucoup de députés y compris de la majorité se sont élevés pour protester avec indignationet sur les rangs de la gauche le mot « démission » a plusieurs fois fusé.
Puis revenant à ses fonctions, après cet intermède violent, la garde des Sceaux a ensuite admis qu'il n'était «pas question d'admettre la procédure en nullité» d'un mariage «pour le seul motif de la non virginité. » « Il ne doit pas y avoir d'ambiguïté sur l'interprétation de la loi» a-t-elle reconnu.
Rappel : Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée, avait expliqué mardi matin qu'il faudrait envisager «une évolution du droit» si la procédure d'appel confirmait l'annulation de l'union. Le PS a également demandé une loi sur la question.
Pour le député UMP Lionnel Luca une solution pour éviter toute interprétation de l’article 180 du Code civil serait de le réformer en écartant les mœurs comme motif d'annulation d'un mariage »
Dès qu’un problème se pose on se propose de légiférer ! Soit …. , mais, en l’occurrence, à mon humble avis, comme il est impossible de lister et de délimiter dans le corps d’un article, tous les cas possibles d’ erreurs sur la personne et de définir à l’avance les « qualités essentielles de la personne », en fonction des « mœurs » qui peuvent évoluer ou régresser avec le temps, il serait sans doute plus simple de modifier l’article 180 du code civil en stipulant que « l’ erreur sur la personne ou sur des qualités essentielles de la personne », ne peuvent s’apprécier que par rapport aux critères juridiques du Droit Français en vigueur, régissant le droit et les obligations des personnes en dehors de toute référence aux mœurs religieuses, culturelles ou rituelles .
Quoiqu’il en soit, le procureur de Lille a fait appel mardi du jugement, à la demande du ministre de la Justice Rachida Dati et de plus, a saisi le juge des référés pour demander l'arrêt de l'exécution du jugement d'annulation du mariage rendu le 1er avril par le tribunal de Lille, action justifiée par le fait que l'avocat de l'époux, Me Xavier Labbée, avait demandé dès lundi aux services de l'état civil de la mairie de Mons-en-Barœul (Nord) - où l'union avait eu lieu - de transcrire le jugement d'annulation du mariage.
("L'arrêt de l'exécution provisoire" du jugement d'annulation rend impossible un nouveau mariage de l'un ou l'autre des ex-époux. En cas de nouvelle union, la cour d'appel de Douai ne pourrait plus que confirmer l'annulation du premier mariage, car sinon il y aurait bigamie et le procureur de Lille a agi pour éviter cette hypothèse.)
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Les réactions des avocats des deux parties et des intéressés eux même avant et depuis la décision d’appel :
Les avocats tentent de replacer l’affaire dans la « sphère privée »en évoquant l’émotion et le malaise de la jeune épouse depuis la décision d’appel :
Me Charles-Edouard Mauger, l'avocat parisien de l'ex-épouse, a déclaré que sa cliente se sentait "très, très mal" depuis qu'elle avait appris la décision d'appel, alors que l'annulation de son mariage lui avait apporté "du soulagement".
La jeune femme étudiante infirmière âgée d'une vingtaine d'années, l'a appelé lundi soir pour lui dire: "Je refuse! Je ne suis pas d'accord avec l'appel parce que j'ai ma vie à reconstruire. Je n'ai pas à être victime du système politique".
"J'ai acquiescé (à l'annulation du mariage), ce n'est pas moi qui ai demandé à ce que ce soit médiatisé, à ce qu'on en parle et que ça dure dans le temps, ce que je veux c'est qu'on respecte ma volonté".
D’après Me Mauger, «Il aurait été plus serein de ne pas faire appel, de poser le débat … et de s'acheminer vers une modification de l'article 180, en indiquant que la notion de non-virginité ne pourrait pas être invoquée en tant que qualité essentielle permettant d'annuler un mariage. Et là tout serait réglé»,( d’après lui ! )
De son côté, la jeune femme qui a accepté la décision de justice comme un soulagement, et qui n’a apparemment toujours pas compris qu’il s’agit d’une question de société intéressant tous les citoyens, s’est expliquée dans le « Nouvel observateur » en replaçant la question sur le plan personnel et subjectif : « Depuis le début, je subis tout dans cette histoire. Que l'on puisse faire appel du jugement alors que je n'ai rien demandé me révolte », en précisant qu'elle « ne revendique rien », qu’elle n'est « pas le leader d'un mouvement » et aspire à vivre tranquillement.
« Entendre parler de moi, c'est très difficile »
On peut comprendre l’émotion et le malaise de cette jeune femme, mais le droit français n’a pas à s’aligner sur son acquiescement et sa volonté, elle vient donc de l’apprendre à ses dépens.
L’avocat du mari Me Xavier Labbée s’est lui aussi exprimé en expliquant qu’il avait opté pour la procédure de 'nullité relative' « car c'est celle qui correspond le mieux" à la situation, "Le divorce sanctionne un manquement aux obligations issues du mariage comme l'infidélité. Ici, il y a un vice dès le départ" et il a ajouté "Il ne faut pas faire de cette affaire une résurrection d'un retour à la religion et à l'obscurantisme. C'est tout simplement une application des règles de la nullité du mariage"(*)
(* d’après lui bien entendu)
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Le Président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, n'a pas exclu mardi que le Parlement se saisisse de ce dossier en cas de rejet de l'appel en déclarant devant la presse : "Ce n'est pas exclu qu'on soit conduit à faire évoluer notre droit. On va voir la décision d'appel et si la décision d'appel, en évidence, soulève une question de respect des droits fondamentaux de la personne, en l'occurrence de la femme, les parlementaires seront naturellement appelés à y réfléchir et a en tirer les conclusions".
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A ce jour, la tempête des polémiques continue, aiguisée par la politisation de l’affaire, indépendamment du fait que Monsieur Sarkozy a tenu Mercredi en Conseil des Ministres à soutenir sa ministre Dati attaquée de toutes parts.
L’affaire du mariage annulé à Lille en Avril se complique :
(1)La Juge reçoit des menaces anonymes d'intimidation
(2) Quelques 150 eurodéputés considèrent que, contrairement à la décision du tribunal de grande instance de Lille, la virginité d'une femme n'est pas une qualité essentielle de la personne. Pas plus d'ailleurs que pour un homme" …… et adressent une pétition à Rachida Dati.
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(1) La Juge a reçu des lettres anonymes d'intimidation :
EXTRAIT de « C.J (lefigaro.fr) avec AFP »
08/06/2008 | Mise à jour : 19:49 |
« La juge du tribunal de grande instance de Lille, qui a pris la décision d'annuler un mariage parce que l'épouse avait menti sur sa virginité, a reçu des lettres anonymes d'intimidation.
Les protagonistes du mariage annulé de Lille, pour cause de mensonge de l'épouse sur sa virginité, sont pris dans un tourbillon, qui les dépasse. La magistrate du tribunal de grande instance de Lille, en charge du dossier et qui a pris la décision polémique d'annuler l'union, « a reçu des menaces, des lettres anonymes de menaces», a révélé sans autre précision, sur Canal+, Rachida Dati Dati. Des tentatives d'intimidations, qui ont poussé la juge a déposé plainte pour outrage à magistrat et une enquête est en cours.
Sur le fond du dossier, la garde des Sceaux, invitée de Canal +, a regretté des «emballements ». Elle a aussi défendu sa décision de finalement faire appel du jugement alors qu'elle avait estimé dans un premier temps qu'il pouvait être un moyen de «protéger» les personnes. «Je n'ai pas changé d'avis», a insisté la ministre. «J'ai fait appel pour que les avocats puissent étayer leurs conclusions, leurs demandes», a-t-elle expliqué en soulignant également que la procédure d'appel prévoit qu'»il y aura trois magistrats (et non plus un seul) qui rendront une décision plus circonstanciée». L'élue parisienne a répété que cette décision avait pour but de «protéger» l'épouse. «Toute décision de justice est une décision protectrice». Rachida Dati a redit que «ce n'est pas la non-virginité qui a impliqué l'annulation du mariage. C'est qu'il y a eu mensonge», en vertu de l'article 180 du Code civil qui permet l'annulation du mariage en cas d'erreur «sur les qualités essentielles de la personne».
…………………………………
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(2) les eurodéputés protestent et adressent une pétition à Rachida Dati
EXTRAIT du site " LEMONDE.FR " - AFP | 06.06.08 | 17h21 • Mis à jour le 06.06.08 »
"Nous signataires, considérons que, contrairement à la décision du tribunal de grande instance de Lille, la virginité d'une femme n'est pas une qualité essentielle de la personne. Pas plus d'ailleurs que pour un homme." C'est en ces termes que cent cinquante eurodéputés ont fait parvenir, vendredi 6 juin, à Rachida Dati, ministre de la justice, une pétition pour protester contre la décision de l'annulation d'un mariage parce que la mariée avait menti sur sa virginité.
Et les signataires d'ajouter : "Il s'agit là d'un précédent dangereux qui ne peut que conforter certains fondamentalistes dans leur combat archaïque alors que justement l'un des remparts contre ce fanatisme devrait être le droit. Nous voyons là une régression grave contre laquelle nous nous élevons."
Ce texte est signé par des parlementaires de tous horizons politiques (socialistes, conservateurs, libéraux, communistes, Verts). "Ce combat va au-delà des clivages politiques et ne sert qu'une seule cause, la dignité humaine", explique Martine Roure, eurodéputée socialiste française, dans une lettre qui accompagne la pétition envoyée à Rachida Dati. »
Pour nous, il nous reste en nous plaçant dans le cadre strictement juridique de cette affaire, d'attendre avec sagesse le résultat de l'appel.
Le 26 juillet 2006, la mariée trouve dans sa boîte aux lettres une invitation à se rendre chez l'huissier : elle est assignée par le mari devant la justice pour l'annulation de leur mariage.
Me Xavier Labbée, avocat du mari, a conclu son assignation par le rappel de l’appartenance des deux mariés à « une communauté où une tradition veut que son épouse demeure vierge jusqu'à son mariage »
La mariée prend alors un avocat et Me Charles-Edouard Mauger, du barreau de Paris, se souvient de sa propre réaction quand il a lu l'assignation et les motifs de la demande en annulation : «J'étais ulcéré, tout comme Elisabeth Badinter aujourd'hui, que l'on puisse traiter de la sorte un être humain et accorder autant d'importance à cette virginité.»
Après un an de statu quo, la mariée «consent» à l'annulation. Elle l’écrit à son avocat. Celui-ci peut faire part de son «acquiescement» à la magistrate en charge du dossier à la première chambre du tribunal de Lille. Et Me Mauger avocat de la mariée précise : «L'acquiescement concerne l'annulation de l'union, pas les motifs de cette annulation.
Note : Contrairement à que certains commentateurs ont prétendu ,la jeune mariée n’a pas acquiescé aux motifs de l’assignation qui rappelons le faisait référence à une communauté où une tradition veut que son épouse demeure vierge jusqu’à son mariage » mais seulement à l’annulation.
.Par la suite dans sa plaidoirie Me Xavier Labbée avocat du marie plaide «Ce qui a blessé mon client, c'est le mensonge, si elle avait dit la vérité avant le mariage, il l'aurait acceptée. Après, il n'avait plus confiance. Il n'y a rien de religieux là-dedans.»
Note : L'avocat semble oublier ou feint habilement d’ignorer qu'il a conclu son assignation par le rappel de l'appartenance des deux mariés à «une communauté où une tradition veut que son épouse demeure vierge jusqu'à son mariage». Pourtant l’assignation est une pièce essentielle de l’ouverture de la procédure mais on voit bien que l’avocat habilement dirige sa plaidoirie sur le « mensonge »
Le jugement, rendu le 1er avril par une magistrate de Lille, ne reprend pas l'argument communautariste ou religieux. Il se base sur l'article 180 du Code civil. La juge, qui n'a jamais rencontré ni l’époux, ni l’épouse, s'est fondée sur les conclusions écrites de leurs avocats, qui expliquent en substance qu'en lui faisant croire qu'elle était vierge la mariée savait qu'elle trompait son mari sur une qualité essentielle à ses yeux.
note : rappelons que la mariée n'avait jamais avouée qu'elle était vierge, mais qu'elle avait simplement affirmé avant le mariage qu'elle était "célibataire et chaste"
En avril, la décision tombe : l'annulation est officialisée par la justice.
Me Mauger avocat de la jeune femme déclare à la suite de la décision judiciaire que la jeune femme était très heureuse». Elle lui a dit : «Je revis.» …….
Et l’avocat du mari déclare : «Elle n'est condamnée à rien ! C'est juste un effacement du mariage, elle n'a même pas à porter le fardeau de l'étiquette de femme divorcée», insiste l'avocat du mari.
note : à ce moment toutes les personnes intéressées dans l'affaire sont satisfaites et se lavent les mains comme Ponce Pilate, sans se préoccuper des suites jurisprudentielles qui s'ensuivront pour tous les citoyens dans le futur, dans le cadre d'une procédure analogue fondés sur les mêmes motifs ! .......Oui mais pas pour longtemps !
Comment l’affaire a été médiatisée :
Puis Me Xavier Labbée, avocat du mari (flairant la bonne affaire et peut-être un marché porteur, selon des articles de presse) ou peut être plus simplement pour faire commenter ce jugement novateur en la matière , transmet le jugement, digne d'un cas d'école, à Pascal Labbée, son propre frère, lui aussi avocat, et par ailleurs rédacteur de commentaires de décisions de justice pour le recueil Dalloz. Le 22 mai, Pascal Labbée, publie dans le recueil Dalloz une note concernant l'annulation ……….. Mais il omet bizarrement (ou intentionnellement ? ……) de donner le nom de l'avocat du mari, son propre frère.
La note publiée dans le recueil n'échappe pas aux médias qui informent alors le public en reprenant les motifs réels, contenus dans l’assignation : «une communauté où une tradition veut que son épouse demeure vierge jusqu'à son mariage».
Note : il ne s’agit donc pas d’une extrapolation journalistique mais bien des motifs réels de la demande en annulation du mariage figurant dans l’assignation.
Mais dans un premier temps le ministère public déclare , «La justice n'a pas annulé le mariage parce qu'elle n'était pas vierge, mais parce qu'il y a eu erreur sur une qualité essentielle», et ce sans aucun pour tenter d’endiguer un flot de protestations qui commence à s’élever de la part de personnalités importantes des milieux politiques, des mouvements féministes et autres associations et de simples particuliers, tous indignés par le Jugement de Lille.
Pressée par l’Elysée, la Garde des sceaux demande au parquet d’interjeter appel et nous avons tous suivi la médiatisation générale de cette affaire qui s’est étendue par la suite à l’Europe, sans compter la politisation de cette affaire au sein même de l’assemblée Nationale au cours d’une séance mouvementée et une passe d’armes entre Rachida Dati qui s’est égarée à attaquer verbalement les députés du Groupe socialistes avec une fureur non contenue en s’égarant sur des appréciations personnelles et « hors sujet », avant de déclarer revenant à ses fonctions qu'elle ferait interjeter appel par le Parquet.
Les intéressés se retrouveront donc, par avocats interposés, de nouveau devant la justice en appel. «Il s'agira de dire si la virginité peut être considérée comme une qualité essentielle d'une personne», indique le porte-parole de la chancellerie.
Note : on voit bien que la chancellerie n’ignore pas et reprend bien en considération les motifs initiaux et réels de l’assignation et qu’il s’agira de dire en appel si la virginité peut être considérée comme une qualité essentielle d’une personne »
Si la réponse est non, et s'ils ne trouvent pas d'autres raisons d'invoquer à leur demande, les magistrats de la cour d'appel de Douai pourraient invalider l'annulation et obliger, au nom des principes supérieurs du Droit Français à ce qu’ils restent mariés, s’ils n’ont pas d’autres motifs à invoquer ;
Dans ce cas les mariés auraient le choix soit de se pouvoir en cassation ce qui les conduiraient à une procédure longue et difficile , soit de demander un divorce par consentement mutuel, procédure la moins contraignante à mon avis.
Le mensonge pour être retenu comme motif d'annulation doit s'apprécier à mon sens par rapport aux critères légaux et juridiques du Droit Français régissant les droits et obligations des personnes, et du mariage;
Les mœurs, traditions culturelles ou rituelles etc ..... croyances spirituelles ne doivent et ne peuvent être prises en considération par le droit français en matière de virginité
L'obligation de virginité pour l'épouse ne figurant pas dans les textes légaux Français comme condition pour la validité du mariage, et la jurisprudence pour le moment n'existant pas sur une tel sujet, le mensonge de la jeune épousée n'aurait pas dû être retenu par la Juge.
De plus "les qualités essentielles de la personnes" ne peuvent être appréciées subjectivement par l'un ou l'autre des époux à l'encontre de l'autre, mais restent du domaine de l'appréciation du Juge Dans le cas cité, pour l'époux la virginité était une qualité essentielle de la personne, mais son appréciation est personnelle et subjective, et je le répète les qualités essentielles de la personne restent à apprécier exclusivement par le juge en fonction des critères du Droit Français. Le consentement mutuel ne peut être invoqué en matière d'annulation et ne peut influencer sur la décision du Juge Il en est tout autrement en matière de divorce par consentement mutuel des époux, qui dans ce cas n'ont pas à dévoiler les motifs de leur désaccord.
On pourrait penser que les avocats et les parties, pour des raisons que nous ignorons,ont écarté la procédure du divorce et ont opté pour la demande en annulation.
Monsieur Jean Masbou ( pseudo :"duboubou") m'a autorisé à reprendre son article sur mon site. Avec toute sa sagesse et son bon sens, avec une parfaite lucidité et non sans un humour fin "bien de chez nous", dénué de toute vulgarité, il analyse et dénonce les méfaits des prédateurs exploiteurs de la finance internationale et de leurs valets et relais politiques, dont tous les peuples du monde aujourd'hui sont victimes.
Travailler plus, plus longtemps, simplement pour survivre ... ? ..ou votre avenir à l'ancienne ?
Il ne faut jamaisbaisser la garde devant les exploiteurs de la finance internationale et pas davantage devant leurs relais européens ou français. Il est en effet bon de savoir que pour ces gens là nous n'existons que si nous représentons un danger potentiel ! En fait cette nébuleuse tentaculaire dont les différents éléments sont complémentaires s'est organisée afin de tirer le maximum du peuple de notre planète !
Ce sont bien les financiers internationaux qui tiennent réellement les commandes et ces gens là ne sont pas le moins du monde gênés par les dégâts irréversibles qu'ils causent : leur but étant simplement de prospérer, un point c'est tout! Ces gens là se comportent en prédateurs. Leurs stimulants : le pouvoir et l'argent! Ce sont simplement des nuisibles qui contrôlent une grande partie de nos politiciens. Ces derniers, bien au chaud dans les assemblées et dans tous les relais de la république, nous présentent généralement leurs sponsors comme de formidables générateurs d'emplois! Pourtant la formule inventée par notre berger :"Travailler plus pour gagner plus" en dit long sur le manque de respect de la dignité humaine de cet intermittent du spectacle qui pratique le pouvoir en ne sachant que ramener les conditions de vie du peuple très en arrière afin de pouvoir exonérer les puissants patrons du moindre petit effort! C'est en fait un formidable vulgarisateur de la célèbre formule "Serrez-vous la ceinture mais pour moi rien n'est trop beau!"
Le constat semble clair: coté imagination c'est le désert le plus aride mais cela n'empêche pas ces gens là de croire qu'ils sont capables de nous faire accepter le pire sans risque!
Il est vrai que toutes les conditions semblent réunies : un parlement à la botte, une opposition déliquescente -même après son succès électoral- et qui se contente de gérer, au minimum, la boutique le regard bloqué sur 2012 en rêvant de rénovation dans des vapeurs de moquette! Sans la moindre trace émergente de solutions nouvelles!
Plus grave encore une partie de ses sois disant opposants partagent l'analyse de la majorité et rêvent d'aller rejoindre leurs copains qui ont déjà franchis le pas!
Quant aux autres, ceux qui restent afin de tenter leur chance a la loterie de l'investiture ils se contentent de gouter la douceur de vivre que leur apporte leurs différents mandats, sans état d'âme! Sauf quand ils sont en représentation et où ils jouent admirablement bien les défenseurs acharnés et incorruptibles du peuple dans leur fief républicains !
Mais en ce moment c'est un véritable phénomène de rejet qui s'amorce. Le peuple commence à en avoir assez de constater que tous ces marchands de bonnes paroles sont en réalité des profiteurs qui mènent la douce vie alors qu'ils clament a gorge déployée : serrez-vous la ceinture car c'est la seule solution!
Comment cela se terminera-t-il? Nul ne peut le prévoir aujourd'hui avec certitude mais, l'arrogance de la classe politique, même profil bas, peut tout de même faire office de détonateur!
Au fond, il devient tout à fait palpable que les politiques ne sont simplement que des publicitaires qui lavent nos cerveaux mais qui deviennent de moins en moins crédibles!
En guise de conclusion je vous livre ce texte d'Olivier Clerc, écrivain et philosophe. C'est un petit conte d'une grande richesse d'enseignement.
"Il s'agit du principe de la grenouille chauffée :
Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille.
- Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement.
Elle est bientôt tiède.
- La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.
- La température continue à grimper.
L'eau est maintenant chaude.
C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant.
- L'eau est cette fois vraiment chaude.
La grenouille commence trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.
- La température continue à monter jusqu'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir.
- Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite.
Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.
- Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons.
Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées, édulcorées, et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.
AU NOM DU PROGRÈS et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité du vivant, à l'intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s'effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies.
Les noirs tableaux annoncés pour l'avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire DRAMATIQUES.
Le GAVAGE PERMANENT d'informations de la part des médias sature les cerveaux qui n'arrivent plus à faire la part des choses...
Lorsque j'ai annoncé ces choses pour la première fois, c'était pour demain.
Là, C'EST POUR AUJOURD'HUI.
Alors si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuits, donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard.