24 avril 2010

Le voile intégral divise la classe politique

article de lucienne magalie pons

Position du Chef de l’Etat et du Gouvernement :


Mercredi, le président Nicolas Sarkozy a tranché en faveur d'un projet de loi d'interdiction générale du port du voile intégral, dans tout l'espace public, et pas seulement dans les services publics comme le préconisait Monsieur J.F. COPE selon le rapport de la mission d'information parlementaire.


Le projet de loi d'interdiction générale du port du voile intégral dans tout l'espace public, et pas seulement dans les services publics comme le préconisait le rapport de la mission d'information parlementaire, sera présenté en conseil des ministres "dans le courant du mois de mai", a précisé le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.


Michèle Alliot-Marie est chargée de la rédaction du projet de loi d'interdiction générale du port du voile intégral en France. La garde des sceaux "rencontrera très prochainement le premier ministre ». Le texte fera l'objet d'une concertation", a indiqué la chancellerie, sans plus de détails.


François Fillon avait précisé mercredi que le texte s'appuierait "pour une large part sur la question de la dignité de la personne, sur la question de l'égalité hommes/femmes dans la société". Le gouvernement est "prêt à prendre des risques juridiques" en défendant ce projet de loi, avait-il affirmé.


Par ailleurs Monsieur Jean-François COPE souhaiterait participer à la rédaction du projet.


Position du Parlement :


Le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, serait partisan de l'urgence, mais Bernard Accoyer (UMP), président de l'Assemblée Nationale, ne souhaite pas que le gouvernement utilise la procédure d'urgence lors de l'examen de ce projet au Parlement : "Je souhaite qu'on examine rapidement le projet de loi, sans perdre de temps mais sans précipitation", a-t-il déclaré mercredi sur France Info. il a fait part de son souhait d'une procédure "non accélérée", "sereine", pour l'examen du texte en ajoutant : "Prenons le temps du débat, recherchons le consensus républicain pour aboutir à ce que cette pratique cesse sur le territoire de la République."


Ensuite, les deux présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat, ont sollicité un rendez-vous à Monsieur François Fillon, qui les rencontrera lundi dans l'après-midi. M Accoyer et Larcher "souhaitent appeler solennellement l’attention du Premier Ministre sur les conditions du débat et plus particulièrement sur les conséquences de la mise en œuvre par le gouvernement de la procédure « accélérée » sur une question sensible et complexe qui, si elle doit être traitée rapidement, ne doit pas pour autant l’être dans la précipitation".

Cette initiative des deux présidents intervient au moment où des sources à l'UMP laissent entendre que le gouvernement veut aller vite sur cette question et décréter l'urgence ( une lecture seulement dans chaque assemblée.)


Les deux Présidents veulent disposer du temps nécessaire pour rechercher le consensus républicain et aboutir à un texte applicable et juridiquement solide d’après leurs entourages qui ont précisé : "C’est pourquoi ils préconisent que puissent avoir lieu deux lectures dans chaque assemblée si cela s’avérait nécessaire".

Bernard Accoyer et Gérard Larcher, rencontreront donc lundi François Fillon, afin de plaider auprès de lui le non recours à l'urgence pour l'examen du texte d'interdiction générale du voile intégral, a-t-on appris vendredi.


Position du CFCM


Le Conseil Français du Culte musulman (CFCM) n’était pas opposé au principe d’interdiction dans les services publics, mais aujourd'hui dans un communiqué de son président, Mohammed Moussaoui, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a pris acte de l'arbitrage du chef de l'Etat en faveur d'un projet de loi d'interdiction générale du voile intégral en France, en rappelant son opposition à cette pratique sur le territoire national et son opposition à la promulgation d'une loi qui viserait son interdiction générale dans l'espace public".


"Cette position largement partagée a été motivée, en particulier, par la fragilité juridique d'une telle mesure, les difficultés liées à son application et le risque de stigmatiser l'islam et les musulmans de France", rappelle le Conseil.


"Pour sa part, le CFCM appelle les imams et les cadres religieux à doubler les efforts de pédagogie, de dialogue et de médiation pour promouvoir l’islam de modération et du juste milieu et lutter ainsi contre les amalgames et les préjugés aussi inacceptables que dangereux", a-t-il conclu.

Position du Conseil d’Etat


Rappelons que le Conseil d'Etat avait estimé le 30 mars qu'une "interdiction générale" ne pourrait trouver "aucun fondement juridique incontestable".


Point de vue constitutionnel :.


Des divergences d’appréciations aussi se font jour chez les constitutionnalistes sur ce texte qui sera présenté courant mai en Conseil des ministres.


Guy Carcassonne a jugé, dans Le Parisien, qu'une loi d'interdiction générale pourrait être "applicable". "Cela dépend de la manière dont elle est rédigée", a-t-il dit.


Au contraire, Dominique Rousseau, a considéré qu'aucun principe ne pouvait servir de fondement juridique à une interdiction générale". Pour lui, le projet encourra inévitablement les foudres du Conseil constitutionnel.


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Il n’existe pas actuellement de consensus politique en faveur d'une loi d'interdiction générale du voile intégral de nombreuses voix contestent son opportunité et sa constitutionnalité, alors que d’autres se prononcent se prononcent en faveur de cette interdiction générale.


Pour résumer la situation, certains ministres et élus de droite se félicitent de la décision de Nicolas Sarkozy, certains élus communistes et socialistes font de même, d’autres élus et personnalités politiques au contraire, se prononcent contre l’interdiction générale.


Le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, est, lui aussi, opposé à l'interdiction générale. "J'aime la loi, je n'aime pas l'interdiction générale", a-t-il déclaré sur RMC. "Je pense que le Conseil d'Etat a donné une notion assez intéressante qui consiste à dire qu'il conviendrait dans certains lieux, à certains moments, d'interdire le port du voile intégral", a-t-il ajouté.


"Nous avons fait le choix de respecter un principe, celui de la dignité de la femme ... parce que le voile intégral nie la présence même de la femme dans la sphère publique", a de son côté la secrétaire d'Etat à la famille, Nadine Morano. "Quand on arrive dans un pays, on respecte les lois en vigueur. (...) Donc chacun devra respecter les lois en France. C'est comme ça", a-t-elle dit.


La secrétaire d'Etat à la Politique de la Ville, Fadela Amara, a réclamé un "consensus national" sur la loi d'interdiction du voile intégral, dans une interview jeudi à TV5 Monde.


Il s'agit, a-t-elle dit, de "sauver ces femmes de l'enfermement. ... Il faut que la République réaffirme les valeurs de dignité de la femme, d'égalité entre hommes et femmes".


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Depuis Mercredi des voix s’élèvent pour ou contre ce projet et l’on peut présumer que le « joli moi de Mai » sera perturbé par les déclarations contradictoires des uns et des autres, qui à n’en pas douter vont encore s’affronter sur le ring des écrans et les pages des journaux en prélude aux débats du Parlement.


Avec un peu d’imagination on peut imaginer dans l’arène politique des toréadors et des picadors fonçant sur une femme voilée pour lui arracher son voile alors que ses défenseurs se précipiteraient pour l’en recouvrir d’où une mêlée générale qui incitera les observateurs à réclamer les oreilles des attaquants.


Au lendemain de la décision du gouvernement de déposer un projet de loi au Parlement portant sur une interdiction totale de la burqa en France, il faut noter d’abord ceux qui sont favorables à la loi et qui font valoir des arguments qui s’approchent parfois d’une dramatisation en évoquant notamment la « protection de la dignité de la femme et sa libération »


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Sont en faveur de l’interdiction totale du voile intégral:


-A droite :


Pour Xavier Bertrand dont les sujets de prédilection sont le soutien inconditionnel au Chef de l’Etat dans toutes ses intentions et déclarations, il estime qu’une interdiction «claire, nette et lisible» du port du voile intégral était «le meilleur choix», car la protection de «la dignité de la femme» est une «question primordiale»


Pour Laurent Wauquiez c’est un choix qui va «assainir le débat», «Il ne fallait pas tourner autour du pot sur cette question, il fallait trancher …. Quand la République affiche ses valeurs, ça marche toujours», a expliqué le secrétaire d'Etat au Talk Orange-Le Figaro mercredi. «La burqa met en jeu deux choses fondamentales : notre conception de la place de la femme dans notre société et notre conception des valeurs de la République», a-t-il ajouté.


Selon Jacques Myard, député UMP des Yvelines, il s’agit d’une décision «logique», «Il eût été paradoxal d'interdire, dans les services publics, le voile intégral au motif légitime qu'il heurte profondément la sensibilité de tous les Républicains en étant une violation de l'égalité des sexes et de la dignité de la personne, et de le tolérer dans l'espace public», a-t-il expliqué mercredi.


Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), habituellement critique envers le gouvernement, s'est porté à son secours, en dénonçant une "gauche froussarde et souvent hypocrite".


- A gauche


Après celle de Manuel Valls (PS), des voix se sont élevés en faveur de cette interdiction générale.


Pour Roger-Gérard Schwartzenberg (PRG), Nicolas Sarkozy et François Fillon "ont le mérite d'assumer leurs responsabilités». Pour Monsieur André Gerin, député communiste du Rhône, président de la mission parlementaire qui s'est penchée pendant plusieurs mois sur la burqa, il persiste à croire que «Ce qui est très important derrière cette interdiction, c'est le fait que nous allons protéger, libérer pas mal de femmes qui vivent la contrainte …..et sanctionner de manière impitoyable les ‘gourous intégristes’ qui sont derrière et qui pourrissent la vie des quartiers»(sic), selon ce qu’il a déclaré sur RTL.


Sihem Habchi, présidente de Ni Putes ni Soumises, y a vu "une victoire des femmes


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Sont contre l’interdiction totale du voile intégral :


L'applicabilité de cette loi et sa conformité à la Constitution sont mises en doute par les opposants au projet et certains dénoncent une tentative de passage « en force » du gouvernement et une «législation spectacle».


Rappelons que l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius avait déjà considéré dans des termes mesurés, sur RFI, que le projet gouvernemental "ne paraissait pas conforme au droit" et "risquait d'être inapplicable". Pour lui, "Nicolas Sarkozy choisit la stratégie de la tension".


D’après Jean-Christophe Cambadélis député socialiste « la question de la burqa, du voile intégral, c'est une faute intégrale, c'est un défaut d'appréciation, a-t-il expliqué jeudi le député PS sur i-Télé. La France n'est pas aujourd'hui, et heureusement, menacée par une vague islamiste qui se cacherait derrière le voile, …… on imagine mal les policiers courir dans les rues pour retirer le voile aux femmes. Cela va faire que les femmes voilées vont rester chez elles et donc on les enferme doublement, tout ceci est mal vu et subordonné à une opération électorale».


Une «législation spectacle» pour Gérard Collomb. Le sénateur-maire socialiste de Lyon Gérard Colomb a déclaré jeudi sur RTL qu'il votera contre cette loi et dénonce « un passage en force, et il a expliqué sur LCI : «Je juge cette interdiction inapplicable parce que il va falloir dire ce qu'est la burqa au juste, c'est le voile intégral ou bien c'est les voiles intermédiaires ? Déjà, cela va être difficile à apprécier». Pour Gérard Collomb, en résumé, une telle loi "sera inapplicable" ; l'interdiction ne serait possible que dans les lieux publics. "Je connais un certain nombre des policiers lyonnais qui me disent aujourd'hui : 'Nous, on va aller dire aux gens sur tel ou tel marché, par exemple à Vénissieux, vous allez enlever votre burqa. Difficile à faire appliquer !'".


C’est aussi «Un passage en force» pour Pierre Moscovici. Député socialiste qui s’exprimait jeudi sur France Inter, ce projet expliquait-il, c'est une «loi de stigmatisation» qui risque d'être «inapplicable» …. «C'est une politique de gribouille, qui vise uniquement à servir certaines clientèles où à satisfaire certains instincts, ça n'est pas la bonne attitude», a-t-il ajouté, en précisant qu'il s'agissait d'une «des conséquences des élections régionales».

Pierre Laurent (PCF) a estimé qu'il s'agissait d'"un geste politicien et provocateur".


Bruno Le Roux député socialiste s’interroge et évoque « une curieuse méthode » …. «Je veux connaître le contenu du texte pour savoir comment le gouvernement a tenu compte des remarques du Conseil d'Etat»a expliqué le député de Seine-Saint-Denis au siège du parti. «Quand le gouvernement fera connaître le texte, le groupe socialiste en débattra. A l'heure qu'il est, on se demande si c'est un texte de communication ou une loi de portée réelle».


Pierre Laurent (PCF) a estimé qu'il s'agissait d'"un geste politicien et provocateur".


Enfin les protestations et les avis des organisations :


L’organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) basée à Bruxelles estime que « Tout le monde est perdant » et s'est dite opposée à l'interdiction du port du voile intégral, alors que la Belgique s'apprête à voter une loi en ce sens. "Des interdictions de cet ordre violent les droits de celles qui ont choisi de le porter et n'aident en rien celles qui sont obligées de le faire", a déclaré une de ses chercheuses Judith Sunderland.

SOS Racisme, estime de son côté cette décision « simpliste populiste » …..«contraire à la Constitution et à la Convention européenne des Droits de l'Homme» …. «Lutter pour le droit des femmes, écrit encore SOS Racisme, est indissociable du combat antiraciste mais le présent projet de loi ne poursuit en aucune façon cette finalité .... Il s'inscrit tout au contraire dans un contexte de stigmatisation dont les responsables politiques sont en tous points responsables».


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J’ai évité de citer toutes les appréciations pour ne pas tomber dans un roman fleuve, et j’ai estimé devoir noter ci-dessous la plus juste, celle de Monsieur Dominique de Villepin :


Monsieur de Villepin lors d'un déplacement à Dijon, a estimé que la décision d'une interdiction générale n'est pas "conforme aux besoins". "Je crois qu'il faut éviter de surréagir, dans ce domaine, a déclaré l'ancien premier ministre. Il faut éviter à la fois la stigmatisation et les surenchères, éviter de se laisser entraîner dans un cycle qui pourrait être un cycle de provocation et de nouvelles répressions. C'est un risque qu'il faut savoir mesurer et apprécier et, pour toutes ces raisons, je crois il eût été préférable de défendre l'idée d'une interdiction dans les services publics."

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Et pour terminer, hors classification, je termine avec la plus « mordante :


Pour Marine Le Pen il s'agit d'une "nouvelle loi publicitaire : "La burqa aurait pu être bannie depuis des années du territoire français, par simple règlement de police, ainsi que le voile islamique lui-même et toutes les autres manifestations du communautarisme", a déclaré la vice-présidente du Front national.


Selon elle, «Après une série d'annonces sur la sécurité qui n'ont provoqué rien d'autre que l'hilarité générale, Nicolas Sarkozy continue d'amuser la galerie en annonçant aujourd'hui une loi d'interdiction de la burqa, …. le vote de cette loi n'a qu'un objectif : continuer de mentir aux Français et de leur faire croire que Nicolas Sarkozy est volontariste».


Députés "Villepinistes"

article de lucienne magalie pons

jeudi 22 avril 2010

Des députés dont le nombre s'accroit progressivement soutiennent Monsieur Dominique de Villepin dans son avancée politique.
Voici quelques unes de leurs déclarations récentes:
(source : "Club Villepin)



Jean-Pierre Grand
Député de l'Hérault

La mise en place des comités locaux

Partout en France, dans nos régions, nos départements, nos collectivités d’outre-mer, vous êtes de plus en plus nombreux à rejoindre le Club Villepin.

Son organisation se poursuit, grâce à une implantation dans tous les départements. Nous n’avons pas encore eu le temps matériel de désigner toutes les équipes dirigeantes. Cela peut créer quelques impatiences mais vous comprendrez que nous ne souhaitions pas agir dans la précipitation.

Vos adhésions, vos messages sont un formidable encouragement.

En peu de temps, vous êtes devenus une force politique désormais incontournable. Vous êtes l’expression d’une majorité silencieuse qui choisit Dominique de Villepin pour faire entendre sa voix.

Samedi 19 juin prochain, chacune et chacun d’entre nous aura, j’en suis certain, à cœur, d’être présent à Paris pour lui témoigner sa confiance et son soutien.

Ce grand rassemblement fondateur marquera un nouvel élan citoyen dans la défense des valeurs de la République.

Amicalement,

Jean-Pierre Grand
Député de l'Hérault
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Jacques Le Guen, député du Finistère.

La désertification médicale en milieu rural. « Nos concitoyens en zone rurale constatent qu'il n'y a pas de remplacement des médecins qui partent en retraite. C'est effectivement un des trois sujets qui préoccupent nos concitoyens quand on les interroge : les personnes âgées, les enfants et la santé sanitaire. Il faut hélas constater que la politique incitative avec des mesures d'exonérations fiscales ne suffit pas. Passons au coercitif, soyons courageux et assurons nous qu'un médecin lorsqu'il sort de la faculté doit à la société quelques années dans les zones où la sécurité sanitaire n'est plus assurée aujourd'hui. »
Le financement solidaire de la protection sociale. « Notre système de financement est à bout de souffle. Il avait été conçu dans un esprit de croissance maximale et de plein emploi au lendemain de la seconde guerre mondiale. Il est aujourd'hui épuisé et les cotisations sociales sur le travail ne font que pénaliser le niveau de compétitivité de nos entreprises. Il faut étudier de nouvelles pistes, comme une fusion globale de l'impôt sur le revenu avec la CSG, ce qui permettrait d'élargir l'assiette et de trouver des moyens nouveaux pour financer cette protection sociale qui est reconnue comme l'une des meilleures au monde. »
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Michel Raison, député de la Haute-Saône.
Question: Quels sont les points forts de la politique de Dominique de Villepin qui vous ont déterminé à le rejoindre ?
«Avant de rejoindre la ligne politique, je rejoins l'homme que je considère comme un homme d'Etat qui a une connaissance parfaite du monde qui nous entoure, ce qui constitue un élément essentiel pour une bonne politique. C'est aussi un visionnaire qui, comme le Général de Gaulle, sait ne pas rester protectionniste et ne pas faire croire aux Français qu'on peut tout régler en ne tenant compte que de la France. Il a un vrai projet politique, le sens de l'intérêt général et saura tracer les grandes lignes d'une politique pour la France.»
Question: Vos positions en matière d’éducation ?
« Notre plus gros problème, ce sont nos systèmes d'orientation qui ne prennent pas assez en considération les besoins en matière d'emploi pour demain. Il ne suffit pas de regarder les capacités ou les goûts des élèves, mais encore faut il s'assurer que les filières ont des débouchés. »
Question: En matière d'agriculture, faut-il produire en masse pour exporter ou produire en qualité pour le marché intérieur?
« Ce n'est pas parce que l'agriculture est en crise qu'elle n'a pas d'avenir. Le monde entier a des besoins et la France doit garder sa force exportatrice, ce qui n'exclut pas de continuer de développer des produits de qualité et des ventes de proximité. Nous sommes aussi dans un système d'échanges commerciaux, nous importons des produits que nous ne pouvons pas produire, c'est d'ailleurs un débat aujourd'hui, mais je considère que la France doit garder cette force d'exportation. Il serait très dangereux de se recentrer sur nous-mêmes et de devenir autosuffisants pour toutes sortes de raisons évidentes. Sur le plan environnemental, il se dit beaucoup de bêtises par méconnaissance. L'agriculture a considérablement évolué et c'est peut- être aujourd'hui le secteur économique qui, sur le plan de la productivité et l'amélioration de l'environnement, a fait le plus de progrès. Faisons aussi attention de ne pas imposer à nos agriculteurs des mesures que nos voisins ne s'imposent pas et qui provoquent des distorsions de concurrence qui les mettent en difficulté. »

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Marc Bernier, député de la Mayenne.
Question: Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre Dominique de Villepin ?
« Cette décision est venue après mûre réflexion et notamment dans le débat après les dernières élections régionales et la constitution des listes, notamment dans mon département, où l'on a complètement omis de prendre en considération la sensibilité gaulliste. Par ailleurs, je connais Dominique de Villepin depuis de nombreuses années, et il m'avait chargé d'une mission sur l'agriculture quand il était à Matignon. J'ai entendu dans les déclarations qu'il a faites, sa volonté de rassemblement des Français qui est un thème d'actualité, avec le clivage actuel et l'affrontement des deux blocs. Ceci me met mal à l'aise, tout comme un certain nombre de réformes malvenues à un moment de crise économique. Je pense que d'autres députés nous rejoindront, car nous avons besoin de nous rassembler pour travailler dans un climat apaisé, voilà ce que me plait dans l'action de Dominique de Villepin ».

Question: Sur l'autisme du gouvernement aux résultats des dernières élections ?
« Il est regrettable, surtout au lendemain du premier tour où on avait gagné, semble-t-il, que l'on ait accusé les abstentionnistes et ignoré le message de désillusion que nous envoyaient les Français. Résultats prévisibles et particulièrement mal vécus dans les pays de la Loire, comme une parfaite injustice, notamment par la sensibilité gaulliste ».

Question: Le débat actuel sur la politique fiscale du gouvernement ?
« En ce moment, on nous parle beaucoup du bouclier fiscal et je suis dépositaire d'une proposition de loi pour sa suspension. Suspension et non pas suppression, car il faut reconsidérer les réformes dans le cadre de l'ensemble de la politique fiscale de la France.. Des modifications qui ont été faites sur le bouclier fiscal à 60% tel qu'il avait été initié par le gouvernement de Dominique de Villepin (…) Ce n'est pas comparable aujourd'hui avec un bouclier à 50% n'incluant pas notamment, CSG et CRDS, sans oublier les niches fiscales, ce qui donne aujourd'hui une situation totalement injuste. Si on veut entreprendre des actions pour financer la protection sociale et les retraites, il faut trouver de nouvelles recettes et il est normal que les classes les plus favorisées participent à cet effort ».




22 avril 2010

8 millions de personnes vivent en France sous le seuil de la pauvreté


by lucienne magalie pons on 22 Apr 2010 |

1,8 millions d’immigrés et 6,2 millions de non immigrés vivent en France « sous le seuil de la pauvreté ».

Une première : L’Institut de la statistique a ausculté le niveau de vie des populations immigrées en France. Les statistiques révèlent que les personnes immigrées ont un niveau de vie inférieur d’un tiers à celui des non immigrées. Le revenu disponible moyen d’un immigré est de 25390 euros par an contre 33720 pour un non immigré (chiffres pour 2007).

Note : je suis rapatriée depuis 1962 et ma pension actuelle me situe dans la catégorie « revenu disponible moyen d’un immigré » : je vis avec une économie annuelle égale à 0, mais je m’estime heureuse d’arriver à payer mes impôts, mon loyer, et de faire face avec ce qui me reste à mes frais de téléphone et d’électricité, comme je dispose de vêtements que je fais durer en moyenne dix ans, reste les frais de chaussures qui tiennent avec des réparations 2 à 3 ans, et pour le quotidien alimentaire comme je sais cuisiner j’arrive à me nourrir correctement et même à recevoir mes enfants et petit enfant assez souvent, restent les frais de santé, je suis a la sécurité sociale et j’ai résilié depuis plusieurs années mon assurance complémentaire santé qui n’était plus à la portée de mes moyens, et bien une année dans l’autre comme j’ai la chance encore de n’être affectée d’aucune grave maladie j’arrive à survivre avec mes petits bobos saisonniers rhumes quelquefois et petites douleurs que je soigne avec des médications courantes, aspirine par exemple. Je n’ai donc pas lieu de me plaindre.

D’après l’Insee, il y a des différences entre les non immigrés et les immigrés : les ménages originaires du Maghreb ont un écart de niveau de vie de - 43% par rapport à celui d’un ménage non immigré. Les ménages africains ont un écart de - 39%, les ménages turcs, vietnamiens, cambodgiens de -37%, ceux de l’Union européenne de seulement -14%.

L’Insee a écarté les « effets de composition » des ménages (familles monoparentales, chômage, qualifications, etc..), mais il existe aussi une différence entre les immigrés eux-mêmes d’après leur pays d’origine. L’écart de revenu des immigrés européens tombe à -7% par rapport aux non immigrés, celui des Turcs, Vietnamiens et Cambodgiens ressort à -9%.

Les Maghrébins et Africains immigrés connaissent eux un écart conséquent de -19% et -17%. Pour Jérôme Pujol, chercheur à l’Insee, c’est l’effet de « la précarité du marché du travail », et de la difficulté pour les immigrés maghrébins et africains d’accéder au marché du travail « stable », est citée la « discrimination à l’embauche » comme l’ effet de cette difficulté : un immigré africain ou maghrébin a 43% de chance sur 100 de vivre sous le seuil de pauvreté, contre 36% pour l’ensemble des immigrés et 11% pour un non immigré.

Quand aux 6,2 millions de non immigrés qui comme 1,8 millions d’immigrés vivent sous le seuil de la pauvreté , l’Insee en rappelle les raisons principales , d’abord les familles avec un seul revenu (55%),contre 44% pour les familles non immigrées. 13% de familles monoparentales chez les immigrées contre 8% pour les non immigrées, et aussi 12% de familles nombreuses (contre 5% pour les non immigrées), enfin le manque de qualification joue vient aussi s’ajouter à ces raisons.

Puisque l’Insee vient de faire ressortir par ces statistiques les raisons principales qui affectent les personnes vivant sous le seuil de pauvreté nous souhaitons que le Gouvernement se décide à étudier sérieusement les moyens à mettre en chantier pour améliorer leur sort
http://www.dailymotion.com/video/xcsdet_rencontre-avec-des-elus-et-acteurs_news

20 avril 2010

L'équipe de France n'est pas en cause

article de lucienne magalie pons

Le juge Dando enquête sur une boîte de nuit parisienne soupçonnée d'employer des prostituées. Le Café Zaman, fréquenté par certains internationaux français Au cœur de l'affaire, on cite Monsieur Abou, personnalité bien connu du monde de la nuit qui disposerait d’un carnet d'adresses remplit de « noms connus » et de jeunes femmes. Monsieur Abdou , actuellement écroué, a d’abord vécu dans les quartiers défavorisés de Lyon, puis s’est fait un nom ensuite à Paris, il a été notamment plusieurs fois candidat à La Nouvelle Star, sur M6 et il est connu aussi comme propriétaire d’un bar « Le Café Kazan » situé sur les Champs-Elysées, qui serait le lieu de débauche incriminé par la BRP, Monsieur Abdou, actuellement écroué, aurait présenté son réseau de prostituées à des clients fortunés. Cette enquête porte sur une boîte de nuit parisienne soupçonnée d'employer des prostituées et pour le moment , quatre personnes, sans rapport avec le football, ont été mises en examen et incarcérées pour des faits de proxénétisme aggravé.

Actuellement nous ne savons pas ce que révèlera l’enquête en cours.

Vient par ailleurs étoffer cette affaire l’audition comme témoins de deux joueurs Franck Ribéry et Stéphane Govou, et les médias relatent ces auditions en l’étendant à « une affaire de proxénétisme » qui d’après eux écornerait l’image des Bleus.

Est-ce- pour couvrir les deux joueurs entendus comme témoins dans le cadre de cette affaire, à savoir pour le moment Franc Ribéry qui a reconnu des relations avec une prostituée en assurant qu’il ignorait qu’elle était mineure , et aussi Sidney Govou qui de son côté nie toute implication dans cette affaire, que les médias l’étendent à l’Equipe de France ?

C’est aller un peu loin, deux joueurs sont pour le moment entendus comme témoins, les autres joueurs de l’Equipe de France n’étaient pas là pour tenir la chandelle et participer aux ébats, généraliser cette affaire qui ressort du comportement « privé »de certains d’entre eux n’engage que les personne concernés qui du reste ont des avocats pour les défendre, en cas de besoin

Lyon et le Bayern s'affrontent en Ligue des champions mercredi, certains médias vont même jusqu’à soupçonner dans cette affaire une tentative de déstabilisation des équipes en présence et même toujours par extrapolation « un complot » contre l’Equipe de France.

Si les faits s’avère exact Franck Ribéry serait passible de poursuites, le fait d’entretenir des relations sexuelles avec une ou un mineur prostitué est passible de trois ans de prison et de 45000 euros d’amende.

Les autorités du monde du Football pêchent dans le même sens en citant l’Equipe de France :

A la Fédération française de football (FFF), une « source » considère « C’est un coup de plus sur l’Equipe de France »

L'Olympique Lyonnais a tenu à apporter publiquement son soutien sur son site internet à Govou dont le nom vient d’être mentionné dans une affaire judiciaire

Les autorités officielles du monde du Football auraient du en toute objectivité ne pas prendre à priori la défense de leurs joueurs en citant «l’Equipe de France », et bien au contraire déclarer que le comportement supposés des personnes entendues comme témoins dans cette affaire ne saurait en aucun cas rejaillir sur l’honorabilité des équipes et des autres joueurs.

Cette affaire est reprise par les médias à l’étranger qui se délectent du même amalgame En Espagne, Marca évoque "un grand scandale au sein du football français et de la sélection nationale" si "les informations se confirment".

En Angleterre, le Times relève que "Raymond Domenech, le sélectionneur de la France déjà en difficulté, avait autant besoin de cela que d'une balle dans la tête".

D’article en article, nous apprenons par ailleurs que deux autres joueurs pourraient être entendus, le site internet « La Gazzetta dello Sport » a évoqué un autre joueur Hatem Ben Arfa (Marseille), qui lui a nié tout lien avec l'affaire lundi soir sur la chaîne l'Equipe TV: "Ce n’est pas moi".

Cette affaire trouve déjà un écho à l'étranger avec un esprit d’amalgame en étendant cette affaire au football français, en Espagne, Marca évoque "un grand scandale au sein du football français et de la sélection nationale" si "les informations se confirment" et en Angleterre le Times se plait malencontreusement à l’étendre à Raymond Domenech , en allant jusqu’à affirmer que le sélectionneur de l’équipe de France « avait autant besoin de cela que d’une balle dans la tête.


Ainsi de fil en aiguilles certains médias tant en France qu’à l’Étranger contribuent par leur amalgame à en faire un scandale qui ternit l’image de l’Equipe de France et le Football français en Général.


19 avril 2010

Funérailles du Président Polonais et de son épouse

Hommage funèbre pour le Président Polonais

Par lucienne magalie pons

Les funérailles nationales du président polonais Lech Kaczynski et de son épouse Maria, ont été célébrées hier dimanche à Cracovie, en présence notamment du président russe Dimitri Medvedev.

Célébrée par l'archevêque de Cracovie Stanislaw Dziwisz, la messe funèbre au son du Requiem de Mozart, a commencé à 14h (12h gmt) en la basilique Sainte-Marie de Cracovie. Derrière les cercueils enveloppés du drapeau polonais étaient assis au premier rang Marta la fille , et le frère jumeau du chef de l'Etat défunt, Jaroslaw.

L'archevêque de Cracovie, Mgr Stanislaw Dziwisz, ancien secrétaire personnel de Jean Paul II a déclaré : "Cette catastrophe qui s'est produite il y a huit jours a éveillé de nombreux témoignages de bonté, des preuves de compassion et d'aide de la part de nos frères russes qui ravivent l'espoir d'un rapprochement et d'une réconciliation de nos deux nations slaves.

Au-dehors, quelque 150.000 personnes étaient massées sur le parvis de la basilique et dans les rues de l'ancienne capitale des rois de Polognepour se recueillir et assister aux obsèques du Président polonais Lech Kazynski et de son épouse Maria.

A l'issue de la cérémonie, une procession funéraire s'est déroulée dans la vieille ville de Cracovie , jusqu'à la cathédrale du Wawel où le couple présidentiel a été inhumé, la foule a salué son ancien président défunt en agitant des drapeaux polonais et en scandant : "Lech Kazynski! Nous te remercions!".

Avant de quitter la Pologne, Monsieur Medvedev, le Président Russe a déclaré : "Les tragédies peuvent susciter des émotions difficiles, mais très souvent elles rapprochent, et je pense justement que cela est nécessaire aux habitants de notre pays et aux Polonais".

De son côté, le Ministre polonais des affaires étrangères Radoslaw Sikorski a souligné la venue du président russe malgré les perturbations du trafic aérien comme "un geste supplémentaire qui donne l'espoir que ce changement de climat dans les relations polono-russes ne sera pas seulement passager".

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Les cérémonies se sont déroulées en l'absence de nombreux dirigeants étrangers, qui se sont décommandés en raison de la paralysie du trafic aérien consécutive à l'éruption volcanique survenue en Islande. Ainsi , le président américain Barack Obama, le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont du se faire représenter à ces cérémonies funèbres.

Toutefois, par la voie des airs, le Président russe Dmitri Medvedev a pu atterrir en Pologne pour rendre hommage à son homologue mort en Russie le 10 avril dans un accident d'avion.

Le président par intérim Bronislaw Komorowski, le Premier ministre Donald Tusk, les chefs d'Etat estonien, belarus, arménien, letton, lituanien, tchèque et ukrainien et le Président allemand Horst Köhler étaient aussi présents

Plusieurs dirigeants d'Europe centrale se sont organisés pour venir en voiture ou en train à Cracovie.

Mais la chancelière allemande Angela Merkel, et le président français Nicolas Sarkozy, d'autres dirigeants et têtes couronnées , le Prince Charles d'Angleterre notamment,se sont désistés et de nombreux dirigeants, (dont Barack Obama) ont renoncé à se rendre en Pologne en raison de la paralysie aérienne.

Passe pour Monsieur Obama et le Premier Ministre Canadien, mais je reste persuadée que les dirigeants européeens absents auraient pu faire preuve d'initiative comme Monsieur Dmitri Medvedev et d'autres dirigeants européens l'ont fait en s'organisant à l'avance, la Pologne n'est pas si loin de l'Angleterre qu'un voyage en navire aurait pu faire l'affaire pour le Prince Charles, et la Pologne n'est pas si éloignée de la France et de l'Allemagne qu'une solution par train ou voiture pour s'y rendre n'ait pu s'envisager.

C'est incompréhensible et navrant.

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Je ne peux m’empêcher de penser que la Direction de la SNCF aurait très bien pu proposer à l’Elysée de faire réquisitionner un train spécial pour que le Président de la République et sa suite, puissent se rendre en Pologne, le Directeur Général de la SNCF n’est pas empêché en personnel puisqu’il dispose on le sait d’un certain pourcentage de cheminots qui satisfaits dans leur revendications avant la grève se sont désolidarisés des cheminots grévistes, c’eut été une magnifique occasion de rendre service au Président Français tout en lui montrant ces cheminots toujours prêts à servir et contents de leur sort.

C’est à croire que la Direction de la SNCF est en panne d’inspiration et d’initiative ou bien alors qu’elle aussi est en grève comme les cheminots qui eux font partis des syndicats majoritaires.

Enfin peut-être que le protocole exige que l’initiative parte de l’Elysée, mais une proposition n’est pas un crime de lèse majesté et encore une foi la Direction de la SNCF a raté son coup.

18 avril 2010

Une opinion élogieuse cueillie sur Internet pour DDV

L'article ci dessous a été publié par le site "exprimeo.fr" le 15 avril 2010

Dominique de Villepin et l'héroïsme ordinaire

Avec Brigitte Girardin la Présidente de son Club, Dominique de Villepin a opéré une mutation d'une ampleur considérable : devenir le copain du quotidien qui loue l'héroïsme ordinaire avec humilité.

Dominique de Villepin avait il y a près de 12 mois un défi majeur : devenir le " copain du quotidien " et perdre le statut de "rock star" qui le couperait de la " vraie vie ".

Il occupe désormais à merveille un double créneau :
- la démocratie émotionnelle,
- la notion de l'héroïsme ordinaire.

Il a ouvert une bataille de leadership alternatif.

Dans cette bataille, il incarne celui qui écoute l'héroïsme ordinaire : l'enfant de banlieue qui bataille pour son intégration culturelle ou économique, le locataire d'HLM qui aspire à la qualité de vie mais aussi l'agriculteur qui défend l'exploitation où son grand-père lui a fait découvrir la conduite du tracteur.

Toutes ces réalités parlent aux Français.

C'est cet héroïsme de chaque jour qu'ils entendent voir reconnu, promu, récompensé, respecté.

Ce n'est plus le "travailler plus pour gagner plus" mais "être mieux respecté pour être mieux aidé".

Cette logique du "pouvoir du peuple" est peut-être le tournant culturel de la présidentiel 2012, la logique du "candidat citoyen", le seul à ne pas avoir couru les mandats publics sur plusieurs décennies alors qu'il lui aurait suffi de solliciter une circonscription en "or massif" pour se présenter avec l'assurance absolue d'être élu.

Actualités concernant Dominique de Villepin

Source : cet article a été publié par le site « expriméo. Fr » le 15 Avril 2010


Dominique de Villepin et l'élection de la respectabilité


Dominique de Villepin et ses proches dont Brigitte Girardin restent à l'écart des polémiques sur des parallèles quant à sa candidature présidentielle. Ses opposants veulent le caricaturer en "Chevènement de droite", un parallèle qui ne résiste à aucun examen sérieux tant les tendances de l'opinion sont différentes.


Avec le recul, il est facile d'accabler Chevènement de tous les maux. Sa démarche n'était-elle pas d'abord le signe annonciateur d'une tendance de fond de l'opinion alors exaspérée par une forme de laxisme qui a emporté Lionel Jospin ?


Aujourd'hui, l'opinion est dans une autre attente. Ce n'est plus une correction à la marge mais le changement global en profondeur.


Ce qui est intéressant dans la démarche de Dominique de Villepin par son contenu comme par la personnalité même de l'intéressé c'est que rien ne prête au score moyen : ça passe ou ça casse.

Dominique de Villepin va d'abord ouvrir et incarner une nouvelle morale républicaine dans l'exercice de la fonction de Chef d'Etat.


La " morale républicaine " a été constituée autour de principes simples :

- le respect d'autrui,

- l'honnêteté,

- le sens de la justice avec ce terme dans une acception plus proche de l'équité que de la pure règle de droit,

- le refus de l'égoïsme,

- la générosité.


Ces termes constituent les fondements essentiels de la morale républicaine.


S'en émanciper exagérément constitue un grand risque pour un responsable public français.

La période actuelle est en rupture avec ces règles ; d'où les difficultés.


Les élections de 2012 seront d'abord celles de la respectabilité.


Le vainqueur sera celui ou celle capable plus que jamais d'inspirer confiance pour assurer le retour de cette "morale républicaine".


Ce retour passe par une probable nouvelle règle du jeu dans l'exercice du pouvoir, par de nouvelles relations entre les citoyens et les candidats.


Ce n'est plus une attente sectorielle. C'est une nouvelle gouvernance globale. Cet enjeu de réponse globale change totalement la donne par rapport à 2002 où l'offre de Chevènement était très sectorisée d'où les difficultés à franchir certains paliers.

Quand la nature parle les grands de ce monde se retrouvent face à leur impuissance

article de lucienne magalie pons

Une belle leçon d’humilité :

Les dommages infligés au trafic aérien mondial par les cendres volcaniques nous rappellent que le monde moderne peut se retrouver paralysé par des évènements naturels qu’il ne peut maîtriser en dépit de ses avancées techniques et scientifiques et indépendamment des obsèques du Président Polonais, ce sont tous les secteurs d’activités qui en subissent les conséquences dommageables, de même notamment que le monde politique, culturel, sportif et les particuliers en partance ou en retour de voyages d’affaires où de vacances.

Nous venons d’apprendre samedi soir par communiqué de l’Elysée que, le Président Français Monsieur Nicolas Sarkozy ne se rendra pas ce dimanche à Cracovie pour assister aux obsèques du président Lech Kaczynski et de son épouse en raison du nuage de cendres volcaniques venu d’Islande, qui paralyse le trafic aérien.

Le nuage de cendres provoque une paralysie exceptionnelle sans précédent dans le transport aérien en Europe, alors que 80 délégations étaient attendues à Cracovie pour assister aux obsèques des défunts ce jour dimanche

En Pologne, l'espace aérien est totalement fermé jusqu'à nouvel ordre.

De même, le Princes Charles d’ Angleterre, Madame Angela Merkel Chancelière Allemande, le président américain Barack Obama, le prince Charles et le Premier ministre canadien Stephen Harper avait tous annoncés dès Samedi qu’ils renonçaient à se rendre en Pologne, en raison du nuage de cendre volcaniques échappé du volcan Islandais Eyjaföll, en éruption depuis mercredi passé.

Le chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero et le premier ministre sud-coréen Chung Un-Chan notamment ne pourront pas s'y rendre.

D’autres personnalités politiques tentent de s’organiser, comme le président slovène Danilo Turk qui a décidé de partir samedi en voiture, tout comme l'ex-président ukrainien Viktor Iouchtchenko.

Le président roumain Traian Basescu a choisi lui l'hélicoptère de Bucarest à Oradea (nord-ouest de la Roumanie), puis de rallier Cracovie en voiture, par la Hongrie et la Slovaquie.

Le Président tchèque, Vaclav Klaus, prendra le train, puis la voiture dimanche.

D'autres attendent l'évolution de la situation pour se décider, comme le président autrichien Heinz Fischer ou le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso.

Plusieurs ministres des Affaires étrangères n'ont pas pu arriver à temps à Téhéran où ils de devaient participer à la conférence internationale sur le désarmement nucléaire.

De retour d'un voyage aux Etats-Unis, Angela Merkel avait déjà été contrainte de passer la nuit de vendredi à samedi à Lisbonne faute de pouvoir rejoindre Berlin et elle a du se résoudre finalement à atterrir samedi après-midi à Rome, d'où elle s'est rendue en voiture à Bolzano, dans le nord de l'Italie.

A Madrid, c'est une réunion des ministres européens des Finances et une rencontre avec leurs homologues asiatiques qui a été en partie privée de ses participant, la ministre française de l'Economie Christine Lagarde et le secrétaire d'Etat allemand aux Finances Jörg Asmussen ont choisi de quitter la capitale espagnole, sans donner les conférences de presse prévues à la mi-journée.

Monsieur Jean-Claude Trichet président de la Banque centrale européenne (BCE), recherchait quant à lui des alternatives à l'avion pour regagner Francfort.

Des artistes bloqués dans différentes villes d’Europe et dans le monde n’ont pu rejoindre leur destination, des concerts ont été annulés, de même pour les sportifs et des manifestions sont reportées.

Les transports d’organes sont paralysés d’un pays à l’autre, ce qui est extrêmement préjudiciables aux patients en attente de transplantations.

Des milliers de voyageurs, touristes et vacanciers sont en attente de pouvoir rejoindre leurs destinations et ne savent où se loger su place de même qu’ils redoutent de ne pas être remboursés de leur billets d’avion sans compter des frais supplémentaires imprévus auxquels ils auront à faire face et qui resteront à leur charge.

La situation fait perdre au moins 200 millions de dollars (148 millions d'euros) par jour aux compagnies aériennes, selon l'Association internationale du transport aérien (IATA)

Dans les jours suivant, lors de la reprise des transports aériens, il faut s’attendre à des perturbations qui dureront plusieurs jours en raison de la remise en service des lignes aériennes, mais aussi du nombre considérable de voyageurs que les compagnies aériennes devront rapatrier dans tous les pays concernés.

En France en période de vacances, la grève SNCF vient s’ajouter à ces inconvénients, même si des avis de reprise de trafic sont timidement annoncés, beaucoup de vacanciers résignés ont été contraints de partir en voiture.

Mais en plus par suite de circonstances sociales, en France en période de vacances, la grève SNCF vient s’ajouter à ces inconvénients, même si des avis de reprise de trafic sont timidement annoncés, beaucoup de vacanciers résignés ont été contraints de partir en voiture.

Quand la nature se réveille nul n’est prophète en son pays, mais dans le cas présents les responsables de la SNCF et les Syndicats feraient bien de remettre leurs querelles à plus tard et d’assurer le trafic sans attendre, c’est le moins que l’on puisse demander d’un service public financé par les usagers et l’Etat, c'est-à-dire nous tous par le jeu des impôts et des taxés.


16 avril 2010

Loi Bioéthique : Où en sommes nous en France ?

article de lucienne magalie pons

Rappelons que la loi de bioéthique a prohibé la recherche sur les embryons et les cellules-souches embryonnaires humaines. La recherche sur l’embryon humain est aujourd’hui en principe interdite en France mais, de fait, une dérogation l’autorise dans certaines conditions pendant cinq ans. C’est L'Agence de biomédecine qui a été chargée de délivrer ces dérogations dans des cas spécifiques « susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs »

Cette permission temporaire va être rediscutée lors de la révision des lois de bioéthique en 2010, ainsi que l’opportunité de l’autorisation du clonage thérapeutique.

La question de la recherche sur l’embryon humain est liée à la perspective de développer une « médecine régénératrice » qui aurait pour but de traiter les maladies dégénératives, notamment celles du système nerveux, et de réparer des tissus ayant subi de graves lésions. Cette médecine régénératrice utiliserait pour cela des cellules souches, qui ont la caractéristique d’être non spécialisées et qui pourraient reconstituer les tissus ou organes défaillants. Il en existe plusieurs types : les cellules souches adultes, les cellules souches de sang de cordon, les cellules souches embryonnaires et les cellules souches pluripotentes induites.

En préalable dans le cadre de la révision des lois de bioéthique, le Conseil d'Etat avait rendu en mai 2009 un avis préconisant l'autorisation de la recherche sur les cellules-souches embryonnaires humaines, en reconnaissant qu'elles ont « un intérêt thérapeutique, même si des alternatives prometteuses se développent » Si le moratoire temporaire préconisé par les normes précédentes lui paraissent « un obstacle au plan scientifique », le Conseil d'Etat préconise toutefois de conserver le même régime d'autorisations, en ne permettant que la recherche sur les cellules-souches provenant d'embryons surnuméraires lorsqu' « elles sont susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs

Même si en France la loi sur la bioéthique comporte de nombreux garde-fous pour limiter les risques de dérives, le débat sur l’évolution de la recherche médicale n’est pas clos et des critiques émanant d’associations soulignent notamment un danger de manipulation de l’être humain

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Un nouveau projet de loi sur la bioéthique devrait être présenté avant l'été, un rapport établi par Jean Leonetti (UMP) avait été adopté en Janvier 2010 par la mission parlementaire présidée par le député Alain Clays (PS), en dépit de plusieurs abstentions et d'un vote contre.

Cette mission parlementaire, avait procédé à plus d'une centaine d'auditions depuis le 15 octobre 2009. Cette mission parlementaire et ses travaux avaient été rendus nécessaires, notamment par le fait que la loi du 6 août 2004 sur la bioéthique imposait une clause de révision générale à cinq ans.

Au moment l’adoption du projet, Monsieur Claeys avait souligné au cours d'une conférence de presse que le rapport "n'élude pas les défis à relever et ne masque aucun des désaccords" exprimés par les membres de la délégation.

Parmi les novations, la mission avait été unanime à demander la levée du moratoire de cinq ans sur la recherche sur l'embryon humain et se propose d'en "modifier les critères de contrôle".

Par ailleurs, Jean-Frédéric Poisson (UMP) avait exprimé son attachement à "une stricte interdiction de la recherche sur l'embryon humain".

Une des deux députés MPF à l'Assemblée, Véronique Besse, s'était déclarée "prudente". Elle se félicitait "du maintien des interdictions" des mères porteuses "et de l’interdiction le clonage des embryons humains", meilleure façon d'empêcher la marchandisation du corps humain".

Même si en France la loi sur la bioéthique devrait comporter de nombreux garde-fous pour limiter les risques de dérives, le débat sur l’évolution de la recherche médicale n’est pas clos et des critiques émanant d’associations soulignent notamment un danger de manipulation de l’être humain.


Cellules embryonnaires

article de lucienne magalie pons

Fabriquée en Suisse en toute discrétion la première crème antirides « Néocutis » à base de fœtus humains provenant d’un avortement, lancée en toute discrétion aux Etats-Unis, est depuis quelques jours au centre d’une polémique outre atlantique mais aussi en Europe, les associations catholiques « pro life » américaines et européennes s’élèvent contre l’utilisation de cellules d’origine humaine.

La vente de cet crème n’est pas autorisée à la vente en Europe, mais ont on peut facilement se le procurer via le Web, moyennant 90 €

Frédric Koehn fabricant de « Néocutis » ne s’embarrasse pas de préjugés moraux, très laxiste pour défendre son « commerce », c’est le moins qu’on puisse dire, il explique « Il se trouve qu’une patiente qui avait avorté nous a fait don de quelques cellules de peau de son fœtus. Ensuite, nous avons reproduit ces cellules en laboratoire afin de faire nos crèmes. En aucun cas, nous n’encourageons l’avortement. », a-t-il ajouté

Cette explication est bien trop courte :

Une question se pose, en faisant ce don la patiente était-elle informée que ces « quelques cellules de son fœtus » serviraient ensuite à servir de base à une crème antirides commercialisable ? où bien supposait-elle qu’elles serviraient à la recherche scientifique à des fins thérapeutique proprement dites ?

C’est au sein du service de gynécologie-obstétrique et génétique du CHU de Lausanne (Suisse) que cette crème a été élaborée. « En opérant des fœtus in utero, les chercheurs se sont rendu compte qu’une fois nés, les bébés n’avaient ensuite aucune cicatrice, poursuit Frédéric Koehn. Ils se sont donc dit que les cellules de fœtus devaient avoir des vertus régénératrices qui pouvaient servir à soigner les grands brûlés. »

Des scientifiques ont donc mis au point une crème permettant d’obtenir des résultats sur des patients à l’épiderme très abîmé. Ces chercheurs ont décidé ensuite de s’associer à un laboratoire privé, Neocutis, et l’ont « autorisé »autorisent à commercialiser, uniquement aux Etats-Unis et en passant par le corps médical, la première crème antirides à base de cellules fœtales.

« Les dermatos la conseillent aux patients qui ont suivi des traitements qui leur ont desséché la peau ou à ceux qui cherchent un antirides. Nous proposons différentes concentrations pour des usages divers », souligne Frédéric Koehn.

De son côté, le généticien Axel Kahn n’est pas choqué par ce nouveau produit. « Avant qu’il ne soit interdit dans les années 1990 en France en raison de possibles transmissions de virus, l’industrie cosmétique a longtemps utilisé du placenta humain, considéré comme un déchet opératoire et récupéré dans les hôpitaux.

D’après ces apprentis sorciers immoraux les cellules de fœtus ou de placenta n’ont rien à voir avec les cellules souches embryonnaires assurent-ils en banalisant la question.

Il y pourtant une notable différence du point de vue moral et éthique entre les cellules prélevées sur un fœtus humain et celles qui sont prélevées sur un placenta.

Il n’est besoin d’être catholiques ou religieux pour s’élever contre cette pratique commerciale, qui du reste ne résulte pas toujours d’un don de la femme avortée.


14 avril 2010

Les insolences de Monsieur El Kabbach n'ont pas démonté Mme. de Menthon

article de lucienne magalie pons


EL Kabbach outrepasse ses fonctions de journaliste et se comporte en censeur

article de lucienne magalie pons

Avec une vulgaire insolence qui confine au réquisitoire, El Kabbach sur Europe 1 , a tout fait au cours de cette interview pour démolir Madame de Menthon.
Madame de Menthon ne s'est pas laissé démonter, je la préfère dans l'expression professionnelle qu'elle a développée dans ses réponses , que dans son rôle de "Grande Geule" dans l'émission genre poulailler en folie de RMC "Les grandes Geules" ou chacun des participants s'égosille avec fureur pour couvrir la voix autres participants pour fanfarroner le plus HAUT la sottise de son propos.

Un avis : de grâce Madame de Menthon quittez ce poulailler qui n'est qu'un piège de coquins dans lequel ils vous ont attirés pour vous perdre dans l'opinion publique, vous n'êtes pas à votre place chez RMC dont certaines émission et aussi les publicités sont situés au-dessous de la ceinture.



De Menthon candidate à la tête du Medef
envoyé par Europe1fr. - L'actualité du moment en vidéo.

Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...