27 décembre 2010

La Côte d'Ivoire suspendue à la décision de Laurent Babgo

Éditorial de lucienne magalie pons

La Communauté Internationale, l’Onu, la Cédéao viendront-elles à bout  de Laurent Babgo ?

C’est la question que l’on se peut se poser quand on voit à quel point les sanctions infligées à Laurent Babgo n’ont finalement pas obtenu jusqu'à présent  l’effet recherché,  à savoir lui faire quitter le pouvoir  en faveur d’Alassane Ouattara.

Pour le moment Laurent Babgo et son gouvernement, leurs forces de sécurité et leurs partisans tiennent encore la dragée haute  face  à la Communauté International, à l’Onu et à la Cédéao.

Alassane Ouattara retranché avec ses fidèles dans l’hôtel du golfe  ne peut en sortir, pour le moment il apparaît comme l’homme faible qui espère  sur  l’appui de  la population pour s’affirmer, c’est ainsi qu’il a lancé un appel à la grève générale dès ce Lundi  en demandant aux Ivoiriens  à cesser » les activités jusqu’au départ du pouvoir de Laurent Babgo » Sera-t- il  cette fois  mieux entendu que lors de ses   précédents appels à protester et manifester,  contre « la confiscation du pouvoir par Laurent Babgo » ?

Cet appel d’Alassane Ouattara fait suite à  l’ appel à la désobéissance  lancé le 21 décembre par Guillaume Soro, Premier ministre d’Ouattara, mais qui n’avait été que très peu entendu et suivi.



Demain Mardi,  la délégation de la Cédéao qui regroupe certains pays de l’Ouest Africain arrive à Abidjan dans l’espoir d’obtenir que Laurent Babgo accepte de faire une sortie pacifique pour laisser la place à Alassane Ouattara reconnu lui comme Président de la Côte d’Ivoire par la communauté Internationale et  l’Onu.

De son côté Laurent Babgo président sortant,   proclamé  Président par le Conseil Constitutionnel  Ivoirien à l’issue des élections du 28 novembre,  refuse toujours de  céder sa place à Alassane Ouattara  reconnu vainqueur de l'élection par la communauté internationale (France, États-Unis, Union européenne, ONU...) , lequel  retranché dans l’hôtel du Golf à Abidjan ne peut investir le pouvoir.

Rappelons que la Cédéao, qui regroupe la communauté des pays africains de  pays de  l'Ouest,  s'est réunie vendredi  à Abuja au Nigéria. La position  des pays d’Afrique de l’Ouest est claire, ils affirment qu’Alassane Ouattara est le président légitime de la Côte d’Ivoire,  ils veulent que Laurent Babgo cède sa place à Alassane Ouattara, et ont affirmé que le départ de Laurent Babgo était non négociable.  Entretemps,  les chefs d’états et de gouvernements de pays de la Cédéao ont décidé de dépêcher une « délégation spéciale de haut niveau » en Côte d’Ivoire   pour  exhorter  Laurent Babgo  à faire  ‘’ une sortie pacifique’’.  Sil refuse, la Cédéao prendrait toute les mesures « y compris la force » d’après son communiqué final.

La  mission  spéciale  de haut niveau de la Cédéao est composée notamment de  trois chefs d’Etat,  Boni Yayi (Bénin), Ernest Koroma (Sierra Leone) et Pedro Pires (Cap-Vert)   qui doivent  arriver demain Mardi  à Abidjan en délégation pour tenter  d’obtenir de Laurent Gbagbo «de partir du pouvoir sans attendre», selon Jean Marie Ehouzou, ministre béninois des Affaires étrangères

Une nouvelle réunion de la Cédéao devrait avoir lieu dans les prochains jours pour mettre en place les actions futures qui deviendraient envisageables selon les résultats qu’obtiendra la délégation de la Cédéao et dont pour le moment nous ne pouvons rien présager.

La situation est plus que Cornélienne. Laurent Babgo considère que la situation politique de la Côte d’Ivoire résulte d’un  complot de la France et des États-Unis.

De l’avis général, si Laurent Babgo refusait  de quitter le pouvoir, la mise en place d’une force organisée par la Cédéao ne pourrait se faire du jour au lendemain, en effet au pied du mur de la décision d’ensemble de la CDEAO, chacun des pays devrait obtenir le feu vert de son gouvernement et des commentateurs Ivoiriens soutiennent que certains de ces pays hésiteront à agir par la force contre la Côte d’Ivoire qui est un pays d’immigration ou vivent plusieurs milliers de  ressortissants de certains pays regroupés au sein de la  Cédéao.

Charles Blé Goudé, ministre de la Jeunesse, de la Formation Professionnelle et de l’Emploi de Laurent Gbagbo , "le général des rues " a été l’un des  premiers  à réagir en déclarant   que les pays d'Afrique de l'Ouest devront tuer beaucoup d'ivoiriens s'ils interviennent à Abidjan en soulignant que nombre de ressortissants des pays Africains de l’Ouest vivent en Côte d’Ivoire.

Le gouvernement  de Laurent Gbagbo a mis en garde contre les graves conséquences économiques et humaines d’une opération militaire, une opération armée pourrait mener la Côte d’Ivoire à «la guerre civile». Cette décision va «exciter le patriotisme» des Ivoiriens si elle devait se concrétiser, a averti   le porte-parole du gouvernement de Laurent Gbagbo, Ahoua Don Mello qui a aussi  dénoncé la décision "inacceptable" de la Cédéao,  en la qualifiant  de "complot du bloc occidental dirigé par la France",

Ahoua Don Mello a  aussi  rappelé  que son pays était "une terre d'immigration" où vivent et travaillent des millions d'Ouest-Africains Les dirigeants ouest-africains "savent que s'ils attaquent la Côte d'Ivoire de l'extérieur, ça va se transformer en guerre civile à l'intérieur", a averti  Ahoua Don Mello, qui  pour le moment refuse de croire à l'hypothèse de l'intervention militaire et dans laquelle il semble voir une menace d’intimidation.

Le Ministre de l’intérieur de Babgo, Emile Guiréliou a affirmé hier dimanche que le Président Babgo n’avait pas l’intention de céder le pouvoir, et  se prononçant sur la délégation spéciale de la Cédéao qui doit arriver demain à Abidjan il a  déclaré qu’ils  seront reçus  "en amis, en frères".

Pour bon  nombre de commentateurs ivoiriens et africains( et aussi occidentaux) , si les forces Cédéao  devaient intervenir  militairement , ceci ne pourrait que durcir les positions de chacun,   les Ivoiriens se mobiliseraient  pour s’en prendre à tous les étrangers des pays voisins de l’Afrique de l’Ouest  installés sur leur sol , cela deviendrait une guerre civile avec les risques d’une explosion de violences plus graves encore que celles que le pays a déjà subi.

Alassane Ouattara toujours retranché avec ses proches dans l’hôtel du Golf sans pouvoir en échapper,  a demandé à l'armée ivoirienne de se rallier à lui et de protéger la population contre les atrocités commises notamment par des mercenaires, il a parlé d’exécutions et d’enlèvements, l’Onu avait confirmé il y a quelques jours la présence de mercenaires en Côte d’Ivoire, notamment des libériens.


La  dernière  réaction de   Laurent Gbagbo  est intervenue Dimanche 26 décembre pour lui il dénonce et  met en cause l'action des ambassadeurs de France et des Etats-Unis dans les jours qui ont suivi l'élection contestée du 28 novembre.

Dans une interview mise en ligne dimanche soir par le Figaro.fr, Laurent Babgo accuse en revenant sur les circonstances de l’annonce des résultats du deuxième tour des élections Ivoiriennes du 28 Novembre : «C'est surtout l'ambassadeur de France et l'ambassadeur des États-Unis. Ils sont allés chercher Youssouf Bakayoko, le président de la Commission électorale indépendante, pour le conduire à l'hôtel du Golf qui est le quartier général de mon adversaire" (Alassane Ouattara, reconnu  par la majorité de la communauté internationale), affirme Laurent Gbagbo. "Là-bas, alors qu'il se trouve hors délais et tout seul, ce qui est grave, on apprend qu'il a dit à une télévision que mon adversaire est élu. Pendant ce temps-là, le Conseil constitutionnel travaille et dit que Laurent Gbagbo est élu. À partir de là, Français et Américains disent que c'est Alassane Ouattara. C'est tout ça que l'on appelle un complot", a ajouté le président sortant.

Concernant  une éventuelle  intervention militaire de la communauté des pays africains de l’Ouest  (Cédéao) Laurent Babgo reste assez sceptique tout en considérant la menace au sérieux  et il déclare qu’il reste tranquille et attend de voir :

"Toutes les menaces doivent être prises au sérieux. Mais en Afrique, ce serait bien la première fois que des pays africains seraient prêts à aller en guerre contre un autre pays parce qu'une élection s'est mal passée", a-t-il dit au Figaro.

"Regardez un peu la carte de l'Afrique, regardez où ça se passe plus ou moins bien, ou plus ou moins mal, et regardez là où il n'y a pas d'élection du tout. Si on devait aller en guerre dans tous ces cas-là, je crois que l'Afrique serait perpétuellement en guerre", a-t-il fait remarquer.

"Donc je prends au sérieux les menaces mais je reste tranquille. J'attends de voir", ajoute-t-il.
 …………….

"Dans les réunions des pays africains, les représentants des pays occidentaux sont plus nombreux dans les couloirs que les Africains. Les pressions sont énormes", a déclaré Laurent Gbagbo au Figaro.

"On n'en peut plus. Et quand on subit ce que je subis, on se dit que  Mugabe (toujours président du Zimbabwe, malgré une défaite aux élections, ndlr) n'avait pas totalement tort", a-t-il ajouté.

Dans l'entretien, Laurent Gbagbo attaque également,  implicitement sans le citer, le président du Burkina Faso, Blaise Compaore.

"En janvier 2003, un chef d'État voisin, qui vient d'être réélu à 80 %, avait déjà dit que je devais être livré à la CPI (Cour pénale internationale). C'était succulent venant de lui. Peut-être aurais-je dû me faire élire à 80 %, j'aurais été moins suspect", dit-il.

( ndlr : Un proche de  Laurent Babgo avait déclaré récemment en ironisant  que le CPI n’a jamais rien fait et n’a jamais rien pu faire, tout en soulignant  l’impuissance de cette institution internationale « qui ne sert à rien » d’après lui.

Quant à la délégation de trois chefs d'Etat de la Cédéao (Bénin, Sierra Leone, Cap Vert) attendue mardi à Abidjan, Laurent Babgo affirme : «On aurait dû commencer par là. On aurait économisé beaucoup de malentendus" ……….. "Il faut venir voir ce qui se passe en Côte d'Ivoire. Quand on a vu, alors on prend une décision", ajoute-t-il.


Rappelons que le  22 décembre, le président de la Banque mondiale avait annoncé  que les crédits accordés à la Côte d'Ivoire avait  été gelés, et que dès le 23 décembre, sept ministres des Finances de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) demandaient  à la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) d'autoriser uniquement les représentants du président ivoirien "légitimement élu", Alassane Ouattara, à gérer les comptes du pays.

Concernant la décision des institutions financières régionales qui ont confié à Alassane Ouattara la gestion des comptes du pays auprès de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BECEAO) Laurent Babgo explique : "Ce n'est pas la banque centrale africaine qui paye les salaires des fonctionnaires. C'est l'argent de la Côte d'Ivoire" ……. Cette décision "n'a aucun sens", a-il-ajouté.

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Résumé de la situation actuelle :
 Dimanche :  


Hier, l’avion officiel de  Laurent Gbagbo  qui se trouvait  sur le tarmac de l’aéroport Bâle-Mulhouse  pour  une  inspection de la société Jet Aviation, spécialisée dans la construction et l’entretien d’avions privés.
    
C’est alors que  les autorités  Françaises ont décidé de bloquer l’appareil

Selon le Ministère français des affaires étrangères, cette mesure a été prise en réponse à une demande des «autorités légitimes» de Côte d’Ivoire (ndlr : camp d’Alassane Ouattara.)

 «Les autorités légitimes nous ont demandé l’immobilisation de l’appareil, c’est précisément ce que nous avons fait en réponse à cette requête», a indiqué hier  le porte-parole du ministère,

«Les autorités françaises ont bloqué l’appareil», a confirmé hier le porte-parole de l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC), Anton Kohler


Lundi : 

Jusqu’à ce jour le président sortant, Laurent Gbagbo, et Alassane Ouattara se disputent la présidence, le premier refusant de quitter son poste et de  céder à la pression internationale.

Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo refuse de céder sa place à Alassane Ouattara comme le lui demande la communauté internationale. Ouattara appelle à la grève générale à partir de ce lundi.
   
Alassane Ouattara a lancé un appel à la grève générale à compter de ce   Lundi  en demandant aux Ivoiriens  à  "cesser  les activités jusqu’au départ du pouvoir de Laurent Babgo ". Sera-t- il  cette fois  mieux entendu que lors de ses   précédents appels à protester et manifester,  contre « la confiscation du pouvoir par Laurent Babgo » ? 

Mardi 

Demain Mardi,  la délégation de la Cédéao qui regroupe certains pays de l’Ouest Africain arrive à Abidjan dans l’espoir d’obtenir que Laurent Babgo accepte de faire une sortie pacifique pour laisser la place à Alassane Ouattara reconnu lui comme Président de la Côte d’Ivoire par la communauté Internationale et  l’Onu
Mercredi

«  Le général des rues  »  Charles Blé Goudé, le plus fidèle et actif soutien  de Laurent Babgo , leader des "jeunes patriotes",  mobilise ses militants en vue d'un immense rassemblement mercredi à Abidjan pour la défense de "la dignité et de la souveraineté" de son pays.

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Et s'il n'en reste qu'un sera-t-il celui-là ? ...


Laurent Babgo,   soumis avec ses proches à des sanctions internationales,  a  encore  à l'extérieur  le soutien de son fidèle allié  le Président Angolais,  lequel a démenti  la présence de soldats angolais  en Côte d'Ivoire et a  dénoncé à plusieurs reprises  l'attitude internationale qui va conduire ce pays à la guerre.

26 décembre 2010

Côte d'Ivoire : La Cédéao presse Laurent Babgo de céder sa place à Alassane Ouattara

Éditorial de lucienne magalie pons

L’ONU reconnaît l’ambassadeur désigné par Alassane Ouattara
Les Nations unies ont confirmé lors d’une assemblée générale jeudi avoir reconnu Yossouf Bamba, l’ambassadeur nommé par Alassane Ouattara, comme représentant de la Côte d’Ivoire auprès de l’organisation internationale, indique Abidjan.net. (pour lire l’article de la Tribune de Genève cliquez sur le lien)


Youssouf Bamba désigné par Alassane Ouattara, a été confirmé  Jeudi passé par l’Assemblée Générale des Nations Unis comme représentant de la Côte d’Ivoire, Bamba avait été reconnu mercredi par les Nations unies comme le représentant de son pays auprès de l'organisation internationale par la Commission de vérification des pouvoirs de l'Assemblée générale.
                       
Alcide Djédjé ancien ambassadeur de Côte d’Ivoire, proche de Laurent Babgo qui avait quitté son poste il y a plusieurs semaines pour faire partie des conseillers du président sortant, vient donc de perdre son accréditation à l’ONU.

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La France estime que Babgo peut encore partir la tête haute …

Selon un  responsable français qui s’était  confié sous couvert d’anonymat à une agence de presse,  la France, les Etats-Unis  unis et  d'autres pays  auraient proposé de multiples options à Laurent Gbagbo pour qu'il quitte le pouvoir au lendemain de la présidentielle du 28 novembre. "On lui a tout proposé, il n'a rien accepté"

La France estime que Gbagbo peut encore partir la tête haute a estimé vendredi la Ministre  des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie écrit  la Tribune de Genève. « M. Gbagbo a encore la possibilité de sortir par le haut de cette situation, en reconnaissant ce que sont les résultats et en transmettant le pouvoir », a-t-elle déclaré.

La ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot Marie,   interrogée  vendredi  sur RMC-BFMTV pour savoir si le gouvernement français avait proposé à Laurent Gbagbo de l'accueillir en France a notamment  répondu :

"M. Gbagbo a encore la possibilité de sortir par le haut de cette situation, en reconnaissant ce que sont les résultats et en transmettant le pouvoir" ……."Il a le droit d'avoir une sortie tout à fait honorable , éloigne


"Il n'y a pas de menace directe sur les Français ou les Européens", a aussi affirmé  Michèle  Alliot-Marie.

Environ 14.000 Français ou Franco-Ivoiriens sont enregistrés en Côte d'Ivoire. Près de 1.500 d'entre eux ont déjà  quitté le pays, certains médias affirment que  dans la plupart des cas c’est  pour les fêtes de Noël et de fin d'année et non en raison de menaces pour leur sécurité.

(Le porte parole du Gouvernement François Baroin  avait   recommandé mercredi aux Français « qui le peuvent »  de quitter "provisoirement" la Côte d'Ivoire.)

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La Cédéao demande formellement à Laurent Babgo de  céder sa place à Alassane Ouattara. En cas de rejet de cette demande non négociable,  la Cédéao n'aura d'autre choix que de prendre toutes les mesures nécessaires, y compris l'usage de la force légitime pour réaliser les aspirations du peuple ivoirien'

La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) va envoyer une mission en Côte d'Ivoire pour demander à Laurent Gbagbo de partir, a annoncé vendredi le  sommet des chefs d'états de la région à Abuja.   "Le sommet consent à faire un dernier geste à l'endroit de Monsieur  Gbagbo, en  l'exhortant à faire une sortie pacifique ….  A cet effet, les chefs d'états et de gouvernements ont décidé de dépêcher une délégation spéciale de haut niveau en Cote d'Ivoire"

 Dans  leur communiqué final , à l’issue du  sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) du vendredi 24 décembre,  les pays participants ont annoncé que la Cédéao allait d’abord envoyer des émissaires pour demander formellement à Monsieur Laurent Babgo de laisser sa place à Alassane Ouattara reconnu vainqueur des élections par la Communauté Internationale
   

Dans ce  même communiqué la Cédéao prévient : ‘En cas de rejet de cette demande non négociable, la Cédéao n'aura d'autre choix que de prendre toutes les mesures nécessaires, y compris l'usage de la force légitime pour réaliser les aspirations du peuple ivoirien'

 Les pays d'Afrique de l'Ouest ont aussi   menacé de traîner devant la justice internationale les responsables des morts en Côte d'Ivoire lors des récentes violences.


"La conférence regrette le niveau excessivement élevé des perte en vies humaines enregistrées depuis le 7 décembre et avertit les responsables de ces actes qu'ils feront l'objet de poursuites devant les tribunaux internationaux pour ces violations des droit humains, dans les délais les plus rapides", assure le communiqué final du sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).


Gbagbo le Président sortant et son gouvernement  rejettent  les menaces de la Cédéao

« La menace brandie par les pays de l'organisation ouest-africaine Cédéao de recourir à la force pour obtenir le départ de Laurent Gbagbo de la présidence ivoirienne est  « inacceptable », a déclaré le porte-parole de son gouvernement, Ahoua Don Mello, en dénonçant "un complot du bloc occidental dirigé par la France". Assurant ne pas croire "du tout" à un usage de la force par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao),  Ahoua Don Mello  a évoqué un risque de "guerre civile" si ce projet était mis à exécution.

"La Côte d'Ivoire est une terre d'immigration", a-t-il souligné, …  "Tous les pays (d'Afrique de l'Ouest) ont des ressortissants en Côte d'Ivoire, ils savent que s'ils attaquent la Côte d'Ivoire de l'extérieur, ça va se transformer en guerre civile à l'intérieur", a-t-il  prévenu.


Situation économique et financière :   un coup de grâce pour Laurent Babgo :

Jeudi  réunis à Bissau, les ministres des Finances de l'Uémoa ont estimé qu’Alassane   Ouattara, reconnu président ivoirien à l'extérieur, était le seul habilité, au nom de son pays, a gérer les affaires financières liées à cette institution et à sa banque, la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO).

A  l'issue de la rencontre ils  ont indiqué dans un communiqué,  avoir demandé à la BCEAO "de permettre aux seuls représentants régulièrement désignés par le gouvernement légitime de Côte d'Ivoire d'effectuer les mouvements sur les comptes ouverts en son nom"

Laurent Gbagbo Président sortant et son gouvernement, dans un communiqué,  ont rejeté  vendredi comme "illégale" la décision de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa) d'accorder à son adversaire Alassane Ouattara la gestion des comptes de la banque centrale ouest-africaine BCEAO.

 "Les décisions arrêtées par le Conseil des ministres" de l'Uémoa "sont illégales et hors de sa compétence", indique le communiqué du gouvernement lu à la télévision d'Etat RTI. Le Conseil des ministres "a outrepassé ses prérogatives statutaires en s'ingérant dans les affaires intérieures d'un Etat membre de l'Union" ;  Ce gouvernement estime que cette décision "vise à créer le désordre et à perturber la reprise de l'activité économique bien visible ces dernières semaines" en Côte d'Ivoire, ce qui risque, "si elle était effective", d'avoir "de graves conséquences économiques et financières pour l'Union toute entière ……"C'est pourquoi" le gouvernement "rejette les mesures annoncées par le conseil des ministres" de l'Uméoa et "en appelle au membres" de cette institution "afin qu'ils agissent dans la promotion de la paix et du respect de la légalité dans chaque Etat membre".…..            Le gouvernement "attire l'attention de la plus haute autorité de l'Union, en l'occurrence la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement, sur l'impérieuse nécessité de maintenir les organes et les institutions" de l'Uémoa, "notamment la BCEAO, en dehors des conflits politiques pour leur permettre d'assurer en toute indépendance leur mission".  

Situation sur le terrain :

L'ONU a affirmé cette semaine qu'entre 'le 16 et le 21 décembre' elle avait reçu des informations 'sur 173 meurtres', dénonçant 'l'usage excessif' de la force par le camp Gbagbo

Le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) "a enregistré un total de 14.000 Ivoiriens réfugiés dans l'est du Liberia qui ont fui en raison des violences  post-électorales perpétrées dans leur pays  plus d’un  mois

L'agence onusienne a reçu des informations indiquant que certains éléments des Forces Nouvelles (FN) empêchaient des réfugiés de traverser librement vers le Liberia. "Cela oblige les réfugiés des villages de (la région de) Danane de dévier de leur route de près de 80 km vers le sud afin d'entrer au Liberia", a précisé le HCR qui a appelé à "protéger les civils".

Des  Ivoiriens  continuent de se diriger  vers le Liberia voisin pour échapper aux violences, mais  certains ont été empêchés par des groupes armés de traverser la frontière, a annoncé samedi l'ONU.

De son côté Alassane Ouattara  de l’hôtel du Golf à Abidjan,  où il est retranché avec son gouvernement,  à fait  une déclaration  appelant, l'armée régulière à assurer  sa  mission républicaine de protection des populations contre les miliciens et mercenaires étrangers qui font couler le sang des Ivoiriens'.Revue de presse étrangère :

Revue de presse Côte d’Ivoire :


25 décembre 2010

Les trafics aériens, ferroviaires et routiers reprennent peu à peu leur cours "normal"

Éditorial de lucienne magalie pons


Le trafic aérien reprend, la SNCF reste perturbée

 Météo France nous a dressé  le 25 décembre un tableau de la situation météorologique en amélioration. "Les faibles chutes de neige encore observées en mi-journée vont continuer à s'affaiblir cet après-midi, pour disparaître en soirée en s'éloignant vers la Suisse et la Forêt-Noire".

En conséquence « Bison futé » est moins sévère dans ses recommandations et alertes,  les  dernières alertes de vigilance orange  ont été levées samedi peu après 14 heures dans les sept derniers départements de l'est de la France qui y étaient encore  soumis.

Nous apprenons par les médias que le trafic reprend normalement dans les moyens de transports aujourd’hui 25 décembre.

N’allez pas imaginez qu’il s’agisse d’un tour de force des responsables des moyens de transports, ce retour progressif à la normale revient à une amélioration du temps ni plus ni moins.

Des personnels de la Société des   aéroports de Paris (ADP) ont parcouru les terminaux 2F puis 2D pour distribuer des boîtes contenant des jouets et les passagers ont pu assister à  une messe catholique célébrée sur place.

Voici très résumé  ce qu’il faut entendre par »le trafic reprend normalement dans les moyens de transports « :

Services aériens :

200 personnes ont passé le réveillon de Noël dans l'aérogare, contre 2 000 la veille, après l'annulation vendredi de 670 vols en raison d'un manque de liquide de dégivrage qui a valu de vives critiques à la société Aéroports de Paris (ADP), qui gère la plate-forme aéroportuaire.

Des personnels de la Société des   aéroports de Paris (ADP) ont parcouru les terminaux 2F puis 2D pour distribuer des boîtes contenant des jouets et les passagers ont pu assister à  une messe catholique célébrée sur place

Ces jours derniers  déjà en pleine confusion,  les responsables des compagnies aériennes   aériens et ceux des aéroports  s’accusaient  les uns contre les autres pour  les  désorganisations et désordres engendrés par des circonstances météorologiques exceptionnelles,   auxquels les uns autant que les autres n’ont pas su faire face,  par ailleurs le Secrétaire d’Etat aux transports Thierry Mariani en soulignant les difficultés météorologiques  tentait de congeler le  poisson en  glissant  qu’il n’y avait pas de pagaille et que tout circulait normalement . Tout en reconnaissant que les aéroports manquaient de glycol, il expliquait  que les pays d’Europe s’étaient jetés sur le glycol et qu’une usine fabrication de ce dégivrant était en grève chez nous, pour promettre enfin  Vendredi, en parenthèse,  qu’une fois  les évènement passés, il s’informerait pour faire  découvrir les responsables ou les coupables  de ces imprévoyances.

 Le directeur exécutif d'Air France-KLM, Pierre-Henri Gourgeon,  lui aussi avait   déploré vendredi les difficultés d'approvisionnement en glycol, liquide nécessaire pour le dégivrage des avions, estimant que c'était "peu admissible  »  

Ces critiques  visaient  la société Aéroports de Paris (ADP), qui gère la plate-forme aéroportuaire.

 "Depuis que Roissy existe, on n'a jamais vu ça", s'était défendu, sur RTL,  le Président Directeur Pierre Graff,  d'ADP  et en  qualifiant de "circonstances exceptionnelles" les chutes de neige qui ont perturbé le trafic, il avait assuré  que les réserves menaçaient de s'épuiser mais qu'il n'y avait pas eu une pénurie totale.

 Pour résoudre les problèmes de dégivrage, ADP a dû faire venir vendredi du glycol des Etats-Unis par avion.
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Vendredi Le Secrétaire d’Etat  aux transports Thierry Mariani se trouvait en visite  à Roissy,  et Samedi,  c’était au tour de   la ministre des transports et de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, de se rendre en visite à Roissy.

 Nathalie Kosciusko-Morizet  a demandé   une "mission d'inspection" au sujet du manque de glycol, dont les premiers retours sont attendus pour le 10 janvier. "Je veux savoir si nous avons été en situation de risque de pénurie ou si nous avons été réellement en situation de pénurie" après la modification des plans de vols de la journée de jeudi, a insisté  Madame Kosciusko-Morizet.

Par ailleurs la  ministre a  estimé  qu' "il n'était pas normal que certaines compagnies et en particulier certaines 'low-cost', n'assument pas leurs responsabilités dans la prise en charge de leurs voyageurs".

Transports Ferroviaires

 Pour la  SNCF  quant on sait que même en temps « normal »  des trains accusent des  retards  plusieurs fois par semaine à l’arrivée et au départ « pour des raisons  techniques indépendantes de leur volonté », on peut comprendre  qu’un réseau ferroviaire de quelques  milliers de kilomètres  est très difficile à entretenir,  sous la neige et avec le froid,  qui viennent aggraver les fréquentes  « raisons techniques  indépendantes de leur volonté », la maintenance SNCF   n’a rien à voir avec un défaut  d’approvisionnement comme dans les transports aériens, et samedi 25 décembre le trafic reprenait  son cours « normal »   à part quelques retards sur plusieurs lignes   vers l'Est et le Sud-est.  

Circulation sur les routes :


Selon le Centre national d'information routière (CNIR), samedi matin la circulation revenait à la normale,  le trafic était "fluide sur les axes routiers et autoroutiers du réseau francilien" et en province, "la circulation s'écoulait normalement tant aux abords des grandes agglomérations que sur les axes de transit".

 Deux axes dans le Nord restaient  coupés dans les deux sens samedi matin en raison de la présence de congères : la N2 entre Le Plessis-Belleville et Vauciennes, dans l'Oise et l'Aisne, et sur la N25, au niveau d'Arras (Pas-de-Calais).




Vacances : Faites ce que je vous dit, ne faites pas ce que je fais"

"Quand il y a de la gêne il n'y a pas de plaisir" !

Côte d'Ivoire : L' Eglise Ivoirienne fait entendre son message



Éditorial de lucienne magalie pons

Monseigneur Bernard Agré,  premier prélat ivoirien à avoir été créé cardinal par le Vatican, a été reçu par Laurent Babgo,  dans une interview sous forme de message de Noël, il a été interrogé sur  la situation en Côte d’Ivoire et sur cette question il  a souhaité que  le Président sortant Laurent Babgo et  Alassane Ouattara se concertent pour que le dialogue ouvre « une solution humaine au problème ivoirien ».

Voir le message de Noël  de Monseigneur Bernard Agré :

Les médias français et européens  n’ont pas trop mis en évidence, pour le moment,  le message de Monseigneur Bernard Agré, alors que certains médias  ivoiriens  en de nombreux articles  s’empressent de le  présenter  comme un soutien du Vatican à Laurent Babgo,  tout en tirant des salves de critiques contre l’Union Européenne, le « complot international contre Babgo »  et  contre Nicolas Sarkozy , d’après ces médias Ivoiriens « L’union européenne ne cache pas sa fureur contre le Vatican »

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Noël discrédité par la Commission Européenne

Éditorial de lucienne magalie pons

Un article publié par le site Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire attire mon attention :


Pour la Commission européenne, Noël n’existe pas : un acte de discrimination absolument scandaleux. (23/12/2010)
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La Commission européenne a produit plus de trois millions d’exemplaires d’un agenda aux couleurs de l’Union européenne pour les écoles secondaires : cet agenda comprend la mention des fêtes juives, hindoues, sikhs et musulmanes, mais aucune fête chrétienne n’y est signalée. La fête de Noël, par exemple, que l'on s'apprête à célébrer dans l’Europe entière, est tout simplement absente de cet agenda.
Drapeau_Europe« La religion chrétienne subit ici une attaque directe et violente de la part de la Commission européenne, s’indigne Christine Boutin, Présidente du Parti Chrétien-Démocrate. Un tel acte de discrimination est absolument scandaleux. »
« Comment peut-on à ce point nier l’histoire, et nier notre réalité actuelle ? poursuit la Présidente du Parti Chrétien-Démocrate. Le christianisme a joué un rôle fondamental dans la construction de l’Europe, il est la religion de nombreux européens aujourd’hui. Reconnaissons simplement les faits. L’Europe doit prendre conscience de ses propres racines chrétiennes et du rôle public de la religion : il ne s’agit pas de nier les exigences d’une juste et saine laïcité, mais de ne pas la confondre avec un laïcisme idéologique. »
 
Christine Boutin a fait part de son inquiétude et de son indignation au Commissaire responsable, Monsieur John Dalli, au Président de la Commission européenne, Monsieur José Manuel Barroso, et au Ministre auprès de la ministre d’Etat chargé des Affaires européennes, Monsieur Laurent Wauquiez :
           
Par Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire - Publié dans : Politique

24 décembre 2010

La cerise sur le verglas

Éditorial de lucienne magalie pons

Tout le monde se renvoie la balle, la compagnie, et  la direction de l'aéroport. Le bouc émissaire « Météo »n’est plus d’actualité, alors on joue au basket en cherchant des coupables, le secrétaire d'État aux transports a posé une eerise sur le vergals, de  "faire le point", une fois ces événements terminés. Il faudra "dire clairement qui a fait son travail auprès des passagers et qui les a laissés en rade".

Une belle bûche de Noël pourrait-on dire !

A l’étranger il y a des couches de neiges de 40 à 50 cm en moyenne  sur les pistes, notamment au Canada mais les avions décollent normalement, de temps en temps 20 à 25 minutes de retard, alors que chez nous même en temps normal il y a des délais d’attente inexpliqués.

Il faut dire qu’au Canada les aéroports disposent de matériels  super  puissants et performants, et que les stocks de produit dégivrant sont reconstitués  systématiquement, enfin les  équipes s’activent selon  un  planning des arrivées et des départs rigoureux, question de prévoyance et d’organisations. Pour eux une routine maîtrisée, pour nous la « pagaille ».

Mais oui , on parle de pagaille dans le troisième aéroport européen  au lieu de parler d’incompétence faute de prévoyance

Après deux tempêtes de neige c’est la troisième de Décembre, depuis la première tempête   on pouvait supposer que les responsables des aéroports français prendraient leurs dispositions.

Des milliers de passagers qui espéraient rejoindre leurs familles pour Noël sont coincés à l’aéroport de Roissy  F2 transformé  en dortoir de fortune à  cause de l'annulation de la moitié des vols prévus.

 

Sur des lits de camps, de minces  matelas  dispersés à même le sol,  sur des banquettes près des comptoirs d’enregistrements,  des voyageurs  essaient de se reposer  dissimulés sous des couvertures, ou emmitouflés dans leurs manteaux et « doudoune »  n’arrivent pas à trouver le sommeil,   et d’autres encore faute de place cherchent refuge près des toilettes,  parmi eux des malades errent dans l’aéroport à la recherche d’un médecin, les voyageurs tentent de se renseigner, on leur apprend qu’ils sont sur une liste d’attente sans pouvoir leur préciser de délais, mais l’honneur est sauf , à l’extrémité de l’aérogare la sécurité civile a installé encore des dizaines de lits de camps.

 

De plus en  raison  des retards importants   les files d'attente dépassant parfois 100 m aux comptoirs.

 

Les voyageurs bloqués à Roissy le seront d’après certains  pronostics au moins jusqu’à Vendredi jour du Réveillon de Noël.

 

On parle de pagaille dans le troisième aéroport européen  au lieu de parler d’incompétence faute de prévoyance.

 

Un voyageur exaspéré se confie : «Je ne comprends pas, cela fait plusieurs années de suite qu'il y a de la neige en France en décembre. Et on a encore des gros problèmes à Roissy. On devrait pouvoir tirer profit des erreurs passées, non ?", demande-t-il.

 

 La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) a fait annuler 35% des vols prévus à Roissy à partir de 13H00, après avoir déjà supprimé la moitié du programme de la matinée.

En raison du manque de glycol - le liquide de dégivrage des avions  670 vols ont déjà été annulés, sur les 1.160 normalement programmés.

Un avion représentant en moyenne 150 passagers, quelque 100.000 personnes seraient donc concernées.

Une source aéroportuaire a évoqué un "rationnement" des stocks, au plus bas, refusant de parler de "pénurie" pour le moment


 "Ce n'est pas la pagaille dans les trains, ce n'est pas la pagaille sur les routes", a assuré le secrétaire d'État aux Transports Thierry Mariani sur France Inter, avant d’expliquer  qu'il y avait "un vrai problème de dégivrant, qui manque à l'heure actuelle sur l'aéroport de Roissy".

Le secrétaire d'État a souligné que "les aéroports en sont à la troisième vague de froid" et que tous les aéroports européens "se sont jetés sur le glycol, qui permet de dégivrer les avions".

Thierry Mariani a parlé de "loi des séries", la principale usine fabriquant ce produit en France (à Fos-sur-Mer) étant en grève. "La production sera à nouveau en place à partir de lundi", a-t-il assuré. Les stocks de glycol devraient être suffisants "pour assurer une grosse partie de la journée".

D’après le Secrétaire d’Etat aux  transports   des "arrivages extérieurs" sont attendus.

 Interrogé sur la responsabilité d'Aéroports de Paris (ADP) dans les annulations à répétition de vols pour cause d'intempéries, Thierry Mariani a estimé que "tout le monde se renvoie la patate chaude". "Ce qui se passe n'est pas normal", a-t-il dit en référence aux 2.000 personnes qui ont passé la nuit de jeudi à vendredi dans les aérogares. "Les compagnies ont le devoir d'assister, d'acheminer et de rembourser éventuellement le ticket (...). Il y a des compagnies dans ces événements qui ont bien réagi, d'autres qui n'ont pas assuré", a-t-il estimé en promettant de  "faire le point", une fois ces événements terminés. Il faudra "dire clairement qui a fait son travail auprès des passagers et qui les a laissés en rade".

  
Le secrétaire d'État aux Transports Thierry Mariani avait  estimé vendredi qu'il était « hélas » "probable" que des passagers passent le réveillon de Noël à l'aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle, dont le trafic est désorganisé par la neige et le gel, ainsi que par le manque de liquide de dégivrage pour les avions.

Venu à Roissy dans la nuit, Thierry Mariani   a  parlé de "problèmes de dégivrage" dus à la qualité de la neige et au manque de glycol. Il a  expliqué  que toutes les plateformes européennes "se sont jetées sur le glycol" et déploré une "loi des séries", la principale usine française fabriquant ce produit à Fos-sur-Mer étant en grève

Monsieur Mariani a constaté une réalité navrante  et exprimé  des craintes qui ne règlent pas le problème dans l’immédiat.

Le secrétaire d'État aux Transports Thierry Mariani  a  estimé vendredi qu'il était « hélas » "probable" que des passagers passent le réveillon de Noël à l'aéroport parisien de Roissy-Charles-de-Gaulle, dont le trafic est désorganisé par la neige et le gel, ainsi que par le manque de liquide de dégivrage pour les avions

On s’attendait à ce qu’ils prennent des décisions d’urgence,  il n’a pu  que constater que la triste réalité et exprimé des craintes qui ne règlent pas le problème dans l’immédiat, ", il a promis de  "faire le point", une fois ces événements terminés.

Maigre consolation, pendant ce temps nous en verront encore d’autres …

La cerise sur le verglas : "Ce n'est pas la pagaille dans les trains, ce n'est pas la pagaille sur les routes", a assuré M. Mariani,  en conclusion, y’a rien à dire, y’a rien faire, y4 a rien à faire qu’à en pleurer, je n’ai pas le cœur à le dire  …. il ne voit  la neige  pas la neige tomber ...

 La situation :

. A Orly, bien que l’attente soit parfois de plusieurs heures, une source aéroportuaire a estimé  l’attente à  …plutôt "45 minutes à une heure en moyenne"

Environ deux millions de voyageurs sont attendus ce week-end dans les gares, dont 800.000 vendredi. La SNCF a augmenté de 30% la capacité des TGV, qui seront  quasiment tous complets.
 la SNCF prévoit de  faire circuler tous ses trains nationaux, vendredi, samedi et dimanche pour Noël, mais des retards sont prévisibles dans l'est et le sud-est à cause de la neige et des conditions météorologiques.

D’après  la SNCF, "les conditions météorologiques imposeront très probablement une limitation de la vitesse des trains, principalement dans l'Est et dans le Sud-Est",

Sur les routes, la journée est classée orange en Ile-de-France et dans le Sud-Est, mais vert au niveau national. La Sécurité routière recommande  aux automobilistes d'éviter tout déplacement non nécessaire dans les zones touchées par la neige et le verglas. La circulation est "très délicate, voire impossible" sur certains axes du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie.

Le trafic était difficile, voire impossible sur certains axes de la Seine-et-Marne, du Nord, de la Somme, du Pas-de-Calais, de l'Oise et de l'Aisne, où quelque 800 personnes ont été hébergées en urgence.

Selon « Bison fûté » (sic) le week-end de Noël est classé orange dans le sens des départs en Ile-de-France, où la circulation était "fluide",  notamment vingt-et-un départements sont sous « vigilance orange » pour neige et verglas.

Le trafic était difficile, voire impossible sur certains axes de la Seine-et-Marne, du Nord, de la Somme, du Pas-de-Calais, de l'Oise et de l'Aisne, où quelque 800 personnes ont été hébergées en urgence.

"Ce n'est pas la pagaille dans les trains, ce n'est pas la pagaille sur les routes", a assuré M. Mariani en conclusion.

En Dordogne, l'électricité a été coupée dans 9.000 foyers dans la nuit à cause de la neige, nombre ramené à 4.700 vers midi.

Un article ironique et  bien pensé pour terminer , lire :

Éditorial de lucienne magalie pons

Joyeux Noël au Monde entier

Éditorial de lucienne magalie pons

Joyeux et pieux Noël au monde entier, que tout se réalise selon nos vœux, quelles que soient nos religions ou croyances, pour la paix et l'amour universels.

23 décembre 2010

Hongrie : des critiques s'élèvent en Europe contre la réforme des médias

Éditorial de lucienne magalie pons

Les critiques se multiplient depuis  mercredi  et jeudi en Europe contre la réforme des médias du gouvernement hongrois de Viktor Orban,  plusieurs  représentants Européens dénoncent  la loi sur les médias adoptée mardi en Hongrie. Cette loi doit entrer en vigueur le 1er janvier, le jour-même où Budapest prendra la présidence tournante de l’Union européenne.

 “Cette loi est une menace pour la liberté de la presse”, a estimé une des responsables de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
.
Face à ces réactions, un des membres du Fidesz, le parti au pouvoir en Hongrie, a évoqué la possibilité d’apporter quelques amendements au texte.

Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle s'est entretenu avec son homologue hongrois de possibles modifications  de cette loi   sur les médias, a annoncé jeudi le ministère allemand.

"Le ministre Guido Westerwelle s'est entretenu au téléphone ce matin avec son homologue hongrois Janos Martonyi. Ils ont évoqué, dans une atmosphère cordiale, les possibilités d'une révision de la loi hongroise sur les médias", selon le ministère.

Mercredi, le gouvernement allemand avait affirmé que la Hongrie devait tenir compte des critiques de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) concernant la loi sur les médias, récemment adoptée.

Au cours d’une conférence de presse, Christophe Steegmans,  porte-parole adjoint du gouvernement allemand avait déclaré sur ce point que le gouvernement allemand va "observer avec une grande attention" l'application de la loi" …, «  en tant que pays qui va prendre la présidence de l'UE, la Hongrie assume une responsabilité particulière pour l'image de l'ensemble de l'Union dans le monde", avait-il souligné. La Hongrie doit "observer les devoirs d'un Etat de droit de l'UE et tenir compte des critiques de l'OSCE".

De son côté, le chef de file des Libéraux au Parlement européen, Guy Verhofstadt,  s’est prononcé Jeudi sur la  nouvelle loi sur les médias adoptée par la Hongrie  en appelant  au respect de la liberté de la presse.

"Le temps de la Pravda (organe du parti communiste soviétique, ndlr) est révolu", s'est insurgé l'ancien Premier ministre belge. "La nouvelle loi est inacceptable. La Hongrie doit s'expliquer et la Commission européenne doit agir", a-t-il déclaré.

Pour Guy Verhofstadt  la loi en question "est contraire à toutes les normes européennes",…, "…, aucun Etat de l'UE ne peut être autorisé, au nom de questions de sécurité nationale indéfinies, à restreindre les libertés qui sont au cœur de nos valeurs européennes".

Jusqu’à présent  la  Commission européenne s'est refusée jusqu'à présent à prendre position sur cette législation controversée.

Le gouvernement conservateur hongrois soutient qu'elle est conforme aux normes européennes.

L'Allemagne a soutenu mercredi la position de l'OSCE. "En tant que pays qui va prendre la présidence de l'UE, la Hongrie assume une responsabilité particulière pour l'image de l'ensemble de l'Union dans le monde", a insisté le porte-parole adjoint du gouvernement allemand, Christoph Steegmans.

De son côté, le  groupe des Verts au Parlement européen a dénoncé mercredi la nouvelle loi sur les medias adoptée par la Hongrie et a demandé à la Commission et aux autres gouvernements de l'UE d'exiger son retrait.

Le co-président des Verts Daniel Cohn Bendit  est intervenu   dans un communiqué : "La loi sur les médias que vient d'adopter le parlement hongrois représente une mise sous tutelle intolérable pour un pays membre de l'UE. Cette nouvelle loi, clairement répressive, est en contradiction totale avec le traité européen, la Charte des droits fondamentaux et la Convention européenne des droits de l'Homme".

L’autre co-présidente du groupe  des Verts, l’allemande  Rebecca Harms a prévenu : "Si la Commission ou le Conseil devaient ne pas réagir, il incomberait au Parlement européen, dès sa session du mois de janvier, de faire pression sur la Commission européenne, et sur Herman Van Rompuy ( président de l'UE), afin qu'ils prennent les mesures adéquates contre ce qu'il faut bien interpréter comme une violation des valeurs de l'UE".

La Commission européenne s'est refusée mercredi à prendre position sur la nouvelle législation sur l es médias adoptée par la Hongrie quelques jours avant le début de sa présidence semestrielle de l'UE.

"Nous allons évaluer si les législations européennes sont respectées et s'il convient d'agir ou non", a simplement déclaré un de ses porte-parole, Alejandro Ulzurrun de Asanza y Munoz. "Je ne ferai pas d'autres commentaires à ce stade", a-t-il ajouté.

(Le gouvernement conservateur hongrois dirigé par Viktor Orban soutient que la nouvelle législation est conforme aux normes européennes.)

ooOoo

Avant  même l’adoption de cette loi,  des associations hongroises et internationales de journalistes dénonçaient  la réforme des médias  au cours des derniers mois ( ndlr : et dont  un dernier  volet  a été  voté  lundi au Parlement).

Un expert juridique soulignait notamment ’ “Un tiers n’aura pas besoin de porter plainte pour qu’une procédure soir entamée. L’instance de contrôle pourra le faire d’office. Ce qui signifie que la presse va devoir être très prudente sur le contenu des parutions”.

“Je demande un peu de patience pour prouver que les mesures qui ont été prises, ou qui vont l‘être, peuvent aller dans le bon sens. Laissez-nous le temps de le prouver“ avait alors  insisté le secrétaire d‘État hongrois au ministère de l’Administration publique

Le gouvernement hongrois expliquait alors que  ces nouvelles lois concernant les médias respectaient  la liberté de la presse en argumentant que ces lois  étaient  dans la lignées de celles des autres pays européens sur ce sujet.

Revue de presse :

Les critiques se multiplient contre la réforme des médias en Hongrie
AFP - Il y a 1 jour

"En tant que pays qui va prendre la présidence de l'UE, la Hongrie assume une ... Le représentant de Berlin pour les droits de l'Homme Markus Löning a lancé ...

·  OSCE: la réforme des médias en Hongrie menace la liberté de la ...

22 déc. 2010 ... L'organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a dénoncé la nouvelle loi des médias récemment adoptée en Hongrie comme ...
www.tdg.ch/.../osce-reforme-medias-hongrie-menace-liberte-presse - En cache
22 déc. 2010 ... OSCE: la réforme des médias en Hongrie menace la liberté de la presse.
www.romandie.com/infos/afp/display.asp?id...o8irjms6... - En cache
·  [PDF]

·  APA - OSCE: la réforme des médias en Hongrie menace la liberté de ...

22 déc. 2010 ... L'organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a dénoncé la nouvelle loi des médias récemment adoptée en Hongrie comme ...
fr.apa.az/news.php?id=12016 - En cache

·  Hongrie: menaces sur la liberté des médias - Actus TV sur ...

22 déc. 2010 ... Hongrie: menaces sur la liberté des médias ... Le texte viole les standards de liberté des médias de l'OSCE et met en danger le pluralisme ...
teleobs.nouvelobs.com/articles/hongrie-menaces-sur-la-liberte-des-medias

·  France24 - Les critiques se multiplient contre la réforme des ...

22 déc. 2010 ... Le texte viole les standards de liberté des médias de l'OSCE et ... En Hongrie, la presse a jusqu'ici protesté en publiant des Unes vides. ...
www.france24.com/.../20101222-critiques-multiplient-contre-reforme-medias-hongrie

·  Hongrie: les eurodéputés Verts critiquent la loi sur les medias ...

Source: Belga/RTBFArchive EPA - Daniel Cohn-Bendit Accroche: Le groupe des ...
www.rtbf.be/.../hongrie-les-eurodeputes-verts-demandent-le-retrait-de-la-loi-sur-les-medias - En cache

·  Une loi hongroise contre la liberté de la presse - International ...

23 déc. 2010 ... Guy Verhofstadt, le chef de file des Libéraux au parlement européen, a dénoncé jeudi, l'adoption d'une nouvelle loi hongroise sur les médias ...
levif.rnews.be/fr/...loi-hongroise...la-presse/article-1194894813378.htm

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Censure des médias publics et privés en Hongrie

Éditorial de lucienne magalie pons

Alors que la Hongrie s’apprête à prendre sa première présidence de l’UE, le  gouvernement conservateur de droite vient d’adopter, dans la nuit de Lundi à Mardi une loi restrictive sur les médias presse et audio-visuel publics et privés        .

 Une nouvelle instance contrôlera à partir de janvier 2011  aussi bien la radio - télévision publique que les médias privés.

Composée de partisans et de protégés du Premier ministre Viktor Orbán cette nouvelle autorité   de surveillance des médias (NMHH) disposera de pouvoirs étendus pour contrôler les médias publics  et privés et  pour prendre des sanctions contre les journaux et les portails en ligne, allant de la censure à la confiscation de documents en passant par le démantèlement matériel des médias gênants.


Cette autorité de contrôle conforte le régime autoritaire de la Hongrie dénoncent plusieurs commentateurs et média européens,  la liberté que la Hongrie  avait gagnée pour elle et pour les autres il y a deux décennies est en voie de disparition, s'alarment-ils,  et ils ajoutent , c'est aussi un très mauvais début pour la présidence Hongroise de L'UE.

Lors d’un précédent pour des raisons similaires en Autriche,  de restrictions des libertés de communication, l'Union européenne avait été choquée et avait sanctionné la république  autrichienne  en la marginalisant .Pour le moment nous n’observons rien de tel pour la Hongrie.

Tout récemment, le  ministre des Affaires étrangères János Martonyi a annoncé fièrement à Bruxelles que la Hongrie avait pour ambition d'entrer dans l'arène européenne 'dans le rôle du torero et non du taureau', pour contribuer à l'établissement d'une 'Europe humaine'.

 Cette annonce  agressive, ridicule par le choix de la formule, « dans le rôle du torero et non du taureau » est en rupture justement avec les nombreuses protestations humaines  qui s’élèvent dans de nombreux pays européens contre la mise à mort des taureaux dans l’arène,  les propos outranciers du Ministre Hongrois   s'accordent  difficilement à sa prétention « de contribuer à l' établissement d’une Europe  Humaine ».

En matière de liberté et de démocratie le régime actuel autoritaire et privatif de liberté n’a  à donner de leçons à personne, et cette nouvelle loi qui bâillonne la liberté des médias en Hongrie ne plaide pas en sa faveur.

Nous attendons des dirigeants européens de l’UE qu’ils  protestent et sanctionnent comme il se doit  d’un bon coup de cornes d’avertissement préalable,  les paroles de ce Ministre hongrois,  et nous souhaitons que l’UE sous la présidence de la Hongrie ne devienne pas l’arène   d’un « torero »dictateur  hongrois décidé à mettre à mort les taureaux qui s’opposerait à sa dictature.


En Hongrie avant l’entrée en vigueur de cette loi, qui prendra effet en Janvier 2011, tant qu’il en est encore temps, des voix  s’élèvent contre cette censure.

Revue de presse :

Source : EURO/TOPICS (Revue de presse européenne Indépendante)

Hírszerző - Hongrie
La fin de la liberté de la presse
Avec la nouvelle loi hongroise sur les médias, qui entrera en vigueur au 1er janvier 2011, une période difficile débute pour la liberté de la presse dans le pays, estime le portail d'information Hírszerző : "La loi sur les médias sera naturellement appliquée, ce qui veut dire que l'autocensure sera de nouveau déterminante pour des pans entiers de l'opinion publique hongroise. Il est aussi pratiquement certain que de nombreux rédacteurs et éditeurs tenteront de s'adapter à cet 'environnement législatif modifié' et procéderont à de subtils ajustements à son contenu. Ce qui nous attend à partir du mois de janvier est tout sauf amusant. Personne ne doit s'imaginer que la campagne de la majorité gouvernementale contre la libre opinion publique sera de courte durée. … Nous devons nous préparer à ce que le gouvernement et l'autorité médiatique qui lui est soumise tentent systématiquement de saigner les propriétaires des médias critiques du gouvernement, ou de les contraindre à un contenu d'une bienveillante neutralité." (22.12.2010)
» article intégral (lien externe, hongrois)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Liberté de la presse, » Médias, » Hongrie
Tous les textes disponibles de » Gábor Gavra

22 décembre 2010

La France, l'Allemagne et la Suède appèlent leurs ressortissants à quitter la Côte d'Ivoire

Information :


Les ressortissants européens appelés à quitter la Côte d'Ivoire

Le Point - ‎Il y a 2 heures ‎
Un appel suivi par l'Allemagne et la Suède. Une "détérioration de la sécurité" et "de nouveaux affrontements" sont "prévisibles", prévient Berlin. La France, l'Allemagne et la Suède ont recommandé mercredi à leurs ressortissants de quitter la Côte

Chine : Complément d'information sur mon article précédent

Éditorial de lucienne magalie pons



 Source : EURO/TOPICS

Il Sole 24 Ore - Italie
La Chine propose une aide coûteuse à Bruxelles
La Chine veut prendre des "mesures concrètes" pour apporter son aide dans la lutte contre la crise européenne de la dette.

 C'est ce qu'a annoncé le vice-Premier ministre chinois Wang Qishan mardi à Pékin, lors des discussions économiques et commerciales entre la Chine et l'Union européenne. Cette aide est la bienvenue, estime le journal économique Il Sole 24 Ore, mais elle est tout sauf désintéressée : "L'Union européenne est le partenaire commercial le plus important de la Chine. Une implosion de l'euro, ou ne serait-ce qu'une stagnation économique durable sur le Vieux Continent, aurait des effets particulièrement négatifs sur les exportations chinoises. A ces réflexions économiques s'ajoutent des considérations politiques. En aidant Athènes et Lisbonne à sortir de leur bourbier et en promettant une aide financière à toute l'Europe en cas de besoin, la Chine délivre un chèque en blanc à Bruxelles. Tôt ou tard, Pékin réclamera une contrepartie, avec des intérêts juteux. Et l'Europe ne pourra se soustraire à ses obligations." (22.12.2010)

 » informations complémentaires (lien externe, italien)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Budget, » Politique Economique, » Europe, » Chine
Tous les textes disponibles de » Luca Vinciguerra


Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia et le vice-Premier ministre Wang Qishan, mardi  21 décembre à Pékin lors des discussions commerciales annuelles entre la Chine et l'Union européenne.

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Editorial de Lucienne Magalie Pons 

Selon le Financial Times du Mercredi 22 décembre,   la Chine s'est engagée,  lors de ces discussions, à prendre de nouvelles initiatives "concertées" pour appuyer la stabilisation financière de l'Europe en citant de hauts fonctionnaires européens.

Le vice-Premier ministre Wang Qishan a  assuré  que Pékin ne ménagerait pas son soutien aux mesures de stabilisation financière prises par l'Europe "si nécessaire", écrit le quotidien.

Ndlr : hélas oui ce sera nécessaire si les pays Européens continuent à se tirer dans les pâtes en adoptant la politique de l’autruche tout en continuant à  plonger leurs becs  dans le  « caca  européen »,  en s’en rapportant à la modification du Traité de Lisbonne qui ne saurait intervenir avant 2013.

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L’oracle de Cassandre : La Chine profite  du « caca européen »   depuis pas mal de temps, et  les autruches européennes consentantes ne peuvent se prévaloir de leurs propres turpitudes, elles subissent et s’écrasent  en  espérant de la part de la Chine,  quelques  promesses de commandes dont les hypothétiques signatures  n’interviendront que quand  elles seront à sec, endettées jusqu’au cou , à genoux,  dans la position de mendiants tendant leur sibylles trouées.

ooOoo

.Aide-mémoire :

La Chine couvre l’Europe de  son « chapeau financier »  en profitant de ses faiblesses,  autrement dit  elle  profite de la crise pour s’installer  sur les marchés  Européens

La crise financière permet  à la Chine, qui dispose de 1900 milliards d'euros de réserves de change, des perspectives d'investissements appréciables

Son premier ministre, Wen Jiabao,  déclarait début Octobre à Athènes : que la Chine voulait  «faire un grand effort pour soutenir les pays de la zone euro

En Grèce, les Chinois, qui ont créé un fonds de 3,6 milliards d'euros pour aider les armateurs, se sont engagés à racheter des obligations dès que le pays reviendra sur les marchés financiers.

Ils attendent le moment propice pour à faire de même en Espagne  et au Portugal.

En Irlande, autre pays  touché par la crise, ils promettent de construire un centre de fabrication de produits locaux, évalué à 48 millions d'euros, dans la ville d'Athlone, qui pourrait créer 8000 emplois.

«La percée africaine était guidée par l'accès aux ressources énergétiques et aux matières premières. «  Mais la logique qui guide les entreprises chinoises en Europe est une logique de conquête de marchés», analyse Selon  Olivier Monange, associé du cabinet français DS Avocats, implanté en Chine depuis 1986.

Jin Qinglin, le président du CCPPC (Comité national de la conférence consultative politique du peuple chinois), a entériné  récemment à Varsovie deux grands accords commerciaux, l'un entre le producteur polonais de cuivre KGHM et China Mine Metal, l'autre entre le chimiste Ciech et Sinochem Plastics. 

Les Chinois, qui travaillent déjà sur un tronçon de l'autoroute entre Varsovie et Berlin, sont intéressés par tous les chantiers d'infrastructures du pays.

 Ils sont intéressés aussi  par les projets destinés à relier l'Allemagne à la Turquie ou à la Macédoine, ils ont l’œil sur tous les projets européens, qu’il s’agisse des routes, des voies ferrées, des ports, ils ont l’œil sur tout, rien ne leur échappe,   rien ne leur échappe, c'est le cas aussi du terminal cargo qu'ils souhaitent construire à Rome.

La  manœuvre politique  de la Chine  est de se rapprocher des pays forts de l'Europe, plus particulièrement de l’Allemagne, avec l’intention  d'avoir une influence sur les politiques économiques de Bruxelles.

En même temps, la Chine aux dents longues  et à la bourse pleine à craquer  ne chôme pas, elle continue à acheter   les obligations d'État des pays européens en difficulté, et  diversifie son portefeuille Bruxelles.

Sa tactique consiste à faire passer au second plan  la pression des Occidentaux qui veulent qu'elle réévalue au plus vite sa monnaie, le yuan.

Selon  l’analyse d’Olivier Monange, associé du cabinet français DS Avocats, implanté en Chine depuis 1986 : …..«La percée africaine était guidée par l'accès aux ressources énergétiques et aux matières premières ….mais  la logique qui guide les entreprises chinoises en Europe est une logique de conquête de marchés»,

Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...