18 octobre 2009

France Télécom : Didier Lombard lâché par les politiques ses anciens comettants !

article de lucienne magalie pons

Sous pression politique , Didier Lombard sommé de s’expliquer devant les députés de la vague de suicides qui secoue France Télécom, exclut de "quitter le navire", évidemment chacun défend son bifteck à n’importe quel prix.


Il porte seul virtuellement 25 suicides effectifs sur le dos….. Qui dit mieux ?


Pourtant Didier Lombard n’est pas seul responsable, il était l’opérateur d’une mission de casse sociale et il devient le bouc émissaire d’une politique de ressources humaines qui lui a été assignée lors de sa nomination, le voilà lâché par les politiques qui l’ont nommé et qui le prennent pour un kleenex maintenant qu’il rame dans la « cata », et désormais montré du doigt il se trouve seul à endosser les responsabilités de l’action de « dégraissage » des troupes, en autres actions , qu’il a accepté en toute connaissance de cause de porter sur son dos, lors sa nomination chez France Télécom.


Un retour de bâton qui devrait faire réfléchir ces dirigeants qui sont nommés pour matraquer les salariés et faire de la casse sociale sur commande sans aucune considération de la condition humaine et de sa fragilité face à des pressions psychologiques insoutenables et des disqualifications imméritées, dont j’ai pu mesurer la cruauté moi-même lorsque je travaillais comme Cadre dans un grand groupe à capitaux public et qu’en 1988 il fut décider de démanteler et restructurer ce groupe et d’en profiter pour jeter à la rue, c’est le mot, les cadres de plus de 54 ans, au profit de la politique des jeunes loups ! On a vu depuis ce que les jeunes loups aux dents longues mais sans sagesse et expérience ont fait en instituant dans les publiques et privés leur méthodes merdiques !


Bien entendu certains cadres qui faisait partie du sérail, valet des pouvoirs publics, âgés de plus de 54 ans ont été maintenus et reclassés dans d’excellentes conditions avec en plus des primes pour les récompenser d’avoir aidé la direction à se débarrasser de leur collègues. Certains jeunes aussi ont marché dans la combine et eux aussi ont été maintenus.


Les cadres licenciés ont ramés des mois et des mois pour retrouver un job, en sous classement, avec un salaire moindre dans des entreprises privées, certains sont tombés en dépression nerveuse sans pouvoir ressurgir jusqu’à l’âge de la retraite, avec la perte d’avantages que cela représente, mais à l’époque tout se passait sous silence. Je dois dire que pour ne pas rester au chômage j’ai accepté un poste trouvé par les petites annonces, avec un salaire minable et que j’ai du passer trois ou quatre ans pour redresser la pente en changeant d’entreprise.

Aujourd’hui on ne peut plus se taire, c’est trop grave il s’agit de suicides.


Le PDG de France Télécom sera auditionné durant "la première semaine de novembre" à l'Assemblée nationale, a annoncé, vendredi, le président de la commission des Affaires sociales Pierre Méhaignerie (UMP)


Ndlr : seul et abandonné de ses commettants, il pourra ainsi mesurer ce qu’il en coute d’avoir assumé une cruelle mission de dégraissage alors que son filet de protection politique vient de se retirer.

A moins qu’il ne s’agisse encore d’une audition de rattrapage !


Pour en savoir plus :


Revue de presse

Sous pression, Didier Lombard exclut de "quitter le navire"

Le Point - ‎17 oct. 2009‎

En plus de l'émotion des salariés, Didier Lombard doit faire face à la colère grandissante des politiques. Le pdg de France Télécom sera en effet auditionné durant "la première semaine de novembre" à l'Assemblée nationale, a annoncé, vendredi, ...

Didier Lombard contre vents et marées TF1

France Télécom : le PDG Didier Lombard ne démissionnera pas Le Parisien

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17 octobre 2009

Gandrange, vous m'en direz tant ...

article de lucienne magalie pons

Les médias n’en désarment pas, certains voient dans le voyage surprise de Nicolas Sarkozy en Moselle, une séance de « rattrapage », une astuce politique, une reprise en main des élus et des affaires locales, une opération de marketing, un virage de cuti qui le pousse au mea culpa, au pire « un bouche trou dans son agenda ».


D’autres estiment que son voyage est « un coup pour rien » en argumentant que Nicolas Sarkozy en annonçant la signature d'un contrat pour l’usine d'Hayange, la seule usine qui fabrique les rails de TGV qui n'est pas en danger pour le moment, cela ne provoquera pas de création d'emplois.


Moi je ne vois dans ce déplacement surprise que l’exercice de la manie chronique du Président qui a pour habitude de se saisir de tous les dossiers en court circuitant le Ministre concerné, pour se placer en évidence sur le terrain politique, économique et industriel en saisissant toutes les occasions. Le terrain social suit accessoirement cahin caha, ce n'est pas sa tasse de thé, sauf à s'en servir de prétexte pour nous faire avaler des promesses.


Je vois aussi dans ces allers et retours successifs et tous ses déplacements programmés ou surprise, dans tous ces tourbillons de cortège de voitures officielles, ces envols d'hélicoptères, un moyen de se défouler chez nous sur le sol national, depuis que le Président Obama lui a pipé sous le nez avec un talent indiscutable le rôle de médiateur international que Nicolas Sarkozy tentait de s'approprier.


Il ne manque pas en Moselle d’élus locaux, de dirigeants d’entreprises et des syndicalistes qui seraient prêts à se concerter pour envisager et mettre en œuvre des solutions, mais ils sont bloqués dans leur avancée par les décisions d’un Président qui veut imposer la sienne.


Souvenez-vous lors de sa toute première visite à Gandrange début 2008, le Président, qui n’était pas accompagné de sa toute récente épouse Carla Bruni Sarkozy, avait ironisé à contrario en disant : « Je dois dire que Gandrange comme voyage de noces, …..y a pas mieux", et bien il pourrait dire aujourd’hui dans la même veine d’ironie à contrario : « Je dois dire que Gandrange comme voyage de rattrapage …. y a pas mieux » en référence au peu de résultat politique positif et aux réactions pas très élogieuses que lui ont procuré ce voyage.

Pour regagner une audience à coup sur il suffirait qu'il reste sur son siège à l'Elysée, ce qui ne l'empêcherait de gouverner la France bien au contraire, qu'il révoque Frédéric Mitterrand, et conseille à son fils de ne pas brûler les étapes . Il aurait aussi fallu qu'il se désiste de son action civile dans le procès Cleastram, comme d'autres personnalités politiques, plus soucieuses de leur tranquillité que de leur honneur l'on fait pour ne pas s'exposer.


On nous dit que Nicols Sarkozy est entouré par une armada de Conseillers en communication, vu les résultats je me demande s'il ne faudrait pas examiner leur CV et leur compétence de plus près, la communication ca ne s'improvise pas sur les bancs du militantisme, et même ceux qui ont fait les études nécessaires s'ils n'ont pas le sens de la communication et le "nez" pour sentir d'où vient le vent "mauvais", ne sont pas efficaces. Le moins qu'ont puisse dire c'est qu'ils ne sont pas efficaces, au dernière nouvelles nous apprenons que le Président est à 38 % d'opinions favorables. Ils vont avoir du mal à redresser le tir avant les régionales.


En attendant qu'ils se reprennent, ca tire de tous les côtés et ça mouche !

Revue de presse :

Nicolas Sarkozy en phase mea culpa?

20minutes.fr - ‎Il y a 17 heures ‎
Sur le perron de la mairie de Gandrange, jeudi, le chef de l'Etat semble avoir fait amende honorable: «J'ai mesuré l'ampleur de la déception lors de ma ...
RFI - L'Union

Cleartsream : le Procès entrera la semaine prochaine dans une phase décisive ...

article de lucienne magalie pons


Clearstream : les enjeux de la prochaine et de la dernière semaine du procès


La semaine prochaine sera la dernière semaine du procès Clearstream, Lundi, l'avocat Thierry Herzog plaidera pour la partie civile Nicolas Sarkozy, mardi, le procureur de la République Jean-Claude Marin présentera les réquisitions du Parquet et les peines qu'il propose pour les accusés au nombre de cinq, mercredi, l'avocat Olivier Metzner portera, avec ses trois autres collègues, la défense de Dominique de Villepin.


Depuis le début de l’Affaire Clearstream avant et pendant le procès en cours, les médias et certains magistrats , dans leurs articles et déclarations et interventions , ont donné à cette affaire une telle dimension politique que l’on peut parler d’une « affaire d’état » ressenti comme telle par l’opinion publique, une affaire qui se réduirait à une rivalité politique entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin et un procès qui afficherait au grand jour un bras de fer Sarkozy-de Villepin, pourtant sont tout aussi concernés plus d'une centaine de personnalités citées dans des listings falsifiés.


Certaines personnalités d’envergure politique, il est vrai, ont préféré ne pas se porter partie civile peut-être par souci de se faire oublier. Quand on met un doigt dans l’appareil judiciaire d’une affaire devenue d’Etat, même en qualité de partie civile, on ne sait jamais jusqu’où ça peut aller !


Ne resteront donc à la « une » super médiatisée du procès la semaine prochaine, que les super stars : Nicolas Sarkozy partie civile, Dominique de Villepin dont je me refuse à penser qu’il puisse être sérieusement « accusé » , Thierry Herzog avocat de Nicolas Sarkozy , Olivier Metzner avocat de Dominique de Villepin et le Procureur Marin dont on peut penser que l’issue du procès influencera « honni soit qui mal y pense », la suite de sa carrière.

Les plaidoiries des autres parties civiles seront certainement sous- médiatisées au profit de celles qui mettront en vedette les stars incontestables du procès : Thierry Herzog défenseur de Nicolas Sarkozy, Olivier Metzner défenseur de Dominique de Villepin, et le procureur de la République Jean-Claude Marin dans la délivrance des réquisitions du Parquet.


Passeront aussi second plan sur la scène médiatique, les plaidoiries en défense des autres accusés, celle de la défense de Florian Bourges, l’ auditeur accusé d'avoir volé les listings de la chambre de compensation Clearstream, celle des défenseurs de Denis Robert, le journaliste, écrivain, accusé de recel des listings, celle d’Imad Lahoud, le falsificateur supposé et celle Gergorin, le « corbeau »manipulateur ou manipulé , ou les deux à la fois, on ne sait pas trop , que croire entre les mensonges d’un Imad Lahoud et les contradictions d’un Gergorin ?, soupçonné lui d'être l’initiateur de la manipulation passeront au second plan, pourtant ce sont précisément ces accusés qui sont les auteurs, acteurs, initiateurs pour tout dire magouilleurs aux multiples facettes de la manipulation d’origine.


On le voit bien l’affaire Clearstream et son procès sont bien devenus une « Affaire d’état » et pour tout dire une affaire et un procès dont les enjeux sont devenus politiques pour les parties en présence, en premier lieu pour l’avenir politique de Dominique de Villepin mais aussi pour l’avenir politique de Nicolas Sarkozy, avec en un enjeu qui la crédibilité du monde de la magistrature puisque l’issue du procès influencera qu’on le veuille ou non sur la suite de la carrière du Procureur Marin


Des personnalités politiques et des citoyens se regroupent de plus en plus nombreux autour de lui pour le soutenir non seulement dans les épreuves qu’il traverse avec courage et dignité, mais encore pour le soutenir dans son avenir politique et en parallèle on peut voir que des polémiques violentes ébranle le Pouvoir et sa majorité.

On le voit la marge de manœuvre du Procureur de la République se trouve enferrée entre deux feux attisés par l’actualité politique et sans doute sa mission sera difficile à accomplir dans la sérénité et la sagesse de la justice, comme le souhaiterait l’opinion publique attachée à l’impartialité de la justice.


Après une semaine de procès qui s’annonce comme décisive, le président Pauthe et de ses deux assesseurs se retireront alors dans leur cabinet pour réfléchir aux mots échangés et aux pièces déposées devant eux. A partir de Vendredi soir, ils devront « plancher » jusqu’aux prononcés ultérieur des jugements et des peines.


ooOoo


Il n’est pas inutile de rappeler qu’avant cette dernière semaine décisive du Procès Clearstream, dans un long entretien accordé au Figaro sur tous les sujets d’actualités nationaux et internationaux, le président de la République a aussi dit quelques mots sur l’affaire Clearstream pour s’expliquer d’avoir utilisé le mot « coupables » dans une récente interwiev de TF1 alors qu’il se trouvait aux Etat Unis pour le dernier G20 :


Extrait :


Le Figaro : Regrettez-vous d'avoir commenté l'affaire Clearstream et l'emploi du mot «coupables», lors de votre dernière interview télévisée ?


Nicolas Sarkozy : Ce que je voulais, c'est que la vérité éclate. Elle est en train d'éclater. Le mieux à faire est de laisser se dérouler ce procès, de faire confiance à la justice et de s'abstenir de tout commentaire. J'aurais été mieux inspiré de le faire dès le début »


Fin de l’extrait

.


Ndlr : ce petit mea culpa n'est pas coutumier chez Nicolas Sarkozy .... Je ne m'en étonne pas, plusieurs membres de l'UMP sont de fidèles Villepenistes et des personnalités et citoyens de plus en plus nombreux se regroupent autour de Dominique de Villepin, et dans la période actuelle où les salves d'artilleries fusent de tous côtés dans les polémiques contre le Pouvoir , il convient pour le Chef de l’Etat de ne pas tenir des propos qui risqueraient de provoquer une polémique encore plus virulente que les deux principales en cours.

« Laisser se dérouler ce procès et faire confiance à la justice et s’abstenir de tout commentaire » a dit le Chef de l’Etat, soit ….


Mais il ne faut pas oublier qu’un Conseiller de l’Elysée a affirmé il y a quelque temps déjà, - dans un ouvrage intitulé « Justice, le ministère infernal » de Matthieu Delahousse, qu’il conseille Nicolas Sarkozy dans le cadre de l’affaire Clearstream : "Ses intérêts sont défendus par un duo formé de Thierry Herzog (l'avocat de M. Sarkozy, ndlr) et moi-même. Mais je ne suis pas dans un conflit d'intérêts", soutient M. Ouart.

Monsieur Nicolas Sarkozy vient de dire qu’il « faut faire confiance à la justice et de s’abstenir de tout commentaire » et nous l’avons entendu, mais il n’a pas ajouté comme nous l’aurions souhaité entendre « et de toute intervention »


Alors on peut-on penser sérieusement qu’en sous main l’Elysée en la personne de Patrick Ouart, Conseiller de Nicolas Sarkozy n’intervient pas ?


Pour en revenir à Patrick Ouart qui rappelons- le a affirmé en parlant du Chef de l’Etat, …"Ses intérêts sont défendus par un duo formé de Thierry Herzog (l'avocat de M. Sarkozy, ndlr) et moi-même. Mais je ne suis pas dans un conflit d'intérêts », Maitre Metzner avocat au procès de Dominique de Villepin a réagit à l’époque en ces termes :


…… "le conseiller justice de l'Elysée se pose en co-défenseur de Nicolas Sarkozy, c'est gravissime comme propos". "Il est payé par qui? Par les Français. Il se commet d'office aux frais de l'Etat", a-t-il dénoncé.


Maître Metzner avait du reste remis aussi les horloges à l’heure en s’élevant du même coup contre les déclarations de M. Guéant qui avait défendu l'emploi du mot "coupables" par le président, ( …. ."En général, les coupables figurent parmi ceux qui sont présentés par les juges", avait affirmé Claude Guéant) mais l’avocat Maitre Metzner avait dénoncé une nouvelle atteinte à la présomption d'innocence de son client par le secrétaire général de l'Elysée qui "sort de son poste", avait-il souligné.

article de lucienne magalie pons

Le testament d'une Reine


publié par lucienne magalie pons
en souvenir de la Reine de France



Marie Antoinette

- Née à Vienne, 2 novembre 1755 – morte guillotinée à Paris, le 16 octobre 1793 -

Archiduchesse d'Autriche, princesse impériale, princesse royale de Hongrie et de Bohême, dauphine de France, reine de France et de Navarre (1774–1793), épouse de Louis XVI de Bourbon, roi de France, sœur de Joseph II d'Autriche et de Léopold II d'Autriche.

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Le Testament de la Reine de France, Marie Antoinette

Marie-Antoinette, écrivit pieusement quelques heures avant sa mort à sa belle-sœur, Madame Élisabeth sœur du Roi Louis XVI la lettre qui après plus de deux siècles, émeut encore d’admiration et de respect. Nous la reproduisons ici en entier : elle éclaire d’une lumière tout à la fois vive et paisible l’âme et la pensée de la reine martyre au seuil de la mort

Ce 16 octobre, à quatre heures et demie du matin.

« C’est à vous, ma sœur, que j’écris pour la dernière fois. Je viens d’être condamnée, non pas à une mort honteuse – elle ne l’est que pour les criminels – mais à aller rejoindre votre frère ; comme lui innocente j’espère montrer la même fermeté que lui dans ses derniers moments. Je suis calme comme on l’est quand la conscience ne reproche rien. J’ai un profond regret d’abandonner les pauvres enfants. Vous savez que je n’existais que pour eux et pour vous, ma bonne et tendre sœur, vous qui avez par votre amitié tout sacrifié pour être avec nous. Dans quel état je vous laisse ! J’ai appris par le plaidoyer même du procès que ma fille était séparée de vous. Hélas ! la pauvre enfant, je n’ose pas lui écrire, elle ne recevrait pas ma lettre, je ne sais pas même si celle-ci vous parviendra. Recevez pour eux deux ici ma bénédiction ; j’espère qu’un jour, lorsqu’ils seront plus grands, ils pourront se réunir avec vous et jouir en entier de vos tendres soins. Qu’ils pensent tous deux à ce que je n’ai cessé de leur inspirer : que les principes et l’exécution exacte de ses devoirs sont la première base de la vie, que leur amitié et leur confiance mutuelle en fera le bonheur.

« Que ma fille sente qu’à l’âge qu’elle a (Madame Royale était dans sa quinzième année) elle doit toujours aider son frère par les conseils que l’expérience qu’elle aura de plus que lui et son amitié pourront lui inspirer ; qu’ils sentent enfin tous deux que dans quelque position où ils pourront se trouver ils ne seront vraiment heureux que par leur union ; qu’ils prennent exemple sur nous. Combien, dans nos malheurs, notre amitié nous a donné de consolation ! et dans le bonheur on jouit doublement quand on peut le partager avec un ami, et où en trouver de plus tendre, de plus uni que dans sa propre famille ? Que mon fils n’oublie jamais les derniers mots de son père que je lui répète expressément :

« Qu’il ne cherche jamais à venger notre mort.

« J’ai à vous parler d’une chose bien pénible : je sais combien cet enfant doit vous avoir fait de la peine (allusion aux propos que les commissaires de la Convention arrachèrent au Dauphin, un enfant de huit ans, qu’on avait abruti physiquement et moralement et qui n’avait plus sa pensée à lui). Pardonnez-lui, ma chère sœur, pensez à l’âge qu’il a et combien il est facile de faire dire à un enfant ce qu’on veut et même ce qu’il ne comprend pas. Un jour viendra, j’espère, où il ne sentira que mieux le prix de vos bontés et de votre tendresse pour tous deux (le fils et la fille de la reine).

« Il me reste à vous confier encore mes dernières pensées. J’aurais voulu les écrire dès le commencement du procès, mais, outre qu’on ne me laissait pas écrire, la marche a été si rapide que je n’en aurais réellement pas eu le temps.

« Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle de mes pères, dans celle où j’ai été élevée et que j’ai toujours professée, n’ayant aucune consolation spirituelle à attendre, ne sachant pas s’il existe encore ici des prêtres de cette religion, et même le lieu où je suis les exposerait trop s’ils y entraient une fois. Je demande sincèrement pardon à Dieu de toutes les fautes que j’ai pu commettre depuis que j’existe ; j’espère en sa bonté. Il voudra bien recevoir mes derniers vœux, ainsi que ceux que je fais depuis longtemps pour qu’il veuille bien recevoir mon âme dans sa miséricorde et sa bonté. Je demande pardon à tous ceux que je connais et à vous, ma sœur, en particulier, de toutes les peines que, sans le vouloir, j’ai pu leur causer. Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu’ils m’ont fait. Je dis ici adieu à mes tantes et à tous mes frères et sœurs. J’avais des amis : l’idée d’en être séparée pour jamais et leurs peines sont un des plus grands regrets que j’emporte en mourant ; qu’ils sachent au moins que, jusqu’à mon dernier moment, j’ai pensé à eux.

« Adieu, ma bonne et tendre sœur ; puisse cette lettre vous arriver. Pensez toujours à moi ; je vous embrasse de tout mon cœur ainsi que ces pauvres et chers enfants. Mon Dieu, qu’il est déchirant de les quitter pour toujours ! Adieu, adieu ! je ne vais plus m’occuper que de mes devoirs spirituels. Comme je ne suis pas libre dans mes actions, on m’amènera peut-être un prêtre ; mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un mot et que le traiterai comme un être absolument étranger. » (La reine n’admettait pas le caractère ecclésiastique des prêtres assermentés.)

Madame Élisabeth, bien loin d’entrer en possession de ces pages qu’on a nommées le Testament de Marie-Antoinette, n’apprit même pas la mort de sa belle-sœur. Quand elle fut à son tour transférée de la tour du Temple à la prison de la Conciergerie, elle demanda au concierge Richard des nouvelles de la reine :

– Oh ! Elle est très bien, il ne lui manque rien.

Madame Élisabeth n’apprendra la mort de sa belle-sœur qu’au moment de gravir à son tour les marches de l’échafaud. Franchissant le seuil de la Conciergerie pour aller à la mort, elle pria le concierge Richard de dire son fidèle souvenir à la sœur qu’elle ne reverrait plus. Alors l’une des dames qui allaient être conduites au supplice avec elle, – parmi lesquelles Mme de Sénozan, sœur du ministre Malesherbes qui, devant la Convention, avait été l’un des défenseurs du roi, et Mme veuve de Montmaurin, – lui dit tout uniment :

– Madame, votre sœur a subi le sort que nous allons subir nous-mêmes dans un instant.



En mémoire de Marie Antoinette, Reine de France, Archiduchesse d'Autriche



Marie Antoinette

- Née à Vienne, 2 novembre 1755 – morte guillotinée à Paris, le 16 octobre 1793 -

Archiduchesse d'Autriche, princesse impériale, princesse royale de Hongrie et de Bohême, dauphine de France, reine de France et de Navarre (1774–1793), épouse de Louis XVI de Bourbon, roi de France, sœur de Joseph II d'Autriche et de Léopold II d'Autriche.

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En mémoire de la Reine de France





Marie Antoinette- Née à Vienne, 2 novembre 1755 – morte guillotinée à Paris, le 16 octobre 1793

Archiduchesse d'Autriche, princesse impériale, princesse royale de Hongrie et de Bohême, dauphine de France, reine de France et de Navarre (1774–1793), épouse de Louis XVI de Bourbon, roi de France, sœur de Joseph II d'Autriche et de Léopold II d'Autriche.

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Le 16 Octobre 1793, Marie Antoinette Reine de France est guillotinée à Paris place Louis XV (actuellement place de la concorde)

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En Octobre 1793, concentré dans les mains du Comité du Salut Public qui fonctionne sous l'influence de Robespierre, " le Dictateur sanguinaire", le Tribunal Révolutionnaire n’est qu’un instrument servile soumis aux exigences d’une politique passionnée.


Ses coups vont porter sur les têtes illustres, Marie Antoinette est frappée la premières après quatorze mois d’humiliations et de tortures, qui n’avaient pas apporté sur elle la pitié publique ni atténué la haine d’une population révolutionnaire et sanguinaire.


Transférée depuis deux mois du Temple à la Conciergerie, traitée plus bas que l’aurait été une prisonnière ordinaire, gardée dans sa chambre à vue nuit et jour par deux gendarmes, elle est appelée le 14 Octobre 1793 au Tribunal Révolutionnaire


.Qui aurait pu reconnaître ce jour là dans cette femme aux cheveux blanchis, au teint pale, aux traits creusés avant l’âge par les deuils, les souffrances et les larmes, vêtue d’humbles vêtements noirs, la jeune et merveilleuse Reine de France qui animait de sa présence quelques années auparavant les fêtes brillantes de Versailles ?


Le Président du Tribunal lui demande son nom, elle répond : Marie Antoinette de Lorraine d’Autriche, son état : Veuve de Louis Capet, ci-devant Roi des Français, son âge : 38 ans.


Lecture lui est donnée de l’acte d’accusation dressé contre elle par l’accusateur public Fouquier- Tinville.

Les crimes dont la charge le réquisitoire avec une exagération insultante, sont « d’avoir conspiré contre la France, d’avoir été depuis son arrivée dans le royaume, le fléau et la sangsue de la nation, d’avoir dès avant 1789 eu avec son frère le Roi de Hongrie et de Bohème, des rapports politiques contraires aux intérêts de la France, , d’avoir dilapidé le trésor par des profusions effroyables, pour satisfaire à des plaisirs désordonnés et payer les agents de ses intrigues ; d’avoir, à différentes époques , fait passer à l’empereur des millions qui lui avaient servi à soutenir la guerre contre nous. »


On l’accuse aussi de n’avoir pas cessé depuis la Révolution d’entretenir des correspondances criminelles avec les puissances étrangères et d’avoir exercé toutes sortes de manœuvres pour opérer la contre-révolution dans l’intérieur de la République.


On lui reproche d’avoir abusé de son ascendant sur l’esprit du ci-devant roi son époux pour le pousser dans les voies réactionnaires, dans une conspiration permanente contre la Révolution et on fait retomber sur la Reine la responsabilité directe des journées des 5 et 6 octobre, de la fuite de Varennes, des fusillades du Champ de Mars et de la catastrophe du 10 aout .


Mais Fouquier Tinville ne s’attaque pas seulement à la Reine, il s’attaque aussi à la Mère. Spéculant sur les calomnies ignobles longtemps répandues dans le peuple sur les mœurs prêtées à Marie Antoinette , calomnies imaginées et soutenues par l’infâme Hébert, Fouquier- Tinville dans son réquisitoire ose articuler contre Marie Antoine une accusation infâmante : « Immorale sous tous les rapports et nouvelles Agrippine, la veuve Capet est si perverse et si familière avec tous les crimes , qu’oubliant sa qualité de mère et les limites prescrites par la nature, elle n’a pas craint de se livrer avec Louis Charles Capet, et de l’aveu de ce dernier, à des indécences dont l’idée et le nom seul font frémir d’horreur »


Ce fut la seule accusation dont Marie Antoinette outragée se montra émue. A toutes les précédentes dépositions formulées contre elle, elle était restée froide.


Et quand l’odieux Hébert vient répéter en personne devant le Tribunal en des termes grossiers et orduriers, les déclarations qu’il prétend lui avoir été faites par l’enfant lui-même, elle ne put réprimer un frémissement d’indignation. Elle se reprit cependant et s’enferma dans un silence absolu.


Un juré alors insista et exigea qu’elle s’exprime. Marie Antoinette se leva alors et sans trembler, d’un accent poignant qui ne pouvait partir que du cœur d’une mère, elle prononça puissamment ces mots célèbres : « Si je me suis tue, c’est que la nature se refuse à répondre à une pareille inculpation. J’en appelle à toutes les mères qui peuvent se trouver ici »

La souffrance contenue dans cette réponse si simple et si touchante remua profondément l’auditoire – et pourtant quel auditoire -, à tel point que le président, dans son résumé n’osa pas reprendre cet incident, dont la réprobation générale avait fait justice.


De nombreuses autres dépositions remplirent trois séances du Tribunal, dont aucune preuve directe ne put ressortir. Mais à quoi bon tous ces débats dérisoires, tout était réglé d’avance, le Comité de Salut Public voulait la tête de Marie Antoinette et le Tribunal révolutionnaire était dans ses mains sinistres son « exécuteur » servile.

Les avocats de la Reine, désignés d’office pour la défendre, Chauveau Lagarde et Tronçon-Ducoudray, prononcèrent l’un et l’autre quelques paroles qu’ils savaient d’avance inutiles.


Le Président posa alors aux jurés les questions suivantes :

- Est-il constant qu’il ait existé des manœuvres et des intelligences avec les puissances étrangères, et autres ennemis extérieurs de la République, les dites manœuvres et intelligences tendant à leur fournir des secours ou argent, à leur donner l’entrée du territoire Français, et à y faciliter le progrès de leurs armes ?

- Marie Antoinette d’Autriche, veuve de Louis Capet, est-elle convaincue d’avoir
coopéré à ces manœuvres et d’avoir entretenu ces intelligences ?

- Est-il constant qu’il a existé un complot et conspiration tendant à allumer la guerre civile dans l’intérieur de la République ?

- Marie Antoinette d’Autriche, veuve de Louis Capet, est-elle convaincue d’avoir
participé à ce complot et à cette conspiration ?

Après avoir délibéré, les jurés rapportèrent une réponse affirmative sur toutes les questions

L’arrêt fut prononcé le 16 Octobre :

« Marie-Antoinette est condamnée à mort pour haute trahison »


Marie Antoinette entendit la sentence terrible avec un calme impassible, il était 4 heures du matin, elle sortit du Tribunal sans prononcer un seul mot, on la ramena à son cachot escortée par des gardes.

Elle pria alors un long temps, puis elle écrivit à Madame Élisabeth, la sœur de Louis XVI, une lettre ou figure cette phrase : « Je viens d'être condamnée, non pas à une mort honteuse, elle ne l'est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère », et ne dormit que quelques heures.

NOTE : Au vu des pièces du procès, la condamnation n'est pas basée sur des faits avérés.

En réalité, il fallait condamner la « veuve Capet » comme Robespierre et ses amis l’avait décidé.


ooOoo

Le dernier jour de Marie Antoinette, Reine de France


16 octobre 1793

Huit heures

Marie-Antoinette s’apprête à s’habiller pour aller à l’échafaud. Elle passe dans la petite ruelle qui se trouve entre son lit de sangle et la muraille, déploie elle-même sa chemise, se baisse, abat sa robe pour changer de linge une dernière fois – brusquement elle s’arrête.


Le gendarme de service s’approche et, les coudes sur l’oreiller, la tête entre les mains, la regarde effrontément.

« Sa Majesté ! avertit Rosalie Lamorlière qui la sert.


La Reine remet son fichu sur ses épaules et, avec douceur, dit à ce jeune homme :

« – Au nom de l’honnêteté, monsieur, permettez que je change de linge sans témoin.

« – Je ne saurais y consentir, répond le gendarme, mes ordres portent que je dois avoir l’œil sur tous vos mouvements. »

Quel horreur ! Ce gendarme à plat ventre sur le lit, suit d’un regard malpropre la reine qui change de linge pour aller à la mort !


« Le trouble que me causait la brutalité du gendarme, dira plus tard Rosalie Lamorlière, ne me permit pas de remarquer si la princesse avait encore le médaillon de M. le Dauphin ; mais il me fut facile de voir qu’elle roulait soigneusement sa pauvre chemise ensanglantée. Elle la renferma dans une des manches comme dans un fourreau, puis serra ce linge dans un espace entre l’ancienne toile à papier et la muraille. »


En vain la reine demande au moment du départ, qu’on lui permette de se retirer un instant pour un pressant besoin : on l’oblige à s’arrêter, dans un coin de la chambre, sous les yeux de tout le monde.


Onze heures


Vainement la reine demande qu’on ne lui lit pas les mains, le bourreau Charles-Henri Samson les lui noue dès la Conciergerie, si étroitement que le curé Girard, durant le trajet, pour soulager un peu la pauvre femme, tient constamment sa main appuyée sur son bras gauche. L’extrémité de la corde est tenue par le bourreau.

Le lieutenant de gendarmerie Debusne spécialement attaché aux tribunaux a la charge de l’escorter au supplice. En cette circonstance il commet ce qui sera considéré plus tard comme un triple crime :

1° Il escorte la condamnée en tenant son chapeau à la main ;

2° Il va lui chercher un verre d’eau qu’elle demande ;

3° Pour l’aider à descendre l’escalier de la Conciergerie, il lui offre le bras.


(Le soir même, il devait être dénoncé par un de ses subordonnés, le gendarme Jourdeuil. Debusne qui avait osé se conduire en ces circonstances si douloureusement graves avec la plus élémentaire décence, pour échapper à un sort fatal dut s’abaisser à s’excuser)


Au milieu d’une nombreuse force armée, escortée d’une populace immense qui ne l’épargne pas de ses ignobles cris, vociférations et imprécations, Marie Antoinette est conduite dans une charrette, au lieu de son supplice,

La charrette avance lentement sous une pluie d’injures grossières. Marie-Antoinette est assise sur une planche. Elle porte une jupe blanche tombant sur son jupon noir, une camisole de nuit en piqué blanc, un ruban de faveur noir noué autour du poignet ; sa tête est coiffée d’une bonnette de linon blanc comme celles que portent les femmes du peuple, ornée d’un petit ruban noir. (Elle avait inutilement prié qu’on la laissât aller au supplice tête nue.)


Ses cheveux blancs sont coupés ras autour du bonnet. Elle est pâle, mais ses pommettes sont très rouges, ses yeux injectés, ses cils immobiles, son regard semble celui d’une aveugle. Derrière elle, sur la charrette, se tient l’exécuteur des hautes œuvres, Samson, une manière de colosse, et son aide auprès de lui.

Rue Saint-honoré, la charrette s’arrête un instant, un enfant, que sa mère élève dans ses bras, lui envoie un baiser de ses petites mains qui battent l’air ensuite d’un petit geste joyeux. La reine lui répond d’un sourire et émue laissent échapper quelques larmes, les seules qu’elle verse durant le trajet qui se poursuit parmi les huées d’une populace excitée.


La reine parle peu avec le prêtre constitutionnel qui l’assiste. À un moment donné celui-ci éleva un petit crucifix d’ivoire.


On s’arrête un instant devant le portail de l’église Saint-Roch.


A un moment l’effroyable comédien Grammont qui en qualité d’adjudant de la garde nationale commande l’escorte monté sur un cheval brun et chevauche près de la charrette brandit l’épée qu’il tient en main et s’écrie après un vigoureux juron :


– La voilà, l’infâme Antoinette !... Elle est f... mes amis !


(Le cruel citoyen Grammont s’était distingué à Versailles lors du massacre des prisonniers d’Orléans exploits qu’il avait couronnés en buvant dans le crâne d’une de ses victimes – du moins il s’en est vanté)


Midi


Les terrasses des Tuileries sont chargées de curieux. La place de la Révolution grouille d’une foule haletante d’où surgissent des centaines de baïonnettes.


Arrivée sur la place, la reine qui, jusque-là, durant tout le trajet a paru indifférente à tout ce qu’elle a pu avoir devant les yeux, tourne la tête du côté du jardin des Tuileries. À ce moment son visage devient entièrement blanc, y compris les pommettes d’où s’efface la teinte rouge qui les colorait. À la vue des lieux qui lui rappellent de si poignants souvenirs, le sang lui afflue au cœur.


Marie-Antoinette se ressaisit, descend de la charrette « avec légèreté et promptitude, sans avoir besoin d’être soutenue, bien que ses mains soient toujours liées », écrit l’auteur du Magicien républicain.

S’approchant de l’échafaud, elle en monte l’escalier de bois « à la bravade », diront les journaux, « avec calme et une tranquillité insolente ».


Elle s’arrange elle-même pour le supplice.


Avant d'être guillotinée, la reine marche par inadvertance sur le pied de son bourreau. Elle se retourne vers lui et lui dit « excusez-moi, monsieur ».


Puis Marie Antoinette s’abandonnant alors chrétiennement à Dieu, plutôt qu’a ses bourreaux, subit avec une grande dignité cet horrible mort.


Le couperet tombe aussitôt


À midi un quart, elle avait cessé de vivre.


Un aide du bourreau tend à la foule une tête blême où battent encore les paupières. Quelques cris : « Vive la République ! », cris mal assurés car une grande partie de la foule est demeurée bouche bée ; silencieuse, saisie de respect et d’émotion.


Le même jour, en exécution du décret rendu par la Convention, sur la proposition de Barrère, la dépouille mortelle du Premier Dauphin fils aîné de Louis XVI et de Marie-Antoinette, du premier Dauphin, fut sortie de sa tombe à Saint-Denis et profanée.

ooOoo


Retour du sort : Malgré les victoires révolutionnaires de 1794, la situation politique de Robespierre bat de l’aile et se dégrade. Après avoir soutenu avec ses amis du Comité de Salut Public, la Grande Terreur, ses crimes et ses exécutions, Robespierre dit« l’Incorruptible » ou encore « Le Dictateur Sanguinaire », Saint Just son ami, dit « l’Archange de la terreur » ou encore l’Archange de la Révolution » et plusieurs de leurs partisans sont contestés par Billaud -Varenne et Collot d’Herbois du Comité de sûreté Général Au cours d’ une journée houleuse, les adversaires de Robespierre nouent un complot avec le centre de l’Assemblée. Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) Robespierre, invectivé de toutes parts est empêché de s’exprimer à la Convention, il a la gorge serrée, Garnier de l’Aube lui jette " Le sang de Danton t’étouffe ! ". Puis soudain un nommé Louchet, tout juste connu, propose : « Je demande le décret d’accusation contre Robespierre ! " Le silence venu d’un seul coup envahit l’Assemblée, mais des députés commencent à applaudir, puis c’est tout l’ensemble, la proposition est votée à main levée.... Il est quatre heures de l’après-midi.


Le 28 Juillet, Robespierre et ses partisans les plus proches sont arrêtés et incarcérés à la Conciergerie dont ils seront extraits à trois heures de l’après midi pour être traduits devant le Tribunal Révolutionnaire.


L’accusateur public, ce même Fouquier-Tinville qui s’était acharné contre la Reine dans son réquisitoire insultant, va requérir contre ses anciens chefs décrétés « hors la loi » ; pour eux pas d’interrogatoire, pas de défense, on constate simplement l’identité des accusés, quelques heure plus tard tout est fini pour eux


Ainsi en fin de l’après midi du 28 Juillet 1794 , Robespierre, son jeune frère Augustin, Saint-Just, Couthon et dix-sept autres de leurs partisans sont guillotinés place de la Révolution, (autrefois place Louis XV, aujourd’hui place de la Concorde) en présence d’une foule houleuse, menaçante et sanguinaire qui hurle « A bas le tyran » ! Quatre-vingt de ses autres partisans seront exécutés les jours suivants.

la République Bananière de Stéphane Guillon

article de lucienne magalie pons

Un peu d'humour distillé par un Stéphane de grand talent : cette vidéo a été visitée plus de 300.000 sur Dailymotion :




16 octobre 2009

Actualités de Monsieur de Villepin

information de lucienne magalie pons

J'ai sélectionné à votre intention à partir du blog 2Villepin.free.fr des photos et le début de deux articles relatant les toutes dernières actualités de Monsieur de Villepin .

Pour lire la suite de chacun de ces deux articles, il convient de se rendre directement sur le blog 2Villepin.fr à l'adresse suivante :

cliquez :

2Villepin - Blog sur Dominique de Villepin



Dominique de Villepin à l'EDHEC Lille







Dominique de Villepin était jeudi soir l'invité de l'Association L'Agora à l'EDHEC Lille.

L'ancien Premier Ministre a reçu une standing ovation du public et son intervention était diffusée simultanément dans 3 autres amphis de l'école de commerce lilloise. Au total, plus de 700 étudiants ont participé à cette rencontre.

Dominique de Villepin a notamment évoqué l'attribution du Prix Nobel de la Paix à Barack Obama, la polémique en cours sur la nomination à la tête de l'EPAD de Jean Sarkozy, ainsi que sur les regrets de Nicolas Sarkozy sur son usage du mot "coupables" au sujet des prévenus du procès Clearstream.

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Dominique de Villepin dans Le Nouvel Observateur: Les confidences d'un accusé ou "Sarkozy m'a ressuscité"

A quoi ressemble un homme promis au croc du boucher quand il n'est pas sur le banc des «coupables» ? Au rez-de-chaussée d'un hôtel particulier qui lui sert de bureau, avenue Foch à Paris, Dominique de Villepin porte un jean délavé et une chemise à carreaux. Ne pas se fier à la tenue faussement négligée. A quelques jours des plaidoiries et après trois semaines de débats qui en auraient épuisé plus d'un, le prévenu est remonté comme une pendule, prêt à démontrer à tous ceux qui le croient «fini» qu'il ne fait que commencer. Il renaît de ses cendres et son sauveur s'appelle... Nicolas Sarkozy. «Il m'a offert une légitimité bien plus grande encore que celle des urnes. Je suis celui qui lui résiste. Le seul, le dernier. Sarkozy m'a ressuscité.» L'effet Clearstream ou Lazare-Villepin sortant de son tombeau.

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Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...