25 janvier 2012

Nixolas Sarkozy : 1°/ Voeux au Monde de la Culture- 2°/ Voeux à la France d'Outre-Mer

Éditorial de lucienne magalie pons



1°/ Mardi 24 Janvier à Marseille : Vœux à la Culture


Des professionnels de la culture, et des personnalités locales d'opposition et syndicalistes du monde du spectacle avaient organisé mardi à Marseille des contre-voeux et ont manifesté, boycottant le discours de Nicolas Sarkozy, qui présentait à Marseille ses vœux à la culture.

A l'invitation du maire socialiste des 1er et 7e arrondissements de Marseille, Patrick Mennucci, en début de matinée une quarantaine de représentants de troupes, d'espaces culturels, d'associations, de théâtres et de cinémas ont participé à la cérémonie de contre-vœux organisée dans un espace musical proche de la Canebière.

"Il ne s'agit pas d'un boycott, mais nous ne répondons pas à cette invitation à aller à un meeting de Nicolas Sarkozy", a précisé Monsieur Mennucci, en déplorant l'utilisation "d'argent public pour la campagne du candidat Sarkozy".

"Nous contestons sa politique culturelle qui fait des dégâts terribles dans ce département et dans cette ville avec la limitation drastique des moyens de l'Etat dans les troupes, les compagnies et les festivals...", a ajouté cet élu qui est également vice-président du conseil régional Paca, en charge de la culture et du patrimoine.

Des propos repris par plusieurs acteurs culturels présents à cette contre-cérémonie, comme Didier Siguret, responsable de l'Aflam, une association qui depuis 10 ans diffuse le cinéma arabe sur Marseille avec "plus aucune aide de la Drac (direction des Affaires culturelles)".

Sarkozy "ne s'intéresse pas à la culture qui nous transporte, nous travaille et nous fait comprendre le monde", a estimé de son côté le journaliste et essayiste Frédéric Martel, auteur de "J'aime pas le Sarkozysme culturel", dénonçant une culture "instrumentalisée" par le pouvoir.

Un peu plus tard dans la matinée, une centaine de personnes manifestaient "symboliquement" devant le siège de l'organisation de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture, répondant à l'appel de la Fédération des syndicat CGT du spectacle.

Sur une banderole, on pouvait lire notamment: "La culture n'est pas à vendre. Nous la défendrons".

Des représentants CGT de plusieurs entreprises du secteur industriel en lutte dans les Bouches-du-Rhône s'étaient joints à la manifestation, notamment des salariés de la SNCM, d'Arkema (chimie) ou de Fralib (groupe Unilever), la petite entreprise de thé de Gémenos (Bouches-du-Rhône) devenue le symbole de la lutte contre les délocalisations.

Un incident a troublé vers sa fin l’intervention du Président Nicolas Sarkozy alors qu’il présentait à Marseille ses vœux au monde de la culture, une femme "à la voix forte" a interpellé vivement le président Nicolas Sarkozy, sur le coût de la cérémonie, qu'elle jugeait "honteux" à l'aune des problèmes de financement de certaines associations.

Un moment après, le chef de l'Etat quittait le chantier du futur Musée des civilisations Europe Méditerranée, où il venait de terminer son discours de vœux, elle s'est encore offusquée: "C'est honteux, combien a coûté la cérémonie?" Aussitôt interpellée, puis entendue par les policiers "en audition libre", elle a expliqué s'être offusquée du montant que devait coûter un tel rassemblement, alors que, selon elle, les associations culturelles ne trouvent pas de financement, a précisé une source judiciaire. Pour justifier son intervention, elle a affirmé aux fonctionnaires qui l'entendaient qu'étant chanteuse, elle avait "la voix forte", selon la même source

 
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2): Vœux à la France d'Outre-Mer

Samedi 21 Janvier  Nicolas Sarkozy  était attendu  en Guyane. Il a atterri vers 8 heures samedi à l'aéroport de Cayenne (12 heures à Paris).

 A son arrivée à Cayenne, Nicolas Sarkozy a rendu hommage à Félix Eboué à l'aéroport rebaptisé le jour même du nom de cet ancien homme politique français d'origine guyanaise,  figure de la Résistance et symbole de l'ascension sociale  Devant un millier de personnes, dont les élus locaux, le chef de l'Etat a salué Félis Eboué  «l'un des plus nobles et des plus beaux visages de la France qui surgira au milieu de l'une des pires tragédies de son histoire».

«Soyons tous fiers de Félix Eboué qui a montré qu'un petit-fils d'esclave pouvait être le premier sur le chemin de l'honneur et que l'on pouvait aimer infiniment sa patrie sans haïr les autres», a ajouté le chef de l'Etat, dans une allusion à peine voilée au Front national.

 A l'aéroport, la députée guyanaise Christiane Taubira (PRG) s'en est prise devant des journalistes au bilan du quinquennat Sarkozy en Guyane. «Je suis profondément désolée qu'il ait échoué sur le développement économique, sur la cohésion sociale, dans les relations avec les pays voisins, notamment le Brésil. Je lui dirai mes regrets s'il m'en offre l'opportunité», a-t-elle dit.

Après cette première étape,  le président s'est envolé pour le Haut-Maroni,   c'est  ensuite en pirogue à moteur qu'il s'est rendu de Twenké à Taluen sur les rives du fleuve Maroni. Dans sa pirogue figuraient en bonne place  les ministres Nathalie Kosciusko-Morizet (Ecologie), Claude Guéant (Intérieur) et Marie-Luce Penchard (Outre-mer), ainsi que les anciens ministres Dominique Perben et Jean-Marie Bockel.

Dans le village de Talluen , commune de Maripasoula, le Chef de l’Etat a annoncé, devant les Chefs coutumiers,  la création d d'une université de la biodiversité  : «On va bientôt créer ici une université de la biodiversité pour étudier les espèces, la biodiversité de la forêt et les possibilités médicamenteuses» qu'elle peut offrir …….. Les financements sont trouvés, c'est l'Université Antilles-Guyane qui va développer les laboratoires» de cette future université, a ajouté Nicolas Sarkozy.

A son  retour à Cayenne  dans l'après-midi Nicolas Sarkozy visitait le groupement de gendarmerie du chef-lieu guyanais et s’est fait  présenter le bilan 2011 du dispositif Harpie de lutte contre l'orpaillage clandestin.


Rappelons qu’une fusillade  sur un site d'orpaillage clandestin en Guyane avait  fait neuf morts et deux blessés graves dans la nuit de vendredi à samedi. Le commandant de la gendarmerie, le colonel Didier Laumont, a fait état de cette fusillade au chef de l'Etat Nicolas Sarkozy.


Le commandant de la gendarmerie en Guyane a expliqué que d'après les premiers éléments recueillis, «deux bandes se sont affrontées pour le contrôle de la zone», l'une d'elles étant «soupçonnée d'être en possession d'armes de guerre». Il a précisé  à la presse avoir rapporté les faits au président Sarkozy, lors de la présentation du dispositif Harpie de lutte contre l'orpaillage clandestin, samedi après-midi à Cayenne.

Dans un discours devant l'état-major Harpie, comme un peu plus tôt en zone forestière, le chef de l'Etat a assuré que la lutte contre ce fléau de la Guyane --qui occasionne violences et dégâts écologiques (notamment la pollution des eaux par le mercure)-- allait s'intensifier.

«Nous allons inscrire à l'agenda parlementaire la création d'une infraction spécifique de transport non autorisé de produits destinés à l'orpaillage clandestin», a-t-il promis en annonçant   aussi un «durcissement des peines» pour ceux qui le pratiquent.

Le Président Français  a appelé les pays voisins du Surinam et du Guyana à engager «la même lutte» que la France. «Le Surinam va installer un poste avec 18 policiers et militaires pour lutter contre les orpailleurs clandestins», a-t-il annoncé , tandis que le Guyana, de son côté, vient d'accepter d'ouvrir un consulat à Cayenne. Ça va faciliter le retour aux Guyana des immigrés irréguliers».

Le drame s'était  produit à Dorlin (sud-ouest guyanais), un site très isolé réputé pour l'extraction illégale d'or, et où les secours n’ont pu   accéder en hélicoptère que dimanche.


Ce qui a donné lieu à un début de polémique  sur la lenteur des secours

Victorin Lurel (PS), responsable de l'outre-mer dans l'équipe de François Hollande, a regretté dimanche, qu'il faille attendre deux jours pour secourir les blessés faute d'hélicoptère disponible. Dans un communiqué, le député socialiste de la Guadeloupe  a mis en cause la visite du président Nicolas Sarkozy. «Malheureusement, le seul hélicoptère de la gendarmerie en Guyane étant mobilisé pour la visite présidentielle, les enquêteurs et techniciens ne pourront se rendre sur place que dimanche matin», a-t-il écrit.

Le ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, a  contesté dimanche matin  les propos de Victorin Lurel expliquant que le retard des secours était lié aux conditions de vol et non à la visite de Nicolas Sarkozy. Elle a expliqué que les autorités «n'ont pas voulu que les hélicoptères décollent parce que les conditions de sécurité de vol de nuit n'étaient pas remplies». «Le directeur du Samu n'a pas souhaité que les équipes décollent tant que les conditions n'assuraient pas la sécurité des médecins», a  soutenu  la ministre, en  précisant que «ce (dimanche) matin tous les moyens sont mis en œuvre pour porter assistance» aux blessés sur place à Dorlin.

Coïncidence d’Agenda ,  Nicolas Sarkozy a prononcé son discours de  vœux  dimanche 11 Janvier , à la salle Zéphyr à Cayenne, à 11 heures locales, soit  15 heures à Paris, heure à laquelle François Hollande , candidat PS à la Présidentielle,  prononçait son discours   au Bourget (Seine-Saint-Denis) pour le premier grand meeting de sa campagne.

D’après les médias, Nicolas Sarkozy a multiplié  à Cayenne les attaques contre le candidat socialiste à l'élection présidentielle, François Hollande,  sans jamais le nommer, d’après eux  il  a paru d’après son discours  ne pas envisager d'autre issue que sa réélection et  il a invité les Français d'Outre-mer, qui représentent environ 4% de l'électorat, à ne pas faire confiance à un homme qui "dirait toujours oui, parce que ça cacherait quelque chose".

Il a qualifié d'"un peu folklorique" la visite d'une demi-journée effectuée lundi dernier par le candidat du PS à Cayenne.

Nicolas Sarkozy a défendu sa conception d'un "développement endogène" des départements et territoires d'Outre-mer (Dom-Tom), dans laquelle le dirigeant socialiste, qui prône un "développement solidaire", voit un désengagement de l'Etat.

Une querelle sémantique, lors de sa récente tournée aux Antilles, François Hollande avait estimé que le mot "endogène" faisait penser à "indigène" - un jeu de mot dénoncé par le chef de l'Etat - "Il ne faut pas plaisanter avec ça", a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy a également opposé sa vision d'un système d'incitation fiscale pour stimuler l'économie, auquel il dit ne pas vouloir toucher, à la conception, prêtée à la gauche, d'une politique de subventions directes
.
 Il a  aussi accusé la gauche d'ambiguïté envers les indépendantistes des Dom-Tom.

"J'appartiens à une famille politique qui n'a jamais considéré qu'il fallait accompagner les Outre-mer vers l'indépendance. Je n'ai jamais été l'allié d'un parti indépendantiste et je ne le serai jamais", a-t-il dit.

Le chef de l'Etat a  défendu sa politique envers les Dom-Tom mais s'est aussi attaché à "tracer des perspectives pour l'année qui vient", comme si la défaite, le 6 mai, était pour lui exclue. Un message qu'il  a  répété   tout au long de sa visite de deux jours en Guyane.
"Je suis là et je reviendrai encore", avait-t-il déjà  déclaré samedi matin à des Amérindiens du Haut-Maroni.

"La Guyane, j'y viens très souvent et j'ai bien l'intention de continuer", avait aussi répété  le Chef de l’Etat  devant les gendarmes et les militaires,  et  d'annoncer aussi  dimanche qu'il irait dans l'Océan indien et à La Réunion "au premier semestre de cette année", sans préciser si ce serait pendant la campagne ou après l'élection.

Nicolas Sarkozy est revenu sur l’orpaillage clandestin :  "Le combat (...) contre les mafias de l'orpaillage clandestin comme contre les mafias de la délinquance quotidienne sera sans relâche" …….. "Ici, ce n'est pas le Far West et ça ne deviendra jamais le Far West."a-t-il  lançé en promettant de ne pas laisser les chercheurs d'or illégaux, en majorité brésiliens comme les neufs orpailleurs qui se sont entretués vendredi, importer sur le territoire de la République française "des pratiques mafieuses."

En Guyane  où les étrangers représentent 37% de la population,  Nicolas Sarkozy  a réaffirmé son opposition au vote des ressortissants non-communautaires aux élections locales,   position  défendu  par François Hollande dans son discours du Bourget.


Parmi d’autres promesses, à noter que  Nicolas Sarkozy a également multiplié les promesses à l'adresse des Dom-Tom, comme le développement de l'offre de formation dans ces territoires en proie à un chômage plus de deux fois plus élevé qu'en métropole, ou encore  la négociation de réductions de tarif avec les opérateurs de téléphonie mobile.


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Actualités du 25 Janvier 2012 en raccourci-zapping

Éditorial de lucienne magalie pons

 1°/ au sommaire informations sérieuses :  la Loi sur les Génocides, Les Arméniens de France applaudissent, La Turquie dénonce, Déclarations du Président de la République, Réactions des politiques, Dégradation de la note de plusieurs banques françaises, Tornades aux USA...  etc......Voici le Zapping Actu du 25 janvier 2012 !
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2°/ au sommaire informations satiriques  : Gueule de bois pour Laurent Boyer, Un lapsus révélateur ?, On cause français dans la Police et dans Un dîner presque parfait, Une voiture découpé à la hache, Le best-of des histoires de fraude, Envoyer vos cendres dans l'espace, L'égalité Homme-Femme, Une publicité pour un club de gym, La bonne blague du jour de Michel Cymès... Voici le Zapping télé du 25 janvier 2012 !
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Afghanistan : qui est qui, qui fait quoi, qui décide de quoi : le Chef de l'Etat, le Quai d'Orsay, Hillary Clinton ?

Éditorial de lucienne magalie pons

Le 20  Janvier quatre soldats français  étaient tués   et 16 blessés, dont huit grièvement,  par un  militaire afghan, infiltré dans l’Armée Nationale Afghane, dans l'est de l'Afghanistan., la fusillade est survenue dans la vallée de Taghab, dans la province de Kapisa où stationne le contingent français.

Selon certaines premières  sources d’informations médiatiques,   ces militaires étaient  en séance de sport et n’étaient pas armés, mais ensuite  Gérard Longuet, Ministre de la Défense, a précisé  sur iTélé  que c’est  «lors d'un entraînement, à l'intérieur d'une base» française qu'un «tireur a abattu, assassiné» les soldats et en indiquant que les militaires français n’étaient pas armés.

Le Chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy à la suite de cette fusillade mortelle avait tout aussitôt annoncé que toutes les opérations de l'armée française étaient temporairement suspendues dans le pays, et qu'un retrait anticipé des troupes n'était pas exclu.

En effet, lors de ses vœux au corps diplomatique étranger   le vendredi 20 Janvier, le Président   a  fait une longue parenthèse pour annoncer la mort de nos soldats en Afghanistan  avant de reprendre ses vœux.

Voici ce qu’il déclarait :

Extrait :

Monsieur le Ministre d'Etat,
Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Quatre de nos soldats ont été tués. Je veux rendre hommage à leur sacrifice. Et pour le chef des Armées que je suis, c'est toujours un moment de grande solitude face à sa responsabilité, devant le destin brisé de ces jeunes hommes courageux, qui font honneur à l'armée française, qui ont l'esprit de sacrifice. 


L'engagement de la France en Afghanistan a été décidé il y a une dizaine d'années. J'ai poursuivi cette décision, pour être aux côtés du peuple afghan dans sa juste lutte contre les forces de l'obscurantisme, de la barbarie et d'un retour à un climat moyenâgeux dans un pays où les femmes, les petites filles étaient martyrisées.

Les gouvernements qui ont pris la décision d'envoyer l'armée française en Afghanistan, je le crois, ont pris une bonne décision. Mais l'armée française est en Afghanistan au service des Afghans, contre le terrorisme et contre les Talibans. L'armée française n'est pas en Afghanistan pour que les soldats afghans lui tirent dessus.

J'ai donc décidé d'envoyer le ministre de la Défense et le chef d'Etat-major de nos armées immédiatement en Afghanistan. D'ici là, toutes les opérations de formation et d'aide au combat de l'armée française sont suspendues.

Le ministre de la Défense nous fera un rapport, avec le Premier ministre et le ministre d'Etat, sur ce qu'il aura vu en Afghanistan. Et si les conditions de sécurité pour nos soldats, comme les conditions du recrutement des soldats afghans au sein de l'armée afghane, ne sont pas clairement précisées et sûres, la France en tirera immédiatement toutes les conséquences. Nous sommes les amis du peuple afghan, nous sommes des alliés du peuple afghan, mais je ne peux pas accepter que des soldats afghans tirent sur des soldats français.

Si les conditions de sécurité ne sont pas clairement rétablies, alors se posera la question d'un retour anticipé de l'armée française en France.

Ce retour était envisagé au plus tard pour 2014. J'évoquerai cette question avec le Président Karzai lors de sa visite en France.

L'armée française est aux côtés de ses alliés, mais nous ne pouvons accepter qu'un seul de nos soldats soit blessé ou tué par nos alliés. C'est inacceptable et je ne l'accepterai pas.

Sans doute mes propos qui vont suivre auront-ils une dimension moins dramatique. C'est une décision difficile que celle que nous aurons à prendre dans les jours qui viennent, mais je me devais de l'assumer face aux Français et face à nos soldats.

Il y a la guerre. Il y a les objectifs que nous nous sommes fixés, et puis il y a des conditions de sécurité qui, si elles ne sont pas établies clairement, nous empêchent de faire le travail que nous avons

Fin de l’extrait

Tout aussitôt  la publication d'un communiqué du département d'Etat américain,  suggérait que Paris ne procéderait pas à un retrait anticipé de ses 3600 militaires, et   alors que les Etats-Unis se montraient circonspects suite à la déclaration de Nicolas Sarkozy,  le Quai d’Orsay dans un premier temps  avait  rappelé  qu’il reviendrait   au chef de l'Etat de «tirer les conséquences» 


«Monsieur Juppé a informé Mme Clinton des décisions prises par le président de la République le 20 janvier: suspension des opérations de formation et d'appui à l'armée nationale afghane, envoi du ministre de la Défense et du chef d'état-major des Armées en Afghanistan», écrivait  le Quai d'Orsay dans un communiqué. «Au vu de leur rapport, le président de la République tirera toutes les conséquences de l'attentat perpétré contre nos forces par un membre de l'armée nationale afghane».



Mais le même jour, sans attendre le déroulement du voyage de notre Ministre de la Défense et les conclusions qu’il devait en tirer pour les soumettrai à la décision finale du Président Français, Hillary Clinton s'opposait formellement  à un tel retrait non concerté, d’après elle. . et le samedi 21, Alain Juppé  indiquait que la "mission" se poursuivrait normalement, ce qui laissait supposer qu’il n’était pas ou plus envisagé un retrait anticipé de nos troupes.

Les médias le samedi 21 rapportaient  d’après  un communiqué du Département  d’Etat américain :   « La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et son homologue français Alain Juppé sont tombés d'accord samedi  soir 21 janvier pour "travailler ensemble" afin d'assurer la poursuite de la mission internationale en Afghanistan. ……Les deux ministres "sont tombés d'accord pour que les Etats-Unis et la France travaillent avec les partenaires de l'Isaf (la mission de l'Otan) et le gouvernement afghan afin d'assurer la solidité et l'efficacité continues de la mission", selon le communiqué.

Il est à déplorer que  passant outre la déclaration du Président  Français ce qui déjà est une faute de considération, Hilary Clinton ait précédé   la décision du Président Français,  sans attendre qu’il ait étudié le rapport de mission de Gérard Longuet et décidé de lui-même une concertation avec les Etats-Unis et l’Isaf, et l’on doit regretter qu’Alain Juppé se soit prêté à la pression d’Hillary Clinton en précédant le Chef de l’Etat.

Sur le terrain, c'est Gérard Longuet le Ministre de la Défense qui était  chargé d'évaluer la dangerosité de la mission de formation des soldats afghans par les militaires français. Arrivé samedi en Afghanistan, le ministre de la Défense s'est entretenu dimanche avec le président afghan Hamid Karzaï et les ministres afghans de la Défense et de l'Intérieur. Il  a discuté  également discuter avec le général John Allen, commandant de l'Isaf,  et le général Olivier de Bavinchove, chef d'état-major de l'Isaf. A son retour, Gérard Longuet a rendu  compte au président Sarkozy des mesures que les autorités afghanes s'engagent à prendre pour assurer la sécurité du contingent français.


Les conditions de recrutement de l’armée Afghane qui se trouve en bute à de nombreuses désertions (32 % environ en un an) sont souvent évoquées par certains  médias  comme incontrôlables  et ils soulignent que de nombreux jeunes afghans que l’on suppose proches des talibans s’engagent  dans l’armée nationale afghane et ne tardent pas de déserter en emportant leur armement militaire.

Du point de vue politique le maintien de nos troupes en Afghanistan  ne fait pas  l’unanimité, des politiques protestent de la poursuite de notre mission en Afghanistan en soulignant qu’elle n’a jamais réalisé les objectifs qui lui avaient été assignés et réclament le rapatriement  anticipé et immédiat de nos effectifs.

A l’ origine il s’agissait de lutter contre les talibans, dans un deuxième temps de faire respecter les droits de l’homme, de protéger les populations,  d’imposer ou d’aider l’instauration de  la démocratie avec le gouvernement Karzaï  …de défendre les droits des femmes et des petites filles martyrisées,  etc.…, autant d’objectifs successifs qui évoluaient avec le temps, et  en dernier lieu selon Alain Juppé d’opérer  le transfert progressif à l’armée afghane de la responsabilité d’assurer la sécurité du peuple afghan ,  d’aider l’Afghanistan à se développer, d’appuyer la réconciliation nationale entre Afghans et d’assurer un système de sécurité collective autour de l’Afghanistan.


Alain Juppé a justifié ces objectifs hier  devant l’Assemblée Nationale  en déclarant «  …….Voilà ce que nous faisons là-bas, avec des objectifs très clairs : défendre nos intérêts – c’est la lutte contre le terrorisme – et défendre nos valeurs, c’est-à-dire aider le peuple afghan à affirmer sa liberté et à conquérir la démocratie.

Nous avons déjà beaucoup fait en ce sens, et ce sera l’objet du traité d’amitié et de coopération que le Président de la République signera vendredi avec le président Karzaï, a aussi annoncé Alain Juppé.


Toujours devant  l’Assemblée Nationale hier Mardi   Alain Juppé, a  exclu tout retrait anticipé ou immédiat  de nos effectifs en 2012, applaudi par les députés UMP et NC en cours et en fin d’intervention : 

 …………. «  …je crois qu’il ne convient pas de céder à la panique. Il ne faut pas confondre retrait ordonné et retraite précipitée.  …. Quand j’entends parler de retrait immédiat ou à la fin de 2012, je ne suis pas sûr que cela ait été mûrement réfléchi et étudié. Il y a d’abord des conditions militaires à respecter, pour la sécurité même de nos soldats. C’est la ligne que la France s’est fixée ; c’est notre honneur et notre responsabilité !

"Notre mission n'est pas terminée",  a aussi  confirmé  le Premier ministre, François Fillon, devant les députés à  l’Assemblée Nationale.

Rappelons que la France compte actuellement 3.800 militaires en Afghanistan, et leur retrait est pour l'instant prévu pour s'étaler jusqu'en 2014. Depuis 2001, 82 soldats ont été tués dans le pays, dont 26 pour la seule année 2011

"Je ne peux pas accepter que des soldats afghans tirent sur des soldats français", avait déclaré. Nicolas Sarkozy vendredi 20 Janvier,  et  il  devait  évoquer la question du retrait anticipé lors de la visite du président afghan Hamid Karzaï  en France le Vendredi 27 Janvier, et ce n’est qu’a l’issue de cette visite que  la France devait faire connaître  sa décision sur une éventuelle accélération du calendrier de retrait.
Mais tenant compte des déclarations de Mardi d’Alain Juppé et du Premier Ministre devant l’Assemblée Nationale, tout  nous incitent à penser qu’il n’en sera peut-être pas trop question de retrait anticipé au cours de la prochaine visite d’Hamid Karzaï,  puisque hier mardi Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères, a exclu un retrait complet des militaires français d'Afghanistan en 2012 en répondant ainsi (à retardement)  au candidat PS François Hollande, qui s' était  prononcé  dans son meeting de dimanche au Bourget pour un retrait des forces françaises d'ici à la fin de l'année.

"Notre mission n'est pas terminée", avait  confirmé  le Premier ministre, François Fillon, devant les députés à  l’Assemblée Nationale.

Ainsi le  Ministre des Affaires Etrangères  et le Premier Ministre  dans la foulée se sont démarqués  hier devant l’Assemblée Nationale  des déclarations du Chef de l’Etat  sur un éventuel retrait anticipé, et  alors que le Chef de l’Etat est aussi le Chef des armées par ses fonctions actuelles, on se demande qui est qui, qui fait quoi et qui décide réellement  en dernier ressort  du sort de nos armées et de nos engagements extérieurs ,  l’Elysée,   Matignon ,  le  Quai d’Orsay ?

Sans compter la pression exercée par   Hillary Clinton qui doit boire du petit lait. Etait-il vraiment urgent pour la Diplomatie Française et le Chef du Gouvernement  de se  ranger  aux  pieds  de l'Américaine en passant outre l'annonce de vendredi 20 janvier du Président Français ?  Ceci fait très mauvais effet.

Et puis nous aurions souhaité connaître exactement l'opinion du Président Français sur un éventuel retour anticipé,  mais  ses hauts collaborateurs viennent de lui couper l'herbe sous les pieds et quoiqu'il en pourra dire ou conclure , à la suite de la visite de Karzaï à Paris,  sera affecté par la prise de position  du Chef de la  diplomatie française et du Premier Ministre hier devant l'Assemblée Nationale. 


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24 janvier 2012

Hervé Morin était au Débarquement des Alliés en Normandie 17 ans avant sa naissance ! Ca c'est trop hot !!!

Éditorial de lucienne magalie pons


Hervé Morin, 50 ans, Président du Nouveau Centre, candidat à la Présidentielle 2012, a surpris la « galerie nationale »  lors d'un déplacement à Nice en affirmant  dans un discours Dimanche  avoir vu les alliés débarquer en Normandie... il y a 67 ans.

A noter que le député de l’Eure est né en 1961, dix-sept ans après le Débarquement.

"Vous qui, pour certains d'entre vous, avez les cheveux blancs, vous qui avez vu tout près d'ici le débarquement de Provence", a  lancé  Hervé Morin en s'adressant  à l'assistance, qui participait aux vœux du député des Alpes-Maritimes Rudy Salles.

"Moi qui ai vu en Normandie le débarquement des alliés, nous avons vécu des épreuves drôlement plus difficiles que celles que nous avons à vivre aujourd'hui", a  déclaré  le président du Nouveau Centre, crédité de 0 à 1 % dans les sondages, mais depuis crédité  sur le web de 100% d’interrogations sur son affirmation.

Beaucoup de personnes se posent des questions  sur Internet,  via twitter, facebook, blogs et sites, mais en tout cas,  pour les internautes sensibles aux dérapages politiques  décapant ,  c’est une grande rigolade sur le web,  dont Hervé Morin fait les frais à ses dépens,  après nous avoir déjà fait mourir de rire il y a quelques temps,  quand il posa en tablier  devant ses feux et ses casseroles dans sa cuisine,  pour répondre à une présentatrice TV en cuisinant et commentant tour à tour ses recettes culinaires et ses recettes politiques, à tel point que l’on se demanda à l’époque  s’il  touillait du  lard ou du cochon.  
 
Cette fois-ci pour sa nouvelle affirmation on peut se poser ces quelques questions, non exhaustives :

1/ A-t-il menti sur sa date de naissance exacte  en voulant se rajeunir de plus de 17  ans ? Plusieurs personnes dont la notoriété les oblige à se maintenir dans le « jeunisme »  impérativement à la mode  dans le monde   usent de ce procédé discutable accompagné de quelques liftings et cures périodiques de rajeunissement.  

2/ Est-il atteint de mythomanie ? Beaucoup de personnes en quête de reconnaissance sociale ou publique se racontent des « histoires »,  finissent par y croire et par suite à  les « vendre » dans leurs interventions

3/  A-t-il été saisi subitement d’une hallucination  ?

4/ Plus simplement a-t-il fait son discours après un repas ou un tournée bien arrosée ? ..

5 / Aurait-il perdu la tête ? ca peut arriver à tout le monde, et pour lui  surtout après sa dernière  visite à l’Elysée par effet de contagion. …

Toutes les suppositions sont permises … à vous de choisir.


Morin, le candidat qui a vu le débarquement de Normandie

Libération - ‎Il y a 5 heures ‎
[Vendredi 20] Hervé Morin, le candidat qui ne fait pas son âge? Ou qui est fâché avec l'Histoire. Invité à la cérémonie de vœux du député Rudy Salles, à Nice dimanche, le président du Nouveau Centre, qui ne décolle pas dans les sondages, s'est targué ...

Hervé Morin, l'homme qui vieillit plus vite que son ombre

MediaPart - ‎Il y a 2 heures ‎
Mais je voulais parler d'Hervé Morin. Qui est-ce? Mais oui, vous savez, ce candidat sang-triste à la prési-danse de l'arrêt public. Non, mon clavier ne s'emmêle pas. J'essaie d'être à sa hauteur. Parce que, bien que très inconnu, Hervé Morin est ...

VIDEO La gaffe historique d'Hervé Morin

Voici - ‎Il y a 7 heures ‎
Hier, Hervé Morin était à Nice dans le cadre de sa campagne pour l'élection présidentielle. Visiblement, il y est allé en Delorean (ou il est nul en histoire) (ou les deux). Pauvre Hervé Morin. Hier, toute l'actualité politique tournait autour du ...

Buzz : La boulette historique d'Hervé Morin (VIDEO)

Télé Loisirs.fr - ‎Il y a 2 heures ‎
Technique de campagne intéressante testée par Hervé Morin, candidat centriste à la Présidentielle de 2012 : actuellement crédité de 0% d'intentions de vote (oui, c'est peu), l'homme politique a créé le buzz sur internet grâce à une sympathique bourde.

Né en 1961, Morin dit avoir vu les alliés débarquer en Normandie ...

AFP - ‎Il y a 3 heures ‎
PARIS — Le candidat centriste Hervé Morin, 50 ans, s'est emballé dimanche lors d'un déplacement à Nice en affirmant dans un discours avoir vu les alliés débarquer en Normandie... il ya 67 ans. "Vous qui, pour certains d'entre vous, avez les cheveux ...

Une gaffe ''historique'' du candidat centriste

France Soir - ‎Il y a 2 heures ‎
Sauf que Hervé Morin est né en 1961... Prenant la parole dimanche à Nice à l'occasion de la cérémonie de vœux du député Rudy Salles (Nouveau Centre), Hervé Morin, président du Nouveau Centre, s'est malencontreusement vieilli de quelques années en ...

VIDEO. Hervé Morin: une belle « boulette » historique pour le ...

DailyActu - ‎Il y a 6 heures ‎
POLITIQUE – Décidément, les candidats à l'élection présidentielle 2012 sont prêts à tout pour faire parler d'eux: le dernier en date est (peut être involontairement) Hervé Morin. Le leader du Nouveau Centre reste entre 0.5 et 1% dans les différents ...

Hervé Morin en route pour le débarquement

Blog du démocrate (Blog) - ‎Il y a 1 heure ‎
On ne sait pas encore quand ni par où cela interviendra mais une chose est sûre : Hervé Morin sera bientôt débarqué de la campagne présidentielle 2012. Ce sera la fin d'une occupation inappropriée du terrain centriste qu'il n'a au fond jamais pu ...

Né en 1961, Morin a assisté au débarquement de juin 1944

L'Express - ‎Il y a 7 heures ‎
Hervé Morin at-il toute sa tête? Dimanche, lors d'un meeting à Nice, le président du Nouveau centre a lancé une phrase pour le moins inattendue. "Moi qui ai vu en Normandie le débarquement des alliés". Petit rappel historique pour Hervé Morin: le ...

Hervé Morin : "Il est temps de partir d'Afghanistan"

Nice-Matin - ‎22 janv. 2012‎
Reçu ce dimanche par la rédaction de Nice-Matin, Hervé Morin, candidat centriste à l'élection présidentielle, a réagi pour la première fois à la mort de quatre soldats français en Afghanistan. Il se prononce en faveur d'un retrait progressif du pays, ...

Hervé Morin a "vu les Alliés débarquer en Normandie"...

Les Inrocks - ‎Il y a 4 heures ‎
En meeting à Nice ce dimanche, le candidat du Nouveau Centre, Hervé Morin, s'est un peu enflammé et s'est pris les pieds dans le tapis historique. S'adressant aux plus âgés de ses auditeurs à propos de la présence française en Afghanistan, ...

Né en 1961, Morin dit avoir vu le débarquement allié

RTL.fr - ‎Il y a 3 heures ‎
Lors d'un déplacement dimanche à Nice, Hervé Morin a affirmé dans un discours avoir vu les alliés débarquer en Normandie. Problème : le débarquement allié a eu lieu en 1944 alors qu'Hervé Morin est né en 1961, soit 17 ans plus tard.

"Papy Morin" fait de la résistance

Metro France - ‎Il y a 5 heures ‎
Le sobriquet tourne sur Twitter depuis ce matin : "Morin McFly". Une référence au film "Retour vers le futur" pour qualifier la prestation d'Hervé Morin, ce dimanche à Nice. Le candidat centriste a en effet a lancé une phrase plutôt étrange au cours de ...

Après sa gaffe sur le Débarquement, Hervé Morin tente de reprendre ...

Citizenside - ‎Il y a 2 heures ‎
Auteur d'une gaffe lors d'un discours dimanche où il a laissé entendre qu'il avait assisté au Débarquement des Alliés en Normandie en 1944 - alors qu'il est né en 1961 -, Hervé Morin poursuivait sa difficile campagne présidentielle ce 23 janvier 2012 ...

Morin a vu les alliés débarquer en Normandie... Joly s'estime plus ...

20minutes.fr - ‎Il y a 6 heures ‎
Lors d'un déplacement à Nice, Hervé Morin a interpellé les seniors présents dans l'assemblée : «Vous qui pour certains d'entre vous avez les cheveux blancs vous qui avez vu tout près d'ici le débarquement de Provence…» Puis, plus étrangement: «Moi qui ...

La bourde historique de Morin amuse le web

Le Parisien - ‎Il y a 3 heures ‎
Mais qu'est-il arrivé à Hervé Morin ? Le candidat à la présidentielle, toujours crédité de 0 % d'intention de vote, a amusé malgré lui le web et des réseaux sociaux. En déplacement à Nice dimanche, le président du Nouveau Centre a eu une sortie pour le ..

23 janvier 2012

Considérations sur le Discours de François Hollande du 22 Janvier au Bourget

Éditorial de lucienne magalie pons



Pour son premier grand meeting de campagne, François Hollande, candidat PS à la Présidentielle,  avait choisi Le Bourget ; Devant près de  25.000  sympathisants  François Hollande est venu parler  de  la France et de la République. de la France qui souffre, mais aussi de la France qui espère. De la France «   que nous allons construire le 6 mai »  a-t-il dit ,  tout en dévoilant  par la suite  dans un discours de presque 1 h 30   l’enjeu d’une campagne qui va « bien au-delà de la gauche  et les  grandes lignes  de son  programme qu'il présentera plus en détail  jeudi prochain.

Nous reprenons ci-dessous très résumés les passages de son discours qui ont retenu notre attention :

François Hollande  a défini  l'enjeu d'une campagne qui va "bien au-delà de la gauche. « L'enjeu, c'est la France, c'est la France toujours" a- t-il déclaré, une véritable profession de foi qu’il a illustrée en déclarant  "J'ai conscience de la tâche qui est la mienne", ….. "Incarner le changement",…. "Faire gagner la gauche", … et "changer le destin de notre pays".

 Pour  la fonction de président de la République  s’il est élu  François Hollande  veut restaurer  laïcité,  préserver   l’Etat,   porter  les valeurs de la France dans le monde",  "savoir aussi prendre des décisions difficiles, pas simplement à la suite d'un drame"…

 Le candidat socialiste  pour illustrer les questions qu’il a évoquées  a fait des propositions  importantes que vous retrouverez développées  dans la vidéo ci- dessous.

Sans jamais citer Nicolas Sarkozy,  il a  aussi dénoncé la politique économique de l’actuel  gouvernement  qui "se termine sur un chômage record". "Un seul mot résume la présidence  …. "la dégradation". "Et je ne parle pas de celle d'une note", a-t-il précisé, puis à  il désigné  comme son véritable adversaire,   un adversaire sans visage  "qui n'a jamais été élu  et ne sera pas candidat" : "le monde de la finance". "La finance s'est affranchie de toutes règles, de tous contrôles", a-t-il rappelé.

Pour réguler l’économie, s’il est élu, François Hollande a annoncé une première proposition : une loi obligeant les banques à séparer leurs activités de crédit et les activités spéculatives, la mise en place d'une agence publique de notation au niveau européen.

Sur la question Européenne  François Hollande a expliqué, "Nous avons besoin de l'Europe pour sortir de la crise",  en annonçant   qu'il renégociera le traité issu des négociations du 9 décembre s'il est élu et qu’il  proposera également aux Allemands "une nouvelle relation d'égalité" et "l'élaboration d'un nouveau traité franco-allemand en janvier 2013".

Pour  la dette publique française, le candidat socialiste a affirmé que l'équilibre budgétaire serait atteint à la fin de son mandat s'il est élu en  "revenant sur les niches fiscales et les multiples cadeaux fiscaux accordés depuis une décennie aux familles aisées", et "en mettant fin à la règle du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite".

En matière d’égalité  sur laquelle il a beaucoup insisté, son  objectif est de remettre tous les Français à "égalité",  dans tous les domaines de la société. "L'égalité, ce n'est pas l'égalitarisme, c'est la justice. Ce n'est pas l'assistanat, c'est la solidarité", il   a  renouvelé  sa promesse de "faire partir à la retraite ceux qui ont commencé à travailler tôt", et donc un retour de l'âge légal de la retraite à 60 ans. En matière de santé, il a avancé que "les dépassements d'honoraires seront encadrés" et qu'il combattra les déserts médicaux.

Sur la question du logement, François Hollande s’est   engagé à faire construire plus de logements sociaux dans un délai de 5 ans. A cette fin,  l'Etat "mettra à la disposition" des collectivités "ses terrains" pour construire des logements.

 Il a aussi annoncé qu'il doublera le plafond du Livret A pour financer les logements sociaux.

"Je multiplierai par cinq les sanctions qui pèsent sur les communes qui bafouent la loi de solidarité urbaine" (SRU), qui impose un taux de 20% de logements sociaux à chaque commune de plus de 3.500 habitants, a-t-il  aussi  promis. "J'encadrerai les prix des loyers".

 Un point essentiel de son programme  l'éducation qui sera "une grande cause nationale" avec pour objectif «  Que les jeunes "vivent mieux en 2017 qu'en 2012".

Avant de conclure  François Hollande a défini le rêve Français :

 "Le rêve français, c'est le projet que je vous propose" …...,   "une France du travail, une France du mérite, une France de l'initiative, une France de l'entreprise, où l'argent sera remis à sa place qui est celle d'un serviteur et non d'un maître."  ….  "une France du civisme où le citoyen ne se demandera pas ce que la République peut faire pour lui mais ce que lui peut faire pour la République"…………….. Une France de la diversité où chacun apportera sa différence, mais dans l’unité de la République, où les Outre-mers nous ouvrent à tous les horizons du monde et où les enfants d’immigrés doivent être fiers, fiers d’entre Français, Français, parce que c’est le plus beau nom qu’on puisse donner à un citoyen du monde, à une France de l’exemple, où le pays se retrouve dans ce qui l’élève, dans ce qui le réunit, le dépasse, une France de la confiance où toutes les forces qui la constituent se mobilisent pour l’avenir !

La France, la France n’est pas un problème. La France est la solution !


Il a souhaité  que les enfants d'immigrés soient fiers d'être Français, car "c'est le plus beau nom qu'on puisse donner à un citoyen". "La France n'est pas un problème, la France est une solution"

  "Le changement, c'est maintenant". "Le changement, j'y suis prêt",  a déclaré François  Hollande pour conclure :


Voilà le choix, chers amis, voilà le choix qui vous attend. Toujours le même, toujours celui, depuis que la démocratie existe, entre la peur et l’espoir, entre la résignation et le sursaut, entre l’agitation et le changement. Eh bien le changement, le changement, c’est maintenant ! Le redressement, c’est maintenant ! La justice, c’est maintenant ! L’espérance, c’est maintenant ! La République c’est maintenant !

Mobilisons-nous, rassemblons-nous et dans trois mois, dans trois mois, nous ferons gagner la Gauche, avancer la France et nous réussirons le changement ! Le changement, j’y suis prêt !

Vive la République ! Et vive la France !

Les réactions :

Certains médias très peu nombreux ont relayé l’événement en s’efforçant de rester neutres et en se livrant à des commentaires objectifs, mais ce n’est pas le cas des médias branchés à droite, précisément  à l’UMP,  qui depuis hier soir relaient sans interruption les ministres et les membres de la majorité présidentielle   qui se livrent à des   critiques lamentables, pour eux le discours de François Hollande et les mesures qu’il a évoquées n’ont rien apporté de nouveau, ils ironisent sur « une incantation de belles idées » de caricatures irréalistes et  parle du candidat socialiste comme d’un illusionniste qui n’apporte pas de solution à la crise », j’en passe et des meilleures, et ils vont même jusqu’à critiquer la présence de Noah au meeting de Hollande  en ressortant ses démêlés avec la justice au sujet d’impôts qu’il se refuse de payer, tout et n’importe quoi, voilà ce que nous retenons de ces critiques médiocres qui sur le fond politique ne sauraient  être prises en considération par des politologues sérieux , c'est pourquoi nous ne les faisons pas paraître dans notre revue de presse.

 Revue de Presse :



Discours de François Hollande au Bourget 1e partie par francoishollande
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Discours de François Hollande au Bourget 2e partie par francoishollande
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20 janvier 2012

Nicolas Sarkozy : Voeux au Monde Economique - Lyon -

Éditorial de lucienne magalie pons


Au lendemain du sommet social tenu à l’Elysée, le Président Nicolas Sarkozy s'est  rendu  à Lyon hier,  jeudi 19 janvier, pour présenter ses vœux aux « forces économiques et aux acteurs de l’emploi »

Le président de la République, avant de se rendre  au Palais des  Congrès de Lyon, a  visité tout d'abord l'usine de Seb-Calor à Pont-Évêque en Isère, où sont produits notamment  des fers à repasser ainsi que des centrales à vapeur.


 Rappelons que lors de son récent déplacement en  Ariège au cours de sa visite de présentation des vœux au Monde Rural , le Président avait été  accueilli  à son arrivée  par les notables et les représentants du monde agricole , ils avaient tous circulés devant  des étals  présentant les   produits régionaux, sans oublier  une exposition   de vaches  et de juments, cette fois chez Seb-Calor à Pont-Evêque dans l’Isère , les responsables et les ouvriers  de l’Usine lui ont présenté leurs fabrication,  allant des fers à repasser aux centrales à vapeurs ( je ne sais pas si cet usine fabrique des produits à vapeur nettoyants comparables  au  fameux Karcher, ceci aurait certainement pu  l’intéresser.) 


Au passage remarquons qu’un bon coup de fer à repasser sur la tête d’une « canaille » de banlieue serait certainement plus efficace qu’un jet de vapeur, mais arrêtons là notre mauvais esprit reconnaissons plutôt qu’il faut posséder un certain sens de l’Etat  pour  se concentrer sur les questions politiques   au grand air en Ariège  en face de  légumes, fruits, cochonnailles, vins etc.. vaches et juments, et deux jours après dans les vapeurs d’une Usine en Isèr, e en face de fers à repasser et de centrales à vapeur.

Après cette parenthèse destinée à aérer la lecture  de mon éditorial en m’amusant un peu,  Reprenons le déroulement de cette visite, 12 000 invitations avaient été  lancées,  c’était du sérieux :


Comme on le pense, ce  déplacement à Lyon,  placé sous  haute surveillance,   se devait de mobiliser  d’importantes forces de sécurité renforcées, pour veiller à la sécurité et régler la circulation.
Une  escorte,   une délégation ministérielle,  dont Nadine Morano, Nathalie Kosciusko Morizet, Eric Besson, François Baroin,  et  des personnalités  marquantes, notamment du monde de l’économie, accompagnaient  le Président,  côté lyonnais Nora Berra, Michel  Mercier et tout  l’ensemble des   élus locaux étaient invités, en plus naturellement n’oublions pas  tous les médias presse et audiovisuels qui  se pressaient en grand nombre pour couvrir l’évènement,   pour tout dire l’ambiance  survoltée des grandes kermesses politiques étaient au rendez-vous.



Pour prévenir sans doute les réactions à venir  qui aurait voir  dans cette visite,  grandiose par le nombre de ses invités et son   importance politique,  comme un parfum de campagne présidentielle , Christophe Wojcik, directeur du cabinet du député UMP du Rhône Philippe Cochet avait   déclaré qu’ il s’agissait   d’« Un déplacement institutionnel et sans aucune connotation militante » et de son côté Michel Forissier, secrétaire départemental de l’UMP à Lyon  assurait que le déplacement de Nicolas Sarkozy n’avait rien de politique.



Mais  au vu des premières réactions relatées par les médias, les interventions et discours du Président Sarkozy à Pont-Evêque et à Lyon, on été ressenties par beaucoup  comme « des annonces » de vœux de campagne,  «  révélatrices du  visage du candidat à la présidentielle qu’il sera d’ici mars » 


Pour  ne pas vous indisposer par la lecture d’un article trop long, je vais essayer de faire court, en ne citant que  les principaux thèmes exposés  par le Président.



Tout  d’abord sur le fond  Nicolas Sarkozy a longuement justifié l'urgence des décisions qu'il s'apprête à prendre pour doper la compétitivité des entreprises, il a critiqué les agences de notation, il a parlé de la hausse de la TVA , des impôts,   du chômage, de l’emploi,  de l’allègement du coût du travail ,de son intention d'autoriser des accords de flexibilité du temps de travail dans les entreprises identiques à ceux qui existent en Allemagne, de la Taxe Financières ,  de sa détermination à prendre des décisions (avant la fin de son mandat),   en taclant au passage l’opposition  dans le déroulé de son discours,  en remontant même dans le passé , en critiquant  sans le nommer  l’un de ses prédécesseur François Mitteland , par allusion à  certaines propos de François Mitterrand en 1993,  et à une promesse non tenue de Lionel Jospin, pendant la campagne des législatives de 1997, de sauver l'usine Renault de Vilvorde (Belgique).



Enfin le Président dans son intervention en rappelant qu’il avait été élu Président de la République pour cinq ans (ndlr : en Mai 2007)  a promis :

"J'ai été élu président de la République pour cinq ans, je travaillerai jusqu'à la dernière minute de mon mandat" ……. "Vous croyez qu'il est raisonnable de dire aux 120 000 chômeurs de plus que l'année dernière : 'franchement, on n'a pas le temps de décider, souffrez en silence, laissez nous faire notre petite cuisine' ?"

Face au "cancer" du chômage, Nicolas Sarkozy a refuse de capituler,  certains médias citent que les promesses du candidat de 2007 de revenir au plein-emploi ont explosé avec la crise mais que «   le président et le futur candidat de 2012 « « ont catégoriquement refusé de capituler en rapportant  que Nicolas Sarkozy a proclamé (certains écrivent « plastronné ») :

 "La fatalité ne fait pas partie de mon vocabulaire", ……."on n'élit pas un président de la République pour qu'il renonce, pour qu'il cède, pour qu'il considère qu'il ne peut rien faire".

J’ai relevé quelques réactions  les unes après la visite, les autres précédant la visite et  visant les projets concernant le département  notamment autoroutiers : 

-  Les verts : « Nous contestons le mélange des genres du président se déplaçant aux frais de l’État pour délivrer les messages du candidat », écrit Europe écologie dans un communiqué. Les Verts souhaitent également « montrer notre profond désaccord avec l’annonce du lancement de l’appel d’offres de l’A45. »

- Gérard Colomb, Maire de Lyon : L’annonce du lancement du projet autoroutier avait provoqué   la colère du maire de Lyon, qui promet de sortir « la grosse artillerie », craignant la multiplication de bouchons à l’entrée de la ville.( Il comptait  interpeller Nicolas Sarkozy sur le sujet.)  « On va afficher des grandes cartes à Eurexpo pour expliquer les scénarios. »

Enfin, suite aux vœux du président aux « forces économiques », le Mouvement des jeunes socialistes (MJS), a présenté  les siens « aux faiblesses économiques de Nicolas Sarkozy » lors d’un happening à 18h place Béraudier (Lyon 3ème). Les jeunes socialistes comptent dénoncer  notamment les « plus de 3 milliards d’euros ont été offerts aux plus riches » ainsi que l’augmentation de la dette et du chômage.

J’arrêterai là , si je voulais citer  toutes les réactions, je n’y suffirais pas sans mourir à la tâche,  en conséquence pour en savoir plus ,  il suffit de lire la presse, d’écouter la radio, de regarder la Télévision, depuis hier tous  les médias et la classe politique  se déchaînent sur  le déplacement à Lyon  du Président,  les uns pour  le célébrer  et défendre les décisions qu’il est déterminé a prendre avant la fin de son mandat, les autres pour démonter le schmilblick  présidentiel  en critiquant  sa politique et certains en soulignant qu’il s’y prend trop tard.



REVUE MEDIATIQUE
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19 janvier 2012

Jean-Louis Borloo : on nous l'a changé !

Éditorial de lucienne magalie pons

Monsieur Jean-Louis  Borloo a changé,  d'abord par le nouveau visage  qu'il présente à l'écran, qui parait  raboté au niveau des pommettes et lifté en entier, gommé de toutes ses rides , sous une coiffure qui me fait penser à une mie en plis genre "Baroin" qui le prive du charme de  son  ancien  air  " crâneur", la voix aussi s'est envolée de quelques tons, on nous l'a changé !

On peut se demander si cette métamorphose s’est opérée par l’effet d’un miracle de la nature ou autrement,  ou peut-être encore par l'effet de  l’esprit-saint radical valoisien, en recherche perpétuelle de rajeunissement, en tout cas c’est raté , il est maintenant formaté dans un profil banalisé qui ne laisse rien émerger de sa personnalité,  il était beaucoup plus captivant avec son ancien look de quinquagénaire aux cheveux argentés , un élément de séduction qu’il aurait dû préserver pour crever l’écran.

Mais ce n'est pas tout,  le voila saisi d’idées originales dont notamment celle  saugrenue de  poursuivre les Agences de notation, l'auraient-elles rétrogradé ?
 
Faites-nous rire , les Agences de notation tremblent de peur ... ? 


Les Triples A de l'UE, l'Allemagne en tête , écartent une augmentation de leur contribution au FESF

Éditorial de lucienne magalie pons



Angela Merkel, Chancelière Allemande,  interrogée  lors d’une  conférence presse   au sujet du  renforcement de la contribution allemande aux efforts de sauvetage de la zone euro,  après la baisse de la note du Fonds européen de stabilité financière (FESF) par Standard & Poor’s,  si l'Allemagne devait se montrer plus solidaire après la décision de S&P  a répondu notamment ; 

 "Je cherche encore ce que l'Allemagne pourrait faire de plus pour les autres pays de la zone euro". 

La première économie de la zone euro a rejeté l'hypothèse d'une hausse de sa contribution au FESF ou au Mécanisme européen de stabilité (MES), qui doit lui succéder.

Les Pays-Bas, la Finlande, le Luxembourg, qui ont conservé comme Berlin leur notation triple A, ont également écarté une augmentation de leur contribution.

 

Dégradation de la dette de l'Allemagne par une "petite" Agence de notation Américaine

Éditorial de lucienne magalie pons

Une “petite” agence de notation américaine Egan-Jones a abaissé hier d’un cran la note attribuée à la dette de l‘Allemagne, avec perspective négative,  en lui attribuant  selon ses critères de notation   AA-, au lieu de AA.   en raison du fardeau financier que devra assumer le pays en participant aux plans de sauvetage de la zone euro.

Nous supposons que l’Allemagne ne s’arrêtera  pas  à  considérer cette note,   pour le moment sa référence réside dans sa notation Triple A

Moritz Krämer,  responsable de la notation des pays européens au sein de l’agence Standard and Poor’s, a   assuré mercredi que l’Allemagne garderait sa note « AAA », la meilleure possible, même en cas de récession cette année.
Egan- Jones est qualifié de "petite" agence, mais les motivations qu'elle expose sont frappées du coin du bon sens : 

Motivations :

Egan-Jones a  motivé  sa décision   en raison du fardeau financier que devra assumer le pays en participant aux plans de sauvetage de la zone euro.

 L’Allemagne reste l’économie la plus forte de l’Union européenne », a cependant noté  l’agence Egan-Jones.


« Toutefois l’Allemagne a supporté le fardeau d’autres pays européens à travers son exposition au Fonds de stabilité financière (FESF), et indirectement via la lourde exposition de la BCE (Banque centrale européenne) aux banques et aux dettes souveraines les plus faibles », ajoute-t-elle. Au chapitre des données négatives pour l’Allemagne, Egan-Jones note « le taux d’endettement par rapport au PIB de 83% en 2010, avec près de 86% attendu pour 2011, et le déficit à 4,6% du PIB ».

« L’Allemagne sera touchée »

Du côté positif, « le chômage n’était qu’à 6,8% (en 2010) mais va probablement augmenter avec la mise en œuvre de mesures d’austérité dans de nombreux pays européens ». En outre, le pays bénéficie à la fois d’un excédent commercial et d’un excédent de la balance des paiements, ainsi que d’une inflation limitée à 2% en 2010, ajoute l’agence. « Mais nous nous attendons à une accentuation en conséquence de la baisse de l’euro face au dollar ».

 Egan-Jones, note également que  la croissance de 4% enregistrée au dernier trimestre 2011 est « éclatante comparé à l’Europe moribonde ». Malgré l’abaissement de la note, l’agence note que « les rendements pour les titres de dette allemands vont probablement rester bas, vu que l’Allemagne est parmi les pays les plus solides de l’UE et en raison des efforts de liquidité de la BCE ». « L’Allemagne a bénéficié de la recherche de qualité (des investisseurs en dette souveraine) face à l’inquiétude croissante suscitée par la qualité du crédit de la Grèce, de l’Italie, du Portugal et d’autres », poursuit-elle. En revanche, « si les pays forts de l’UE continuent à soutenir largement les pays faibles, l’Allemagne sera touchée ».

Note : L’Allemagne reste l’économie la plus forte de l’Union européenne », a cependant noté  l’agence Egan-Jones.


La zone Euro au bord de la recession technique , encore un cheveu sur la soupe !

Éditorial de lucienne magalie pons

Le Premier Ministre du Luxembourg, Jean-Claude Junker, chef de file des ministres des finances de l’Union monétaire a estimé mercredi soir, dans une conférence de presse à Luxembourg,  que la Zone euro était  "au bord" de la récession économique,  en appelant à trouver les moyens de soutenir la croissance.

«  Dans la zone euro nous sommes au bord de la récession technique"  (voire note*), a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Luxembourg.

"Je crois que la consolidation budgétaire est une approche qui ne connaît pas d'alternative", a estimé  Jean-Claude Junker,  après une rencontre avec le chef du gouvernement belge, Elio Di Rupo. "Nous devons consolider nos finances publiques mais il faut aussi attirer l'attention sur la nécessité qu'il y a de doter l'Europe d'une véritable politique de croissance", a-t-il  déclaré,  en rappelant que la question serait au centre du prochain sommet des dirigeants européens le 30 janvier.

 "Je crois que la consolidation budgétaire est nationale et que la croissance doit pouvoir disposer d'éléments d'inspiration européenne".


 Note* : En économie,  «  la récession "technique" est définie  par deux trimestres consécutifs au moins de recul du Produit intérieur brut, il s'agirait donc d'une phase récessive d'ampleur limitée. D’après  cette définition  il  s'agirait donc d'une phase récessive d'ampleur limitée.

Mais  que  la Zone euro se trouve selon la formule de Jean-Claude Junker « au bord de la récession technique », d’ampleur limité »  selon la définition des économistes, il n’en ressort pas moins  que selon Jean-Claude Junker, la « question sera au centre du prochain sommet des dirigeants européens le 30 janvier.
  
Au moment où Les Chef d’Etats  et les Chefs de gouvernements des pays « dégradés »  par l’Agence de notation S&P font tourner leur   matière grise pratiquement  au « beurre noir » en s’efforçant  minimiser  de ce  premier « coup dur »  afin de  de trouver des astuces pour  réduire leurs déficits publics, les voici appelés à trouver les moyens  de soutenir la croissance au  Sommet Européen du 30 Janvier,  un appel   qui tombe comme un  casse-tête  pernicieux sur la soupe !

Surtout si l’on retient que  certains  économistes  s’attendent, d’après leurs analyses,  à ce que l'activité économique dans l'Union monétaire se soit repliée au dernier trimestre de l'année 2011 - les chiffres ne sont pas encore connus - et fasse de même au premier trimestre de l'année en cours. Ils pensent qu'ensuite le PIB de la zone euro stagnera puis recommencera à croître faiblement.

Bon appétit quand même Messieurs  du Sommet !

18 janvier 2012

Sommet social - Reportage Vidéo -

Éditorial de lucienne magalie pons

1°) Intervention  présidentielle
2°) l'avis des députés à la veille du sommet social
3°) des milliers de manifestants à Paris


 
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 des milliers de manifestants à Paris

Sommet Social - Réactions syndicales et politiques

Éditorial de lucienne magalie pons

Premières réactions qui n’en doutons pas ne vont pas tarder  à allumer  le feu des polémiques dans les heures qui viennent : 

revue de presse :

source : extraits du site Internet "20 minutes F.r"

1°) Réactions  des représentants des syndicats :


Bernard Thibault, Secrétaire général de la CFDT « Il faut rester mobilisé »

Bernard Thibault, Secrétaire général de la CFDT a estimé mercredi que les mesures annoncées lors du sommet social n'auront "pas d'impact sur l'emploi" et a appelé à "la poursuite de la mobilisation". "Il va falloir rester mobilisé parce qu'il n'y a pas d'annonces plus précise à ce stade", a-t-il déclaré à la sortie de l'Elysée

«Là où nous aboutissons en quelque sorte à un constat de désaccord, c'est sur cette idée, confirmée aujourd'hui pendant plusieurs heures, que la véritable cause du chômage, c'est le coût du travail trop élevé dans notre pays.»


 François Chérèque, secrétaire général de la CFDT : «On ne va pas assez loin sur l’emploi»

Le leader du syndicat CFDT a déploré mercredi le fait que le sommet social se soit tenu "cinq ans trop tard". Selon lui, les mesures ne vont pas aussi loin que l'aurait souhaité la CFDT : «Sur les mesures emploi, il y a des choses, malheureusement on ne va pas aussi loin que ce qu'il faut faire, donc la CFDT continuera à essayer de les améliorer dans les rencontres futures. Sur les autres sujets, un flou, mais une mise en garde sur la TVA sociale, et je tiens à le répéter, la CFDT n'acceptera pas une hausse de la TVA qui n'aura rien de social, qui ne sera qu'une baisse du pouvoir d'achat».

Laurence Parisot, présidente du Medef (syndicat patronal) : «Une excellente réunion»

La présidente du Medef a souligné mercredi la qualité des discussions avec le chef de l’Etat et les partenaires sociaux et a avancé ses propositions sur la réforme du financement de la sécurité sociale : «La charge qui pèse sur la production, sur le travail est aujourd'hui pénalisante pour tout le monde. Nous avons dit au président de la République qu'il y a plusieurs scénarios possibles. Il y a un scénario qui consiste à faire glisser une partie des charges, des cotisations familles, que paye l'employeur, vers la TVA. On peut aussi imaginer un scénario qui ferait baisser à la fois les cotisations employeurs et salariés. Le président a dit que ce n'était pas la solution qu'il privilégiait mais il a dit que les discussions étaient ouvertes.»

2 °) Réactions politiques :

* Pour Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste: «Une opération médiatique»

Martine Aubry, première secrétaire du PS, lors d'une conférence de presse rue de Solférino:
"Le président sortant ne fera croire à personne qu'il peut rattraper cinq ans d'échecs, cinq ans de politique à tourner le dos à la croissance, à l'emploi, à la création de richesses, à une distribution juste des richesses, par cinq heures de réunion".

Elle dénonce une opération "médiatique" destinée à "masquer un bilan assez dramatique".

"Le vrai sommet social ... c'est le sommet, social en effet, que François Hollande réunira au lendemain de son élection comme président de la République pour mettre en place la véritable sortie de crise et la véritable compétitivité pour la France".

La réunion de mercredi à l'Elysée, "c'est un sommet de rattrapage sur la méthode ...) Les partenaires sociaux ont été méprisés pendant tout ce quinquennat", notamment pour la loi sur les retraites ou les plans d'austérité. "Nicolas Sarkozy ne réunit les partenaires sociaux que lorsqu'il peut les utiliser ... pour sa propre communication personnelle".

"C'est une opération électorale d'un candidat à l'élection présidentielle ... et ce n'est à l'évidence,  pas un sommet social pour la France et pour les Français".

"Ce qui a été annoncé ne rattrapera rien, en tout cas rien qui permette aux Français de retrouver un petit peu d'espoir. Le mal a été fait par la politique menée par Nicolas Sarkozy", en termes de dette, de déficits, de manque de croissance et de compétitivité. "Il n'y a rien, rien dans ce plan qui permette véritablement un changement de perspective".

Le déblocage de 100 millions d'euros supplémentaires sur le chômage partiel, c'est "extrêmement tardif et extrêmement peu". "C'est vraiment sans effet, en tout cas, quand on continue à subventionner d'un autre côté sur fonds publics les heures supplémentaires …. Voilà une aberration de plus".
Nicolas Sarkozy annonce l'embauche de 1.000 agents au Pôle Emploi en CDD alors qu'"il vient d'en supprimer 1.800", rappelle Martine Aubry qui dénonce "la pagaille" et "le manque de moyens" actuels dans ces services.

Le chef de l'Etat promet des contrats pour les chômeurs de très longue durée "alors qu'il vient de baisser dans le budget 2012 (...) de 12% les crédits d'intervention pour l'emploi".
Quant à l'engagement sur la formation des chômeurs de longue durée, Martine Aubry a rappelé que, déjà le 10 février 2011, Nicolas Sarkozy avait annoncé qu'ils seraient reçus "dans les trois mois" par Pôle emploi pour se voir proposer soit une formation qualifiante, soit un emploi. "C'était il y a un an. Il ne s'est rien passé. Nous sommes à trois mois d'une élection présidentielle. Inutile de vous dire qu'il ne se passera rien, surtout quand on voit l'état du Pôle Emploi et le désespoir ... des agents qui y travaillent".


"Finalement les vraies mesures sont celles qui ont déjà été décidées et qui n'ont pas été annoncées".


"Le vrai projet de Nicolas Sarkozy, c'est une nouvelle et forte hausse de la TVA (...). C'est le troisième plan d'austérité".

"Ce sommet dit social aboutit finalement à une seule grande mesure, qui sera annoncée dans quelques jours, c'est-à-dire la hausse de la TVA".

"Porter la TVA à 22, 23 ou 24%, c'est une faute sociale et c'est une erreur économique. C'est une faute sociale (...) parce que cela va cogner sur la consommation alors que les Français aujourd'hui souffrent d'abord des problèmes de pouvoir d'achat. C'est une faute économique parce que les entreprises bien évidemment en subiront elles aussi les conséquences".

Marisol Touraine, en charge du pôle social dans l'équipe de François Hollande: «un sommet pour la galerie, pas pour les salariés»

La collaboratrice du candidat socialiste à la présidentielle à lancé la contre-attaque sur i>Télé : «C'est un sommet qui laisse un sentiment d'inachevé, d'ailleurs on a le sentiment que les mesures importantes, peut-être les mesures douloureuses, nous sont annoncées pour la fin du mois lorsque le président de la République s'exprimera. … Aujourd'hui, quelques mesures ont été mises sur la table pour lutter contre le chômage, certaines vont dans le bon sens, il nous semble que l'effort qui est engagé qui n'est pas suffisant. (…) Ce sommet social n'est pas un sommet pour les salariés, c'est un sommet pour la galerie, pour la campagne, qui a permis d'accoucher de quelques mesurettes ».


Marine Le Pen, candidate du Front national à la présidentielle : «aux côtés des travailleurs dans la vallée des larmes».


a) un tract :« 5 millions de chômeurs, 8 millions de pauvres. Sarkozy a-t-il été élu pour ça? »  dénonçait le tract distribué mercredi par les militants frontistes et la candidate du parti d'extrême droite à la présidentielle aux portes du site historique de PSA-Sochaux dans le Doubs. «Pendant que les responsables de l'effondrement de l'industrie se congratulent dans les sommets, je suis aux côtés des travailleurs dans la vallée des larmes».


b) une intervention : Marine Le Pen, candidate du Front national (FN), sur BFM-TV


"Je trouve tout de même qu'il y a un problème de démocratie, là, parce que voilà un président de la République qui propose toute une série de mesures extrêmement fortes à trois mois de l'élection présidentielle! Mais alors à ce moment-là, que le candidat Sarkozy nous dise: c'est mon programme électoral. Et laissons les Français comparer les programmes électoraux et décider, en votant dans trois mois, quel programme on veut voir mettre en oeuvre.

Cette espèce de coup d'Etat dans l'Etat, en quelque sorte, qui consiste à tenter d'enfumer trois mois avant la présidentielle en multipliant des mesures dont on sait pertinemment qu'elles ne vont pas donner de résultats est tout de même une drôle de manière de faire (...). C'est éminemment désagréable".

Dans les annonces gouvernementales, "il n'y pas de mesure pour créer de la richesse, pour créer de l'emploi, pour la simple et bonne raison que tant qu'on n'admettra pas qu'il faut nous protéger et protéger nos secteurs économiques face à la concurrence déloyale, on ne règlera pas le problème de fond d'un modèle économique dont on voit qu'il est à bout et qu'il est en train de nous appauvrir dans des conditions qui sont spectaculaires".


"La formation professionnelle, ça fait 25 ans qu'il faut qu'on la réforme parce que c'est un trou sans fond (...). La formation, ça ne crée pas l'emploi! (...) Il n'y a pas d'emplois, c'est ça, le problème!"


Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche: «De la politique de gribouille»


Interrogé sur LCI, le candidat à la présidentielle a taclé le sommet de crise : «Tout ça c'est de la politique de gribouille. Je lui signale que, pendant qu'il y est, embaucher du monde pour réparer ses erreurs après qu'il les ait débauchés, il faudra aussi qu'il embauche des fossoyeurs parce que depuis que la retraite se prend plus tard, les gens meurent plus tôt. (…) Tous ces chiffres, ils ne m'intéressent pas. Ce sont des numéros de batteur d'estrade. On jette à la figure des gens des chiffres, on ne les compare à rien. (…)Cette histoire de prix du travail qui serait excessif en France par rapport à l'étranger est absolument fausse. Je vais vous dire ce qui est excessif, c'est le prix de l'euro



Martine Billard, co-présidente du Parti de Gauche, dans un communiqué intitulé "Sarkozy met le Medef au sommet":


"Nicolas Sarkozy en appelle à la nécessité urgente de répondre à la crise mais ne propose rien de concret contre les plans sociaux, les délocalisations et la précarité. Au contraire, pour masquer le chômage, il nous annonce la généralisation de 'l'activité partielle' sans contrepartie des entreprises et de nouvelles obligations pour les chômeurs sous couvert de formation pendant 'le temps libre forcé'". AP


Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l'élection présidentielle, président de Debout la France: un sommet «pathétique»


Dans un communiqué publié mercredi, le président de Debout la France explique : «Le sommet social a rendu son verdict. Présenté et attendu comme un moment décisif dans la lutte contre le chômage, il a pourtant accouché d'une souris. Après avoir versé 30 milliards pour les banques en Grèce, il propose aujourd'hui 400 millions pour l'emploi : c'est pathétique. Ce sommet restera donc comme la rencontre de syndicats ectoplasmiques et d'un président manipulateur. Les Français ne peuvent être que désespérés».


Eva Joly, candidate écologiste à l'élection présidentielle: «pas de véritable solution proposée»


Interrogée sur i>Télé, Eva Joly s’est montrée très sévère avec le bilan de ce sommet: «Je constate qu'il n'y a pas de véritable solution proposée, ni dans l'immédiat ni pour l'avenir. Il aurait été simple par exemple d'annoncer un blocage des loyers qui aurait soulagé immédiatement les citoyens. Ce n'est pas non plus l'annonce du recrutement de 1.000 CDD au Pôle Emploi qui va changer la situation catastrophique au Pôle Emploi».

"Moi, je propose un plan pour l'emploi qui crée un million d'emplois d'ici 2020".

"Le surcoût de ce million d'emplois s'élève à environ 10 milliards par an" mais "l'exonération des cotisations sociales sur les heures supplémentaires, c'est déjà quatre milliards".

Eva Joly table sur "à peu près 450.000" emplois dans l'économie verte avec l'isolation thermique des bâtiments et la montée en puissance des énergies renouvelables. "Tout cela, c'est une vraie révolution industrielle qui crée des emplois non-délocalisables".

La candidate écologiste propose aussi d'investir dans la qualité de vie des Français en garantissant "une place en crèche pour tous" et "la prise en charge du quatrième âge".
Eva Joly a jugé qu'il y avait une "contradiction" à "subventionner les heures supplémentaires en même temps qu'on met en place un système de chômage partiel: cela n'a pas de sens et cela démontre bien l'absence de politique pour l'emploi".

Hervé Morin, candidat du Nouveau Centre à l'élection présidentielle: «Si on met en œuvre des mesures de façon précipitée, on les gâche»


Hervé Morin s’en est pris au calendrier du chef de l’Etat qui a choisi de mener des réformes majeurs à quelques mois de l’élection présidentielle : «Il y a des mesures qui sont pour les cent jours d'avant l'élection présidentielle, mais il y a des mesures qui sont pour les cent jours après l'élection présidentielle, après un débat. Si on met en œuvre des mesures de façon précipitée, on les gâche. (…) Ça donne un sentiment de fébrilité : les sondages ne sont pas bons, la situation économique est difficile, des mesures que j'ai repoussées pendant quatre ans et demi, tout à coup je leur trouve grâce. Je trouve que ce n'est pas une bonne façon de procéder».


Christine Boutin, candidate du Parti Chrétien-Démocrate (PCD), dans un communiqué intitulé "Annonces de Nicolas Sarkozy: ça va dans le bon sens que ne l'eut-il fait avant? " :


"Réindustrialiser notre pays est crucial pour l'emploi et pour l'avenir de la France (...). Pour cela, je propose dans mon programme la mise en place d'une PISE. Cette Pénalité pour Irresponsabilité Sociale et Environnementale touchera principalement les produits venus de l'étranger qui ne respectent pas nos standards et imposent une concurrence déloyale avec les entreprises françaises qui respectent ces normes".


Sur la formation professionnelle, "les efforts annoncés sont intéressants, mais il faut aller plus loin".

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Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...