03 février 2012

Nicolas Sarkozy - 2 Février - Séquence en Essonne sur la question du logement -

Éditorial de lucienne magalie pons




 PHOTO DE FAMILLE à Mennecy 


Des ouvriers "sont venus d'autres chantiers" par Europe1fr



Déplacement dans l’Essonne consacré à la politique du logement

Jeudi 02 février 2012  le président de la République s’est  rendu  dans l'Essonne pour un déplacement consacré à la politique du logement. Le chef de l'État a  visité  le chantier de la Résidence du Regard à Mennecy, ensemble de 130 logements sociaux.   Il  a prononcé  ensuite un discours sur la politique du logement au théâtre de Longjumeau. A cette occasion, il a  présenté  les résultats de la politique menée par le gouvernement en matière de logement,  notamment en matière de logement social, depuis 2007, ainsi que les nouvelles mesures prévues pour soutenir la construction et développer l'offre de logements.

Cette visite a été largement rapportée et commentée par les médias mais encore une fois sous forme de quiproquo la question de son éventuelle, possible ou certaine candidature  a ressurgit à l’occasion de cette visite, comme si la France était encore suspendue à cette interrogation !

ooOoo

Candidat ou pas candidat ? Assurément oui ceci ne fait aucun doute, …. Mais comme il faut alimenter le faux suspens il se trouve qu’un ouvrier (vrai ou figurant ?),  lors de la visite d’un chantier à Mennecy  a rallumé la mèche  en posant la question « Candidat, pas candidat ? »,   alors que le Président Sarkozy  dialoguait  avec des ouvriers   en tenue de travail, sous l’œil  des cameramen  et des photographes   lesquels comme d’habitude  œuvraient pour mettre tout en images et immortaliser cette séquence sous le titre évocateur  « Nicolas Sarkozy parle avec des ouvriers lors de la visite d'un chantier à Mennecy, près de Paris, le 2 février 2012.

Cet ouvrier s’est adressé pendant  cette séquence   directement  au « candidat présumé non déclaré » ou au » « Président désormais en sursis »   (au choix), en lançant la question

« Candidat, pas candidat ? »

Nicolas Sarkozy  souriant d’un air malin regarde autour de lui d’un air interrogateur  et lui répond  d’un air complice :
   
« Caméra, pas caméra ? »
   
Un  moment de  silence s’installe, interrompu par le président entouré par un pool de journalistes :

« On se comprend … voilà »…répond enfin le président  poursuivant sa comédie..

Oui ils se comprenaient en jouant cette séquence qui manifestement était un  jeu de rôle  prévu d’avance, d’autant qu’il ne s’agissait que de «  remettre ça » pour ranimer un suspens déjà éventé  et de plus d’étaler une certaine connivence entre un Président  qui veut  devant cet auditoire ouvrier  se montrer  populaire et familier  en jouant sur la corde de la proximité complice.

A Mennecy sur le chantier  ce fut donc  la  séquence  relations humaines  « rencontre avec les français  qui travaillent »  qui se tournait  avec des  échanges calibrés convenus  et des remarques  assez banales hors portée de critiques politiques  "Travailler en plein air, ce doit être plus agréable en été qu'en hiver",  ….. "Je préfère les journées comme cela que quand il pleut", a dit le Président Sarkozy en faisant sa ronde, puis s’adressant  plus tard à un travailleur noir : "Cela change du pays, quand il fait moins 8".  (ndlr : au fond cet ouvrier noir est peut-être né en France … qu’à cela tienne …) 

Et autour du  scoop, relaté plus haut  "Candidat ou pas candidat ? Caméra ou pas Camera ?",  des allusions à sa vie de famille,  à son intimité,   la petite  Giulia  est évoquée "On ne dort pas beaucoup" … Un ouvrier souhaite que son fils épouse un jour la fille du président. "C'est une demande en bonne et due forme ?" répond le président ….

Passons donc sur cet entracte populiste et rappelons que le Chef de l’Etat qui a rappelé maintes fois ces temps derniers son intention de gouverner jusqu’au terme de son mandat  pour cause de « crise » , a laissé le soin à son entourage de faire entendre qu’il déclarerait sa candidature fin février ou en mars, il est donc tout à fait cabotin de remettre cette interrogation à la sauce quotidienne des discours des uns et des autres, il se présentera, il ira « à la casse » pourrions-nous dire,  et surtout qu’on ne nous chauffe plus les esgourdes en posant la question «   ira-t-il ? …. n’ira-t-il pas ?.... Il ira quoiqu’il en coûte …  D’autant qu’il se pourrait  bien qu’il puisse se dire intérieurement au soir du deuxième tour «  Si j’avais su … j’aurai pas venu … », mais ça c’est une autre histoire.

Plus sérieusement le Chef de l’Etat  se trouvait donc en déplacement le jeudi 2 février, dans l'Essonne notamment  pour défendre son plan de en vue de  régler la crise du logement à sa façon,  par la hausse de 30 % des droits à construire, mesure tout à fait contestée par nombre d’ experts immobiliers et de  responsables des collectivités locales.

 Comme il se trouve que le Président reste arc bouté sur ses idées en la matière,  ce déplacement de Président  en  campagne  ne nous a rien appris de plus que ce que nous savions déjà des idées qu’il défend, nous préférons  mettre l’accent sur    l’organisation de ce déplacement, en effet  les médias révèlent  que certains ouvriers présents ne travaillaient pas sur le chantier de Mennecy et que certains d’entre eux ne seraient pas des ouvriers en bâtiment, mais des figurants !

 Europe 1  a révélé  ce vendredi matin qu'une partie des ouvriers présents ne travaillaient pas sur ce chantier. Certains ne seraient même pas des ouvriers en bâtiment, mais de simples figurants. Un  cadre du chantier  s'est confié à la radio :"Ils voulaient plus de monde autour de Nicolas Sarkozy".

Selon Europe 1,  plusieurs dizaines de personnes n'appartenant pas au chantier seraient  venu jouer la comédie en se glissant parmi les soixante vrais ouvriers. Certains de ces « comédiens »  auraient été rapatriés de chantiers voisins, d'autres seraient des fournisseurs, des chefs de chantiers... d’après les médias, l’ 'Elysée aurait été jusqu'à demandé  de doubler les effectifs le temps du passage du président sur le chantier ….


Mais ce qui est encore plus «  fumant » comme montage, c’est que  les ouvriers présents auraient  été priés de faire semblant de travailler devant la presse ….. alors qu'en raison des températures glaciales des derniers jours, il leur aurait été normalement interdit de travailler. En chantier extérieur ! …

 Les médias rapportent qu’après s’être   prêtés à faire semblant de travailler  ils seraient d'ailleurs rentrés chez eux juste après le chantier.

Interrogé, le  service de communication de la présidence n a  pas nié et a expliqué à Europe 1   :  "Nous avons simplement voulu donner la possibilité d'être présents, à tous ceux qui ont, par le passé, ou qui auraient à l'avenir à travailler sur ce chantier" …… !

Autre tonalité à Longjumeau : 

Après la visite du chantier de Mennecy,  faisons place au   meeting organisé  dans le théâtre de Longjumeau, la ville de Nathalie Kosciusko-Morizet ,  bien entendu c’est un tout autre monde .. la ministre de l'environnement  était  là, avec tous les élus de l'Essonne, dont Serge Dassault, maire invalidé de Corbeil-Essonne, et l'ancien ministre Georges Tron, mis en examen pour agression sexuelle.

 Du beau monde sans peur et sans reproche …très protégé …

Au menu : le logement …..Le Président  a défendu  son bilan,  il  a parlé   des logements sociaux construits, deux fois plus nombreux que sous Lionel Jospin. "Il ne suffit pas de se dire social pour faire du social", accuse M. Sarkozy, puis il expose et  défend ses thèses libérales, refuse de bloquer les loyers et une fois encore vante les allemands qui  ont mis "mis en place un système pour bloquer les loyers supérieurs à 20% à la moyenne" (voir les articles en revue de presse)

 Nous dirons aussi que ce discours comportaient de nombreuses citations savantes …évidemment il s’adressait à des élites nationales et locales et le langage « ouvrier » n’étaient plus de mise devant cette assistance.

Là encore nous  préférons relater l’ambiance locale et ne  pas nous attarder à  rapporter  les points de son discours, signalons simplement  que le Président a  assuré que  pour "passer à vitesse supérieure, il faut massivement développer la construction". "Je ne suis pas dupe de certains réactions corporatistes. Cela fait trop longtemps que la France est sous perfusion d’avantages fiscaux. Mon objectif, c’est que les Français puissent se loger pour moins cher, en augmentant l’offre de logement".

Ambiance locale :

Concernant l’organisation pour le meeting de Longjumeau  au  théâtre de la ville, la salle comprend 950 places, et les médias rapportent que trop de personnes avaient été conviées et que de nombreux invités sont restés bloqués à l’entrée.

Les  élus socialistes locaux tentaient hier de savoir combien d’invitations la préfecture avaient envoyé pour ce discours de Sarkozy. « La préfecture est-elle le nouvel organe de campagne du président », ont fait remarquer des conseillers généraux. La préfecture n’a pas indiqué le nombre de cartons distribués, se contentant d’indiquer que les invités étaient « des maires, des conseillers généraux et régionaux, des professionnels de l’immobilier et du bâtiment et des parlementaires ».

Un invité a manifesté sa mauvaise humeur à l’arrivée de Nicolas Sarkozy en l’empêchant de saluer ses auditeurs..  « Monsieur le président, on a des invitations et on ne nous laisse pas passer! »  a- t-il protesté, « Ecoutez, tout le monde peut rentrer s’il en a envie », a répondu le président de la République

 La salle principale, d’une capacité de 950 places, était archicomble. Tous les fauteuils étaient occupés,  des personnes assises sur les marches et d’autres debout sur les côtés, bloquant accessoirement les issues de secours… L’auditorium de 300 places a finalement été alors ouvert, mais les invités dirigés vers cette salle équipée d’un grand écran manifestaient par dizaines  leur mécontentement : « Je me suis déplacé depuis Dourdan pour voir le président en chair et en os,  protestait un chauffagiste. Je ne suis pas particulièrement fan de Nicolas Sarkozy, mais j’ai décidé de m’y rendre car je ne pense pas avoir d’autres occasions. Si c’est pour le suivre sur un écran, j’ai déjà eu ma dose dimanche à la télévision. »

Par ailleurs, une cinquantaine de militants de gauche, associatifs et syndicalistes ont tenté de manifester jeudi matin place Charles-Steiber  à l’occasion de la venue du chef de l’Etat au théâtre de Longjumeau. Une manifestation  immédiatement  bloquée par les forces de l’ordre, massivement mobilisées. A peine les premiers drapeaux déployés, plusieurs cordons de policiers encerclaient  la place, empêchant toute progression du cortège. « Je suis scandalisée », déclare Béatrice Perié, candidate PS aux législatives de juin sur la deuxième circonscription de l’Essonne (Etampes – Mennecy), « je trouve déplorable qu’on soit confinés sur cette place. On se demande si on est encore dans un pays démocratique. »

 Bloqué sur  place, Philippe Camo, secrétaire fédéral du PCF de l’Essonne a  improvisé  une tribune au centre de la place Charles-Steiber,  encerclée par les forces de police. « On ne peut pas se contenter de mesurettes pour régler la crise du logement. Il faudra bien prendre des mesures radicales en rupture avec celles mises en place actuellement. Je pense notamment à la baisse de tous les loyers et non à l’encadrement. Je pense à la réquisition de tous les logements vacants et des milliers de mètres carrés de bureaux vides. Il faut aussi mettre en cause les lois indécentes comme la loi Scellier qui est inacceptable pour les personnes en attente d’un logement », a  martelé  le secrétaire fédéral du PCF de l’Essonne, sous les applaudissements de l’ensemble des manifestants.

Au même moment au théâtre de Longjumeau, le chef de l’Etat exposait  ses mesures sur le logement. Un discours qui, pour Philippe Camo, secrétaire fédéral du PCF de l’Essonne, « est indécent au moment où la Fondation Abbé Pierre vient de rendre ses conclusions sur le mal-logement qui concerne, à des degrés divers, dix millions de personnes en France. »

Pour Dominique Bardy, responsable départementale du Parti de gauche en Essonne, le chef de l’Etat   « ne trompe personne, on n’est pas dupes, aujourd’hui il est en campagne. Il vient à Longjumeau parler du logement quand dans le même temps, rien n’est fait au niveau du logement social. »


Parmi les drapeaux du Front de gauche et du PS, on remarquait aussi  une  banderole aux couleurs de l’association de solidarité envers les familles roms du département (ASEFRR) qui, elles aussi, sont  concernées par le mal-logement. Pour son président Serge Guichard, « s’opposer à Nicolas Sarkozy et sa politique c’est une chose, mais les élus du département et d’ailleurs ont, eux aussi, des choses à faire. » Serge Guichard quelques heures plus tard  demandait à être reçu au conseil général au sujet du relogement des familles roms de l’ex-gendarmerie de Viry-Châtillon.

Par ailleurs, depuis le matin de nombreuses difficultés de circulation affectaient les usagers de l’A 6 notamment. Une partie de l’axe  avait été fermée pour laisser passer le cortège présidentiel, les automobilistes venant de Paris   ont dû patienter plus d’une heure trente pour aller de Chilly Mazarin à Evry contre un quart d’heure habituellement. A Mennecy aussi les conducteurs se sont trouvés bloqués. « J’arrivais de Ballancourt vers 9h30, raconte un commercial. Comme des dizaines d’autres voitures, j’ai dû attendre sur place au moins trois quarts d’heure avant de pouvoir poursuivre ma route. Personne ne pouvait plus circuler nulle part. Ils auraient pu mettre en place des déviations. »

Revue de presse : 

 

Nicolas Sarkozy a-t-il fait appel à des figurants?

20minutes.fr -
Selon la radio, des salariés travaillant sur d'autres chantiers ou pour d'autres entreprises ont été appelés en renfort pour étoffer le comité d'accueil du président. «Ils voulaient plus de monde autour de Nicolas Sarkozy», a confié un cadre du ...

    1. Pagaille autour de la visite de Sarkozy
      Le Parisien‎ - il y a 1 heure
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  1. LONGJUMEAU (Essonne) - Sarkozy défend dans l'Essonne son ...

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    il y a 19 heures – Nicolas Sarkozy prononce un discours à Longjumeau le 2 février 2012 ... LONGJUMEAU (Essonne) - Nicolas Sarkozy a justifié jeudi dans ...
  3. Mennecy | Longjumeau | Nicolas Sarkozy : Le logement, une priorité ...

    www.le-republicain.fr/.../5778-mennecy-longjumeau-nicolas-sarkozy...
    il y a 19 heures – Le président de la République Nicolas Sarkozy s'est rendu ce jeudi 02 janvier 2012 à Mennecy et Longjumeau.
  4. [PDF] 

    Mennecy | Longjumeau | Nicolas Sarkozy : Le logement, une priorité ...

    www.le-republicain.fr/.../5778-mennecy-longjumeau-nicolas-sarkozy...
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    Mennecy | Longjumeau | Nicolas Sarkozy : Le logement, une priorité pour Nicolas Sarkozy. Le président de la République Nicolas Sarkozy s'est rendu ce jeudi ...

02 février 2012

La Chandeleur

Éditorial de lucienne magalie pons

La Chandeleur est une fête religieuse chrétienne  appelée la Présentation du Christ au Temple.  Elle commémore la Présentation de l'enfant Jésus au Temple de Jérusalem et la purification  de sa mère, la sainte Vierge (Luc 2, 22).

Le nom  de cette fête en français, Chandeleur, a une origine latine et païenne : la festa candelarum ou fête des chandelles, d’après une coutume consistant à allumer des cierges à minuit en symbole de purification. , mais la Chandeleur tient  aussi son nom de la bénédiction des bougies qui se pratique ce jour là 2 février dans les églises catholiques.

Enfin pour la Chandeleur, toutes les bougies de la maison doivent  être allumées puisque c’est aussi un symbole de purification d’après la festa candelarum  mais aussi d’après l’Eglise.
 Dans la nature, c'est la période où les journées commencent à s’allonger  chacune « d’un pas d’oiseaux » et dans les campagnes les fermiers se préparent déjà à ensemencer les champs, dans les jours prochains, alors que dans la basse- cour les poules recommencent à pondre  et que dans les étables c’est le moment des premières naissances de veaux ou de poulains.

Dans  les jardins, sur les gazons ou encore   dans les plates-bandes  devant les maisons les perce-neiges commencent à poindre et c’est le signe que le printemps approche.

La Chandeleur  est actuellement fixée au 2 février  et la tradition  veut  que ce soit aussi le jour   des crêpes. On raconte que cette tradition est née du fait que le  pape Gélase Ier  faisait distribuer des crêpes aux pèlerins qui arrivaient à Rome pour la fête de la Présentation ».

Mais on dit  aussi que les crêpes, par leur forme ronde et dorée, rappellent le disque solaire, évoquant le retour du printemps.

Selon une certaine superstition  il faut faire sauter la première  crêpe  avec une pièce d’or dans la main et  la conserver  jusqu’à la prochaine Chandeleur  sur le dessus d’une armoire pour attirer la prospérité et obtenir des récoltes abondantes. 

On peut toujours essayer ca ne coûte rien …même si on n’est pas superstitieux.

 Il est de mode actuellement de cuisiner des crêpes très sophistiquées,  c’est-à-dire d’ajouter  sur la crêpe des fruits, du chocolat, de la chantilly, du fromage frais sucré,  etc…et de décorer  le tout de  fruits confits ou  de vermicelles pâtissier de toutes les couleurs,  enfin toutes sortes de suppléments pour donner à la crêpe une allure de gâteau  qui finalement nous fait oublier le gout de la crêpe authentique,  qui pourtant se  suffit  à elle-même dans sa savoureuse simplicité.Pour ma part, je préfère une crêpe toute simple,  selon une bonne vieille recette familiale qui du reste existe dans toutes les familles certainement,  mais que je rappelle ci-dessous pour ceux d’entre nous qui l’aurait égarée ou oubliée. Passons à la recette :




Crêpes sucrées - Pour 6 personnes - :

 500 g de farine  -   6 œufs moyens -  1 litre  de lait  -  1/2 cuillère à café de sel fin - 50 g de beurre fondu  2 cuillères à soupe de sucre vanillé(ou 2 sachets de sucre vanillé) - 1 cuillère à soupe de rhum ambré -    beurre ou huile pour la cuisson -  sucre fin pour les saupoudrer -


Faire fondre le beurre 60 secondes au bain-marie (ou au micro ondes)  et réserver. –
Verser la farine tamisée dans une grande jatte - 
cassez les œufs   dans un grand bol  et les battre au fouet en ajoutant peu à peu le lait  en continuant à battre au fouet pour obtenir un parfait mélange
Incorporer  le lait et les œufs que vous venez de battre à la farine en versant  petit à petit, et   en tournant dans la farine  jusqu’à obtenir une pâte bien lisse, ajouter le sel, le sucre vanillé, le rhum, le beure fondu, bien mélanger le tout pour obtenir une pâte bien lisse.

Couvrir et laisser reposer 1 heure au  moins  à  température ambiante.

Cuisson :  Faire chauffer une poêle/crêpière  à feu assez vif.  A côté préparez dans un petit bol la matière grasse,  beurre ou huile,  que vous utiliserez pour la cuisson Graisser légèrement la poêle  au moyen d’un petit tampon ,  verser un peu de pâte en tournant la poêle afin de bien napper toute la surface de pâte., laissez cuire 2 minutes pour la première façe , retourner et poursuivre  la cuisson d'1 minute.

 Déposer la crêpe sur un plat et saupoudrer de sucre en poudre

Continuer la cuisson en renouvelant  l'opération et  en déposant une fois cuite  la deuxième crêpe sur la première, saupoudrez de sucre…. Et ainsi de suite  ….

Se servent tièdes ….

Peuvent se déguster natures sucrées ou bien chacun choisira de les recouvrir de chocolat ou de confiture ou de compote ;

01 février 2012

"La France tes Rafales foutent le camp"

Éditorial de lucienne magalie pons

François Fillon a présenté mardi comme acquise la vente à l'Inde de 126  chasseurs Rafale "C'est effectivement une très bonne nouvelle pour la société Dassault, pour la France, pour l'industrie française", a dit le Premier ministre lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

"C'est la première fois que la société Dassault et la France parviennent à vendre cet avion à l'étranger", a souligné notamment  François Fillon, ….."Cela vient récompenser à la fois la qualité de l'industrie aéronautique française et la ténacité qui a été celle de l'industriel comme du gouvernement français. Cela vient récompenser l'engagement personnel du président de la République qui a voulu que l'Inde soit, avec la France, engagée dans un partenariat stratégique".

Et puis à la suite on n’a plus entendu parler  que de ça  par les ministres et les  membres de la majorité dans les coulisses de l’Assemblée,  sur les chaînes, partout ....Cocorico !  Cocorico, …. l’Inde venait de sélectionner le Rafale de Dassault Aviation  pour un contrat de 126 avions dont le montant pourraient atteindre 11 milliards d’euros, grâce aux efforts de l’Etat Français … comprenez grâce au Président de la République.

Parfait, mais ce que nous avons appris ensuite par différents médias, distillé  modestement dans le triomphalisme de l’annonce,  c’est  que s’il était finalisé (  ah bon ! on avait cru un moment que le contrat était «  in the Pocket »  …) ce contrat dont la signature n’est pas encore acquise,  marquerait  la première vente à l’export de l’avion français lancé il y a plus de 20 ans  en incluant la formation et la maintenance…

On apprenait ainsi peu à peu que des négociations exclusives s’engageaient entre l’Inde et la France et qu’elles  pourraient durer quelques mois avant  d’aboutir à la signature du contrat.

Et enfin des commentateurs ajoutaient qu’il y aurait des transferts de technologies condition sine qua none de  l’aboutissement du contrat et que l’Inde  achètera directement 18 avions d'ici à 2012 tandis que les 108 autres seront assemblés en Inde. 

Eh bien croyez moi, en entendant la première annonce comme « chose faite », et  en me fiant à  des extraits de la séance de question à l’assemblée, j’ai eu un moment de contentement sincère, cela me faisait oublier pour un moment l’arrogance des députés de droite en séance,  j’avais l’impression que cette bonne nouvelle allait rassurer  les salariés de Dassault Aviation qui craignent pour leur emploi.

 Mais ensuite au fil  des heures,  en entendant le reste de l’information reprise par les médias   au conditionnel, faisant allusion à  des négociations qui devraient durer plusieurs mois et dont on disait que ce n’était pas gagné d’avance, je me suis rendu compte que l’information telle qu’elle avait été exploitée en début d’après midi de mardi  c’était  encore un coup de communication  pour célébrer le Président de la République et le Gouvernement avant l’heure comme si l’affaire était dans le sac … … …. Rien de plus.

Ceci dit, bien sûr comme tout le monde,  j’espère que ce contrat aboutira, mais ça ne m’empêchera pas de regretter qu’il n’y aura que 18 avions  assemblés  en France, et qu’il y aura des transferts de technologie.


Par ailleurs  il faut aussi tenir compte que   la récente dévaluation de la roupie face au dollar   pourrait reporter la signature du contrat  de plusieurs années.

ooOoo

La France ton café fout le camp aurait dit à Louis XV l’une de ses tendres amies, eh bien de nos jours on pourrait dire « La France  tes Rafales et tes emplois foutent le camp » ! Les modalités du marché laissent perplexes quelques 18  avions construits en France... Le  reste  de la commande 108 appareils   le serait en Inde.... avec transfert de compétences  et de technologies à la clef!

N’est-ce pas là encore une délocalisation dissimulée  ainsi qu’un facteur de désindustrialisation a long terme... ?

Les seuls qui gagneront à coup sur seront les actionnaires de Dassault si le contrat est signé. Sinon en attendant que des clients étrangers se manifestent, la France tous les ans continuera à honorer le carnet de commande de Dassault

ooOoo


Les relations commerciales et industrielles engagées entre la France et l’Inde n’auront aucune incidence sur la politique internationale  de l’Inde envers l’Iran notamment.
Il n’est pas indifférent de noter aussi qu’à différentes reprises l’Inde  a fait savoir qu'elle entendait rester tout à fait indépendante dans ses décisions politiques internationales,  et qu’elle  ne  cèderait devant aucune pression des États-Unis ou des pays occidentaux qui ont imposé des sanctions sur Téhéran
 "Il n'est pas possible pour l'Inde de prendre une décision de réduction drastique de ses importations en provenance d'Iran, car parmi les pays qui peuvent répondre aux besoins des pays émergents, l'Iran est un pays important", a déclaré dimanche le ministre indien des Finances Pranab Mukherjee, actuellement en visite aux Etats-Unis.  "Nous importons 110 millions de tonnes de pétrole brut par an. Nous ne réduirons pas les importations en provenance d'Iran. L'Iran est un pays important pour l'Inde en dépit des sanctions américaines et européennes", a noté M. Pranab Mukherjee..  L'Inde, 4e plus grand consommateur de pétrole au monde, importe 12% de ses produits pétroliers d'Iran.

Rafale : Le Drian demande un "examen attentif" des transferts de ...
L'Express -
PARIS - Jean-Yves Le Drian, responsable de la Défense auprès de François Hollande, s'est félicité des perspectives de signature d'un contrat Rafale avec l'Inde, tout en soulignant que les transferts de technologie consentis "devront faire l'objet d'un ...

Voeux à la Presse de Nicolas Sarkozy : surtout pas de questions

Éditorial de lucienne magalie pons

Monsieur le Président à tenu le crachoir et fait son numéro de communication à la limite de l'ironie .... en présentant ses vœux à la Presse,   comme  il avait prévu de dispenser les journalistes de poser des questions à la fin de son intervention   il  s'en est tiré sans dommages ......

Un monologue de 25 minutes au terme duquel il ne s'est pas prêté  aux questions des 600 journalistes présents, un discours   alternant compliments et coups de griffe. La cérémonie des vœux de Nicolas Sarkozy à la presse s'est transformée en opération  de communication ou l’ironie, les sarcasmes, et les  coups de griffes alternaient avec de faux compliments.

C’est ainsi qu’au cours de son intervention , entre autres gracieusetés, le Président a mis en accusation   leur travail  en visant  leurs  commentaires trop élogieux, selon lui, sur François Hollande : "je vois bien vos tentatives pour me remplacer, pour essayer autre chose, pour espérer qu'ailleurs l'herbe est toujours plus verte !, avant d’ajouter  "Imaginez, l'ennui d'un monde où la presse ne se tromperait pas", allusion  au statut de favori du candidat socialiste. Toujours imbu de sa personnalité le Président a conclu son discours par un avertissement : "j'essaierai de déjouer vos pronostics".


Bref de l’avis général, le président de la république  se l’est joué  surtout comme candidat à l'élection présidentielle,  il a voulu donner l'image  d'un homme déterminé : "vous me trouviez déprimé. Je suis donc l'homme qui se remet le plus vite de sa dépression", a déclaré le chef de l'Etat, ajoutant : "soyez patients". …. Enfin dans son discours les mots du vocabulaire actuel de propagande des ministres et de la majorité présidentielle, sont revenus plusieurs fois, notamment le mot force ……. 


Si un journaliste  avaient eu  "ses attributs " bien accrochés   il aurait eu l’audace de décrocher et de quitter la salle dès les premiers mots, mais voilà on a l’impression qu’ils sont tous restés  comme des blocs de béton pétrifiés  sans réactions sur leur siège, c’est ainsi  qu’ils ont  enduré pendant 25 minutes de se faire enguirlander, faussement complimentés, avant d’aller avaler le champagne et les petits fours 


 Nous ne savons pas si les 600  journalistes présents  se sont consolés avec le champagne et les petits fours qui  leur ont été offerts (aux frais de la République) dans la salle des fêtes de l’Elysée ou ci certains d’entre eux  les ont avalés de travers, vous pensez bien qu’ils ne viendront pas nous le dire pour ne pas perdre encore plus la figure.



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Elisabeth II -

Éditorial de lucienne magalie pons

60 ans de règne ! Le  jubilé de diamant de la reine Elizabeth II,  sera célébré cette année. Pour rester dans l’actualité,  La chaîne  Arte  a présenté hier soir à 20 heures 35  « Ballade pour une reine », un documentaire du réalisateur anglais  Don Kent. 

Lorsqu’en 1936, Edouard VIII renonce à la couronne,  c’est  son frère qui lui succède  sur  le trône et devient George VI.

 Après la mort le 6 février 1952, de Georges VI c’est sa fille aînée, Elizabeth Alexandra Mary Windsor, qui est couronnée à l’âge de 27 ans.

60 ans après en 2012  , la souveraine toujours  fidèle au poste,  dans un pays qui  a évolué comme bien d’autres pays occidentaux vers un modèle de société mondialiste avec tous ses excès, est restée le symbole de la nation et des  traditions d’une Angleterre ancienne  que les gens de ma génération appréciait.

Le documentaire de Don Kent qui vit en France depuis 40 ans  et qui est revenu dans son pays natal pour revisiter le portrait d’Elisabeth II  à travers ses yeux et le  témoignage subjectif  de certains personnages,  ce documentaire  n’avantage pas la Reine d’Angleterre, il est même à certains égard irrévérencieux dans sa tentative de banalisation et  de vulgarisation de la souveraine,.

Mais au final c’est bien la véritable Elisabeth II qui  surnage  au-dessus  de ce fatras d’images et de commentaires qui ne réussissent pas à l’atteindre, comme l’aurait voulu Don Kent, en ce sens il a raté son coup.

 En plus de cela la qualité technique du documentaire est désastreuse. Il faut vraiment être une authentique grande Dame pour sortir indemne de ce massacre (voir la vidéo)


Pour information :

Sa Majesté Elizabeth II,  84 ans, est devenue la reine de Grande Bretagne en 1952, et cette année le 3 juin 2012   elle fêtera le 60e anniversaire  de son accession au trône,  le « Diamond Jubilee »(Jubilé de Diamant)

 L'événement sera organisé par la Fondation Thames Diamond Jublilee.

Ce jour-là, LA Reine Elisabeth II  effectuera une tournée sur un bateau spécial, accompagné de 1 000 autres esquifs sur la Tamise. Le voyage commencera à partir de Port Putney et arrivera au centre de la ville à Tower Bridge, dans une barge rénovée ressemblant à une galère du 18e siècle.

 Dans l'histoire de l'Angleterre, seul un autre monarque, la Reine Victoria,  arrière-arrière-grand-mère de  l'actuelle reine Élisabeth II  a déjà fêté le 60e anniversaire de sa montée sur le trône.




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31 janvier 2012

Campagne Présidentielle 2012 - "Température" en hausse pour le Candidat PS -

Éditorial de lucienne magalie pons


 Les efforts de communication du Gouvernement profitent à l'opposition socialiste

Tour d'horizon :

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Moscovici : "Un président en bout de course" par Europe1fr


Moscovici : "Un président en bout de course" par Europe1fr

Sarkozy parle, Hollande engrange

nouvelobs.com -
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Un Sommet Européen sans trop de relief, tout juste un peu tendu

Éditorial de lucienne magalie pons

Un sommet européen avec quelques points de tension notamment sur la Grèce, qui ne parait pas avoir mobilisé les médias, et qui finalement apparaît comme un sommet intermédiaire dont l’objectif était d’adopter le nouveau pacte de discipline budgétaires de l’Union Européenne, de rechercher des pistes pour relancer la croissance européenne et bien entendu d’ essayer de trouver des solutions pour le sauvetage d’une Grèce en péril imminent de faillite, si elle n’obtient d’ici le 20 Mars ………

Finalement 25 pays sur 27 ont adopté le nouveau pacte, lequel après traduction dans toutes les langues des pays membres, devrait être entériné au cours d’un prochain Sommet Européen en Mars, et qui ensuite devra être ratifié dans chacun des pays, ce qui laisse présager un délai de près d’un an avant qu’il n’entre effectivement en vigueur.


L’Angleterre et la République Tchèque n’ont pas adhéré à ce nouveau traité, pour l’Angleterre sa position était connue, pour la République Tchèque on espérait encore, mais sa décision finale en dernière minute a quelque peu surpris quelques uns de ses partenaires européens, notamment le Président Français qui a exprimé son incompréhension face à la décision Tchèque en ajoutant : «Pour des raisons constitutionnelles, le premier ministre tchèque nous a confirmé qu'il ne souhaitait pas adhérer au traité. Nous en avons pris acte".

La République tchèque en effet est venue rejoindre la Grande-Bretagne dans le front du refus, en invoquant des problèmes "constitutionnels" et des difficultés à faire ratifier le texte du fait du risque de devoir convoquer un référendum.

Les autres Etats ont accepté d'inscrire dans leurs législations une « « règle d'or » sur le retour à l'équilibre budgétaire et des sanctions quasi-automatiques en cas de dérapages des déficits publics, comme l’exigeait l'Allemagne en échange d'une poursuite de sa solidarité financière avec les pays en difficulté.

Ce pacte budgétaire a opposé sur une question annexe, la France et la Pologne avant de trouver un compromis: Paris tenait à ce que les dix-sept pays utilisant la monnaie commune puissent se retrouver seuls entre eux sur certains sujets. Varsovie estimait que tous les pays appelés à rejoindre l'euro devaient être invités.

Finalement les sommets de la zone euro seront limités aux pays de l'Union monétaire, sauf sur certains sujets où les autres Etats n'en faisant pas partie pourront aussi être invités.

Certains pays européens espèrent que ce nouveau traité encouragera la Banque centrale européenne à faire davantage à l'avenir pour aider la zone euro face à la crise de la dette et qu’il pourrait aussi inciter la chancelière allemande Angela Merkel à accepter … de renforcer les moyens du Fonds de secours permanent de la zone euro, le MES, qui a été officiellement mis sur les rails lundi soir et commencera à fonctionner en juillet.


Berlin est sollicité pour accepter une hausse des moyens du mécanisme de 500 à 750 milliards d'euros. La question devrait être tranchée en Mars lors du prochain sommet Européen.

Mario Monti, le Chef du Gouvernement Italien s’est montré « optimiste » : "Nous sentons une évolution dans la position de l'Allemagne et je suis optimiste", a déclaré le chef du gouvernement italien Mario Monti, car "il est important que la dotation de ce Fonds soit adaptée".

Les dirigeants européens ont été amenés a examiner une nouvelle fois la situation de la Grèce, embourbée dans la récession et plus que jamais suspendue sous perfusion financière de l'extérieur , et ils ont demandé un accord très rapide pour sauver la Grèce de la faillite, dans le cadre de leurs efforts pour tourner la page de la crise de la dette de la 2one Euro.

Il s'agit de parvenir au déblocage du second plan d'aide au pays d'un montant de 130 milliards d'euros, promis par les Européens en octobre dernier, aide cruciale pour la Grèce qui doit rembourser 14,5 milliards d'euros de prêts le 20 mars, faute de quoi elle sera en cessation de paiements.

Mais la Grèce doit encore parvenir à boucler des négociations avec ses créanciers privés pour réduire sa dette de 100 milliards d'euros, condition sine qua non au déblocage de l'aide européenne.

Lucas Papademos, le Premier ministre grec, table sur un accord global d'ici la fin de la semaine, tant avec les banques qu'avec les créanciers publics du pays, il n’envisage pas dans l'immédiat de demander plus que ce qui a été promis à Athènes, malgré la dégradation économique continuelle de son pays

Le sommet à Bruxelles a été troublé par une controverse autour d'une proposition du Gouvernement allemand visant à placer Athènes sous une stricte tutelle de l’Union Européenne et à mettre en place un "commissaire budgétaire" censé contrôler les finances grecques, ce qui indéniablement est apparu comme une menace « coercitive » et une atteinte à la souveraineté d’un pays membre de l’UE, Athènes avait déjà vivement protesté et rejeté la proposition Allemande dimanche soir. .

"Soit nous avançons sur la voie démocratique où chaque pays est responsable de sa propre politique, soit nous sapons la démocratie dans l'Europe entière", avait réagi Georges Papandréou, le chef de file des socialistes grecs et ex-Premier ministre.

Le Président Nicolas Sarkozy s'est opposé à cette proposition, comme par ailleurs d’autres dirigeants européens, en expliquant à la presse à l’issue du sommet. : «Il ne peut être question de mettre quelque pays que ce soit sous tutelle». Ce ne serait "pas raisonnable, pas démocratique et pas efficace", a-t-il ajouté.

En séance, la chancelière allemande Angela Merkel a tenté d’éteindre le feu, sans pour autant désavouer son Gouvernement : La question d'une surveillance accrue des décisions du gouvernement grec "se pose" car les réformes promises ne sont pas toutes mises en œuvre, a-t-elle fait remarquer "Le débat doit porter sur "comment l'Europe peut aider à ce qu'en Grèce les tâches qui ont été données soient effectuées", a-t-elle estimé.

( Les « tâches » , il s’agit notamment des suppressions de poste de fonctionnaires qui devaient porter sur 30.000 alors que pour le moment seuls 1000 postes ont été supprimés et sur d’autres mesures d’austérités et d’économie qui tardent à s’affirmer)

Finalement la proposition du Gouvernement Allemand n’a pas été adoptée par le Sommet Européen.


Sur la question de la Grèce, "rien de nouveau a été décidé", a déclaré le chef de l'État. Chef de l’Etat Français devant la presse à l’issue du Sommet Européen., il espère la conclusion d'un accord "dans quelques jours …..Les négociations se passent bien. Nous avons de bons espoirs" » a-t-il déclaré.


Enfin, le président de la République a réagi à la révision à la baisse cette après-midi de la prévision de croissance française pour cette année. "Cela ne changera rien aux engagements que nous avons pris du fait que nous sommes en avance sur notre calendrier de réduction du déficit".

A la limite on a l’’impression que les dirigeants des pays membres de l’UE ont évité de dans la mesure du possible de déclencher des clashes et qu’ils se sont efforcer de trouver des compromis pour ne pas donner une mauvaise image de leur Sommet, mais en réalité ils sont tous dans l’expectative en s’efforçant de masquer leurs craintes de voir « imploser la Grèce » et par suite la Zone Euro.

C’est pourtant bien la question Grecque qui tient la Zone Euro en état d’alerte et les évènements de ces derniers jours concernant ce pays font bien ressortir que les négociations n’ont pas encore vraiment abouties.



Conférence de Presse lors du Conseil Européen à... par elysee

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Pour mémoire : La question Grecque


Rappelons la situation : au 1er juillet 2011, la dette grecque se montait à 160 % de son PIB, soit 360 milliards d'euros, dont 110 milliards possédés par des structures internationales (BCE, FMI, …) qui sont intervenues depuis le début de la crise, environ 100 milliards au titre d’institutions publiques, et 150 milliards au titre d’investisseurs institutionnels privés.

Le sommet européen du 21 juillet 2011 avait décidé de mettre à contribution le secteur privé, sur la base du volontariat, de façon volontaire, il avait été été proposé que les banques acceptent volontairement une décote de 21 % du montant de leur créance..

Devant l’aggravation des difficultés de la Grèce, le sommet du 27 octobre 2011 avait proposé de porter le montant des « pertes volontaires » à 50 %, selon un accord entre les gouvernements et l’Institute of International Finance (Association des grandes banques et institutions financières mondiales), qui représente les banques, mais cet « Institute » , n’a pas réellement pouvoir d’imposer des décisions à tous ses mandants.

On tablait ainsi sur une décote maximale de 50 % des 150 milliards d'euros, soit 75 milliards, environ 20 % de la dette grecque, et il était observé que si 75 % des investisseurs privés accepteraient cet accord la décote totale serait de 55 milliards soit 15 % du total de la dette grecque.

Certains observateurs faisaient remarquer, toutefois, que ces pertes ne pourraient qu’occasionner d’énormes besoins de recapitalisation des banques et assureurs grecs , et d’autres ajoutaient que l’accord ne réglait presque rien et risquait même d’endetter encore plus la Grèce, en rappelant que l’accord indiquait “le secteur public est disposé à fournir [...] jusqu’à 100 milliards” de prêts nouveaux pour aider la Grèce.

La Grèce et l’IIF avait alors entamé des négociations pour mettre en œuvre l’accord, mais l’économie grecque continuait de se dégrader ployant sous des mesures de rigueur qui se révélaient contre-productives : le déficit 2011 s’avérait supérieur à celui de 2010.

Athènes avait alors demandé aux banques d’accroître la restructuration jusqu’à 75 %, mais les grandes banques refusant d’aller au-delà de 60 %, les négociations avaient été suspendues à ce stade.

En octobre dernier, les dirigeants de l’Union européenne avaient fini, au terme d’âpres négociations, par convenir d’un plan de réduction de la dette grecque.

L’accord prévoyait que l’endettement de la Grèce envers ses créanciers privés serait diminué de 50 %. Cette restructuration devait être volontaire, c’est-à-dire obtenue avec l’assentiment des créanciers exposés, on prévoyait que les quelques 200 milliards d’euros détenus par des créanciers privés devraient être échangés contre de nouveaux instruments d’une valeur nominale moitié moindre. Reste que la durée de ces « instruments » et leurs coupons sont encore en négociations entre les représentants du Gouvernement grec et ceux des leurs créanciers privés et tardent à aboutir ……….



Depuis, les réunions et les négociations entre le « lobby bancaire » et le Gouvernement Grec s’enchaînaient avec des périodes d’interruptions, suivies de reprises , pour tenter de l’accord sur l’effacement d’une partie de la dette de ce pays, alors que l’Union Européenne s’attend à un accord rapide, car plus le temps passe, plus il est redouté qu’un désaccord de seuls quelques créanciers risque de plonger la Grèce en faillite dès le mois de mars …

Les créanciers privés disent ne pas accepter un taux d’intérêt inférieur à 4 % (car même à ce taux leurs créances seraient réduites de quelques 70 % de leur valeur initiale). En revanche, pour le gouvernement grec, ce taux est excessif.

Jean-Claude Junker, au nom de l’Eurogroupe, a estimé la Grèce ne devrait pas payer plus de 3,5 % d’intérêt, si l’on veut qu’en 2020 la dette de ce pays ne représente pas plus de 120 % de son PIB.

Les commentateurs estiment que les pays de l’Eurozone ont tout intérêt à ce que la Grèce soit sauvée, à qu’à défaut, ils risqueraient d’avoir à remettre « la main à la poche ».

Le FMI partage le même point de vue, car moins la Grèce donnera d’argent à ses créanciers privés, plus les chances que l’Organisation de Washington puisse récupérer l’intégralité de sa propre créance sur ce pays seront grandes.


Un taux d’intérêt trop bas, même approuvé par les négociateurs du secteur privé, ne risque-t-il pas de provoquer l’intransigeance de cette minorité, et faire chuter l’accord ?

Enfin certaines institutions préféreraient que la réduction de la dette grecque ne soit pas reconnue comme volontaire par les agences de notation, afin de faire jouer les instruments d’assurance qu’elles détiennent (les Credit Default Swaps).


Les médias rappellent que Le 20 mars prochain, la Grèce aura à renouveler une créance d’un montant de 14,5 milliards d’euros et qu’elle ne sera en mesure de faire que si ces fonds lui sont prêtés par ses partenaires européens dans le cadre du plan de sauvetage, lui-même conditionné par le règlement de la question de la restructuration de sa dette et encore à condition que les réductions budgétaires et les réformes structurelles promises par le Gouvernement Grec paraissent crédibles.

toutes ces difficiles négociations paraissaient proches samedi de la finalisation d’un accord volontaire d’échange de dettes, d’après l’annonce du lobby bancaire mondial IFF qui mène les négociations côté banques : ….. « Les créanciers privés de la Grèce et le gouvernement grec sont "proches" de la finalisation d'un accord volontaire d'échange de dettes, a annoncé le lobby bancaire en disant s'attendre à "conclure la semaine prochaine".

De même, les créanciers privés de la Grèce et le gouvernement grec se sont dits samedi "proches" de la finalisation d'un accord volontaire d'échange de dettes, dont ils attendent la conclusion "la semaine prochaine" après des "progrès importants". …

Par contre, les négociations restent difficiles entre le gouvernement grec et ses créanciers publics UE-FMI sur les nouvelles mesures de rigueur et de déréglementation réclamées au pays pour lancer le plan de renflouement de 130 milliards d'euros prévu par la zone euro.


Athènes compte présenter les modalités de cette entente en marge du sommet européen pour obtenir l'aval de la zone euro et du FMI, qui insistent pour que l'opération aboutisse au final à un abaissement de la dette souveraine grecque aux alentours de 120% du PIB en 2020 contre 160% actuellement.

La capacité de la Grèce à éviter un défaut de paiement à l'expiration, le 20 mars, de 14,5 milliards de créances, dépend de l'issue de ces négociations et des tractations interdépendantes qu'Athènes mène par ailleurs avec ses créanciers institutionnels pour obtenir le déblocage du deuxième plan de soutien de la zone euro.


En vue des arbitrages qu'Athènes devra faire, le Premier ministre Lucas Papademos devait ensuite recevoir dans la soirée de samedi « la troïka » , avant de réunir dimanche les chefs des partis socialiste, conservateur et d'extrême droite de la coalition le soutenant pour tenter d'obtenir leur soutien aux mesures et leur engagement à les mettre en œuvre, comme le réclame la zone euro.

"Nous devons faire face à de difficiles dilemmes (...) les jours prochains seront déterminants", a-t-il affirmé, lançant un "appel national" aux partis soutenant le gouvernement à aider à la négociation.


"Nous avons fait le bilan de toutes les questions en suspens", a affirmé Monsieur Venizélos, énumérant "les mesures budgétaires, … les questions liées aux relations de travail et au système de retraite et d'assurances sociales, et celles liées au système bancaire et à sa recapitalisation".

Le gouvernement respectera "les principes inviolables de défense de l'intérêt public face aux intérêts privés", a-t-il ajouté.

"Mais cela doit être fait de manière organisée, sans rien qui n'aggrave la récession", a insisté le ministre, la troïka réclamant notamment des mesures en vue d'abaisser les salaires dans le privé.

Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...