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publié par lucienne magalie pons
en souvenir de la Reine de France
Marie Antoinette
-Née à Vienne, 2 novembre 1755 – morte guillotinée à Paris, le 16 octobre 1793-
Archiduchesse d'Autriche, princesse impériale, princesse royale de Hongrie et de Bohême, dauphine de France, reine de France et de Navarre (1774–1793), épouse de Louis XVI de Bourbon, roi de France,sœur de Joseph II d'Autriche et de Léopold II d'Autriche.
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Le Testament de la Reine de France, Marie Antoinette
Marie-Antoinette, écrivitpieusement quelques heures avant sa mort à sa belle-sœur, Madame Élisabeth sœur du Roi Louis XVI la lettrequi après plus de deuxsiècles, émeut encore d’admiration et de respect. Nous la reproduisons ici en entier : elle éclaire d’une lumière tout à la fois vive et paisible l’âme et la pensée de la reine martyre au seuil de la mort
Ce 16 octobre, à quatre heures et demie du matin.
« C’est à vous, ma sœur, que j’écris pour la dernière fois. Je viens d’être condamnée, non pas à une mort honteuse – elle ne l’est que pour les criminels – mais à aller rejoindre votre frère ; comme lui innocente j’espère montrer la même fermeté que lui dans ses derniers moments. Je suis calme comme on l’est quand la conscience ne reproche rien. J’ai un profond regret d’abandonner les pauvres enfants. Vous savez que je n’existais que pour eux et pour vous, ma bonne et tendre sœur, vous qui avez par votre amitié tout sacrifié pour être avec nous. Dans quel état je vous laisse ! J’ai appris par le plaidoyer même du procès que ma fille était séparée de vous. Hélas ! la pauvre enfant, je n’ose pas lui écrire, elle ne recevrait pas ma lettre, je ne sais pas même si celle-ci vous parviendra. Recevez pour eux deux ici ma bénédiction ; j’espère qu’un jour, lorsqu’ils seront plus grands, ils pourront se réunir avec vous et jouir en entier de vos tendres soins. Qu’ils pensent tous deux à ce que je n’ai cessé de leur inspirer : que les principes et l’exécution exacte de ses devoirs sont la première base de la vie, que leur amitié et leur confiance mutuelle en fera le bonheur.
« Que ma fille sente qu’à l’âge qu’elle a (Madame Royale était dans sa quinzième année) elle doit toujours aider son frère par les conseils que l’expérience qu’elle aura de plus que lui et son amitié pourront lui inspirer ; qu’ils sentent enfin tous deux que dans quelque position où ils pourront se trouver ils ne seront vraiment heureux que par leur union ; qu’ils prennent exemple sur nous. Combien, dans nos malheurs, notre amitié nous a donné de consolation ! et dans le bonheur on jouit doublement quand on peut le partager avec un ami, et où en trouver de plus tendre, de plus uni que dans sa propre famille ? Que mon fils n’oublie jamais les derniers mots de son père que je lui répète expressément :
« Qu’il ne cherche jamais à venger notre mort.
« J’ai à vous parler d’une chose bien pénible : je sais combien cet enfant doit vous avoir fait de la peine (allusion aux propos que les commissaires de la Convention arrachèrent au Dauphin, un enfant de huit ans, qu’on avait abruti physiquement et moralement et qui n’avait plus sa pensée à lui). Pardonnez-lui, ma chère sœur, pensez à l’âge qu’il a et combien il est facile de faire dire à un enfant ce qu’on veut et même ce qu’il ne comprend pas. Un jour viendra, j’espère, où il ne sentira que mieux le prix de vos bontés et de votre tendresse pour tous deux (le fils et la fille de la reine).
« Il me reste à vous confier encore mes dernières pensées. J’aurais voulu les écrire dès le commencement du procès, mais, outre qu’on ne me laissait pas écrire, la marche a été si rapide que je n’en aurais réellement pas eu le temps.
« Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle de mes pères, dans celle où j’ai été élevée et que j’ai toujours professée, n’ayant aucune consolation spirituelle à attendre, ne sachant pas s’il existe encore ici des prêtres de cette religion, et même le lieu où je suis les exposerait trop s’ils y entraient une fois. Je demande sincèrement pardon à Dieu de toutes les fautes que j’ai pu commettre depuis que j’existe ; j’espère en sa bonté. Il voudra bien recevoir mes derniers vœux, ainsi que ceux que je fais depuis longtemps pour qu’il veuille bien recevoir mon âme dans sa miséricorde et sa bonté. Je demande pardon à tous ceux que je connais et à vous, ma sœur, en particulier, de toutes les peines que, sans le vouloir, j’ai pu leur causer. Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu’ils m’ont fait. Je dis ici adieu à mes tantes et à tous mes frères et sœurs. J’avais des amis : l’idée d’en être séparée pour jamais et leurs peines sont un des plus grands regrets que j’emporte en mourant ; qu’ils sachent au moins que, jusqu’à mon dernier moment, j’ai pensé à eux.
« Adieu, ma bonne et tendre sœur ; puisse cette lettre vous arriver. Pensez toujours à moi ; je vous embrasse de tout mon cœur ainsi que ces pauvres et chers enfants. Mon Dieu, qu’il est déchirant de les quitter pour toujours ! Adieu, adieu ! je ne vais plus m’occuper que de mes devoirs spirituels. Comme je ne suis pas libre dans mes actions, on m’amènera peut-être un prêtre ; mais je proteste ici que je ne lui dirai pas un mot et que le traiterai comme un être absolument étranger. » (La reine n’admettait pas le caractère ecclésiastique des prêtres assermentés.)
Madame Élisabeth, bien loin d’entrer en possession de ces pages qu’on a nommées le Testament de Marie-Antoinette, n’apprit même pas la mort de sa belle-sœur. Quand elle fut à son tour transférée de la tour du Temple à la prison de la Conciergerie, elle demanda au concierge Richard des nouvelles de la reine :
– Oh ! Elle est très bien, il ne lui manque rien.
Madame Élisabeth n’apprendra la mort de sa belle-sœur qu’au moment de gravir à son tour les marches de l’échafaud. Franchissant le seuil de la Conciergerie pour aller à la mort, elle pria le concierge Richard de dire son fidèle souvenir à la sœur qu’elle ne reverrait plus. Alors l’une des dames qui allaient être conduites au supplice avec elle, – parmi lesquelles Mme de Sénozan, sœur du ministre Malesherbes qui, devant la Convention, avait été l’un des défenseurs du roi, et Mme veuve de Montmaurin, – lui dit tout uniment :
– Madame, votre sœur a subi le sort que nous allons subir nous-mêmes dans un instant.
-Née à Vienne, 2 novembre 1755 – morte guillotinée à Paris, le 16 octobre 1793-
Archiduchesse d'Autriche, princesse impériale, princesse royale de Hongrie et de Bohême, dauphine de France, reine de France et de Navarre (1774–1793), épouse de Louis XVI de Bourbon, roi de France,sœur de Joseph II d'Autriche et de Léopold II d'Autriche.
Marie Antoinette-Née à Vienne, 2 novembre 1755 – morte guillotinée à Paris, le 16 octobre 1793
Archiduchesse d'Autriche, princesse impériale, princesse royale de Hongrie et de Bohême, dauphine de France, reine de France et de Navarre (1774–1793), épouse de Louis XVI de Bourbon, roi de France,sœur de Joseph II d'Autriche et de Léopold II d'Autriche.
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Le 16 Octobre 1793, Marie Antoinette Reine de France est guillotinée à Paris place Louis XV (actuellement place de la concorde)
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En Octobre 1793, concentré dans les mains du Comité du Salut Public qui fonctionne sous l'influence de Robespierre, " le Dictateur sanguinaire", le Tribunal Révolutionnaire n’est qu’un instrument servile soumis aux exigences d’une politique passionnée.
Ses coups vont porter sur les têtes illustres, Marie Antoinette est frappée la premières après quatorze mois d’humiliations et de tortures, qui n’avaient pas apporté sur elle la pitié publique ni atténué la haine d’une population révolutionnaire et sanguinaire.
Transférée depuis deux mois du Temple à la Conciergerie, traitée plus bas que l’aurait été une prisonnière ordinaire, gardée dans sa chambre à vue nuit et jour par deux gendarmes, elle est appelée le 14 Octobre 1793 au Tribunal Révolutionnaire
.Qui aurait pu reconnaître ce jour là dans cette femme aux cheveux blanchis, au teint pale, aux traits creusés avant l’âge par les deuils, les souffrances et les larmes, vêtue d’humbles vêtements noirs, la jeune et merveilleuse Reine de France qui animait de sa présence quelques années auparavant les fêtes brillantes de Versailles ?
Le Président du Tribunal lui demande son nom, elle répond : Marie Antoinette de Lorraine d’Autriche, son état : Veuve de Louis Capet, ci-devant Roi des Français, son âge : 38 ans.
Lecture lui est donnée de l’acte d’accusation dressé contre elle par l’accusateur public Fouquier- Tinville.
Les crimes dont la charge le réquisitoire avec une exagération insultante, sont « d’avoir conspiré contre la France, d’avoir été depuis son arrivée dans le royaume, le fléau et la sangsue de la nation, d’avoir dès avant 1789 eu avec son frère le Roi de Hongrie et de Bohème, des rapports politiques contraires aux intérêts de la France, , d’avoir dilapidé le trésor par des profusions effroyables, pour satisfaire à des plaisirs désordonnés et payer les agents de ses intrigues ; d’avoir, à différentes époques , fait passer à l’empereur des millions qui lui avaient servi à soutenir la guerre contre nous. »
On l’accuse aussi de n’avoir pas cessé depuis la Révolution d’entretenir des correspondances criminelles avec les puissances étrangères et d’avoir exercé toutes sortes de manœuvres pour opérer la contre-révolution dans l’intérieur de la République.
On lui reproche d’avoir abusé de son ascendant sur l’esprit du ci-devant roi son époux pour le pousser dans les voies réactionnaires, dans une conspiration permanente contre la Révolution et on fait retomber sur la Reine la responsabilité directe des journées des 5 et 6 octobre, de la fuite de Varennes, des fusillades du Champ de Mars et de la catastrophe du 10 aout .
Mais Fouquier Tinville ne s’attaque pas seulement à la Reine, il s’attaque aussi à la Mère. Spéculant sur les calomnies ignobles longtemps répandues dans le peuple sur les mœurs prêtées à Marie Antoinette , calomnies imaginées et soutenues par l’infâme Hébert, Fouquier- Tinville dans son réquisitoire ose articuler contre Marie Antoine une accusation infâmante : « Immorale sous tous les rapports et nouvelles Agrippine, la veuve Capet est si perverse et si familière avec tous les crimes , qu’oubliant sa qualité de mère et les limites prescrites par la nature, elle n’a pas craint de se livrer avec Louis Charles Capet, et de l’aveu de ce dernier, à des indécences dont l’idée et le nom seul font frémir d’horreur »
Ce fut la seule accusation dont Marie Antoinette outragée se montra émue. A toutes les précédentes dépositions formulées contre elle, elle était restée froide.
Et quand l’odieux Hébert vient répéter en personne devant le Tribunal en des termes grossiers et orduriers, les déclarations qu’il prétend lui avoir été faites par l’enfant lui-même, elle ne put réprimer un frémissement d’indignation. Elle se reprit cependant et s’enferma dans un silence absolu.
Un juré alors insista et exigea qu’elle s’exprime. Marie Antoinette se leva alors et sans trembler, d’un accent poignant qui ne pouvait partir que du cœur d’une mère, elle prononça puissamment ces mots célèbres : « Si je me suis tue, c’est que la nature se refuse à répondre à une pareille inculpation. J’en appelle à toutes les mères qui peuvent se trouver ici »
La souffrance contenue dans cette réponse si simple et si touchante remua profondément l’auditoire – et pourtant quel auditoire -, à tel point que le président, dans son résumé n’osa pas reprendre cet incident, dont la réprobation générale avait fait justice.
De nombreuses autres dépositions remplirent trois séances du Tribunal, dont aucune preuve directe ne put ressortir. Mais à quoi bon tous ces débats dérisoires, tout était réglé d’avance, le Comité de Salut Public voulait la tête de Marie Antoinette et le Tribunal révolutionnaire était dans ses mains sinistres son « exécuteur » servile.
Les avocats de la Reine, désignés d’office pour la défendre, Chauveau Lagarde et Tronçon-Ducoudray, prononcèrent l’un et l’autre quelques paroles qu’ils savaient d’avance inutiles.
Le Président posa alors aux jurés les questions suivantes :
- Est-il constant qu’il ait existé des manœuvres et des intelligences avec les puissances étrangères, et autres ennemis extérieurs de la République, les dites manœuvres et intelligences tendant à leur fournir des secours ou argent, à leur donner l’entrée du territoire Français, et à y faciliter le progrès de leurs armes ?
- Marie Antoinette d’Autriche, veuve de Louis Capet, est-elle convaincue d’avoir
coopéré à ces manœuvres et d’avoir entretenu ces intelligences ?
- Est-il constant qu’il a existé un complot et conspiration tendant à allumer la guerre civile dans l’intérieur de la République ?
- Marie Antoinette d’Autriche, veuve de Louis Capet, est-elle convaincue d’avoir
participé à ce complot et à cette conspiration ?
Après avoir délibéré, les jurés rapportèrent une réponse affirmative sur toutes les questions
L’arrêt fut prononcé le 16 Octobre :
« Marie-Antoinette est condamnée à mort pour haute trahison »
Marie Antoinette entendit la sentence terrible avec un calme impassible, il était 4 heures du matin, elle sortit du Tribunal sans prononcer un seul mot, on la ramena à son cachot escortée par des gardes.
Elle pria alors un long temps, puis elle écrivit à Madame Élisabeth, la sœur de Louis XVI, une lettre ou figure cette phrase : « Je viens d'être condamnée, non pas à une mort honteuse, elle ne l'est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère », et ne dormit que quelques heures.
NOTE : Au vu des pièces du procès, la condamnation n'est pas basée sur des faits avérés.
En réalité, il fallait condamner la « veuve Capet » comme Robespierre et ses amis l’avait décidé.
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Le dernier jour deMarie Antoinette, Reine de France
16 octobre 1793
Huit heures
Marie-Antoinette s’apprêteà s’habiller pour aller à l’échafaud. Elle passe dans la petite ruelle qui se trouve entre son lit de sangle et la muraille, déploieelle-même sa chemise, se baisse, abat sa robe pour changer de linge une dernière fois – brusquement elle s’arrête.
Le gendarme de service s’approcheet, les coudes sur l’oreiller, la tête entre les mains, la regarde effrontément.
« Sa Majesté !avertitRosalie Lamorlière qui la sert.
La Reine remetson fichu sur ses épaules et, avecdouceur,dit à ce jeune homme :
« – Au nom de l’honnêteté, monsieur, permettez que je change de linge sans témoin.
« – Je ne saurais y consentir, répond le gendarme, mes ordres portent que je dois avoir l’œil sur tous vos mouvements. »
Quel horreur ! Ce gendarme à plat ventre sur le lit, suit d’un regard malpropre la reine qui change de linge pour aller à la mort !
« Le trouble que me causait la brutalité du gendarme, dira plus tardRosalie Lamorlière, ne me permit pas de remarquer si la princesse avait encore le médaillon de M. le Dauphin ; mais il me fut facile de voir qu’elle roulait soigneusement sa pauvre chemise ensanglantée. Elle la renferma dans une des manches comme dans un fourreau, puis serra ce linge dans un espace entre l’ancienne toile à papier et la muraille. »
En vain la reine demandeau moment du départ, qu’on lui permettede se retirer un instant pour un pressant besoin : on l’oblige à s’arrêter, dans un coin de la chambre, sous les yeux de tout le monde.
Onze heures
Vainementla reine demandequ’on ne lui lit pas les mains,le bourreau Charles-Henri Samson les lui noue dès la Conciergerie, si étroitement que le curé Girard, durant le trajet, pour soulager un peu la pauvre femme, tientconstamment sa main appuyée sur son bras gauche. L’extrémité de la corde esttenue par le bourreau.
Le lieutenant de gendarmerie Debusne spécialement attaché aux tribunaux a la chargede l’escorter au supplice. En cettecirconstance ilcommet ce qui sera considéré plus tard commeun triple crime :
1° Il escorte la condamnée en tenant son chapeau à la main ;
2° Il va luichercher un verre d’eau qu’elle demande ;
3° Pour l’aider à descendre l’escalier de la Conciergerie, il lui offre le bras.
(Le soir même,ildevait être dénoncé parun de ses subordonnés, le gendarme Jourdeuil. Debusnequi avait osé se conduire en ces circonstances si douloureusement graves avec la plus élémentaire décence, pour échapper à un sort fatal dut s’abaisser à s’excuser)
Au milieu d’une nombreuse force armée, escortée d’une populace immense qui ne l’épargne pas de ses ignobles cris, vociférations et imprécations, Marie Antoinetteest conduite dans une charrette, au lieu de son supplice,
La charrette avance lentement sous une pluie d’injures grossières. Marie-Antoinette estassise sur une planche. Elle porteune jupe blanche tombant sur son jupon noir, une camisole de nuit en piqué blanc, un ruban de faveur noir noué autour du poignet ; sa tête est coiffée d’une bonnette de linon blanc comme celles que portent les femmes du peuple, ornée d’un petit ruban noir. (Elle avait inutilement prié qu’on la laissât aller au supplice tête nue.)
Ses cheveux blancs sontcoupés ras autour du bonnet. Elle estpâle, mais ses pommettes sonttrès rouges, ses yeux injectés, ses cils immobiles,son regard semble celui d’une aveugle. Derrière elle, sur la charrette, se tient l’exécuteur des hautes œuvres, Samson, une manière de colosse, et son aide auprès de lui.
Rue Saint-honoré, la charrette s’arrête un instant, un enfant, que sa mère élève dans ses bras, lui envoieun baiser de ses petites mains qui battent l’air ensuite d’un petit geste joyeux. La reine lui répond d’un sourire et émuelaissent échapper quelques larmes, les seules qu’elle verse durant le trajetqui se poursuit parmi les huées d’une populace excitée.
La reine parle peu avec le prêtre constitutionnel qui l’assiste. À un moment donné celui-ci éleva un petit crucifix d’ivoire.
On s’arrêteun instant devant le portail de l’église Saint-Roch.
A un moment l’effroyable comédien Grammont qui en qualité d’adjudant de la garde nationale commande l’escorte monté sur uncheval brunet chevauche près dela charrettebrandit l’épée qu’il tienten main et s’écrie après un vigoureux juron :
– La voilà, l’infâme Antoinette !... Elle est f... mes amis !
(Le cruelcitoyen Grammont s’était distingué à Versailles lors du massacre des prisonniers d’Orléansexploits qu’il avait couronnés en buvant dans le crâne d’une de ses victimes – du moins il s’en est vanté)
Midi
Les terrasses des Tuileries sont chargées de curieux. La place de la Révolution grouille d’une foule haletante d’où surgissent des centaines de baïonnettes.
Arrivée sur la place, la reine qui, jusque-là, durant tout le trajet a paru indifférente à tout ce qu’elle a pu avoir devant les yeux, tourne la tête du côté du jardin des Tuileries. À ce moment son visage devient entièrement blanc, y compris les pommettes d’où s’efface la teinte rouge qui les colorait. À la vue des lieux qui lui rappellent de si poignants souvenirs, le sang lui afflue au cœur.
Marie-Antoinette se ressaisit,descend de la charrette« avec légèreté et promptitude, sans avoir besoin d’être soutenue, bien que ses mains soienttoujours liées », écrit l’auteur du Magicien républicain.
S’approchant de l’échafaud, elle en monte l’escalier de bois « à la bravade », diront les journaux, « avec calme et une tranquillité insolente ».
Elle s’arrange elle-même pour le supplice.
Avant d'être guillotinée, la reine marche par inadvertance sur le pied de son bourreau. Elle se retourne vers lui et lui dit « excusez-moi, monsieur ».
Puis Marie Antoinette s’abandonnant alors chrétiennement à Dieu, plutôt qu’a ses bourreaux, subit avec une grande dignité cet horrible mort.
Le couperet tombe aussitôt
Àmidi un quart, elle avait cessé de vivre.
Un aide du bourreau tend à la foule une tête blême où battent encore les paupières. Quelques cris : « Vive la République ! », cris mal assurés car unegrande partie de la foule est demeurée bouche bée ; silencieuse, saisiede respect et d’émotion.
Le même jour, en exécution du décret rendu par la Convention, sur la proposition de Barrère, la dépouille mortelle du Premier Dauphinfils aîné deLouis XVI et de Marie-Antoinette, du premier Dauphin, fut sortie de sa tombe à Saint-Denis et profanée.
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Retour du sort : Malgré les victoires révolutionnaires de 1794, la situation politique de Robespierre bat de l’aile et se dégrade. Après avoir soutenu avec ses amis du Comité de Salut Public, la Grande Terreur, ses crimes et ses exécutions, Robespierre dit« l’Incorruptible » ou encore « Le Dictateur Sanguinaire », Saint Just son ami, dit « l’Archange de la terreur » ou encore l’Archange de la Révolution » et plusieurs de leurs partisans sont contestés par Billaud -Varenne et Collot d’Herbois du Comité de sûreté Général Au cours d’ une journée houleuse, les adversaires de Robespierre nouent un complot avec le centre de l’Assemblée. Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794) Robespierre, invectivé de toutes parts est empêché de s’exprimer à la Convention, il a la gorge serrée, Garnier de l’Aube lui jette " Le sang de Danton t’étouffe ! ". Puis soudain un nommé Louchet, tout juste connu, propose : « Je demande le décret d’accusation contre Robespierre ! " Le silence venu d’un seul coup envahit l’Assemblée, mais des députés commencent à applaudir, puis c’est tout l’ensemble, la proposition est votée à main levée.... Il est quatre heures de l’après-midi.
Le 28 Juillet, Robespierre et ses partisans les plus proches sont arrêtés et incarcérés à la Conciergerie dont ils seront extraits à trois heures de l’après midi pour être traduits devant le Tribunal Révolutionnaire.
L’accusateur public, ce même Fouquier-Tinville qui s’était acharné contre la Reine dans son réquisitoire insultant, va requérir contre ses anciens chefs décrétés « hors la loi » ; pour eux pas d’interrogatoire, pas de défense, on constate simplement l’identité des accusés, quelques heure plus tard tout est fini pour eux
Ainsi en fin de l’après midi du 28 Juillet 1794 , Robespierre, son jeune frère Augustin, Saint-Just, Couthon et dix-sept autres de leurs partisans sont guillotinés place de la Révolution, (autrefois place Louis XV, aujourd’hui place de la Concorde) en présence d’une foule houleuse, menaçante et sanguinaire qui hurle « A bas le tyran » ! Quatre-vingt de ses autres partisans seront exécutés les jours suivants.
J'ai sélectionné à votre intention à partir du blog 2Villepin.free.fr des photos et le début de deux articles relatant les toutes dernières actualités de Monsieur de Villepin .
Pour lire la suite de chacun de ces deux articles, il convient de se rendre directement sur le blog 2Villepin.fr à l'adresse suivante :
Dominique de Villepin était jeudi soir l'invité de l'Association L'Agora à l'EDHEC Lille.
L'ancien Premier Ministre a reçu une standing ovation du public et son intervention était diffusée simultanément dans 3 autres amphis de l'école de commerce lilloise. Au total, plus de 700 étudiants ont participé à cette rencontre.
Dominique de Villepin a notamment évoqué l'attribution du Prix Nobel de la Paix à Barack Obama, la polémique en cours sur la nomination à la tête de l'EPAD de Jean Sarkozy, ainsi que sur les regrets de Nicolas Sarkozy sur son usage du mot "coupables" au sujet des prévenus du procès Clearstream.
A quoi ressemble un homme promis au croc du boucher quand il n'est pas sur le banc des «coupables» ? Au rez-de-chaussée d'un hôtel particulier qui lui sert de bureau, avenue Foch à Paris, Dominique de Villepin porte un jean délavé et une chemise à carreaux. Ne pas se fier à la tenue faussement négligée. A quelques jours des plaidoiries et après trois semaines de débats qui en auraient épuisé plus d'un, le prévenu est remonté comme une pendule, prêt à démontrer à tous ceux qui le croient «fini» qu'il ne fait que commencer. Il renaît de ses cendres et son sauveur s'appelle... Nicolas Sarkozy. «Il m'a offert une légitimité bien plus grande encore que celle des urnes. Je suis celui qui lui résiste. Le seul, le dernier. Sarkozy m'a ressuscité.» L'effet Clearstream ou Lazare-Villepin sortant de son tombeau.
"Pause pouce", entretien fleuve , marketing de communication, bilan de mi mandat , analyse politique et sociale, affirmation de ses lignes politiques, tout y est, oui mais alors pourquoi se sent-il visé à travers son fils ? ..... il ne nous a pas tout dit .......
article de lucienne magalie pons
Evidemment face aux polémiques virulentes quifait plonger le Gouvernement etsa majorité dans une zone de turbulences et lui fait redouterun tsunami pré électoral,sous le souffle de l’opposition déchaînée,Monsieur Nicolas Sarkozy se devaient d’essayer de calmer la tempête etd’assainirle terrain en intervenant, par le biais d’un entretien accordé auFigaro, un organe de presse connu qui lui est favorable, pour justifier le bilan de son mi mandat.
Un exercice de stylepériodique qui lui est coutumier et dont il se sort en préambule en comparant la situation politique actuelle avec celle de ses prédécesseurs, pour donner la tonalitéen mettant en évidence la satisfaction qu’il éprouve de son mi parcours présidentiel, une fois de plus il s’est livré au jeu des comparaisons en insistant implicitementsur les échecs de ses prédécesseurs en évitant de souligner leur et en mettant en évidence les succès de la majorité.
Extrait :
« En 1967, deux ans après la réélection du général de Gaulle, la majorité de l'époque ne l'emporte que d'un siège aux législatives. L'année suivante, ce sont les événements de Mai 1968. Deux ans après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing, en 1976, il rompt avec son premier ministre Jacques Chirac. Son septennat ne s'en remettra pas. En 1983, deux ans après l'élection de François Mitterrand, c'est le tournant de la rigueur, qui se solde par l'échec de la majorité socialiste, trois ans plus tard. Deux ans après l'élection de Jacques Chirac en 1995, c'est la désastreuse dissolution. Deux après son élection de 2002, 20 régions sur 22 sont perdues par la majorité. La situation de l'actuelle majorité est bien différente puisqu'elle vient de gagner les élections européennes. Le front social est apaisé malgré une crise économique sans précédent. Quant aux élections partielles qui sont traditionnellement mauvaises pour le gouvernement en place, nous en avons gagné l'immense majorité et notre candidat David Douillet a fait 45 % au premier tour dimanche dernier. J'en tire la conclusion qu'il ne faut pas confondre le climat du milieu médiatique, qui est par construction politisé et agité avec la réalité de la société française qui attend du gouvernement qu'il apporte des solutions concrètes aux problèmes des Français : le chômage, la sécurité, l'éducation de leurs enfants, le pouvoir d'achat.
Par ailleursau sujet de la polémique « EPAD-Jean Sarkozy » qui gonfle y compris au sein de la majorité, Monsieur Nicolas Sarkozy avait déjà déclaré tout récemment« Ce n’est pas mon fils qui est visé c’est moi » et dans l’entretien accordé au Figaro il y revient etexplique :
Extrait :
« Il y a 45 conseillers généraux dans le département des Hauts-de-Seine, élus par le suffrage universel. Ils ont tous le droit de postuler à un poste d'administrateur à l'Epad. Sauf un ! Et pourquoi ne peut-il pas ? Parce qu'il est mon fils. La présidence de l'Epad, est un poste non rémunéré. Il ne s'agit donc pas d'une prébende. C'est une élection, il ne s'agit donc pas de népotisme. A travers cette polémique, qui est visé ? Ce n'est pas mon fils. C'est moi. Ceux qui ne se sont jamais faits à mon élection et qui n'ont rien à dire sur le fond essayent d'attaquer sur tous les sujets avec une mauvaise foi et une méchanceté qui ne trompera pas les Français.
Vous avez été élu sur un certain nombre de valeurs : le travail, le mérite, la République irréprochable. Votre fils n'est-il pas, à 23 ans, trop jeune pour accéder à cette responsabilité ?
Y a-t-il un âge pour être compétent ? Je souhaite le rajeunissement de nos élites politiques qui ont bien vieilli. J'ai été le premier surpris lorsque Jean a voulu se lancer en politique. Mais il m'a impressionné par sa ténacité, il travaille énormément et fait face avec beaucoup de courage à la dureté et à la brutalité des attaques. J'ajoute qu'il faut avoir 21 ans pour être candidat à l'élection cantonale. Il a réussi. Une fois élu il n'a pas plus de droit qu'un autre mais pas moins non plus. »
Ndlr : que la présidence de l’EPAD soit rémunérée ou pas, là n’est pas la question, tout le monde sait que la Présidence de l’EPAD est une position d’influence sur la politique d’Urbanisation de la défense et des intérêts qui y sont politiquement liés.
Pour la polémique qui vise FrédéricMitterrand le Président confirme, persiste et signe si l’on peut diredans les déclarations qu’il avait déjà faite pour sauver son Ministre de la culture et de la Communication de la désapprobation générale dans laquelle il s’était de lui-même plongé en soutenant POLANSKY, mais ce qui est surprenant et très choquant c’est que le Président de la Républiquea ajouté à son compte personnel dans sa réponse et l’on peut-être justement indigné quandil: …….. Mais j'ajoute que ce n'est pas une bonne administration de la justice que de se prononcer 32 ans après les faits alors que l'intéressé a aujourd'hui 76 ans. »
Ndlr : comment peut-il juger avec un tel laxisme du bon ou mauvais fonctionnement de la justice américaine dans une affaire de mœursd’une telle gravité ? Il n’y a pas de prescription pour ce genre de crime aux Etats-Unis, l’âge du prévenu 76 ans n’efface pas ses agissements coupables de l’époque dont il s’est reconnu coupable, avant de s’enfuir pour se réfugier notamment en France, et que l’affaire puisse se juger 32 ans après ce n’est que justice vis-à-vis de la société. Monsieur Polanski et sa victime ne sont pas les seuls en cause dans cette affaire de justice, c’est la société toute entière qui entend que la procédure se déroule entièrement et qu’un jugement soit enfin prononcé.
Sur la question d’un changement éventuel du premier ministre dont la rumeur démarrait dans les médias et même dans les milieux UMP juste avant d’être étouffée par la polémique « Frédéric Mitterrand » le Figaro a posé une question en la ressituant sur une ancienne déclaration de Nicolas Sarkozy , ce qui prouve bien que la rumeur n’était pas gratuite.
Extrait :
Question du Figaro :
« Depuis deux ans et demi on a tout dit sur vos relations avec François Fillon. Vous avez dit vous-même qu'à mi-mandat, la question d'un changement de premier ministre se poserait. Où en êtes-vous de votre réflexion ?
« Il est normal qu'on m'interroge sur mes relations avec le Premier ministre. C'est un grand classique de la vie politique depuis le début de la Ve République. François Fillon et moi nous travaillons main dans la main. Ni lui ni moi ne nous reconnaissons dans les commentaires qui sont faits sur nos relations. Il est partie prenante à toutes les décisions. J'ai confiance en lui. Nous sommes complémentaires. Pourquoi voudriez-vous que je prenne une initiative politique, voire politicienne, qui viendrait compliquer le travail de modernisation de la France qui est déjà bien assez complexe et sur lequel je ne céderai pas. »
Fin de l’extrait
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J’ai tenu à faire paraître et commenter les premières questions et les réponses du Président, celles qui sont à la UNE en ce moment.
Dans la suite de l’entretien les questions et les réponses portent notamment surles élections régionales de Mars prochain, sur la sécurité, sur la poursuite de l’ouverture, sur la cagnotte scolaire de Martin Hirsch ( proposition qu’il avait soutenue et pour laquelle il se place maintenant en retrait), sur la proposition deJean-Pierre Raffarin d’ une évolution vers un régime présidentiel avec raccourcissement à quatre ans du mandat présidentiel,et suppression du droit de dissolution , sur les multirécidivistes , sur l’affaire Clearstream, sur l’immigration, sur son éventuelle candidature à la Présidence de la République en 2012, sur les déficits,le Pib, la croissance, les Impôts , sur la Taxe Carbone, sur lasuppression de la Taxe Professionnelle, sur les retraites, sur le déficit de la Sécurité sociale, sur les banques, sur le « grand Emprunt, Sur les suicides chez France Télécom, Sur l’agriculture ,les agriculteurs , sur l’Afghanistan , le Pakistan et les talibans ,sur l’Iran, surle refus du président tchèque Vaclav Klaus de signer le traité de Lisbonne, surle traité de Lisbonne, sur une possible Présidence de l’UE par Tony blair une fois le Traité de Lisbonne ratifié.
Avant de clore mon article je tiens à placer en exergue la question du Figaro et la réponse de Monsieur Sarkozy sur l'Affaire Clearstream
Regrettez-vous d'avoir commenté l'affaire Clearstream et l'emploi du mot «coupables», lors de votre dernière interview télévisée ?
Ce que je voulais, c'est que la vérité éclate. Elle est en train d'éclater. Le mieux à faire est de laisser se dérouler ce procès, de faire confiance à la justice et de s'abstenir de tout commentaire. J'aurais été mieux inspiré de le faire dès le début.
ndlr : ce petit mea culpa n'est pas coutumier chez Nicolas Sarkozy .... je ne m'en étonne pas, plusieurs membres de l'UMP sont de fidèles Villepenistes et dans la période actuelle où les salves d'artilleries fusent de tous côtés dans les polémique, il convient de ne pas tenir des propos qui risqueraient d'en créer une autre encore plus virulente cette fois
Il ne faut pas oublier que des personnalités et des citoyens se regroupent de plus en plus nombreux pour soutenir Monsieur de Villepin dans ses épreuves et qu'il voient en lui un candidat parfaitement compétent à tout point de vue pour se présenter aux futures présidentielles.
Pour information avant les réactions que vous trouveras plus bas il convient de lire tout d'abord l'Entretien qui figurait sur la toile dès hier :
Celle grinçante et ironique de MonsieurJM. Ayrault : Pour le député-maire de Nantes, "l'indécence présidentielle, elle est d'abord dans cette admiration de soi-même, dans son incapacité à mesurer les impasses dans lesquelles il entraîne le pays". Et de dénoncer "l'esprit de clan qui règne au sommet de l'Etat", "les contradictions insoutenables entre ses leçons de morale et l'absence de concrétisation dans les actes", "la faillite Sarkozy vit "dans sa bulle", accuse Ayrault
"Moi, Nicolas Sarkozy, j’ai vaincu la crise, moralisé le capitalisme, donné l'exemple au monde entier qui évidemment me copie. Toutes les broutilles qui ne vont pas encore -le chômage de masse, l'endettement, les déficits monstrueux- c'est la faute aux autres et à la crise. Ce n'est pas moi qui doit économique, sociale ou fiscale". "Le président ne voit rien, n'entend rien, ne change rien", dénonce-t-il.
Revue de presse et de toile
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