16 février 2012

Nicolas Sarkozy a formalisé sa candidature hier soir via TF1

Éditorial de lucienne magalie pons


Mercredi 15 février, Nicolas Sarkozy était l'invité du  journal télévisé de 20 heures de TF1.

Rien de nouveau sous le soleil :

Madame Laurence Ferrari était chargée de  recevoir et de lui poser les bonnes questions, Monsieur Nicolas Sarkozy était là pour lui répondre.

D’entrée après les salutations d’usage,  première question de Madame Laurence Ferrari :

« Merci beaucoup d’avoir accepté l’invitation de TF1 ce soir. Nous sommes à deux mois de l’élection présidentielle. Avez-vous décidé de vous présenter et donc de briguer un second mandat auprès des Français ?

«  Oui, je suis candidat à l’élection présidentielle »

Nous apprenons que Nicolas Sarkozy a pris cette décision depuis plusieurs semaines et  il s’en explique  en évoquant la situation aujourd’hui, de la France de l’Europe et du monde  qui connaît depuis trois ans  une crise absolument sans précédent, « je devrais dire une succession de crises sans précédent »

Cette référence à une succession de crises sans précédent était une entrée en matière qui lui permettait  de sublimer  son rôle  en usant d’une métaphore  valorisante,  en effet pour  Nicolas Sarkozy le   fait de  ne pas solliciter à nouveau la confiance des Français, «  ce serait comme un abandon de poste. Est-ce qu’on peut imaginer le capitaine d’un navire dont le bateau serait en pleine tempête dire « eh bien non, je suis fatigué, je renonce, j’arrête » ?

Et voila le tour est joué la  métaphore fixe son image  comme celle d’un courageux  « capitaine de navire dont le bateau serait en pleine tempête « 


Ainsi  ensuite pendant   17 minutes 34 le Président Sarkozy  candidat désormais  déclaré a parlé de lui en tant que Président et candidat ,  en soulignant  notamment que « le Président en place a plus de devoirs que de droits »,   il a expliqué qu’il devait continuer à exercer ses responsabilités jusqu’à la dernière minute de son mandat en considérant que deux mois à être à la fois Président « chaque fois qu’il le faudra » (c’est mon devoir) et candidat pour que cette campagne soit utile aux Français  qu’ils puissent choisir, que les vraies questions soient posées, que les vrais débats soient engagés, c’était suffisant.

Sans reprendre toute son argumentation que vous retrouverez ci-dessous en vidéo et aussi en texte en toute intégralité, le Président a insisté sur sa décision en expliquant de plus  …. «  Si  j’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle, c’est parce que j’ai des choses à dire aux Français, j’ai des propositions à leur faire, et que les changements que nous avons engagés, dans les cinq années qui viennent, il faut que les Français comprennent que la question essentielle qui est posée, c’est celle que si la France est forte, ils seront protégés.

 Ce n’est qu’à partir de ce moment-là que l’entretien devient plus pragmatique :

Madame Laurence Ferrari saisit l’occasion  tout à propos pour demander : C’est le slogan de votre campagne, « la France forte »… ?

Pour le candidat Nicolas Sarkozy «  Ce n’est pas une question de slogan. C’est une question de conviction. Souvent, on oppose l’avenir d’un pays et la situation des familles, le citoyen au pays. Il faut comprendre cela ! La France est un bouclier pour chacun d’entre nous. Si la France est forte, si elle prend les décisions, si elle fait les choix qui l’installeront dans ce nouveau monde, dans ce monde ravagé depuis trois ans par des crises sans précédent, économiques sociales, financières, toutes les régions du monde sont concernées ; si la France fait ces choix-là, alors elle sera forte. Si la France est faible, les Français sont exposés.

 Il était temps de passer aux nouveaux projets : , tout y passe,  entremêlé de bilan et de projets nouveaux, le Président parle de la nouvelle période qui s’ouvre, de  la confiance des français, de la  crise, de  la course du monde, de  notre façon de vivre , de  l’autonomie des universités, de la réforme des retraites, de la réduction des dépenses, … en l’écoutant on apprend rien de bien nouveau .

Laurence Ferrari intervient …. «  Mais les Français regardent leurs préoccupations ! On parlait du chômage à l’instant, qui a augmenté, du pouvoir d’achat qui stagne. Que répondez-vous à ces préoccupations très concrètes ?

Nicolas Sarkozy répond indirectement en parlant de la croissance qui repart il rappelle que …..  « …la  croissance au 4ème trimestre de 2011 a été supérieure en France par rapport à l’ensemble des autres pays d’Europe. Il n’y a pas à en tirer une gloire, parce que malgré tout, il y a trop de chômeurs. Ca veut dire que les réformes que nous avons engagées commencent à produire leurs effets. Mais la question, maintenant, ce que nous avons fait pour moderniser les universités, ce que nous avons fait pour alléger les charges des entreprises, ce que nous faisons pour améliorer la compétitivité de nos entreprises, il faut le faire pour changer notre mode de formation des chômeurs, il faut le faire pour changer notre Education nationale, il faut le faire pour poursuivre l’effort indispensable de réduction des dépenses ! C’est ces choix que je proposerai aux Français ! Cette campagne électorale, ça ne peut pas…

Madame Laurence Ferrari joue l’impatience  … :  «   Mais pourquoi ne l’avez-vous pas fait avant ? C’est ça qu’ils se demandent, les Français.

Le Président  revient alors sur son bilan et « sur une succession de crises d’une violence inouïe, dans doute inconnue depuis la Seconde Guerre Mondiale » »  pour justifier   « d’abord on a beaucoup fait  », et qu’on « ne peut pas tout faire en cinq ans » … tout y  repasse la réforme des retraites en 2010, … puis il évoque une idée centrale dans les engagements pour un deuxième quinquennat  « redonner la parole au peuple français par le référendum », Nicolas Sarkozy dit « il ne faut pas avoir peur de la parole du peuple » et pose la question du chômage, et de la formation des chômeurs ,il explique longuement  : « C’est très simple ! Aujourd’hui, il y a seulement 10 % des chômeurs qui sont en formation. Or vous savez, l’égalité sociale, c’est pour ceux qui font des études, l’école, et pour ceux qui n’ont pas eu la chance de faire des études, la formation professionnelle. Dix pour cent des chômeurs seulement sont en formation. Ce que je propose ? Je veux qu’on change notre système. Que dorénavant, toute personne au chômage qui n’a pas une chance crédible de trouver un emploi, quel que soit son âge, la société, notre modèle, lui apprenne un nouveau métier, lui donne la chance d’une nouvelle formation pour vivre d’un travail. Eh bien ces choix-là, qui sont des choix essentiels ! Aujourd’hui on dit « ah eh bien on est tranquille, on indemnise les gens, on les indemnise pendant deux ans » – c’est déjà bien, c’est très différent du système américain, ou quand…

On les assiste ? ,  questionne Madame Laurence Ferrari

Nicolas Sarkozy enchaîne  en citant l’exemple Lejaby … «  Quand on paie… C’est une forme d’assistanat qui consiste à dire aux gens : « on vous aide à survivre, ça suffit ». Moi, je veux qu’on protège les chômeurs. Mais on protège comment ? Bien sûr, en les indemnisant ! En leur permettant de faire vivre leur famille  – il ne manquerait plus qu’on ne le fasse pas – mais surtout en leur donnant les moyens d’exercer un nouveau métier. Regardez ce qui s’est passé avec les salariés de Lejaby. Ils fabriquaient des sous-vêtements dans le textile. Eh bien le textile, il y a une concurrence effrénée en Inde et ailleurs, ça ne marche plus. On va les former, les salariés de Lejaby, pour qu’ils soient dans la maroquinerie, la maroquinerie haut de gamme. Et grâce à l’engagement des entreprises, ces personnes vont pouvoir reprendre un métier ! Il y a une salariée, à 57 ans, qui me dit : « Mais vous croyez qu’à 57 ans, je peux apprendre un nouveau métier ? »  Je lui dis : « Oui, Madame ! Parce qu’à 57 ans, on n’est pas fichu ! On n’est pas foutu ! » Et on a autre chose – si vous me permettez cette expression – et on a autre chose à faire que de rester chez soi à attendre la retraite, à déprimer et à se sentir inutile, socialement et économiquement.

On passe très vite ensuite sur Photowat, Arcelor métal, Grandange , Préciturrn  que Madame Laurence Ferrari cite très vite pour la forme …


Nicolas Sarkozy élude …. « Mais bien sûr. Mais Laurence Ferrari… Mais d’abord réjouissons-nous quand on arrive à régler des problèmes ! C’est quand même le rôle du président de la République et du gouvernement de régler les problèmes ! On ne va pas me critiquer aussi quand je règle les problèmes ! Ca va de critiquer quand on ne les règle pas ! On devrait se réjouir ! Je regardais les chiffres de la croissance. On a l’impression que du côté de l’opposition, on était triste parce que la France est en croissance. Il faut se réjouir ! C’est notre pays ! Le pays n’appartient pas à la gauche, il n’appartient pas à la droite, il n’appartient pas au centre ! C’est les Français ! Alors bien sûr qu’il y a d’autres secteurs. Mais quelle est la base de tout ? La base de tout, c’est que depuis trente ou quarante ans, on a dévalorisé le travail. Et que tout mon projet, c’est de remettre le travail au centre de tout ! Quand on est indemnisé, parce qu’on est au chômage, on va être indemnisé parce qu’on se trouve en formation professionnelle.

Encore la bonne question de Madame Laurence Ferrari : Qui sera obligatoire d’ailleurs ?

 «  Eh bien si on n’a pas de chance de retrouver un emploi dans son secteur, on vous proposera une formation dans des secteurs porteurs d’emploi, mais il faudra prendre cette formation et à l’issue de cette formation, il faudra prendre un emploi qui corresponde à la formation qu’on vous aura donnée ! Plutôt…

Avec une contrainte ?,  insiste Laurence Ferrari ….

Pour le Président il y a des droits et des devoirs et il répond : «  Mais il y a une contrainte, non ! Ca s’appelle quoi ? Des droits, d’un côté et des devoirs de l’autre ! Moi, je ne veux pas d’une société où quand on perd son emploi, on est dans le mobile-home ! Comme aux Etats-Unis ! Mais à l’inverse, c’est grâce aux cotisations de ceux qui travaillent qu’on peut financer l’indemnisation du chômage ! Il y a des droits, et puis il y a des devoirs. Et moi, je crois au travail. Et finalement, on aura une société qui sera organisée de la manière suivante : tous ceux qui ont la force, la santé pour travailler auront un emploi, ceux qui ont la force et la santé mais pas d’emploi, on les mettra en formation professionnelle. Et puis il y a ceux qui n’en peuvent plus, parce qu’ils sont malades, parce qu’ils ont connu des accidents de la vie, parce qu’ils sont éloignés de l’emploi depuis trente ans. Pour eux, on aura la solidarité. Mais l’assistanat n’a pas sa place ! La solidarité pour ceux qui ne peuvent pas travailler, la formation ou l’emploi pour ceux qui ont la force de travailler. Le travail, c’est une valeur centrale.

Passons sur la suite de l’entretien qui tourne sur les valeurs travail, responsabilité, autorité,  le Président affirme son crédo « Je crois au travail, je crois à la responsabilité, je crois à l’autorité, je crois à la solidarité », passons aussi sur « la première élection du 21° siècle, « celle qui se jouera avec une France  embarquée dans un monde complètement nouveau, qui a tous les atouts pour gagner, mais qui doit faire des changements, pour se trouver en situation de garder son rang et son modèle » …..(Vous retrouverez ce passage développé dans le texte intégral de l’entretien)

 Retenons ce que le Président demande aux Français : «  Mais moi je m’adresse à tous les Français. Je leur dis d’ailleurs ce soir que j’ai besoin d’eux, pas simplement de ceux qui sont de droite, comme vous dites, mais il y a à gauche aussi des gens qui considèrent qu’on ne peut pas dépenser plus qu’on ne gagne. Est-ce que vous croyez qu’il n’y a pas des Français aujourd’hui qui nous regardent et qui se disent : on n’a pas envie de connaître la situation de la Grèce. On n’a pas envie d’être en situation de faillite. On n’a pas envie de connaître la situation de l’Espagne. Est-ce que ceux-là, je ne devrais pas leur parler ? Je leur parle aussi. J’ai besoin du rassemblement le plus large, j’ai besoin de tous les Français, simplement qui aiment leur pays et qui sont convaincus que si la France est forte, ils seront protégés.    

Passons aussi  sur la  réponse à la question : Quelle campagne allez-vous faire ? Comment est-ce que vous allez retisser le lien qui s’est distendu avec les Français qui vous ont élu en 2007 et qui ont été parfois, déçus ?, vous la retrouverez dans le texte intégral de l’entretien , mais à noter que dans cette réponse Nicolas Sarkozy sans viser directement François Hollande, a critiqué le candidat socialiste et ses idées : «  Ma campagne ça ne sera pas consister à dire matin, midi et soir, du mal des autres. Franchement, est-ce qu’on ne peut pas utiliser notre temps – j’entendais là, dans le reportage, le candidat socialiste, c’était une longue litanie contre moi. Il a le droit. Mais il n’a donc pas d’idées à proposer ? Il n’y a pas des choses plus intéressantes que de parler de moi ? Franchement, je comprends qu’il me critique, mais il n’y a pas des idées à mettre sur la table ?

 Et vous, que pensez-vous de lui  questionne Laurence Ferrari ?

Réponse : « Non, mais écoutez, c’est certainement quelqu’un de respectable. Ce qui m’intéresse c’est plutôt les idées qu’il va avancer. Est-ce que vous croyez vraiment que dans la situation où se trouve le monde on peut dire aux Français : il n’y a pas besoin de faire d’économie ? Est-ce que vraiment c’est raisonnable de dire qu’on a les moyens d’embaucher 60.000 fonctionnaires de plus ? Est-ce que c’est raisonnable ? Nous avons un problème de pacte social, de protection sociale. Est-ce que c’est raisonnable de dire : l’immigration, on va régulariser tout le monde ? Je n’ai jamais été pour l’immigration zéro. Mais est-ce que c’est raisonnable de dire qu’on va régulariser tout le monde ? Notre modèle social ça va exposer qui ? Les étrangers en situation régulière qui eux aussi doivent être protégés et ne doivent être victimes d’aucun amalgame. ……….

Puis le Président revient a sa campagne : «  Donc ….la campagne que je ferai, j’irai à la rencontre des Français. Je serai demain à Annecy. Dimanche à Marseille. J’ai des choses à leur dire. Je veux parler. Et finalement, je vais vous dire, pour moi cette campagne c’est comme une forme de soulagement. Parce que rencontrez les gens, discuter avec eux, proposer… j’ai des convictions, je veux les confronter aux Français. Et puis les Français choisiront. Qu’est-ce qu’ils veulent ? Est-ce qu’ils veulent une France faible ? On parle de… le rêve français. Oh, j’en ai vu dans ma longue carrière politique, des hommes politiques qui promettaient le rêve. Çà se termine toujours en cauchemar. Moi ce que je veux, c’est que les Français comprennent la situation où nous sommes. Les réformes que nous devons engager. Les choix que nous devons porter. Et c’est pour cela que, avec la force dont je suis capable, le dynamisme qui m’habite et surtout la conviction que notre pays a encore bien des choses à dire au monde, eh bien je suis candidat à l’élection présidentielle.

 Vous aviez hâte d’endosser ce costume de candidat ? Questionne Madame  Laurence Ferrari

 «   Hâte ? Non, vous savez cinq ans à porter, à diriger un pays comme la France c’est à la fois passionnant et extrêmement exigeant. Mais j’ai hâte en tout cas de retrouver les Français sans la lourdeur du protocole, sans la lourdeur de la fonction, sans tout ce qui entoure le président de la République. J’ai hâte de leur parler comme un Français que je suis, un Français maintenant candidat, un Français comme les autres. Alors j’exercerai mes fonctions de président chaque fois qu’il le faudra mais j’irai à leur rencontre.

Madame Laurence Ferrari évoque ensuite la campagne  émaillée de nombreuses polémiques, (il était inutile d’en parler  puisqu’elles se suivent en cascade  et s’effacent l’une l’autre au fil des jours) mais ce fut l’occasion de parler de l’homosexualité

 Enfin la dernière question pour  demander  à Nicolas Sarkozy :  Est-ce que vous avez appris des choses de ce quinquennat. Est-ce que vous avez des erreurs que vous ne voulez pas re commettre ?

 Et l’émission se termine sur la réponse de Nicolas Sarkozy qui explique qu’il en a appris d’abord sur la France et sur les Français … pour ensuite revenir à citer  Jospin qui avait dit à Vilvoorde « on ne peut rien contre le chômage » ..pour faire valoir qu’il n’a pas été élu (en 2007)  pour dire « on ne peut rien » ,  et a rappeler   son actif … « . Donc quand les gens de Lejaby nous appellent, j’y vais. Quand Photowatt, il y a un problème, j’y vais.

Nicolas Sarkozy explique  ……Parce que, quand on est élu, qu’on a la place et les responsabilités qui sont les miennes, on doit assumer ces responsabilités. Une valeur dans laquelle je crois. La démission, le renoncement, cette espèce de fatalité, je crois qu’on peut changer les choses. J’ajoute que par l’intermédiaire du référendum, ça sera une façon pour le peuple de France d’être comptable des engagements que je vais prendre. Et la certitude pour eux que les grands arbitrages en France seront tranchés par le peuple français. Pas dans un coin. J’ai vu au début là, quand j’ai fait cette proposition-là, oh là, là, tout le monde était contre. Mais c’est tellement simple ! On tourne en rond, entre gens qui se connaissent, on parle le même langage et on se met d’accord pour que rien ne change. Chaque fois qu’il y aura blocage, je ferai trancher le peuple français.


Madame Laurence Ferrari clos l’entretien sur ces mots :  : Merci beaucoup Nicolas Sarkozy d’être venu ce soir sur TF1. Vous êtes donc président de la République et candidat à l’élection présidentielle. Demain c’est François Hollande qui sera ici sur notre plateau pour répondre à votre déclaration de candidature.

Note : Finalement tout ce qui a été dit et expliqué ne change rien par rapport à tous les discours antérieurs que nous avions entendus, sauf à durcir sa position sociale, et à vouloir tenir les Français  comptables des engagements qu’il va prendre ….

Comptables ? peut-être mais certainement pas coupables ...Monsieur le Président candidat déclaré . 

Revue de presse

1/  la vidéo et ensuite  2/ le texte intégral de l’entretien


°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°



°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Mercredi 15 février, Nicolas Sarkozy était l'invité de Laurence Ferrari au journal télévisé de 20 heures de TF1.

Retrouvez ci-dessous l'intégralité de leur entretien :

Laurence Ferrari : Bonsoir, Monsieur le Président.

Nicolas Sarkozy : Bonsoir.

Laurence Ferrari : Merci beaucoup d’avoir accepté l’invitation de TF1 ce soir. Nous sommes à deux mois de l’élection présidentielle. Avez-vous décidé de vous présenter et donc de briguer un second mandat auprès des Français ?

Nicolas Sarkozy : Oui, je suis candidat à l’élection présidentielle.
LF : Depuis quand avez-vous pris cette décision ?

NS : Depuis plusieurs semaines.

LF : Pourquoi l’avez-vous prise ?

NS : Je l’ai prise parce que la situation aujourd’hui de la France, de l’Europe et du monde, qui connaît depuis trois ans une crise absolument sans précédent, je devrais dire une succession de crises sans précédent, fait que ne pas solliciter à nouveau la confiance des Français, ce serait comme un abandon de poste. Est-ce qu’on peut imaginer le capitaine d’un navire dont le bateau serait en pleine tempête dire « eh bien non, je suis fatigué, je renonce, j’arrête » ?

LF : Est-ce que vous avez accélérez le rythme de votre entrée en campagne ?

NS : Non. Non, non, non… Le président en place a plus de devoirs que de droits. Ca s’est imposé à mes prédécesseurs, ça s’impose à moi-même ; je dois continuer à exercer mes responsabilités jusqu’à la dernière minute de mon mandat et j’ai considéré que deux mois à être à la fois président chaque fois qu’il le faudra – et c’est mon devoir – et candidat pour que cette campagne soit utile aux Français, qu’ils puissent choisir, que les vraies questions soient posées, que les vrais débats soient engagés, c’était suffisant. Est-ce qu’on imagine que j’aurais pu sillonner depuis des semaines en oubliant mes responsabilités de président pour endosser simplement l’habit de candidat ? Et puis j’ai réfléchi parce que je voulais savoir, moi-même si j’en avais l’énergie, la force. C’est une décision lourde de sens ! Ce n’était pas automatique. Et donc si j’ai décidé d’être candidat à l’élection présidentielle, c’est parce que j’ai des choses à dire aux Français, j’ai des propositions à leur faire, et que les changements que nous avons engagés, dans les cinq années qui viennent, il faut que les Français comprennent que la question essentielle qui est posée, c’est celle que si la France est forte, ils seront protégés.

LF : C’est le slogan de votre campagne, « la France forte »…

NS : Ce n’est pas une question de slogan. C’est une question de conviction. Souvent, on oppose l’avenir d’un pays et la situation des familles, le citoyen au pays. Il faut comprendre cela ! La France est un bouclier pour chacun d’entre nous. Si la France est forte, si elle prend les décisions, si elle fait les choix qui l’installeront dans ce nouveau monde, dans ce monde ravagé depuis trois ans par des crises sans précédent, économiques sociales, financières, toutes les régions du monde sont concernées ; si la France fait ces choix-là, alors elle sera forte. Si la France est faible, les Français sont exposés.

LF Monsieur le Président, j’entends ce que vous dites.

NS : C’est ça l’enjeu.

LF : Vous avez des projets à proposer aux Français, mais qu’avez-vous de nouveau à proposer que vous n’avez pas déjà proposé depuis cinq ans ?

NS : Mais vous savez, pendant cinq ans, on m’a dit : « Ah, il y a trop de réformes, il y a trop de choses » ; et maintenant, je vois qu’on me dit : « Ah, il faudrait, tout ce que vous n’avez pas fait pendant les cinq ans, vous ne pouvez pas en parler pour les cinq ans qui viennent ». Il y a une nouvelle période qui s’ouvre. Forcément, si les Français me font confiance, ils me confient un second… Un second quinquennat, ce quinquennat ne sera pas conforme au premier. Il y a une chose qui continuera, c’est que la France ne peut pas rester à l’écart de la course du monde. La France ne peut pas faire comme si la crise n’existait pas, comme si l’Europe n’existait pas, comme si le monde n’existait pas. L’idée que je me fais de notre pays, c’est qu’il a tous les atouts pour garder son rang, son statut et que si nous voulons garder notre modèle social, notre façon de vivre, nous devons continuer à faire les changements. On en a fait, l’autonomie des universités, la réforme des retraites, la réduction indispensable des dépenses. Mais il y a…

LF :  Mais les Français regardent leurs préoccupations ! On parlait du chômage à l’instant, qui a augmenté, du pouvoir d’achat qui stagne. Que répondez-vous à ces préoccupations très concrètes ?
NS : Mais écoutez, vous avez-vous-même dans votre « Journal », fait un excellent reportage ! Qu’est-ce que vous avez dit, il y a dix secondes ?

LF : Que la croissance repart…

NS : Que la croissance au 4ème trimestre de 2011 a été supérieure en France par rapport à l’ensemble des autres pays d’Europe. Il n’y a pas à en tirer une gloire, parce que malgré tout, il y a trop de chômeurs. Ca veut dire que les réformes que nous avons engagées commencent à produire leurs effets. Mais la question, maintenant, ce que nous avons fait pour moderniser les universités, ce que nous avons fait pour alléger les charges des entreprises, ce que nous faisons pour améliorer la compétitivité de nos entreprises, il faut le faire pour changer notre mode de formation des chômeurs, il faut le faire pour changer notre Education nationale, il faut le faire pour poursuivre l’effort indispensable de réduction des dépenses ! C’est ces choix que je proposerai aux Français ! Cette campagne électorale, ça ne peut pas…

LF : Mais pourquoi ne l’avez-vous pas fait avant ? C’est ça qu’ils se demandent, les Français.

NS : Mais vous savez… D’abord, on a beaucoup fait, puisque je pense que ce que nous avons fait, ça a fait le sujet de tous les « 20 heures » que vous avez présentés. Mais on ne peut pas tout faire. On ne peut pas tout faire en cinq ans. Et par ailleurs, nous avons connu depuis trois ans, une succession de crises d’une violence inouïe, sans doute inconnue depuis la Seconde Guerre mondiale, qui nous ont amenés à gérer les crises et en même temps à faire les changements. Lorsque nous avons fait, avec François Fillon, la réforme des retraites en 2010, tout le monde m’a dit : « Mais pourquoi vous la faites ? Il n’y pas besoin ! »… Aujourd’hui, y a-t-il une personne sensée qui peut contester l’utilité de cette réforme ? Et puis il y a une autre question que je me suis posée, il y a beaucoup de Français qui ont le sentiment, au fond, d’être dépossédés de leur pouvoir, que les choses se passent en dehors d’eux, les élites, les syndicats, les partis politiques. Il y a une France qui, à chaque fois qu’on l’interroge, par exemple sur l’Europe, dit « non ». Il y a une France qui ne croit plus en rien. Et je me suis dit qu’il y avait une idée centrale dans les engagements pour mon deuxième quinquennat, s’ils me font confiance, c’est redonner la parole au peuple français par le référendum. Et j’ai proposé que ce premier référendum – parce qu’il ne faut pas avoir peur de la parole du peuple ! – se pose sur la question du chômage, de l’indemnisation du chômage et de la formation des chômeurs.

LF : Qu’est-ce que vous proposez d’ailleurs sur la formation des chômeurs ?

NS : C’est très simple ! Aujourd’hui, il y a seulement 10 % des chômeurs qui sont en formation. Or vous savez, l’égalité sociale, c’est pour ceux qui font des études, l’école, et pour ceux qui n’ont pas eu la chance de faire des études, la formation professionnelle. Dix pour cent des chômeurs seulement sont en formation. Ce que je propose ? Je veux qu’on change notre système. Que dorénavant, toute personne au chômage qui n’a pas une chance crédible de trouver un emploi, quel que soit son âge, la société, notre modèle, lui apprenne un nouveau métier, lui donne la chance d’une nouvelle formation pour vivre d’un travail. Eh bien ces choix-là, qui sont des choix essentiels ! Aujourd’hui on dit « ah eh bien on est tranquille, on indemnise les gens, on les indemnise pendant deux ans » – c’est déjà bien, c’est très différent du système américain, ou quand…

LF : On les assiste ?

NS : Quand on paie… C’est une forme d’assistanat qui consiste à dire aux gens : « on vous aide à survivre, ça suffit ». Moi, je veux qu’on protège les chômeurs. Mais on protège comment ? Bien sûr, en les indemnisant ! En leur permettant de faire vivre leur famille  – il ne manquerait plus qu’on ne le fasse pas – mais surtout en leur donnant les moyens d’exercer un nouveau métier. Regardez ce qui s’est passé avec les salariés de Lejaby. Ils fabriquaient des sous-vêtements dans le textile. Eh bien le textile, il y a une concurrence effrénée en Inde et ailleurs, ça ne marche plus. On va les former, les salariés de Lejaby, pour qu’ils soient dans la maroquinerie, la maroquinerie haut de gamme. Et grâce à l’engagement des entreprises, ces personnes vont pouvoir reprendre un métier ! Il y a une salariée, à 57 ans, qui me dit : « Mais vous croyez qu’à 57 ans, je peux apprendre un nouveau métier ? »  Je lui dis : « Oui, Madame ! Parce qu’à 57 ans, on n’est pas fichu ! On n’est pas foutu ! » Et on a autre chose – si vous me permettez cette expression – et on a autre chose à faire que de rester chez soi à attendre la retraite, à déprimer et à se sentir inutile, socialement et économiquement.

LF : Mais pour des résultats comme Lejaby ou Photowatt, où vous étiez hier, il y a Arcelor Mittal, par exemple, aujourd’hui, qui annonce que le…

NS : Mais je vais me…

LF : ... Que Gandrange ne va pas ouvrir ! Il y a Preciturn, reportage dont nous avons fait état hier.

NS : Mais bien sûr. Mais Laurence Ferrari…

LF : Combien de salariés ?

NS : Mais d’abord réjouissons-nous quand on arrive à régler des problèmes ! C’est quand même le rôle du président de la République et du gouvernement de régler les problèmes ! On ne va pas me critiquer aussi quand je règle les problèmes ! Ca va de critiquer quand on ne les règle pas ! On devrait se réjouir ! Je regardais les chiffres de la croissance. On a l’impression que du côté de l’opposition, on était triste parce que la France est en croissance. Il faut se réjouir ! C’est notre pays ! Le pays n’appartient pas à la gauche, il n’appartient pas à la droite, il n’appartient pas au centre ! C’est les Français ! Alors bien sûr qu’il y a d’autres secteurs. Mais quelle est la base de tout ? La base de tout, c’est que depuis trente ou quarante ans, on a dévalorisé le travail. Et que tout mon projet, c’est de remettre le travail au centre de tout ! Quand on est indemnisé, parce qu’on est au chômage, on va être indemnisé parce qu’on se trouve en formation professionnelle.

LF : Qui sera obligatoire d’ailleurs ?

NS : Eh bien si on n’a pas de chance de retrouver un emploi dans son secteur, on vous proposera une formation dans des secteurs porteurs d’emploi, mais il faudra prendre cette formation et à l’issue de cette formation, il faudra prendre un emploi qui corresponde à la formation qu’on vous aura donnée ! Plutôt…

LF : Avec une contrainte.

NS : Mais il y a une contrainte, non ! Ca s’appelle quoi ? Des droits, d’un côté et des devoirs de l’autre ! Moi, je ne veux pas d’une société où quand on perd son emploi, on est dans le mobile-home ! Comme aux Etats-Unis ! Mais à l’inverse, c’est grâce aux cotisations de ceux qui travaillent qu’on peut financer l’indemnisation du chômage ! Il y a des droits, et puis il y a des devoirs. Et moi, je crois au travail. Et finalement, on aura une société qui sera organisée de la manière suivante : tous ceux qui ont la force, la santé pour travailler auront un emploi, ceux qui ont la force et la santé mais pas d’emploi, on les mettra en formation professionnelle. Et puis il y a ceux qui n’en peuvent plus, parce qu’ils sont malades, parce qu’ils ont connu des accidents de la vie, parce qu’ils sont éloignés de l’emploi depuis trente ans. Pour eux, on aura la solidarité. Mais l’assistanat n’a pas sa place ! La solidarité pour ceux qui ne peuvent pas travailler, la formation ou l’emploi pour ceux qui ont la force de travailler. Le travail, c’est une valeur centrale.

LF : On va parler des valeurs justement. Vous comptez sur des valeurs de président de droite : travail, responsabilité, autorité ; c’est dans le but de rassembler votre camp pour le 1er  tour ?

NS : Je peux dire une chose, parce que… Ca m’a choqué, ce que j’ai entendu. Je trouve ça tellement caricatural et tellement sot, au fond. Le travail, ça appartient à la droite ? Ca veut dire que vous me croyez tellement sectaire que je ne suis pas capable de comprendre que quelqu’un qui n’a pas mes idées peut aussi se reconnaître dans le travail ? Je crois au travail, je crois à la responsabilité, je crois à l’autorité, je crois à la solidarité, mais je parle à tous les Français ! Le débat de la prochaine présidentielle ne se jouera pas droite, comme gauche… contre gauche. Ce sont des débats du 20ème siècle. Nous sommes au 21ème. C’est sans doute la première élection du 21ème siècle. Vraiment. C'est-à-dire celle qui se jouera avec une France  embarquée dans un monde complètement nouveau, qui a tous les atouts pour gagner, mais qui doit faire des changements, pour se trouver en situation de garder son rang et son modèle. Mais moi je m’adresse à tous les Français. Je leur dis d’ailleurs ce soir que j’ai besoin d’eux, pas simplement de ceux qui sont de droite, comme vous dites, mais il y a à gauche aussi des gens qui considèrent qu’on ne peut pas dépenser plus qu’on ne gagne. Est-ce que vous croyez qu’il n’y a pas des Français aujourd’hui qui nous regardent et qui se disent : on n’a pas envie de connaître la situation de la Grèce. On n’a pas envie d’être en situation de faillite. On n’a pas envie de connaître la situation de l’Espagne. Est-ce que ceux-là, je ne devrais pas leur parler ? Je leur parle aussi. J’ai besoin du rassemblement le plus large, j’ai besoin de tous les Français, simplement qui aiment leur pays et qui sont convaincus que si la France est forte, ils seront protégés.   
  
LF : Quelle campagne allez-vous faire ? Comment est-ce que vous allez retisser le lien qui s’est distendu avec les Français qui vous ont élu en 2007 et qui ont été parfois, déçus ?

NS : Ca, si vous voulez me faire dire qu’on n’a pas tout réussi, ça, c’est sûr. Mais moi je ne connais pas de gens qui ont tout réussi. Et je me présente devant eux, comme je l’ai toujours fait : en vérité. Quelle campagne je vais faire ? Je vais essayer de dire la vérité ; de poser les bonnes questions ; de proposer des idées fortes et de dire aux Français : choisissez maintenant. Ma campagne ça ne sera pas consister à dire matin, midi et soir, du mal des autres. Franchement, est-ce qu’on ne peut pas utiliser notre temps – j’entendais là, dans le reportage, le candidat socialiste, c’était une longue litanie contre moi. Il a le droit. Mais il n’a donc pas d’idées à proposer ? Il n’y a pas des choses plus intéressantes que de parler de moi ? Franchement, je comprends qu’il me critique, mais il n’y a pas des idées à mettre sur la table ?

LF : Et vous, que pensez-vous de lui ?

NS : Non, mais écoutez, c’est certainement quelqu’un de respectable. Ce qui m’intéresse c’est plutôt les idées qu’il va avancer. Est-ce que vous croyez vraiment que dans la situation où se trouve le monde on peut dire aux Français : il n’y a pas besoin de faire d’économie ? Est-ce que vraiment c’est raisonnable de dire qu’on a les moyens d’embaucher 60.000 fonctionnaires de plus ? Est-ce que c’est raisonnable ? Nous avons un problème de pacte social, de protection sociale. Est-ce que c’est raisonnable de dire : l’immigration, on va régulariser tout le monde ? Je n’ai jamais été pour l’immigration zéro. Mais est-ce que c’est raisonnable de dire qu’on va régulariser tout le monde ? Notre modèle social ça va exposer qui ? Les étrangers en situation régulière qui eux aussi doivent être protégés et ne doivent être victimes d’aucun amalgame. Donc la campagne que je ferai, j’irai à la rencontre des Français. Je serai demain à Annecy. Dimanche à Marseille. J’ai des choses à leur dire. Je veux parler. Et finalement, je vais vous dire, pour moi cette campagne c’est comme une forme de soulagement. Parce que rencontrez les gens, discuter avec eux, proposer… j’ai des convictions, je veux les confronter aux Français. Et puis les Français choisiront. Qu’est-ce qu’ils veulent ? Est-ce qu’ils veulent une France faible ? On parle de… le rêve français. Oh, j’en ai vu dans ma longue carrière politique, des hommes politiques qui promettaient le rêve. Çà se termine toujours en cauchemar. Moi ce que je veux, c’est que les Français comprennent la situation où nous sommes. Les réformes que nous devons engager. Les choix que nous devons porter. Et c’est pour cela que, avec la force dont je suis capable, le dynamisme qui m’habite et surtout la conviction que notre pays a encore bien des choses à dire au monde, eh bien je suis candidat à l’élection présidentielle.

LF : Vous aviez hâte d’endosser ce costume de candidat ?

NS : Hâte ? Non, vous savez cinq ans à porter, à diriger un pays comme la France c’est à la fois passionnant et extrêmement exigeant. Mais j’ai hâte en tout cas de retrouver les Français sans la lourdeur du protocole, sans la lourdeur de la fonction, sans tout ce qui entoure le président de la République. J’ai hâte de leur parler comme un Français que je suis, un Français maintenant candidat, un Français comme les autres. Alors j’exercerai mes fonctions de président chaque fois qu’il le faudra mais j’irai à leur rencontre.

LF : La campagne sera bien sûr émaillée de nombreuses polémiques. Aujourd’hui, Christian Vanneste, un député UMP a nié le fait que les homosexuels français aient été déportés pendant la Seconde Guerre Mondiale. Est-ce que vous condamnez ces propos ?
NS : Oui. Mais je vais même vous dire, je vais aller plus loin. J’aimerais tellement que dans la vie politique à gauche comme à droite, on arrête avec ces propos blessants, qui n’amènent rien. J’ai donné ma position sur le mariage homosexuel et l’adoption par des couples homosexuels. Mais tout ce qui de près ou de loin peut paraitre comme de l’homophobie, je l’ai en horreur. Et par conséquent, on n’a rien à faire avec des personnes qui ne comprennent pas qu’au 21ème siècle ce type de propos ça tire tout le monde vers le bas.

LF : Est-ce que vous avez appris des choses de ce quinquennat. Est-ce que vous avez des erreurs que vous ne voulez pas re-commettre ?

NS : Si j’ai appris des choses ? Bien sûr que j’en ai appris. J’en ai appris d’abord sur la France et les Français que j’ai rencontrés par centaines, par milliers, qui sont lucides. Qui demandent quoi ? Qu’on leur parle en vérité. Qui demandent qu’on comprenne où nous voulons les amener. Qui comprennent parfaitement qu’on ne peut pas tout réussir. Et puis qui ne veulent pas qu’on renonce. Vous savez, il y a quelques années, j’avais été choqué par une phrase d’un de ceux que vous avez montrés – Monsieur Jospin – qui avait dit à Vilvoorde : « on n’y peut rien contre le chômage ». Moi je n’ai pas été élu pour dire : on n’y peut rien. Donc quand les gens de Lejaby nous appellent, j’y vais. Quand Photowatt, il y a un problème, j’y vais. Vous me dites : Arcelor Mittal, c’est pareil. Parce que, quand on est élu, qu’on a la place et les responsabilités qui sont les miennes, on doit assumer ces responsabilités. Une valeur dans laquelle je crois. La démission, le renoncement, cette espèce de fatalité, je crois qu’on peut changer les choses. J’ajoute que par l’intermédiaire du référendum, ça sera une façon pour le peuple de France d’être comptable des engagements que je vais prendre. Et la certitude pour eux que les grands arbitrages en France seront tranchés par le peuple français. Pas dans un coin. J’ai vu au début là, quand j’ai fait cette proposition-là, oh là, là, tout le monde était contre. Mais c’est tellement simple ! On tourne en rond, entre gens qui se connaissent, on parle le même langage et on se met d’accord pour que rien ne change. Chaque fois qu’il y aura blocage, je ferai trancher le peuple français.

LF : Merci beaucoup Nicolas Sarkozy d’être venu ce soir sur TF1. Vous êtes donc président de la République et candidat à l’élection présidentielle. Demain c’est François Hollande qui sera ici sur notre plateau pour répondre à votre déclaration de candidature.

°°°°°°°

15 février 2012

Serge Letchimi n'a pas été sanctionné par le Bureau de l'Assemblée Nationale, tout est bien qui finit bien

Éditorial de lucienne magalie pons




Le bureau de l'Assemblée nationale a décidé, mardi matin, de ne pas sanctionner les propos du député martiniquais apparenté PS,  Serge Letchimy, qu’il avait  tenus  le 7 Février  en séance  de  « questions au gouvernement » à l’Assemblée Nationale  visant les propos tenus par Monsieur Claude Guéant le Samedi  2 février

  
L’intervention de Serge Letchimy  Député Maire de Fort  de France et  leader du Parti progressiste avait provoqué un  grave incident et une suspension de séance,  le Premier Ministre François Fillon  avait quitté  l’hémicycle  avec les ministres qui se trouvaient ce jour-là présents, tous suivis  des députés UMP, et la séance avait été suspendue.

Christian Jacob  le chef de file  des députés UMP à l’Assemblée et  les députés de droite  avaient souhaité  qu’il y ait des   sanctions prononcées par le Bureau de l’Assemblée Nationale   contre des propos qu’ils jugeaient selon eux « inacceptables ».

Mais Victor Lurel, député PS de Guadeloupe,  avait été à l'initiative d'un courrier au président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP), signé par neuf députés de gauche d'outre-mer mettant en garde contre toute sanction.


Finalement,  Serge Letchimy, député apparenté PS de la  Martinique Serge Letchimy ne sera pas sanctionné par  le bureau de l'Assemblée nationale (22 membres, dont 12 de droite et du centre et 10 de gauche) pour ses propos tenus en réaction aux  déclarations de Claude Guéant les députés de gauche opposés à toutes sanctions  étaient majoritaires lors de la réunion du Bureau,.


A l'issue de la réunion du bureau mardi 14 février le Président Bernard  Accoyer a annoncé lors d’un point de presse : "Il ne s'est pas dégagé de consensus pour prononcer une sanction à l'égard de Serge Letchimy", en  précisant que le député s'était expliqué au début de la réunion du bureau. Bernard Accoyer interrogé par les journalistes   si cela signifiait qu'il y avait une volonté de calmer les esprits, a  répondu "évidemment".

Christian Jacob  le Président du Groupe  des députés UMP à l’Assemblée  Nationale  a jugé :  «  s'il n'y a pas de sanction, c'est une jurisprudence qui portera à conséquence".



De Paris Serge Letchimy, lui, a salué le bureau qui avait accepté le débat et s'est félicité de sa décision. "Il n'y a aucune gloire à en tirer, a-t-il déclaré. Ma réaction avait été extrêmement claire, j'ai parlé en toute conscience, à aucun moment je n'ai manqué de respect à cette assemblée ni à Monsieur  Guéant. Dans une démocratie, le Parlement est un lieu consacré à l'expression. Daigner le droit à un député de s'opposer à des propos inacceptables aurait été dangereux".

Victorin Lurel, député PS de la Guadeloupe,  s'est  félicité de cette victoire : "C'est conforme à nos attentes et c'est une grande victoire pour tous les ultramarins et pour l'Assemblée elle-même, qui doit rester un lieu de liberté, où la parole doit rester libre", a-t-il  déclaré.

De Basse-terre, le  ministre de l'Intérieur Claude Guéant a "pris acte" mardi de la décision du bureau de l'Assemblée nationale. "J'en prends acte. J'avais dit que c'était une décision qui appartient au bureau de l'Assemblée nationale. Je n'ai pas de sentiments à exprimer", a-t-il indiqué à l'AFP, en Guadeloupe, où il était  en déplacement.


Claude Guéant était arrivé en Martinique, samedi 11 février, alors que la polémique sur ses propos sur "toutes les civilisations" qui "ne se valent pas" échauffait les esprits.

 Le ministre de l'intérieur devait repartir de Guadeloupe, mardi, en fin d'après-midi, au moment de la conclusion de cette affaire devant le Bureau de l’Assemblée  Nationale à Pari

La visite du ministre de l'intérieur dans les Antilles s'est finalement passée sans  trop encombre, mal accueilli à son arrivée, il s’est efforcé pendant son séjour  lors de ce voyage officiel de  soutenir son  argumentaire de défense en   Ministre de l’Intérieur   : " C'est de bon sens de considérer une civilisation qui défend les droits de l'homme comme supérieure à celles qui promeuvent la tyrannie " …. " la civilisation française d'aujourd'hui est meilleure que celle qui défendait l'esclavage" , a-t-il expliqué.


L'entretien au Monde de François Fillon du  lundi 13 février, où le premier ministre avançait   qu'il n'aurait pas "utilisé les mêmes mots" que son ministre, avait relancé la polémique sous un autre angle, mais   Claude Guéant  n'avait  voulu y voir  que la confirmation que sur le fond, les deux hommes étaient d'accord.

Le ministre de l'intérieur  accompagné de Marie-Luce Penchard,  secrétaire d'Etat à l'outre-mer,    à rencontré des militants,  en  deux meetings, l'un au Lamentin, en Martinique, et l'autre à Jarry, en Guadeloupe,  au cours desquels il a rappelé notamment  la doctrine du gouvernement en matière d'outre-mer, le "développement endogène", opposé au "développement solidaire" prôné par le PS.

Toutefois en Martinique, des responsables locaux ont marqué leur distance et les médias rapportent que pour ressouder les troupes locales de l’UMP, Claude Guéant  s'est attaché d’attaquer François Hollande, "l'inconnu de l'outre-mer", d’après lui.

Le ministre de l'intérieur devait repartir de Guadeloupe, mardi, en fin d'après-midi, au moment de la conclusion de cette affaire devant le Bureau de l’Assemblée  Nationale à Paris.



________________________


En visite en Martinique, Claude Guéant a été... par BFMTV

En visite en Martinique, Claude Guéant a été... par BFMTV


_________________________________________

La Grèce est en suspens entre renflouement et faillite

Éditorial de lucienne magalie pons

  • L'avenir de la Grèce et par extension de la zone euro reste en suspens.

  • Le sommet de l'Eurogroupe, initialement prévu ce mercredi à Bruxelles pour approuver le plan de sauvetage, a été annulé et remplacé par une conférence téléphonique. 

  • Le déblocage d'un prêt de 130 milliards d'euros, indispensable au pays pour éviter la faillite, est ainsi de fait décalé, toute décision a été reportée à Lundi
     ...

  • En effet, Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro Jean-Claude Juncker, a jugé primordiale la nécessité de réaliser de «nouveaux travaux techniques entre la Grèce et la troïka» , dans plusieurs domaines, notamment pour combler le trou budgétaire de 325 millions d'euros en 2012 et l'analyse de la soutenabilité de la dette».

  • La discussion acchopperait sur le niveau de participation de la BCE à l'opération d'allègement de la dette d'Athènes, pour compléter l'effort des créanciers privés.


    Jean-Claude Juncker et les autres ministres des finances de l'Eurogroupe attendent l'engagement formel et par écrit attendre  des dirigeants politiques grecs que les réformes seront  mises en œuvre.



  • Oli Rehn le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn dit hier qu'un défaut de paiement grec aurait «des conséquences dévastatrices», non seulement pour Athènes, mais pour l'Europe entière.
  •  
     
  • Certains médias rapportent que même si les membres de la zone euro estiment" qu'un défaut grec n'est pas une option" , le risque semble de plus en plus tangible.

  • De L'avis de Thomas Costerg, économiste pour Standard Chartered Bank : «les délais pour rembourser l'échéance de mars sont déjà très serrés et ne donnent aucune marge de manœuvre possible pour un nouveau report. Toute la question est de savoir si nous avons atteint le point de non retour en Grèce. Je ne pense pas que ce soit le cas mais nous nous en approchons dangereusement»

Nicolas Sarkozy doit officialiser ce soir à 20 h. sur TF1 sa candidature à la Présidentielle 2012

Éditorial de lucienne magalie pons



Le Président  de la République sortant en campagne  Nicolas Sarkozy s’est employé ces dernières mois et plus intensivement ces  dernières semaines   à démultiplier ses  déplacements et interventions sans  déclarer  officiellement sa candidature pour l’élection présidentielle, mais personne ne s’y est trompé, c’était un bien  candidat potentiel qui  affichait depuis plusieurs mois  son étoffe  dans la course à l'Élysée qui sous le couvert de ses fonctions  développait son programme en le projetant dans l’avenir comme si l’élection était déjà passée et qu’il était déjà réélu, car c’était bien cela la tactique de communication qui apparaissait, montrer  l’image d’un Président solidement campé sus ses bottes, indétrônable,  décidé de travailler pour la France et d’accomplir ses devoirs envers elle jusqu’à la fin et au-delà de son quinquennat,   sur d’être réélu.

Mais il lui faut bien atterrir dans la réalité, il a une formalité importante à accomplir et d’’après les médias qui affirment que la confirmation en  est  venue de l'entourage direct du président  sortant c’est ce soir que Nicolas Sarkozy doit annoncer officiellement sa candidature

Résultat son image  de candidat déclaré va se fixer  ce soir même  en avant de son image de Président, dès après qu’il aura annoncé  officiellement sa candidature  à  20Heures sur le plateau  de TF1 en face de Laurence Ferrari, il se retrouvera  aux yeux de l’opinion publique même dans l’exercice de ses fonctions exécutives expirantes,  un candidat à la présidentielle  à part entière  en concurrence  directe avec ses rivaux François Hollande, Marine Le Pen, et François Bayrou, pour ne citer que les têtes de liste des sondages.



Bien entendu les politiques UMP et consorts associés, de même que les médias vont buller   dès ce soir er dans les jours suivants pour en faire la grosse surprise de la campagne présidentielle,  comme s’il s’agissait de l’évènement du siècle, ou du premier pot- pot  tant attendu  du  petit dernier né candidat, mais ça n’a jamais été un mystère pour personne, ça ne risque pas d’épater les Français dans leurs chaudières,  en effet depuis son élection en 2007 Nicolas Sarkozy s’est toujours  autant manifesté  comme un  candidat à la Présidence  en perpétuel rendez vous avec les français que comme un Président en place.


Mais après son annonce de ce soir , ce sera essentiellement en candidat qu’il sera perçu demain  jeudi à Annecy (Haute-Savoie), où l'Arcadium, une salle de 3.400 place a  déjà été réservée pour sa   première réunion publique et ensuite le dimanche 19 au   « grand meeting » de la salle Chanot à Marseille., et dans toutes ses apparitions futures jusqu’à l’élection.

Une position moins confortable que celle de Grand manitou.

Nous ne savons pas s’il acceptera de débattre face à face notamment  avec François Hollande, Marine le Pen ou François Bayrou, où si ses ministres ou porte parole de campagne  continueront à débattre à sa place avec des cadres des partis d’opposition, ou encore si le Président se satisfera de se produire en meetings, ou en interview dans les journaux et sur les écrans,  ….,  mais le temps presse  et tout reste à voir  en quelques 2 mois et quelques jours qui nous sépare de l’élection présidentielle.

François Hollande le candidat qui arrive largement en tête des sondages devant le candidat Sarkozy  a résumé ainsi la situation :  « Chacun savait déjà qu'il était candidat, ça ne change rien à la situation politique et ça ne change rien à ma propre campagne », a-t-il  déclaré, et sur la lancée  il tiendra ce soir  sa deuxième grande réunion publique à Rouen (Seine-Maritime).

 Mais bien au contraire, les fidèles soutiens du Président sortant comptent que la candidature de leur candidat officiellement déclaré produira un « électrochoc » dans l’électorat !

 Pour le moment ce sont eux qui sont « électrochoqués » en constatant qu’en dépit de tous les efforts  et attaques  qu’ils déploient depuis des mois et des mois, dans tous les espaces et azimuts politiques et autres,  contre François Hollande, ce candidat PS caracole en tête des sondages  en distançant largement leur poulain et selon toute vraisemblance  dans ce manège électoral à deux tours ce sera François  Hollande qui décrochera au final  le pompon de Marianne.

La surprise ce n’est donc pas l’officialisation de la candidature de Nicolas Sarkozy Marine, les surprises sont à venir  d’autres paramètres, par exemple si Marine  le Pen n’arrivait pas à obtenir ses 5oo parrainages, François Bayrou ne serait pas mal placé  au premier tour dans l'hypothèse où  les voix de l’électorat de droite, du Nouveau centre et des groupuscules centriste se reportaient sur lui au second tour……et  finalement  rien n’est encore  joué.

Mais en attendant des commentaires sur la candidature officielle de Nicolas Sarkozy se suivent et ne se ressemblent pas : 


Au fil des minutes heures des déclarations s’enchainent pour commenter la candidature  officielle de Nicolas Sarkozy celles  très imagées  de ses ministres et des cadres de l’UMP qui  prêtent à sourire, selon Bachelot  Sarkozy va pouvoir "rentrer dans l'arène"…."Quand on est candidat, on peut se situer dans une stratégie de comparaison des programmes, dans une stratégie de combativité. Je connais mon Nicolas Sarkozy (sic)  et il a le désir et la volonté de promouvoir ses idées, d'être extrêmement combatif", a affirmé la ministre des Solidarités.

"Il va pouvoir rentrer dans l'arène et faire la promotion de ses idées et de son projet pour la France. C'est donc une bonne chose qu'il soit candidat ce soir", a-t-elle ajouté.

On connaissait Sarkozy  en  Joggeur des allées de l’Elysées , de Versailles  de City park et d’ailleurs, en cycliste de Cap Nègre, et conducteur de petit engin au Fort Brégancon, le voila présenté comme un toréador par Bachelot, on imagine volontiers ses circonvolutions acrobatiques face à la muleta rouge agité par Hollande, de main de maître.

Pour Nathalie Kosciuscko-Morizet, ministre de l'Ecologie, qui  sera l’éminente porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy d’après l es médias, elle  a assuré qu'une déclaration de candidature marque un mouvement de "bascule", où "on entre dans un autre monde"., pense-t-elle au Nouveau monde du 21° siècle un des mondes idylliques financiers ultra libéral promis  à toutes les félicités  existentielles et matérielles que  Nicolas Sarkozy évoquait dans ses discours de Président avant la crise ? …….

Trêve de sottises, pour Martine Aubry " c’est un peu un  secret de Polichinelle"  et effectivement c’est bien comme ça que les français mesurent cette contingence  qui s’impose à tout candidat.

"C'est un peu un secret de Polichinelle et plutôt une confirmation, a indiqué la Première secrétaire du PS. Ça va peut-être permettre que le président arrête d'utiliser de manière déloyale les moyens de la République". …."Pour le reste, on connaît à peu près son programme, il a déjà levé le voile : continuer l'austérité avec l'augmentation de la TVA, la précarité avec des accords de baisse des salaires".

Pour Bernard Thibaud, Secrétaire Général de la CGT  s'il est réélu, Sarkozy "se lâchera sur la déréglementation du travail …….."Il est clair pour la CGT qu'il faut un autre président, a-t-il  dans un entretien à "Libération", …., car  si d'aventure, il était en position de prolonger son activité pour un dernier mandat, on doit s'attendre à ce qu'il se lâche plus volontiers encore sur la déréglementation du travail".

La CGT revendique son "indépendance", mais "indépendant ne veut pas dire neutre. La neutralité impliquerait, comme certains responsables syndicaux semblent le revendiquer, que le mouvement syndical, au motif qu'il y a des élections, doit s'effacer ou rester silencieux. C'est une forme de neutralité qui frôle la complicité", a expliqué Bernard Thibaud en précisant …. "Comme si les organisations patronales ou financières étaient neutres dans le débat politique".

Le sénateur maire PS de Dijon François Rebsamen  a bien résumé le tableau :  "Nicolas Sarkozy a été candidat permanent" , il voit  "non événement" dans l'annonce imminente de candidature de Nicolas Sarkozy, qui, selon lui ( et selon beaucoup d’autres) a été un candidat permanent depuis son élection.

"Il a été candidat depuis le moment où il a été élu, il continue d'être candidat, il le sera officiellement ce soir. Ça ne changera rien pour la campagne de François Hollande", a souligné François Rebsamen, en observant :   "il y a une certaine fébrilité" dans le camp du président sortant. "Il a été obligé de changer de calendrier. C'est une bonne chose pour la France" pour "éviter qu'il utilise les moyens de l'Etat comme il l'a fait de manière, à mon avis, un peu honteuse depuis plus d'un mois et demi".


La déclaration par PartiSocialiste

La cerise sur le gâteau, il parait que Nicolas Sarkozy a ouvert aujourd’hui son compte sur Twiter ….

Bigre ! la pointe de sa souris va cliqueter sec contre Hollande  sur sa page de toréador virtuel … on avait déjà Nadine Morano qui est  déjà  addict de  Twitter au point de délirer grave sur les uns et les autres de l’opposition, ces derniers temps notamment  sur  le look d’Eva Joly, il ne nous manquait plus que cela pour déclencher encore plus  l’hilarité des internautes 

Ce compte Twitter du président vient s'ajouter à un profil Facebook lancé la semaine dernière et qui suscite depuis des polémiques. Car la time line -comme on appelle la nouvelle présentation des informations sur Facebook-, s'est révélée particulièrement moderne… Certains accusent Facebook d'avoir fourni une aide particulière au président, ce que l'Élysée comme le réseau social américain démentent.

«On a proposé la time line à tous les candidats», fait valoir Julien Codorniou qui dirige les partenariats de Facebook France.

14 février 2012

Libye : Résistance - Représailles - Regain de Violences -

Éditorial de lucienne magalie pons

Nous faisons place régulièrement à des articles d'actualités publiés sur des sites étrangers ou encore communautaires, qui suivent les conflits  révolutionnaires qui bouleversent l'équilibre du monde.

Au moment du dramatique conflit Libyen nous avions suivi pendant de longs mois les affrontements sanglants et meurtriers qu frappaient les civils tout autant que les rebelles et les forces loyales du Colonel  Khadhafi  et ensuite  sitôt après l’ignoble massacre dont il avait été victime,  nous avions décidé, tout en nous tenant au courant périodiquement,  de laisser évoluer la situation qui nous paraissait bien compromise pour ce pays livré au CNT dont les personnalités et leurs fonctionnaires,  devaient en principe tout mettre en place pour faire régner la paix, réconcilier les habitants, reconstruire les villes , relancer les affaires,  rédiger une constitution, organiser des élections,  mais à ce jour après 4  mois durant lesquels la situation libyenne s'est dégradée  sous leur autorité contestée, force est de constater     que les  institutions constitutionnelles, législatives  tardent à s'établir et à fonctionner,  et que de partout s'élèvent des mouvements de revendication et de révolte violemment réprimés,  il nous parait venu le moment de reprendre le cours de  nos informations   sur la Libye.

Pour cette fois nous reproduisons ci dessous un article publié sur le site"Cameroon.com" sous la plume de Séverine Toche" avec mention "Lavoixdelalibye" qui décrit notamment le regain de violences dont souffre la Libye :

Source : Site Cameroon.com
copié/collé:

14/02/2012 05:13:29

Libye. Regain de violences

C’est le branle bas de combat, de Tripoli à Benghazi, en passant par Syrte, aussi bien chez les prédateurs qui ne sécurisent que leurs raffineries, que du côté du gang des barbares du CNT.
Sévérine Toche / lavoixdelalibye

C’est le branle bas de combat, de Tripoli à Benghazi, en passant par Syrte, aussi bien chez les prédateurs qui ne sécurisent que leurs raffineries, que du côté du gang des barbares du CNT.

Après avoir trouvé un accord avec les renégats de Zentan, il a été enfin décidé que le procès de Seif Al-Islam aura lieu bel et bien en Libye et dans les semaines qui viennent. Mais, le dossier étant vide, les traîtres à leur nation s’arrachent les cheveux. Ils fouillent, mais ne trouve rien à reprocher au fils du guide libyen Mais, étant un danger pour leur pouvoir usurpé, ces gens sont capables de tout…

Après les déclarations de Saïdi Kadhafi depuis Niamey, au Niger, les Occidentaux ont demandé au CNT de faire très attention, de cesser de torturer les prisonniers et de s’occuper du peuple au lieu de leur confort. Mais, la Libye d’aujourd’hui, par la faute de quelques illuminés, est un agrégat de territoires indépendants où règne la terreur, le vol, le viol, le trafic de drogue ou d’alcool etc. Vous avez dit charia ?

Apeuré par le soulèvement annoncé, le CNT a fermé ses bureaux de Benghazi. A noter que, dans de nombreuses maisons, la plupart même, le portrait du frère guide Mouammaer Kadhafi refleuri. De nombreux drapeau vert sont gardés au chaud. Normal, chaque peuple a besoin d’un symbole.

Or, avec les malfrats que l’Occident veut imposer en Libye, qui peut vraiment vouloir s’identifier à eux, à des félons ? Faire appel à l’étranger et tuer ses propres frères, sont le déshonneur suprême chez un homme qui se respecte.

Sur le terrain, puisque l’armée de résistance de la Libye commence à devenir très puissante et surtout insaisissable, les représailles des renégats sont virulentes. Ils s’en prennent aux femmes, les accusant de ne pas dénoncer leurs hommes.

17 morts dans des violences entre tribus dans le sud du pays

Des combats armés entre tribus dans le sud-est désertique de la Libye ont fait 17 morts et 20 blessés ces dernières 48 heures, ont indiqué lundi des sources tribales.

Les affrontements entre la tribu des Zwai et celle des Tobous ont éclaté dimanche dans la ville de Koufra et cinq personnes y ont péri, selon des sources au sein des deux tribus.

Lundi, le bilan s'est alourdi à 17 morts, dont huit côté Tobou, selon les même sources.

Mohammed al-Harizi, porte-parole du Conseil national de transition (CNT) au pouvoir, a confirmé les accrochages et le bilan de cinq morts de dimanche, précisant que 20 autres personnes avaient été blessées. En début de soirée, il n'était pas en mesure de confirmer le nouveau bilan.

C'était un problème entre deux tribus et des efforts sont entrepris pour trouver une solution pacifique, avait-t-il affirmé dans la matinée, indiquant que les violences avaient éclaté après qu'un groupe armé a attaqué des habitants de Koufra. Les thowars (ex-rebelles) ont réagi et repoussé ce groupe hors de la ville.

Les protagonistes avaient au départ utilisé des armes légères mais les affrontements ont dégénéré avec des tirs de roquettes RPG et de DCA, selon des sources tribales.

Selon un membre des Tobou, la tribu rivale est soutenue par le CNT. Il y a un projet pour exterminer les Tobou. Notre situation est pire que du temps de Kadhafi, a-t-il dit.

13 février 2012

Madame Christine Boutin désamorce sa bombe atomique pour se rallier à Sarkozy

Éditorial de lucienne magalie pons

Cette femme a bien amusé la galerie avec ses menaces .... ce n'est pas à son honneur d'avoir fait tant d'esbrouffe pour en arriver là ...

Revue de presse :

Présidentielle: Boutin se retire et rallie Sarkozy

Le Figaro -
Christine Boutin a annoncé lors d'une interview au 20 heures de TF1 qu'elle renonçait à se présenter à l'élection présidentielle et qu'elle se ralliait au président Nicolas Sarkozy, qui doit annoncer cette semaine sa candidature.

TVA Sociale : le texte a été rejeté par la commission des finances

Éditorial de lucienne magalie pons


TVA SOCIALE :

Coup de théâtre à l’assemblée Nationale cet après-midi : la commission des Finances de l'Assemblée nationale a rejeté le texte en fin d'après-midi

Selon plusieurs sources parlementaires les députés socialistes étaient plus nombreux que ceux de l’UMP lors de la réunion


Les députés devaient commencer ce lundi à étudier le projet de «TVA sociale» défendu par Nicolas Sarkozy.

S’agissait-il d’une fronde ou d’une défection de la part de certains députés UMP ? …

«Non», a démenti, Christian Jacob, interrogé sur iTélé. «Tous les députés qui étaient de permanence étaient là, il n'y a aucune défection», a-t-il  assuré et selon  une habitude devenue commune à tous les cadres et députés UMP qui  s’expriment où que ce soit,  il n’a pas manqué de  tacler   le PS en l’accusant de «petite magouille» et de «combine».

 Selon Christian Jacob, «dix députés socialistes ont été réinscrits au dernier moment» dans la commission, faisant basculer la majorité à gauche.

Pour relativiser l’incident Christian Jacob a assuré : «Tous (les députés UMP et de droite)  sans exception voteront le texte.»

En effet, la majorité présidentielle pourra  voter ce texte  durant  son examen  par l'ensemble de l'Assemblée en séance publique.

Tout au contraire, pour Jean-Marc Ayraud,  le chef de file des députés socialistes,  le faible nombre de députés UMP  en commission  est révélateur d'un malaise, d’après lui : « Ils savent déjà que le bilan de Nicolas Sarkozy est catastrophique et ils vont revenir dans leurs circonscriptions avec une hausse de la TVA qui va entamer le pouvoir d'achat et casser la croissance !» et  il a expliqué : «Je comprends que ça ne soulève pas l'enthousiasme de leur part.  ……Nous, au contraire, nous étions nombreux car nous sommes très mobilisés contre cette mesure.»

Selon la liste de présence   en ligne sur le site de l'Assemblée, 40 élus UMP étaient inscrits sur 73 députés.

Aux alentours de 17h30, la réunion avait était  suspendue à la demande de l'UMP. «Ils sont une vingtaine et nous 23 ou 24», expliquait Christian Eckert (PS) dans les couloirs de l’assemblée ajoutant que certains députés UMP allaient s'abstenir.

Cette réunion qui devait être diffusée sur LCP a donné lieu sur cette chaîne à diverses  interrogations et commentaires  dilatoires pour couvrir l’attente de la reprise de la réunion qui avait été suspendue dès son ouverture initiale.


Finalement  la réunion  a pu   commencer  avec deux heures de retard  … !

Dès que la séance publique a commencé Jérôme Chartier député UMP  a  chargé en direction du PS   :  «Vous avez fait un coup ! Soyez fiers de votre coup qui nous a fait perdre une heure et demie et ne changera rien au schmilblik : cela ne nous empêchera pas de voter le texte !»


La majorité présidentielle pourra passer outre ce vote durant l'examen du texte par l'ensemble de l'Assemblée en séance publique. Le débat, qui a commencé peu après 18h30, avec près de deux heures de retard, ne devrait pas réserver de grosses surprises. Les députés UMP ont reçu pour consigne de remiser tout amendement au placard.  «Vous avez fait un coup ! Soyez fiers de votre coup qui nous a fait perdre une heure et demie et ne changera rien au schmilblik : cela ne nous empêchera pas de voter le texte !» a tonné l'UMP Jérôme Chartier à l'adresse des socialistes lorsque la séance publique a commencé.

 Rappelons que le  texte prévoit une hausse de la TVA de 1,6 point qui compense une baisse des cotisations patronales pour la branche famille de la Sécurité sociale à hauteur de 13,2 milliards d'euros. Le passage de 19,6% à 21,2% est prévu au 1er octobre,.

 Cette hausse de la TVA (10,6 milliards) sera  accompagnée d'une hausse de 2 points de la CSG ou des prélèvements sociaux pour compenser la totalité du montant des allégements.


 François Hollande a  déjà annoncé qu'il abrogerait ces  mesures s'il était élu président. Cette hausse de la TVA (10,6 milliards) est accompagnée d'une hausse de 2 points de la CSG ou des prélèvements sociaux pour compenser la totalité du montant des allégements.
-----------------------------------------------------------------------------------------------


Mauvais départ pour la TVA sociale à l'Assemblée

Le Figaro -
Les députés ont commencé lundi l'examen du budget rectificatif instaurant la TVA sociale… par un loupé. La commission des Finances rejetant la mesure: la gauche y était majoritaire, en l'absence de plusieurs députés UMP. Cela ne devrait pas empêcher ...
 ---------------------------------------------------------------------------------------------


----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La tactique de Nicolas Sarkozy face à la Gendarmerie Nationale à Issy-les-Moulineaux

Éditorial de lucienne magalie pons



Aujourd’hui  les médias nous apprennent que le Chef de l’Etat Nicolas Sarkozy à  inauguré les nouveaux locaux de la direction générale  de la gendarmerie à Issy-les-Moulineaux  (Hauts-de-Seine) et que   face à son auditoire  il  a défendu le rattachement en 2009 au Ministère de l’intérieur  de la gendarmerie  qui dépendait auparavant  du Ministère de la Défense …..«Désormais, gendarmerie et police obéissent au même ministre», s’est félicité le chef de l’Etat. «Nul ne peut penser revenir en arrière, tant le dispositif présent est supérieur au système passé».

 «Le caractère militaire du gendarme demeure et restera», a-t-il assuré notamment, répondant ainsi aux craintes de voir le statut militaire du gendarme remis en cause par le rapprochement entre la police et la gendarmerie. En revanche, il n’est pas pour  la création de syndicats dans les rangs des militaires. «L’absence de syndicat n’interdit pas le dialogue», a-t-il précisé.

Le Chef de l’Etat a ensuite félicité les gendarmes :  «Soyez fier de ce que vous avez fait»

«En dix ans, grâce à votre travail, policiers et gendarmes, le nombre de personnes mises en cause a progressé de 30%. Dans le même temps, le taux d’élucidation est passé de 26 % à 40 %», ….. «Soyez fiers de ce que vous avez fait», a-t-il conclu, en estimant avoir «confiance» dans la gendarmerie.

Parfait, Parfait, ceci fait parti de la série de déplacements  et d’interventions que le Chef de l’Etat s’est imposé depuis le début de son quinquennat en les démultipliant ces dernières semaines, et pour tout dire c’est de plus en plus rasant …Satisfaction personnelle, passage de pommade à des corporations ou organismes constitués avec des accents faisant appels à la fierté … bla, bla, bla  bla, bla…..ce n’est pas ça qui mettra du  sel et du beurre dans la campagne présidentielle., les journalistes attendent toujours  les  grosses surprises que Nicolas Sarkozy  est censé nous servir pour en faire un scoop sensationnel …en attendant ils entretiennent avec des rodomontades continuelles  le suspens  en s’interrogeant  sur le jour  où Nicolas Sarkozy déclarera officiellement sa candidature,  avec des  où et  des comment, et des  « peut-être » en évoquant le   mardi, le  mercredi, …le jeudi à venir, ces supputations   commencent à faire long feu, on sait bien qu’il sera candidat et le pétard est éméché.

Les médias avancent,   après avoir vérifié l’agenda  présidentiel que  d’après ce eux ce ne pourrait être vendredi puisque ce jour-là se tient à l’Elysée le « sommet franco-britannique »,  et en principe optent pour le mercredi 15 Janvier sans expliquer pourquoi … tout en confirmant que le premier  meeting de soutien à sa candidature aura bien lieu le Dimanche 19 Janvier à Marseille et que les préparatifs sont en bonne voie.

REVUE DE PRESSE :
 VIDEO : Inauguration des nouveaux locaux de la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale
lundi 13 février 2012
Le président de la République s'est rendu, lundi 13 février 2012, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) à l'occasion de l'inauguration des nouveaux locaux de la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale. Le chef de l'État a visité les nouvelles installations de la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale, situées au Fort d'Issy, qui regroupent en un seul lieu les services, actuellement disséminés sur une douzaine d'emprises, à Paris et en région parisienne. A l'issue, il a prononcé un discours évoquant les réformes menées au sein de la gendarmerie depuis 2002, et leur impact sur les résultats de la politique de sécurité. Le chef de l'État était accompagné de M. Michel MERCIER, Garde des Sceaux....





    1. Sarkozy: toujours pas candidat mais toujours plus en campagne
      Marianne2.fr‎ - il y a 39 minutes
      En déplacement à Issy-les-Moulineaux pour l'inauguration du nouveau siège de la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN), Nicolas Sarkozy a ...
      Autres articles (107)
  1. Nicolas Sarkozy se félicite de son bilan sur la sécurité ...

    tempsreel.nouvelobs.com › Présidentielle 2012
    il y a 4 heures – En visite à la gendarmerie d'Issy-les-Moulineaux, le chef de l'Etat tente ... Nicolas Sarkozy a défendu lundi 13 février face aux gendarmes son ...
  2. Aux côtés de Nicolas SARKOZY en déplacement à Issy-les ...

    www.eric-ciotti.com/.../aux-cotes-de-nicolas-sarkozy-en-deplacement...
    il y a 1 heure – Eric CIOTTI était aujourd'hui aux côtés du Président de la République qui inaugurait les nouveaux locaux de la direction générale de la ...
  3. Sarkozy joue avec les nerfs des journalistes... Le dernier clip du PS ...

    www.20minutes.fr/.../878748-sarkozy-joue-nerfs-journalistes-dernier...
    il y a 2 heures – C'est la grande semaine de déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy. Son déplacement à Issy-les-Moulineaux était donc très suivi par ...
  4. Candidature à la présidentielle: Sarkozy fait durer le plaisir ...

    www.20minutes.fr/.../candidature-presidentielle-sarkozy-fait-durer-pl...
    il y a 2 heures – C'est la grande semaine de déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy. Son déplacement à Issy-les-Moulineaux était donc très suivi par ...
  5. Sarkozy: toujours pas candidat mais toujours plus en campagne

    www.marianne2.fr/Sarkozy-toujours-pas-candidat-mais-toujours-plus...
    il y a 44 minutes – En déplacement à Issy-les-Moulineaux pour l'inauguration du ... nationale (DGGN), Nicolas Sarkozy a plaisanté avec les journalistes venu...
  6. La semaine où Nicolas Sarkozy devrait lancer sa campagne ...

    il y a 4 heures – Lundi : déplacement sur le thème de la sécurité ... le siège de la direction de la gendarmerie à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine.
  7. Présidentielle. Sarkozy fait durer le suspense et... s'en amuse ...

    www.letelegramme.com/.../presidentielle-sarkozy-fait-durer-le-suspe...
    il y a 5 heures – Ce lundi, à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), Nicolas Sarkozy s'est amusé à faire durer le ... A l'occasion d'un déplacement en province ?
  8. Nicolas Sarkozy | Alvinet

    www.alvinet.com/actualite/tags/Nicolas-Sarkozy.html
    En visite à la gendarmerie d'Issy-les-Moulineaux, Nicolas Sarkozy s'est félicité de son bilan sur la sécurité. ... Déplacements de Sarkozy : le PS ne lâche rien ...
  9. Le Figaro - France : Sarkozy devant les gendarmes lundi pour parler ...

    www.lefigaro.fr/.../01016-20120210ARTFIG00471-sarkozy-devant-...
    il y a 3 jours – Le président de la République, Nicolas Sarkozy, est attendu lundi matin à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) pour inaugurer le nouveau ...

Nostalgie : Roses blanches de Corfou ... votre parfum est si doux

Éditorial de lucienne magalie pons

Une chanson du temps ou la Grèce nous berçait du charme de sont art de vivre :




Roses Blanches de Corfu par Panayoti Karousos
Karousos interprète la chanson de Nana Mouskouri
Paroles: Frank Gérald
Musique: Manos Hadjidakis

Roses blanches de Corfou
Roses blanches, roses blanches
Chaque nuit je pense à vous
Roses blanches de Corfou

Pourquoi faut-il que la bateau s'en aille
Quand le soleil se lève encore dans le ciel bleu
Quand nous vivrons le temps des fiançailles
Pourquoi faut-il que vienne le temps des adieux ?

Roses blanches de Corfou
Roses blanches, roses blanches
Chaque nuit je pense à vous
Roses blanches de Corfou

Votre parfum est si doux
Quand l'aurore vient éclore
Mais je suis bien loin de vous
Roses blanches de Corfou
Je pense à vous...
Je pense à vous...
Je pense à vous.

Considérations sur la grandeur culturelle et la misère financière de la Grèce

Éditorial de lucienne magalie pons

Tout le monde sait que la Grèce antique est le berceau de la civilisation occidentale et de la culture européenne, c’est en effet dans ses antiques cités que sont nés des philosophes célèbres qui ont découverts et enseignés par leurs discours et leurs écrits les valeurs de la démocratie , dont se réclament encore de nos jours des dirigeants politiques modernes – avec hélas moins de talents - c’est aussi dans ces antiques cités grecques que sont nés les arts de la tragédie et du théâtre, de la musique,  de la danse et des sports

Mais hélas la Grèce est condamnée (comme le sont d’autre pays d’Europe) sous la férule de ses dirigeants actuels technocrates, à servir une oligarchie financière internationale qui n’a pour culte que celui du Veau d’or et risque de devenir un pays privé d’éducation et de culture.

Peut-on imaginer que la population grecque acceptera encore après 5 ans de récession et de privations successives d’aller de plans d’austérité en plan d’austérité, de mesures de rigueur en mesures de rigueur jusqu’à se trouver réduite à la misère physique mais aussi à la misère culturelle ? 

Nous ne pouvons pas l’imaginer, le peuple Grec résistera jusqu’à la limite de ses forces, et si les pays de l’UE ne l’extermine pas par les armes en les exterminant sur place, ce qu’ils sont bien hélas capable de faire, le peuple grec vaincra et reprendra possession de son destin. En dehors de l’Europe et de la Zone Euro, certes ils souffriront pendant des années pour retrouver une certaine aisance, mais il vaut mieux se priver pour soi que pour engraisser des coquins étrangers. 

De toute façon les experts lucides et honnêtes ne manquent pas sur la place européenne pour estimer que les plans d’austérité infligés à la Grèce par l’UE, la zone euros et la Troïka n’arriveront pas à la sauver de la faillite, qu’il lui faudra dans tous les cas plus de dix ans pour retrouver un semblant de croissance au prix d’encore de plus douloureux sacrifices.

Alors finalement souffrance pour souffrance, privation pour privation, il vaudrait mieux que le peuple retrouve son indépendance en sortant de l’UE et de la Zone Euro, ce serait plus noble et plus digne que de se ruiner pour servir de larbins à ses oppresseurs européens, Allemagne et Troïka en tête. .

Oui la Grèce est aujourd’hui en danger , condamnée , livrée pieds et points liés à des dirigeants technocrates financiers qui sont placés à sa tête au service d’ une mondialisation dominée par une oligarchie financière ultra libérale, dont les deux objectifs principaux pour parvenir à ses fins c’est de vouer les populations des pays sur lesquelles elle avance ses tentacules prédatrices en tenant en laisse les dirigeants successifs des Etats-Unis, des pays anglo-saxons , des pays membres l ’UE et les dirigeants des institutions et organismes qu’ils ont attachés à leur mangeoire pour servir leurs intérêts particuliers.

Mais la Grèce n’est pas le seul pays européen victime de ce holdup du siècle, tous les pays européens sont mis à genoux par cette oligarchie financière bien organisée qui dicte ses mots d’ordre aux marchés marchés bancaires et financiers par différents moyens de pressions abusifs qu’aucun dirigeant n’ose dénoncer par peur de représailles.

Tous ces dirigeants sont complices, ils se nourrissent à la mangeoire de ces oligarques qui sont leur dictateurs prescripteurs idéologiques et politiques et leurs pourvoyeurs occultes , ils accablent leurs populations sous des plans d’austérité, des taxes, des impôts, des salaires minima qui les réduisent à la pauvreté, sans pouvoir d’achat, souvent jetés dans la rue faute de pouvoir payer un loyer, jetés par millions au chômage et à la précarité par des dirigeants et leur gouvernements qui laissent et même aident les patrons à délocaliser les industries , les grands commerces et les services dans des pays dont les salariés exploités , sous payés, n’ont aucun droits, et ne bénéficient d’aucune protection sociale, comme le seront sous peu les populations de certains pays de l’UE, notamment l’Espagne, le Portugal, l’Italie et la France.

ooOoo
La Grèce, mère de notre civilisation mérite mieux que de voir asservir au veau d’or International. 

Elle est et doit rester le témoin vivant de notre civilisation et de notre culture, avec ses monuments, ses antiques merveilles architecturales, ses admirables statues et œuvres d’art antiques , ses mosaïques, fresques, peintures , toutes œuvres de sculpteurs et d’artistes dont le talent, la renommée, et la beauté de leurs créations ont traversé les siècles et font toujours l’admiration du monde moderne qui s’en inspire encore de nos jours pour enseigner les arts .

REVUE DE PRESSE :

Revue de presse

La cure d'austérité ne suffira pas à redresser l'économie grecque
Le Monde
Sans toutefois résoudre les problèmes fondamentaux de la Grèce, poursuit
Mme Valla. "Même avec une répudiation intégrale de la dette grecque, la
situation ne serait pas tenable", jugent même les experts d'UBS dans une
note consacrée au pays.
<http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2012/02/13/la-cure-d-austerite-ne-suffira-pas-a-redresser-l-economie-grecque_1642532_1581613.html>

Afficher tous les articles sur ce sujet:
<http://news.google.fr/news/story?ncl=http://www.lemonde.fr/crise-financiere/article/2012/02/13/la-cure-d-austerite-ne-suffira-pas-a-redresser-l-economie-grecque_1642532_1581613.html&hl=fr&geo=fr>



Le Parlement Grec a adopté le nouveau plan d'austérité, vives tensions à Athènes, émeutes, affrontements avec les forces de l'ordre, bâtiments incendiés

Éditorial de lucienne magalie pons


L'aval des députés était indispensable pour ouvrir la voix au déblocage d'un prêt de 130 milliards d'euros nécessaire pour éviter à la Grèce un défaut de paiement  en mars lorsqu'elle devra rembourser une échéance de 14,5 milliards d'euros.

Dans la nuit du dimanche 12  au lundi 13  le Parlement Grec a voté en faveur du nouveau plan d’austérité, sur les 278 députés présents, 199 ont voté en faveur du plan, 74 contre.

Avant le début du  vote dans une séance très tendue et houleuse à certains moments,  Lucas Papademos le Premier Ministre Grec a insisté   sur l'importance du choix  qu’il présentait aux parlementaires  «avancer avec l'Europe et la monnaie unique» ou précipiter le pays dans «la misère, la banqueroute, la marginalisation et l'exclusion de l'euro».

Certains médias rapportent que les députés qui ont voté contre le plan d’austérité  ont été immédiatement radiés ce qui si cela n’est pas une rumeur serait le triste exemple d’une démocratie livrée pieds et poings   à   des partis politiques soumis à un Gouvernement lui-même soumis  à l’UE et à la Troïka de leurs bailleurs de fonds,  à tel point qu’ils s’obligent à lui donner encore plus de garanties que ces derniers n’en exigent en punissant ainsi des élus qui osent se dresser contre  les mesures de rigueur et d’austérité qui s’abattent sur la population.

La Grèce est pratiquement en état de soulèvement, les médias rapportent qu’environ 19 bâtiments en feu, de violents affrontements à coups de cocktails Molotov , des pierres, des pavés de morceaux de marbre dans les abords du Parlement Grec et rues adjacentes transformaient Athènes en champs de bataille dans la nuit de  dimanche  avant et après le vote du Parlement, ce que nous confirme l’un de nos correspondant privé grec.

Déjà dans la journée la journée, quelque 80 000  grecs  avaient manifesté à Athènes, aux alentours du Parlement, et  ils  étaient également 20 000 à Salonique, la deuxième ville du pays, dans le nord, où des affrontements et des heurts ont également éclaté entre les manifestants et les policiers

 nous vous proposons une Revue de presse :





-------------------

Le parlement grec vote l'austérité dans un climat de violences

Reuters -
ATHENES (Reuters) - Le parlement grec a approuvé dans la nuit de dimanche à lundi de nouvelles mesures d'austérité dans un climat de vives tensions à Athènes, où des bâtiments ont été incendiés lors d'affrontements entre émeutiers et forces de l'ordre, ...

Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...