16 juillet 2010

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Jeudi 15 juillet 2010 4 15 /07 /2010 08:30

Les leçons de l'affaire Woerth.

L’UMP a beau tout tenter, l’affaire Woerth ne passe pas et continue de faire les gros titres des journaux trois semaines après son déclenchement. Plus qu’une simple crise de régime, cette affaire passe d’autant moins qu’elle nous renvoie en pleine figure, toutes les dérives de notre système politique…

Intérêts privés et responsables publics : une collusion généralisée

Le pêché originel de cette affaire demeure le conflit d’intérêt. On savait que notre classe politique entretenait des rapports ambigus avec le patronat et les grandes familles industrielles mais nous étions loin de nous douter de son ampleur.

De la proximité d’E. Woerth avec la famille Bettencourt ou bien de l’amitié qu’il entretient avec Robert Peugeot, la collusion entre responsables publics et intérêt privés n’a jamais paru aussi prégnante.

Quant à la Justice, son indépendance à l’égard du pouvoir est sérieusement mise en doute. Le procureur P. Courroye qui s’était déjà fait remarquer dans l’affaire Clearstream et dans celle des appartements de Neuilly est un frein à l’enquête judiciaire. Mis en cause par les écoutes illégales qui ont été pratiquées, il est en quelque sorte juge et partie.

Quant au rapport de l’Inspection Générale des Finances, il ne peut servir de blanc-seing à Eric Woerth puisque cette institution est placée sous les ordres directs du Ministère de l’économie et des Finances. L’affaire de Karachi l’a prouvée sans juge d’instruction indépendant, il ne peut pas y avoir d’éclosion de la vérité.

Financement des partis, le malaise perdure

Luchaire, Urba, Casetta… On pensait toutes ces affaires derrière nous mais ce n’était qu’illusion. Pour contourner la limitation légale en termes de donations (Les dons sont limités à 7 500 euros par an et par personne), d’innombrables partis satellites ont été créés.

La Commission Nationales des Comptes de Campagne et des Financements révèle ainsi que le nombre de partis recensés est passé de 28 en 1990 à 255 en 2004. Si dans les faits, il n’y a rien d’illégal, ces pratiques border-line laissent néanmoins planer l’ombre du soupçon.

Les Média, un contre-pouvoir indispensable

A l’heure où la Justice fait défaut, les Médias deviennent un contre-pouvoir essentiel à la sauvegarde de l’équilibre démocratique de notre pays. Face à la menace de régression démocratique, Edwy Plenel plaide pour un journalisme qui soit « le chien de garde de la démocratie ».

Aujourd’hui, force est de constater que le journalisme de flux ne permet plus de faire éclore des affaires politico-financières de cette importance. Trop peu de Médias disposent de cellules d’investigation capable d’enquêter durant plusieurs semaines sans sortir un papier. Les rares exceptions sont Mediapart, Bakchich ou le Canard enchaîné.

Le problème dans ce type d’affaires c’est que le média détenteur du scoop est obligé d’adopter une thèse. Or comme l’a bien formulé Fabrice l’Homme sur le plateau d’Arrêt sur images, il dispose alors du « leadership », les autres Média seront toujours en retard par rapport à lui. Les témoins ou nouvelles informations parviendront toujours en priorité au Média détenteur du scoop.

Malheureusement l’angle choisi par ce Média impacte fatalement sur les résultats de l’enquête. Compte tenu de la course effrénée à l’information, les autres Médias ne seront pas en capacité de contredire ou de recontextualiser ces informations. Mediapart était dans le vrai depuis le début sur cette affaire, l’histoire ne prête donc pas à conséquence mais certains acteurs tels que le procureur P. Courroye auraient sans doute pu être inquiétés plus tôt. Parfois décrié, trop souvent délaissé, il est en tout cas grand temps que le journalisme d’investigation retrouve une place de rang au sein de l’espace médiatique.

Crise de régime

La défaite lors des élections régionales avait porté un coup sérieux à N. Sarkozy, cette vague d’affaires est en train de le terrasser. L’hyper-président avait fait de son franc parler une marque de fabrique. Aujourd’hui, il n’ose plus assumer les orientations de sa politique. Refusant toujours autant d’employer le mot rigueur comme de reconnaitre les erreurs commises par Eric Woerth, N. Sarkozy s’empêtre dans les contradictions et les contre-vérités. En chute libre dans les sondages (seulement 33% d’opinions favorables en juin selon le dernier baromètre BVA-Orange), il ne donne plus que le spectacle de son impuissance politique et semble dans l’incapacité de reprendre l’ascendant…

Pire que cela, la défense agressive et outrancière employée par l’UMP pour s’attaquer aux Médias laissera des traces. Lorsque Xavier Bertrand parle de « méthodes fascistes » pour désigner le travail d’investigation de Mediapart, on se demande si cet ancien agent d’assurances est bien à sa place, à la tête du premier parti de France. On savait que les sciences humaines ne faisaient pas vraiment partie des priorités gouvernementales. On sait aujourd’hui que le parti majoritaire méprise ouvertement l’Histoire. Employer le terme « fascisme » à tour de bras tels que le font les portes-flingues de l’UMP, c’est banaliser la souffrance de ses victimes et porter atteinte au travail de ceux qui perpétuent leur mémoire. Impardonnable…

Du « J’accuse » de Frédéric Lefèbvre aux tweets de Benjamin Lancar, petit tour d’horizon d’une ligne de défense qui prend l’eau :

Par Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire - Publié dans : Politique


15 juillet 2010

Affaire Bettencourt : Quatre personnes placées en garde à vue ce jeudi

Éditorial de lucienne magalie pons

relais d'informations par lucienne magalie pons

Cette affaire nous apporte quotidiennement son lot de rebondissements et même si la tentation est grande d'en ignorer les arcanes compliquées les médias ont le devoir de ne pas prendre la position de l'autruche et de l'actualiser chaque jour puisqu'elle touche de près des personnalités qui nous gouvernent.

Comme actuel développement d'un conflit familial devenu une affaire d'État, sur fond de crise politique, nous apprenons, au lendemain d'une annonce de Madame Liliane Bettencourt rejetant toute mise sous tutelle et confiant un audit indépendant à Patrice de Maistre, que Patrice de Maistre gestionnaire de sa fortune, son avocat fiscaliste Fabrice Goguel, François-Marie Banier ami de Madame Bettencourt, et Carlos Vejarano, gérant de l'île d'Arros aux Seychelles ont été placées en garde à vue ce jeudi dans l’enquête préliminaire sur des soupçons d'évasion fiscale dans la gestion de la fortune de la milliardaire et un présumé conflit d'intérêts du ministre du Travail Eric Woerth


La garde à vue peut durer 48 heures, après ce délai le procureur peut les citer directement devant le tribunal, option peu probable, ouvrir une information judiciaire confiée à un juge d'instruction, choix qu'il a exclu jusqu’à présent , ou les laisser libre et poursuivre l'enquête sous son contrôle.


La procédure vise tous les faits sous entendus dans les enregistrements clandestins de divers entretiens, réalisés entre mai 2009 et mai 2010 par le majordome à l’insu de Madame Bettencourt, publiés dans la presse mi-juin, et remis ensuite à la justice.


Dans ces enregistrements clandestins, Patrice de Maistre évoquait une évasion fiscale en Suisse, à Singapour et en Uruguay et divers projets dans des paradis fiscaux, en mentionnant le rôle de Fabrice Goguel et entre autres propos déclarait avoir embauché fin 2007 Madame Florence Woerth, à la demande de son mari, alors ministre du Budget.


Il semblerait aussi dans les enregistrements que l'île d'Arros détenue via une fondation au Liechtenstein par Liliane et André Bettencourt, décédé en 2007, a été ou devait être donnée à François-Marie Banier.


Ces conversations enregistrées clandestinement porteraient sur le fait que François-Marie Banier refuse d'en financer l'entretien, malgré que 20 millions d'euros lui aurait été donnés pour cela, et aussi que Carlos Vejarano se serait montré "menaçant" en réclamant de l'argent, laissant entendre que si on refuse, il parlera.


Après la publication des enregistrements, Madame Liliane Bettencourt avait décidé le rapatriement de ses actifs en France, soit près de 80 millions d'euros sur des comptes en Suisse gérés par Patrice de Maistre.

Il y a quelques jours, le dossier professionnel de Madame Florence Woerth, qui a démissionné de son emploi fin juin, avait été saisi par la police.


A la suite, Eric Woerth et son épouse ont déjà demandé à être entendus.


La brigade financière est chargée aussi d'examiner dans le cadre de l'enquête le présumé conflit d'intérêts ou d'influence d'Eric Woerth.


La police aurait aussi la possibilité d'interroger Patrice de Maistre sur les déclarations de l'ex-comptable des Bettencourt Claire Thibout qui affirme qu'il lui a dit avoir fourni 150.000 euros en espèces à Eric Woerth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, mais ces faits présumés font l'objet d'une enquête préliminaire distincte contrôlée par le procureur Philippe Courroye.


D’autre part rappelons que Monsieur François-Marie Banier, fait l'objet d'un procès engagé par la fille de Liliane Bettencourt, Françoise Meyers, pour "abus de faiblesse", en raison de dons d'un milliard d'euros qu’il aurait reçus de la milliardaire entre 2002 et 2007.


Revue de presse


Les grandes dates de l'affaire Bettencourt

Le Point - ‎Il y a 57 minutes ‎
19 décembre : Françoise Bettencourt-Meyers porte plainte pour abus de faiblesse contre l'artiste François-Marie Banier qu'elle soupçonne de profiter de la vulnérabilité de sa mère, l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt, pour obtenir des centaines ...

Les Échos - Le Figaro - AFP



14 juillet 2010

Madame Bettencourt peinée et vexée par le comportement de sa fille

Actualités :

Maître Metzner vient de demander la mise sous tutelle de Madame Liliane Bettencourt à l’initiative de sa fille.


Madame Liliane Bettencourt peinée et vexée par le comportement de sa fille et par cette nouvelle de demande de placement sous tutelle a répondu sévèrement à sa fille mercredi soir dans un communiqué.


Qui plus est Madame Liliane Bettencourt vient d’ordonner un audit de ses sociétés


Revue de presse :

· Liliane Bettencourt ordonne un audit de ses sociétés


Le Figaro - Il y a 15 minutes

Liliane Bettencourt Crédits photo : Abaca Dans un communiqué publié mercredi soir, l'héritière de L'Oréal dénonce l'«acharnement ignoble» de sa fille, ...

Liliane Bettencourt annonce un audit de la gestion de sa fortune- Le Point
Liliane Bettencourt annonce un audit "indépendant" de sa fortune- TF1
Liliane Bettencourt annonce avoir demandé un audit de sa fortune- France Info
leJDD.fr - AFP
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Le Figaro

·

Liliane Bettencourt "peinée et vexée" par le comportement sa fille


AFP - Il y a 35 minutes

PARIS — Liliane Bettencourt est "peinée et vexée" par la nouvelle demande de placement sous tutelle formulée par sa fille et refuse de se voir imposer une ...

Metzner demande la mise sous tutelle de Liliane Bettencourt- Le Figaro
La fille de Mme Bettencourt saisit un juge des tutelles pour sa mère- Le Monde
Tutelle : Bettencourt répond à sa fille- Europe1
leJDD.fr - Le Point
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Nicolas Sarkozy en roue libre ?

Relais d'informations :

Mercredi 14 juillet 2010 3 14 /07 /2010 08:43

Par Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire - Publié dans : Politique

Nicolas Sarkozy en roue libre

Hier, sous la pression des évènements, le président de la République est intervenu sur France 2, interviewé par David Pujadas. Il a pu s’expliquer sur :

Un non évènement

A priori, cette intervention devrait être un évènement. Nicolas Sarkozy ne s’est pas adressé de la sorte aux Français depuis six mois. Il a suivi un vrai régime médiatique depuis quelques semaines, se faisant beaucoup plus économe de sa personne sur les écrans. Et la pression médiatique au sujet de l’affaire Bettencourt créait une attente particulière à l’égard de cette émission. Pourtant, il est probable que cette émission n’ait pas changé grand-chose pour les Français.


A cela plusieurs raisons. Tout d’abord, Nicolas Sarkozy a trop parlé, est trop intervenu depuis le début de son mandat, ce qui rend la parole présidentielle moins forte, contrairement à son prédécesseur, moins intéressé par les lumières des médias. Ensuite, le timing de cette intervention n’était sans doute pas idéal. Nicolas Sarkozy intervient à la fin de la polémique, la veille du 14 juillet, un peu après la bataille, ce qui limite l’intérêt de son intervention, extrêmement balisée.


Le disque rayé du président


A force d’avoir trop parlé, il a réduit la portée de sa parole. Mais ce n’est pas tout. Nicolas Sarkozy présente également la particularité d’avoir un discours extrêmement stéréotypé et répétitif. Cette intelligence communicative est une vraie force dans la mesure où cela lui donne une grande cohérence et permet de faire passer des messages consistants (dénonciation des 35 heures, réduction du nombre de fonctionnaires…), mais cela peut aussi avoir des limites.


En effet, la répétition de la langue de bois n’a pas de vertu pédagogique, elle éloigne tous les jours un peu plus le président des Français. C’est le cas avec l’inutile refus de parler de « rigueur » au prétexte que les impôts n’augmenteraient pas et les salaires ne baisseraient pas (deux arguments contestables). En outre, le discours du président aurait besoin d’être aéré par de nouveaux éléments car seule la prévisible défense d’Eric Woerth apportait vraiment de la nouveauté.


La future démission d’Eric Woerth de son poste de trésorier de l’UMP est positive, quoique tardive. Pour le reste, si l’intervention de Nicolas Sarkozy a le mérite de la cohérence, elle a montré un président arcbouté sur ses axes de communication, incapable de trouver un second souffle.


Source : Gaulliste libre. Par Gaullistes de Bretagne et Pays de la Loire - Publié dans : Politique


Affaire de l'hippodrome de Compiègne : C'est n'importe quoi ! d'après Monsieur Woerth

relais d'informations

RTL info

14 juil. 2010

Exclu RTL - Eric Woerth réagit aux nouvelles accusations de la presse

"C'est n'importe quoi !" C'est la réaction exclusive à RTL d'Eric Woerth, après les nouvelles révélations le concernant. Selon "Le Canard enchaîné" et "Marianne", l'actuel ministre du Travail aurait autorisé, lorsqu'il était encore au Budget, la vente à des connaissances d'une parcelle de la forêt de Compiègne à un prix très inférieur au marché. "La transaction s'est effectuée dans le cadre d'une politique de ventes immobilières de l'Etat que j'ai créée". Et d'ajouter : "Des dossiers comme cela, on doit pouvoir en trouver 1000, 1200, 1300, 1500 !" Egalement joint par RTL, Antoine Gilibert, le Président de la Société des courses de Compiègne, s'insurge contre les révélations de la presse, affirme qu'il n'a même "jamais" vu Eric Woerth ou son épouse et déclare qu'il n'espérait même pas autant pour le terrain.

tous les sons

Emmanuelle Julien

14 juil. 2010

Le ministre du Travail évoquant les ventes de l'hippodrome et du golf de Compiègne, "bradés" selon "Le Canard Enchaîné" : "C'est n'importe quoi !"

Anne-Claire Danel

14 juil. 2010

La réaction de Antoine Gilibert, Président de la Société des courses de Compiègne : "Je suis effaré par ce qui est dit (...) nous n'espérions même pas autant d'argent pour ce terrain !"

"L'association en question, c'est la société de course qui court sur l'hippodrome depuis cinquante, soixante, quatre-vingts ans, et qui est propriétaire des bâtiments", a expliqué Eric Woerth au micro de RTL. "Cela n'a pas été vendu pour une bouchée de pain. Cela a été vendu à l'estimation des domaines. Pour ceux qui ne savent pas de quoi il s'agit, c'est l'Administration qui évalue les biens. Cela été vendu dans le cadre d'une politique de ventes immobilières de l'Etat que j'ai créée. Alors des dossiers comme cela, on doit pouvoir en trouver 1000, 1200, 1300, 1500 ! Je ne sais pas... On a vendu pour 600 ou 700 millions d'euros, parce que c'est bien pour les finances de la France".

"Il n'y a évidemment pas de sous-estimation d'un bien", a renchéri le ministre du Travail. "Quand je lis ce qui est incroyablement écrit d'une façon tellement superficielle, quand on compare au prix des maisons à côté. C'est juste pas constructible, c'est juste du terrain pour un hippodrome, c'est juste avec une mairie de Compiègne qui est favorable à cela parce que cela consolide l'activité de la ville ! Voilà, c'est juste normal de faire cela..."

"Ne relayez pas n'importe quoi !", a tonné Eric Woerth. "Il y a des évaluations de la part des services des Domaines. Et ce type de terrain, ça vaut ce que vaut son utilisation - c'est-à-dire en terme d'hippodrome. Et demain on sortira autre chose. Quand vous êtes dans un grand ministère, vous traitez des milliers de dossiers, et vous les traitez avec un maximum de sérieux. C'est mon cas, comme l'a montré l'Inspection générale des Finances. Sur les 6.000 ou 7.000 dossiers qu'ils ont regardés, je n'ai jamais vu un ministre autant passé au crible. Ca ne me fait pas peur. Mais tirez-en les conséquences..."


Ecoutez aussi :
Eric Woerth a-t-il "bradé" l'hippodrome de Compiègne ?Eric  Woerth a-t-il "bradé" l'hippodrome de Compiègne ?

Auteurs : Emmanuelle Julien & Anne-Claire Danel

RTL info - Eric Woerth sur le plateau de TF1 le 06/07/10


Duboubou1er présente, à sa façon, ses voeux à David Pujadas !


Liberté de la presse

Duboubou | 14 juillet 2010 | ShareThis |

Pujadas exerce le plus beau métier du monde ?

Voilà un métier qui fait encore rêver de nombreux jeunes qui triment dans des écoles de journalisme devant leur permettre d’aborder cette carrière de l’audiovisuel, la plus en vue, celle de présentateur de JT. Avoir sa tête dans la lucarne stimule de nombreux jeunes et moins jeunes, en tous les cas beaucoup plus que la perspective d’aller trimer dans la presse écrite bien malade et qui appartient le plus souvent à des avionneurs ou des fabriquant d’armes . De toute façon même bardés de diplômes ce genre d’entreprise est rarement facilement abordable par les enfants du peuple même près à tout !

Dans l’audiovisuel public ce n’est pas, non plus, simple de faire son trou car il y a là une vraie chasse gardée ou l’on pratique la courte échelle entre parents et alliés mais qu’importe ce n’est pas ma préoccupation du jour…

PUJADAS a réussi, il est depuis un certain temps déjà, dans la lucarne mais sans jamais crever l’écran et ce n’est pas sa dernière prestation avec « le Grand Berger » qui va le propulser au zénith des présentateurs. A-t-il été choisi ? S’est-il lui-même proposé avec l’espoir de franchir une nouvelle étape après le service rendu ? Pas facile de savoir vu les conditions particulières du déroulement du monologue du Chef suprême !

Silence dans les rangs ! Circulez ! Il n’y a rien à voir ! Je dispose de la majorité et seule ma volonté est prépondérante !

Je suis l’incarnation de la République et j’ai les moyens de vous faire plier…

Merci M. PUJADAS de nous avoir offert ce divertissement pour cette orageuse soirée estivale. Nous vous souhaitons une longue et belle carrière dans l’audiovisuel mais je ne suis pas persuadé que votre belle prestation éveille beaucoup de vocations dans la génération montante !


- duboubou1

Le "Joyau de Compiègne" : une nouvelle information vise Eric Woerth !


Éditorial de lucienne magalie pons

Une information publiée sur le site « LEMONDE.FR du 13.07.10 mise à jour le 14.07.10) » relate que Monsieur Eric Woerth, selon « le Canard Enchaîné » aurait autorisé, lorsqu'il était ministre du budget, « la vente à des connaissances d'une parcelle de la forêt de Compiègne (Oise) à un prix très inférieur au marché (information reprise aussi d’autre part par «Marianne ».


Selon Le Canard enchaîné du 14 juillet, six jours avant son départ du ministère du budget, Eric Woerth aurait imposé par arrêté à l'Office national des forêts de vendre pour 2,5 millions d'euros un « joyau de 57 hectares" à une association privée, la Société des courses de Compiègne, jusqu'alors locataire des lieux. Mais toujours d’après le Canard Enchaîné, cette parcelle de la forêt de Compiègne, et ses équipements, vaudrait au moins 20 millions d'euros et : le Canard précise : «Cette transaction a été conclue de gré à gré sans enchère, ni appel d'offres", alors que les sociétés de courses ne peuvent bénéficier d'un tel privilège selon une décision du Conseil d'État de 1979.


Le Canard Enchaîné révèle aussi que le Président de la « Société des Courses de Compiègne » qui a acquis la parcelle, est aussi dirigeant de « France Galop », une association dont Madame Florence Woerth fait partie depuis 2003.


Le journal assure que le président de la Société des courses de Compiègne, Antoine Gilibert, est un "familier de Chantilly, de son hippodrome et de son maire, Eric Woerth".


(Florence Woerth voit dans cet article "une nouvelle marque de la détermination de ceux qui cherchent à nuire à la famille Woerth", a déclaré son avocat, Me Antoine Beauquier.)


L'information a aussitôt été démentie par Bercy, qui assure que la cession "s'est déroulée de manière tout à fait légale et dans l'intérêt de l'État" en expliquant que cette vente s’était révélée bénéfique pour les finances de l’État.

Le ministère a expliqué : «La société de course payait 50 000 euros par an, soit un rendement locatif de 2 % par an. Ce n'est pas intéressant pour l'État de toucher 2 % par an, dans ces cas-là il vaut mieux vendre" ………. "Quand vous avez un terrain qui ne vous rapporte quasiment rien, que vous ne pouvez pas louer à quelqu'un d'autre et que vous avez la possibilité de le vendre dans des conditions intéressantes à l'occupant, normalement vous le faites si vous préservez l'équilibre écologique".


Toujours selon le Ministère, "les droits forestier et domanial permettent la vente d'une partie d'un domaine public forestier à trois conditions", réunies dans cette transaction :

- une parcelle de moins 150 hectares,

- l'absence d'impact écologique

- qu'il ne s'agisse pas d'une exploitation forestière. Prié de dire pourquoi la transaction s'est faite six jours avant le départ du ministre, le ministère invoque les délais pour la finaliser.


Pour justifier la vente réalisée six jours avant le départ du ministre, le Ministère du Budget invoque les délais pour finaliser cette transaction.


L'hebdomadaire satirique note aussi que le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, "s'était battu contre cette vente qu'il jugeait illégale", l'hippodrome appartenant à la forêt de Compiègne, mais le ministère de l'agriculture a expliqué à l’AFP qu'"il y avait bien eu" des échanges entre les ministres Woerth et Le Maire pour la cession de l'hippodrome, et que "ces opérations ont été réalisées dans le strict respect du droit".


Le média Marianne d’autre part publie une lettre montrant qu'Eric Woerth s'est occupé personnellement du dossier et qu'il a donné son accord à cette vente.


ooOoo


Monsieur Eric Woerth se trouve visé personnellement cette fois dans l’actualité pour une affaire de transaction d’hippodrome qui serait sans doute passée inaperçue, si l’Affaire Bettencourt ne l’avait propulsé à la Une et en titre de différents médias depuis plusieurs semaines. Nous pouvons penser que dans un souci de transparence pour renforcer le démenti du Ministère, il se devra de remonter au créneau pour se défendre de ces informations médiatiques qui font planer le doute d'un certain favoritisme, d'autant que les autorisations des jeux en lignes viennent dans d'autres articles se greffer insidieusement sur ce nouveau dossier.



Revue de Presse :

Cliquez :

Forêt de Compiègne: une nouvelle «affaire Woerth»?

Le haras qui rit de Florence Woerth

L'Express - 7 juil. 2010

Alors ministre du Budget, Eric Woerth assiste avec sa femme Florence au Prix de l'Arc de Triomphe 2009. Florence Woerth a fondé l'écurie Dam's, ...

L'écurie de luxe de Florence Woerth- Slate.fr
Autres articles (2) »

Mamère charge le couple WoerthLe Figaro - 27 juin 2010

Le député Verts Noël Mamère a dénoncé dimanche sur Radio J un "conflit d'intérêts" entre la création par Florence Woerth d'une écurie avec d'autre femmes et ...

Noël Mamère: "Woerth n'est plus qu'un ministre en sursis"- Le Post
PMU, jeux en ligne... Eric Woerth accusé d'un autre "conflit d ...- Le Post
Le dada bling-bling de Florence Woerth- MediaPart
Reuters - AFP
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Banier- Bettancourt : La justice rouvre le dossier

Éditorial de lucienne magalie pons

La cour d’appel de Versailles a rejeté hier l’appel formé par le parquet au lendemain du renvoi du procès de François-Marie Banier, ce rejet a pour effet notamment de redonner, en fait, à Isabelle Prévost-Desprez, présidente de la 15e chambre correctionnelle de Nanterre (Hauts-de-Seine), ses pouvoirs d’investigations.


En conséquence, Isabelle Prévost-Desprez, la magistrate de Nanterre chargée de juger François-Marie Banier peut enfin lancer ses propres investigations.


Chargée de juger le François-Marie Banier, l’ami de Liliane Bettencourt, pour abus de faiblesse, la magistrate avait, le 1er juillet, suspendu les débats pour pouvoir enquêter plus avant sur les enregistrements clandestins au domicile de Mme. Bettencourt mère.


Isabelle Prévost-Desprez peut donc si elle en décide entendre rapidement Claire Thibout, l’ex-comptable de Liliane Bettencourt, son gestionnaire de fortune Patrice de Maistre gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, le majordome qui a réalisé les écoutes, et le personnel de l’hôtel particulier de Neuilly, mais juridiquement elle ne peut interroger François Marie Banier en dehors du procès.


Il lui faudrait aussi faire retranscrire les 28 CD recensant les conversations, « piratées » par le majordome, mais la question se pose de savoir si le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, acceptera de lui en transmette une copie.


Le procureur Courroye avait estimé les charges insuffisantes pour poursuivre François-Marie Banier, alors que la juge avait accédé à la requête de la fille de Liliane Bettencourt qui accuse le François-Marie Banier d’avoir soutiré près d’un milliard d’euros à sa mère.


Ces deux magistrats se retrouvent actuellement à enquêter sur la même affaire : la juge Isabelle Prévost-Desprez dans le cadre de son enquête doit s’en tenir aux soupçons d’abus de faiblesse, Philippe Courroye poursuit les trois enquêtes préliminaires ouvertes successivement ces derniers jours pour « atteinte à la vie privée », « financement illégal de parti politique » et « blanchiment de fraude fiscale ».


Revue de presse et de toile :


Bettencourt: la juge Prévost-Desprez peut enquêter immédiatement sur l'abus de faiblesse


Polanski libéré : Revue de presse

Après plusieurs atermoiements la Suisse vient de refuser l'extradition de Roman Polanski vers les Etats-Unis.

La presse européenne est partagée sur cette décision que certains considèrent comme soumise à des pressions exercées par des personnalités importantes proches de ce réalisateur ou encore par un pays voisin dont Roman Polanski est ressortissant, d'autres évoquent un certain vide juridique dans le dossier, et d'autres encore dénoncent une ingérence politique dans cette décision, en redoutant qu'elle n'ouvre un précédent dans l'avenir pour d'autres "célébrités" qui se trouveraient impliquées dans des affaires de mœurs comparables.

Le bons sens moral voudrait que le principe d'égalité de traitement sans considération de la notoriété de la personne préside au traitement juridique de tels dossiers et qu'une "célébrité" quels que soient ses talents et ses relations influentes soit jugé comme "monsieur tout le monde".

Triste exemple que celle d'une justice qui serait soumise dans ses décisions aux pressions exercée par des positions relationnelles de haut niveau artistiques, philosophiques, politiques ou autres, et qui reviendrait à établir de fait un système inégalitaire entre les personnes en raison de leur notoriété publique ou de l'influence de leurs relations.

Les Etas Unis pour autant ne renoncent pas à leur demande d'extradition à l'encontre de Roman Polanski.

Roman Polanski libéré devra éviter de circuler dans des pays qui respectent leurs accords d'extradiction avec les Etats Unis pour ce genre d'affaires de mœurs en conséquence le réalisateur en fait ne pourra se trouver en sécurité qu'en France, en Pologne et en Suisse.

Voici une revue de presse européenne du 13 Juillet 2010


Revue de presse européenne du 13/07/2010 - Source EURO/TOPICS

À LA UNE
Linie

Polanski s'en sort
La Suisse n'extradera pas finalement le réalisateur Roman Polanski vers les Etats-Unis. Le lauréat des Oscars est pourtant accusé d'avoir violé une jeune fille de 13 ans en 1977. La presse européenne déplore une ingérence de la politique dans cette décision et redoute un précédent néfaste pour d'autres célébrités.

Neue Zürcher Zeitung - Suisse
La politique s'en mêle
Dans l'affaire Polanski, les autorités ont revendiqué au début le principe d'égalité de traitement sans considération de la personne, mais l'acquittement prononcé raconte une tout autre histoire, estime le quotidien conservateur Neue Zürcher Zeitung : "L'acte final du drame Polanski est totalement politique - le fait que la ministre de la Justice ait personnellement communiqué la non-extradition suffit pour le prouver. Et les arguments également avancés semblent aujourd'hui être tout sauf strictement juridiques : il est question d'un protocole demandé aux Etats-Unis mais non-fourni par ces derniers - protocole récemment encore qualifié de non-pertinent par l'Office fédéral de la justice lui-même. … De tels arguments auraient en fait dû inciter à renoncer à une arrestation de Polanski en septembre dernier avec une certaine clairvoyance politique. La politique n'aurait pas eu alors à intervenir ensuite dans une commission rogatoire en cours : la politique s'en est mêlée avec de bons arguments au mauvais moment." (13.07.2010)

Wprost Online - Pologne
Les stars sont au-dessus de la loi
La libération de Roman Polanski est un signal erroné, critique Artur Bartkiewicz dans l'édition en ligne du magazine d'information Wprost. Les stars ne doivent pas avoir plus de droits que les citoyens lambda, sinon d'autres artistes s'en prendront également à des mineurs : "Polanski se prend pour la victime de petites gens qui ont fomenté une vilaine intrigue, en vue de le faire chuter de son piédestal, parce qu'ils sont jaloux de son succès. Cela voudrait dire qu'il a plus de droits que les autres. Pourtant Polanski n'est pas ici le personnage le plus important. Après le jugement rendu par le tribunal suisse, je pense à toutes les stars et à toutes les petites étoiles de la culture pop qui croisent sur leur chemin professionnel d'autres Samantha Gaileys [la victime de Polanski] âgées de 13 ans. Qu'est-ce qui les retiendra à présent qu'ils savent que les grands ont plus de droits que les autres?" (13.07.2010)
» article intégral (lien externe, polonais)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Cinéma, » Criminalité / Justice, » Pologne
Tous les textes disponibles de » Artur Bartkiewicz

The Independent - Royaume-Uni
Les Suisses pragmatiques aident les criminels
Le refus de la Suisse d'extrader Roman Polanski irrite l'auteur suisse Johann Hari dans le quotidien progressiste The Independent : "Roman Polanski a reconnu son crime avant de fuir ; en exil, il s'était même vanté pendant des années que chaque homme rêvait de faire ce qu'il avait fait. … Mais cela semble insuffisant au gouvernement suisse pour l'extrader aux Etats-Unis afin qu'il comparaisse devant un tribunal. Il a trouvé un vide juridique lui permettant de le laisser filer, en admettant que des intérêts nationaux pouvaient constituer un facteur explicatif. Cela pourrait être une preuve de la pression exercée par la France voisine, désireuse de voir libérer son ressortissant. En tant que citoyen suisse, je peux dire sans offenser que nous sommes tous au courant des accords auxquels la Suisse a consenti par le passé pour préserver ses intérêts nationaux. Tout cela s'inscrit dans la longue tradition consistant à aider les criminels et à faire passer cela pour du pragmatisme suisse." (13.07.2010)
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El Periódico de Catalunya - Espagne
Pas d'amnistie générale pour les artistes
La libération de Roman Polanski est justifiée, estime le quotidien El Periódico de Catalunya, qui met toutefois en garde contre un acquittement de principe pour les artistes : "La décision suisse est probablement la meilleure qui pouvait être prise après que Polanski a passé deux mois en prison et sept en résidence surveillée. Le délit a été commis il y a trop longtemps et la victime avait même déjà pardonné au cinéaste. Mais la personnalité de Polanski a déchaîné en France des réactions corporatistes dans les milieux culturels qui semblaient excuser le cinéaste uniquement en raison de sa condition d'artiste. Ces réactions contrastaient par leur incohérence avec les condamnations unanimes d'autres cas récents d'abus sur mineurs. Polanski ne méritait pas de retourner en prison, mais pas non plus d'être sanctifié." (13.07.2010)

Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...