09 septembre 2012

François Hollande interviendra ce soir sur TF1 (Dimanche 9 septembre 2012)

Éditorial de lucienne magalie pons



Le Président François Hollande s'exprimera ce soir  dimanche à la télévision, il répondra pendant une vingtaine de minutes à la journaliste Claire Chazal  au cours du  journal de 20 heures de TF1.

On ne peut pas considérer cette émission comme un exercice de routine, il est prouvé par ses précédentes interventions télévisées,   que le » chef de l’Etat est écouté et suivi par des millions d’auditeurs  et qu’il intéresse son auditoire, quelles soient les conclusions que chacun peut en tirer.

Mais  pour en rajouter  de leur plume et de leur jactance,  certains médias  depuis une semaine et en allant  crescendo depuis deux jours,  s’efforcent dans leurs articles de  dresser un tableau  sinistre du Pouvoir, sur  fond de tensions sociales et politiques , et certains d’entre eux qualifient  la prochaine intervention de François Hollande  comme  « éminemment politique sur le cap »  ….,     «  …,  pour rassurer le pays qui a pris la  mesure  de la crise… » … ou encore comme : « une explication aux français de ce qui se passe et de ce qui va se passer.., »

D’après certains analystes interrogés par les agences de presse  et les journalistes  «  les Français veulent savoir à quelle sauce ils veulent être mangés »…..

Citons  Jérôme Fourquet, un politologue  de l'Ifop,  ( note :  institut de sondage au capital droitier patronal),   lequel,   dans une comparaison pour le moins exagérée à notre avis, parle   de    "la situation du patient dans la salle d'attente d'un médecin : plus l'attente est longue, plus le stress monte", et  en expliquant  "Le gouvernement a déroulé ses premières mesures, maintenant les Français attendent le plat de résistance" …. "Ce serait une erreur grave du président que de se contenter de dire : je vous dirai dans deux ou trois semaines ce que je vais faire, notamment en matière de fiscalité."

Et bien sûr,   certains médias  et aussi des  analystes et des instituts de sondages,   plus  que  moins  branchés avec l’opposition  de droite   et dont nous devinons les perfides intentions contre le Pouvoir ,  dressent le sombre  tableau d’une rentrée  marquée par une économie atone, un  chômage croissant et galopant,  en  soulignant que «  la barre des trois millions de chômeurs vient d'être franchie,  que le pouvoir d’achat et surtout  l’emploi   reste  la première préoccupation des Français,  en s’abstenant de souligner  que François Hollande  et son Gouvernement ont hérité de la situation financière économique et sociale catastrophique  dont étaient responsables l’ancien Président Nicolas Sarkozy et  son Gouvernement  depuis 2007 .


Un directeur de recherches associé à Sciences Po  a estimé que "Les Français ont compris que la situation était grave, ce qu'ils n'avaient pas complètement intériorisé jusqu'ici"

C’est son avis, mais de quels Français parle- t-il ?  que ce chercheur  se rassure,   nous ne sommes pas chercheur associé à Sciences Po, mais nous  savons  que la grande majorité des français, -  notamment  les français des classes moyennes  sur lesquels pèsent tous les efforts qui tiennent la France debout-  connaissent parfaitement  la situation puisqu’ils la vivent au quotidien .

Enfin ce politologue épilogue  en  attendant   du président qu'il fasse "ce que Nicolas Sarkozy s'était refusé à faire : dérouler un scénario à long terme sur la façon de 's'en sortir'

Ce politologue  semble ignorer que non seulement François Hollande et son Gouvernement ont déjà  préparé le long terme dans leur programme,  mais encore pour le court terme et l’immédiat  ils  ont déjà pris des mesures urgentes  notamment  en matière économique et sociales. 

Certains médias  et politiques de droite  accusent aussi  François Hollande de « piloter à vue », ou de ne « rien faire »,  ou   de « commettre des erreurs »,  vendredi dans le Figaro l’ancien premier Ministre François Fillon  déclarait  "S'il persiste dans l'erreur, c'est lui qui va devenir le problème de la France", …..

Plutôt que de critiquer François Hollande François Fillon ferait mieux de faire son mea culpa  et de chercher l’erreur  où elle se trouve réellement, c'est-à-dire dans son propre clan  le clan UMP   et de  s’expliquer pourquoi  son Nicolas Sarkozy a été battu aux présidentielles  par François Hollande avec 51 ,6 % des voix des électeurs il y a quatre mois.

Eh bien,  en ce qui nous concerne,  nous sommes confiants dans la cohérence des actions de François Hollande et de son gouvernement, et  nous attendons son intervention  de ce soir qui n’en doutons pas sera précise et intéressante  comme le furent les précédentes.

Ensuite chacun saura à quoi s’en tenir et en tirera ses propres conclusions et ajustera son cap comme il l’entend, soit pour participer à l’effort national de redressement, soit en crachant dans la soupe comme le font certains médias et politiques  de droite qui finiront par ne plus avoir de salive ce que personne de sensé ne regrettera.


Vendredi François Hollande   a notamment  répondu  aux critiques sur son style  et sa méthode dans un entretien au Monde …. «Si je suis lointain, on dit: ‘Il est hautain.' Si je suis réactif, on dit: ‘Il fait du Sarkozy.' Si je prône le compromis, on dit: ‘Il est hésitant.' Et quand je suis à l'étranger, on dit: ‘Mais il ne s'occupe pas de nous!'»,  a-t-il  fait remarquer.

Revue de Presse :

·  Les confessions de François Hollande au "Monde"

www.lemonde.fr/.../les-confessions-de-francois-hollande-au-monde_...
il y a 21 heures – Le président de la République, dans un entretien exclusif au "Monde", vendredi, dit comprendre l'impatience des Français mais ne pas vouloir ...

·  C'est "l'heure de vérité" de François Hollande, estime ... - Le Monde

www.lemonde.fr/.../francois-bayrou-demande-francois-hollande-de-s...
il y a 9 heures – Le leader centriste sort du silence qu'il s'était imposé avant l'été. Le patron du Modem demande à François Hollande de s'élever au niveau ...

·  Les confessions de François Hollande au 'Monde' - Yahoo! Actualités

fr.news.yahoo.com/confessions-françois-hollande-au-monde-093423...
il y a 21 heures – François Hollande a donné un entretien exclusif au Monde vendredi 7 septembre. Le chef de l'Etat dit comprendre l'impatience des Français ...

____________________________________________________________________________Pour information :

François Bayrou a aussi donné son avis  -

·  C'est "l'heure de vérité" de François Hollande, estime ... - Le Monde

www.lemonde.fr/.../francois-bayrou-demande-francois-hollande-de-s...
il y a 9 heures – Le leader centriste sort du silence qu'il s'était imposé avant l'été. Le patron du Modem demande à François Hollande de s'élever au niveau ...


08 septembre 2012

Déplacement du Président François Hollande à Evian-les-Bains

Éditorial de lucienne magalie pons

Déplacement à Evian-les-Bains - vendredi 8 septembre 2012


Les annonces de la BCE ont fait monter les indices boursiers Jeudi et Vendredi

Éditorial de lucienne magalie pons

Ce n'est pas surprenant, nous avons déjà vu le même phénomène  se produire chaque fois que la BCE fait des annonces susceptibles de résoudre la crise de l'euro.
 
Pour information :
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Publiée le  7 sept. 2012 par
http://fr.euronews.com/ Les marchés financiers reprennent leur souffle vendredi après la forte hausse des indices boursiers jeudi en clôture, mais ils sont toujours en hausse en début d'après-midi et la décision de la BCE fait donc encore son effet, d'autant que le gouvernement chinois a lancé un vaste programme de relance des investissements dans les infrastructures du pays : c'est ce qui a motivé la forte hausse de la bourse de Shanghaï vendredi matin.
En Europe occidentale, les progressions dépassent 1% parfois : c'est le cas pour l'indice Eurostoxx 50 qui affiche +1,3%, pour le Cac40 à Paris +1,2 et pour le Footsie Mibtel de Milan : +2,2%.
Sur le marché des changes l'euro regagne du terrain,
il dépasse 1 dollar et 27 cents.
Les cours du pétrole brut sont en légère hausse.

Angela Merkel et Mariano Rajoy le 6 septembre à Madrid se sont montrés unis pour résoudre la crise de l'euro ...

Éditorial de lucienne magalie pons



Moins de deux semaines  après  les récentes et  successives visites   à Madrid  du Président  du Conseil européen Herman Van Rompuy et du Président français François Hollande, le dirigeant espagnol Mariano Rajoy recevait  à Madrid la Chancelière allemande Angela Merkel.

Lors de leur conférence de presse le Jeudi  6 septembre 2012, ces deux dirigeants se sont montrés unis  face à la crise de la zone euro, Mariano Rajoy  le Chef du Gouvernement espagnol  a assuré notamment que l’Espagne et l’Allemagne  feront tout ce qui est nécessaire pour résoudre de manière définitive la crise de l’euro,  et  la Chancelière allemande a insisté en appelant à rétablir la confiance dans l’euro.

C’est le genre d’affirmation prioritaire  que l’on retrouve dans  toutes les interventions des dirigeants européens «  tout faire pour sauver l’euro, rétablir la confiance dans l’euro ».

Cependant une chose est de le dire autre chose est d’y parvenir, et si le Premier Ministre et la Chancelière allemande ont tenu à se montrer unis  face à la crise de la zone euro, ils sont restés  discrets sur   les mesures de  sauvetage (assorties de conditions de contrôle et de rigueur, voir note 1) annoncées le même jour par le Président de la BCE Mario Draghi à Francfort

(1) note : Mario Draghi a  affirmé que l'achat de dette par la BCE se ferait sous de strictes conditions, à commencer par la demande formelle d'aide du pays,   le contrôle des efforts  d'assainissement des finances publiques, des mesures d’austérité ,  et en plus des efforts de compétitivité)


Bien entendu les annonces de la BCE  tracent  la voie à un sauvetage financier des pays du sud de l’Europe en crise de dettes et en position de faiblesse sur les marchés, ce qui le  cas entres pays de l’Espagne.


Cette discrétion   politique de Mariano Rajoy  s’explique  par le fait  que  l’Espagne,  quatrième économie de la zone euro, en dépit de son endettement colossal,  fait   la fine bouche pour recourir aux fonds de secours européens (FESF et MES) ,  en effet le Chef du Gouvernement espagnol   Mariano  Rajoy ne s’est pas encore prononcé  pour recourir à  un éventuel sauvetage  européen et préfère jusqu’à présent  compter  sur  son sévère  plan d’austérité qu’il a déjà annoncé pour récupérer 102 milliards d’euros  d’ici à 2014 .

L’attitude  de Mariano Rajoy  se comprend, arrivé depuis moins de neuf mois au pouvoir, pour des raisons politiques évidentes il  espère  s’en sortir  en imposant  à son peuple  sa propre politique d’austérité ,  plutôt que de prendre un  profil politique  bas en tendant la main aux fonds de secours européen, au risque de se voir imposer de nouvelles conditions de rigueur et d’austérité encore plus drastiques que celles qu’il a déjà prises lui-même.


 Le Chef du Gouvernement espagnol  Mariano Rajoy a répondu à un journaliste qui le questionnait sur ses intentions après les annonces de la BCE : «  .. quand j’aurai du nouveau je vous le dirai »  en affirmant qu’il n’avait pas eu le temps de lire ce qu’avait déclaré Mario Draghi D'ailleurs, "je n'ai même pas encore eu le temps de lire ce qu'a déclaré M. Draghi", a-t-il affirmé, alors que la conférence de presse madrilène avait commencé bien après celle de Francfort.

La discrétion diplomatique  d’Angela Merkel se comprend aussi, il ne lui appartient pas de donner l’impression qu’elle pourrait influencer politiquement  son homologue espagnol, et  l’habile chancelière  a  prudemment  laminée la question en  affirmant  "la conférence de Monsieur  Draghi a lieu en ce moment"( voir note 2) … en expliquant d’une manière générale  "La BCE agit dans le cadre de son mandat, c'est la responsable de la stabilité monétaire" en zone euro. "Je n'ai aucune compétence pour dire à quel pourcentage les taux d'intérêts  sont trop élevés ou trop bas", même si,  …., oui, je peux dire que les taux d'intérêt allemands sont très bas et ceux des autres pays très hauts".

"Nous avons discuté de ce qui est mis en œuvre en ce moment en Espagne mais nous n'avons pas évoqué du tout de possibles conditions" économiques, a aussi affirmé  Angela  Merkel.


(2) Note : En fait la conférence de Francfort de Mario Draghi était déjà terminée


Rappelons pour terminer   que la chancelière allemande Angela Merkel  est affrontée dans son pays  à de fortes  résistances  d’une partie ( 47 %)  de la population allemande  contre le plan de la BCE  et notamment  contre  les objections de la Bundesbank  , et que d’autre part le  Chef du Gouvernement espagnol  Mariano Rajoy tient à préserver  son autorité politique  en Espagne et sur la scène Européenne,    et en conclusion leur discrétion commune sur les annonces de la BCE  dissimule,  implicitement  ,  pour des raisons différentes ,  des réticences au nouveau programme de la BCE,  qu’ils ne peuvent exprimer publiquement.

Pour en savoir plus :

                                                                                               
 Revue de Presse/
    1. À Madrid, Angela Merkel cajole Mariano Rajoy
      Le Figaro‎ - il y a 1 jour
      Le tête-à-tête était très attendu… La chancelière allemande, Angela Merkel, et le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, ne s'étaient ...
  1. Mariano Rajoy s'assure du soutien d'Angela Merkel

    www.lemonde.fr/.../mariano-rajoy-s-affiche-avec-angela-merkel-et-s-...
    il y a 1 jour – Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, et la chancelière allemande, Angela Merkel, au palais de La Moncloa à Madrid, jeudi 6 ...
  2. Mariano Rajoy et Angela Merkel unis face à la crise de l'euro - Vidéo ...

    www.dailymotion.com/.../xtczn9_mariano-rajoy-et-an...Nouveautéil y a 1 jour - 57 s
    Les dirigeants espagnol Mariano Rajoy et allemand Angela Merkel ont assuré jeudi 6 septembre à Madrid qu ...
  1. · 
euronews‎ - il y a 1 jour
monde - Angela Merkel juge que l'Espagne est sur la bonne voie. Elle l'a affirmé lors d'une conférence de presse commune avec Mariano ...
  1. Une aide à l'Espagne se précise, Rajoy et Merkel restent prudents
AFP‎ - il y a 1 jour
  1. Merkel plaide pour une Europe «solidaire»
Le Figaro‎ - il y a 3 jours

·  "L'Espagne sur la bonne voie" (Merkel) - Le Figaro

www.lefigaro.fr/.../97002-20120906FILWWW00565-bce-r...
il y a 1 jour – En déplacement à Madrid, la chancelière allemande a affirmé qu'elle n'avait.

·  Espagne: manifestation contre la visite d'Angela Merkel à Madrid ...

www.20minutes.fr/.../998743-espagne-manifestation-contre...
il y a 1 jour – Plus de 300 manifestants se sont rassemblés jeudi à Madrid pour protester contre la venue dans la capitale espagnole de la chancelière ...

·  Une aide à l'Espagne se précise, Rajoy et Merkel restent prudents ...

www.lexpress.fr/.../rajoy-et-merkel-unis-face-a-la-crise-mais...
il y a 1 jour – MADRID - Les dirigeants espagnol Mariano Rajoy et allemand Angela Merkel se sont montrés unis jeudi face à la crise en zone euro mais ont ...

·  Espagne: émission d'obligations, aide de la BCE, visite de Merkel ...

www.huffingtonpost.fr/.../euro-espagne-bce-obligations-me...
il y a 1 jour – ZONE EURO - On s'était habitué à parler de la crise à travers la Grèce. Mais, ce jeudi 6 septembre, c'est l'Espagne qui cristallise les peurs - et ...
 

07 septembre 2012

Crise de la dette : La BCE "serait" prête à intervenir sous différentes conditions assez strictes

Éditorial de lucienne magalie pons


Jeudi 6 septembre, après la réunion de son conseil des gouverneurs à Francfort, Mario Draghi, le président de la  (BCE) a  développé  le plan esquissé en août pour secourir l’Euro,  selon lui la BCE  serait   prête à acheter de manière illimitée  sur les marchés de la dette des pays en difficulté  pour faire baisser le loyer de l'argent.

Toutefois Mario Draghi  et son conseil n’ont pas indiqué  des taux plafonds au-delà desquels la banque interviendrait.


Des conditions strictes encadreraient  ces achats, en effet  La BCE n'interviendra que si les pays secourus  font appel préalablement aux mécanismes européens de solidarité, et se  seront  pliés aux exigences budgétaires et de réforme et feront preuve en plus  d’un effort de compétitivité.

Certains  commentateurs considèrent (un peu vite) que Mario Draghi s’est imposé comme l’homme fort de l’Europe, mais au plan politique il faut noter que   Jens Weidmann   le président de la Bundesbank,  a voté contre la décision de la BCE, il  y voit une atteinte à l'indépendance de la banque, d’après lui la banque   risque de se trouver contrainte d'intervenir pour aider les Etats qui auront accepté les programmes d'austérité,  au risque de laisser filer l'inflation.

D’autres commentateurs soulignent  que c’est   inacceptable pour l'équilibre démocratique du continent que La BCE  dicte la politique économique de l’UE,  et que  les responsables politiques doivent reprendre la main.

Mais de plus  il y a encore des étapes et des délais à franchir   pour que le MES soit accepté et mis en  en place.

En effet le MES doit prendre le relais du Fonds européen de stabilité financière (FESF), en principe il aurait du prendre effet le 1er Juillet,  mais la Cour constitutionnelle allemande s’était donné deux mois pour examiner les requêtes déposées contre le mécanisme et  il faut rappeler que la décision de la Cour Constitutionnelle Allemande sur la légalité du   Mécanisme Européen de stabilité ( MES) est attendue pour le 10 septembre, pour le moment  les optimistes espèrent une réponse positive mais ils se pourraient aussi que  les juges constitutionnels fixent  des limites  plus ou moins strictes  à la marge de manœuvre de Berlin , la Cour Constitutionnelle par exemple  pourrait  ralentir le processus d'adoption du MES en réclamant la nécessité de consulter les élus. Du  Bundesrat, la chambre haute du Parlement représentant les Länders,  ou bien encore  exiger que l'exposition de Berlin au MES soit limitée et que cette limite soit inscrite  dans la Constitution.

Pour la zone Euro et pour  la chancelière Allemande Angela Merkel il  est important  que  la Cour Constitutionnelle  approuve le MES  qui serait doté de 700 millions d’euros ,  en  cas de rejet, le FESF se retrouverait seul avec seulement 150 milliards d'euros à sa disposition, une somme  tout à fait insuffisante pour  prévenir la contagion de  la dette et soutenir  notamment les pays du sud de l’Europe accablés par la crise de la dette.

Les commentateurs soulignent que le  feu vert de Berlin, premier contributeur,  s’avère indispensable

La presse européenne se montre  prolifique en écrivant sur la décision de la BCE,  comme vous le remarquerez  toutes les opinions sont  exposées dans les articles, certaines très optimistes soulignent que « le sauvetage de l’euro peut commencer », d’autres restent  plus mesurées  dans leurs analyses.

Revue de presse européenne  du  07/09/2012  - Source EUROTOPICS


À LA UNE
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Tournant décisif dans la politique de la BCE
La BCE a décidé jeudi de soutenir les pays de la zone euro en difficulté par le rachat illimité d'obligations d'Etat, dans la mesure où ceux-ci acceptent de se soumettre aux conditions du Mécanisme européen de stabilité (MES). Les partisans de la décision se réjouissent qu'une institution européenne intervienne enfin concrètement contre la crise de la dette. De leur côté, les critiques déplorent que la BCE récompense les mauvais gestionnaires et outrepasse ses compétences de manière irresponsable.

Libération - France
Le sauvetage de l'euro devient réalité
Le sauvetage de l'euro peut enfin commencer, se réjouit le quotidien de centre-gauche Libération après la décision de la BCE : "Depuis quatre ans, le sauvetage de l'euro ressemble à une bande-annonce dont on ne voit jamais le film. Maintes fois promis et programmé, mais sans cesse différé. On ne sait pas encore si l'histoire retiendra ce 6 septembre 2012, mais c'est possible. A Francfort, ce ne fut pas un 'jeudi noir', mais un jour d'espoir ou plutôt d'immense soulagement. ... En économie, ce sont les banques centrales qui disposent de la force de dissuasion. Encore faut-il qu'elles veuillent bien s'en servir. Cette fois, le message est clair : quiconque jouera de manière 'infondée' contre l'un des pays de la zone subira des pertes immédiates. Ce n'est plus une digue de papier qui protège la monnaie unique mais une puissance dotée d'une arme financière quasi atomique !" (07.09.2012)
» article intégral (lien externe, français)
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Tous les textes disponibles de » Vincent Giret
Suivre les débats » Les pays en crise misent sur la BCE

Jornal de Negócios - Portugal
La BCE sort l'artillerie lourde
Mario Draghi a enfin sorti l'artillerie lourde, se réjouit le journal économique libéral Jornal de Negócios, qui loue le président de la BCE : "Les trompètes ont retenti hier, c'était la fête. … Ce que la BCE a fait, elle l'a bien fait. Aujourd'hui, malgré la gueule de bois, il faut retourner au front. Le diktat de l'austérité se poursuit. La guerre n'est pas terminée, mais les généraux ont clairement sorti l'artillerie lourde. L'expérience de plusieurs années de frustration appelle à la prudence pour analyser la situation, en raison notamment du grand nombre d'inconnues. … La bonne nouvelle, c'est que la situation ne se détériora peut-être plus. Les marchés financiers auront enfin un contrepoids : le portefeuille sans fond de la BCE. … Pour le Portugal, cela pourrait être une excellente nouvelle. … Grazie Mario pour avoir fait ce que les autres négligent : ton devoir !" (07.09.2012)

Il Sole 24 Ore - Italie
Une nouvelle base pour un euro solide
La BCE donne enfin à l'euro une base solide, se réjouit le journal économique libéral-conservateur Il Sole 24 Ore, jugeant toutefois que les strictes conditions pourraient freiner le programme d'aide et conforter ses opposants : "Draghi n'a pas seulement rattrapé les erreurs de la politique européenne des trois dernières années, … il a aussi jeté une nouvelle base pour conférer à la monnaie unique une structure solide et lui garantir un avenir stable et crédible. C'est maintenant au tour des gouvernements. … Paradoxalement, maintenant que la situation est plus détendue, le filet de protection européen ne semble trouver que des utilisateurs réticents, par crainte des conditions difficiles qui lui sont liées. Peut-être que le véritable objectif, avec la menace de placer les pays en difficulté sous contrôle européen, était de les inciter à effectuer les réformes nécessaires et les rectifications budgétaires. … Au fond, c'est exactement ce que l'Allemagne espérait lorsqu'elle croyait encore pouvoir s'épargner l'exercice de la solidarité européenne et les dépenses excessives de financement des fonds de secours." (07.09.2012)
» informations complémentaires (lien externe, italien)
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Tous les textes disponibles de » Adriana Cerretelli
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Süddeutsche Zeitung - Allemagne
La violation institutionnalisée des traités
Une zone euro qui enfreint régulièrement les traités repose sur une base instable, met en garde le quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung en considérant la décision de la BCE : "Un sauvetage de l'euro à tout prix pourrait être un désastre économique ; c'est une ligne rouge qu'il ne faut pas dépasser. L'autre limite, c'est le droit : la fin ne doit jamais justifier tous les moyens dans une communauté de droit. …. L'histoire de ces trois dernières années de sauvetage de l'euro est celle d'une rupture répétée des traités. Faut-il continuer ainsi ? Il est tout à fait inacceptable que la BCE ose devenir la souveraine occulte de l'Europe. Il faut empêcher qu'une institution non légitime sur le plan démocratique détermine les conditions de vie en Europe. Que les décisions de la Cour constitutionnelle allemande la semaine prochaine et celles du Bundestag n'aient aucun poids. Si les verdicts et la législation ne conviennent pas à la BCE, alors celle-ci fait marcher la planche à billets. Un concept insupportable." (07.09.2012)
» informations complémentaires (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Marc Beise
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Hospodárske noviny - Slovaquie
La BCE fausse l'économie de marché
Quand la BCE vient soutenir les économies fragiles, cela n'a plus rien à voir avec l'économie de marché, critique le journal économique Hospodárske noviny : "'Faites ce que vous voulez et si ça se passe mal, nous vous aiderons'  - c'est ainsi que l'on peut comprendre la décision de la BCE. La réaction des marchés coulait de source : un soleil radieux et des gains importants. … La décision de Draghi peut contribuer à apaiser la situation dans la zone euro. Il y a eu suffisamment de récriminations auparavant sur la passivité des politiques et de la BCE. … Mais des pays tels que la Slovaquie, qui gèrent avec parcimonie et de manière responsable par rapport à d'autres, pourraient se sentir floués par la BCE. Le capitalisme est volontiers qualifié d'économie de marché. Mais si les marchés financiers sanctionnent les Etats agissant de manière irresponsable et si la BCE vient les aider à panser leurs plaies, l'économie de marché est illusoire." (07.09.2012)

Večer - Slovénie
Seules les banques en profiteront
En fin de compte, les citoyens des Etats en crise pâtiront de la décision de la BCE de jeudi, critique le quotidien conservateur Večer : "Les présidents de banques et les spéculateurs ont obtenu un nouveau carburant pour continuer à pratiquer leur jeu. Bien évidemment, le président de la BCE Mario Draghi ne s'est pas exprimé en ces termes à l'issue de la rencontre. Mais il a indiqué que les citoyens des pays dont la BCE va acheter des obligations devront subir de nouvelles mesures de rigueur. ... La planche à billets qui permettra aux PDG des banques et aux spéculateurs de s'enrichir fonctionnera à plein régime. Les entreprises, censées créer de nouveaux emplois, diminueront leur production et licencieront leurs salariés. Le chômage et la pauvreté ne feront que s'accroître parmi la population, ainsi que le danger de l'explosion d'une bombe sociale." (07.09.2012)
» article intégral (lien externe, slovène)
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Tous les textes disponibles de » Darja Kocbek
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La Vanguardia - Espagne
Si les pays en crise ne tiennent pas parole...
Le président de la BCE Mario Draghi a clairement déclaré jeudi que la Banque centrale n'achètera que des obligations d'Etat de pays en crise qui se soumettront au strict contrôle du MES. Que se passera-t-il si des Etats ne respectent pas leurs engagements vis-à-vis de leurs partenaires européens, s'interroge le quotidien libéral La Vanguardia : "Nombreux sont les points à éclaircir. Que se passera-t-il par exemple avec les rachats d'obligations de la BCE si un pays bénéficiaire ne respecte pas ses obligations ou s'il n'a pas la possibilité de corriger sa situation financière. Draghi devrait alors fermer le robinet (comme il l'a assuré hier), ce qui de nouveau conduirait à douter de l'avenir de la monnaie unique. A moins qu'il n'adoucisse les exigences. C'est une question que l'on devra se poser plus tard, quand on saura clairement si le plan de la BCE est suffisant pour libérer ou non la zone euro de la crise." (07.09.2012)

Politiken - Danemark
Super Mario ne peut pas sauver l'économie
La décision de la BCE de racheter une quantité illimitée d'obligations d'Etat des pays en crise apporte à la zone euro une bouffée d'oxygène, estime le quotidien de centre-gauche Politiken, appelant les pays de la zone euro à agir avec détermination : "Avant tout, il faut rappeler que 'Super-Mario' peut peut-être sauver l'euro à long terme mais pas l'économie européenne, plongée dans une récession grave. Pour sauver l'économie, les politiques européens devraient de nouveau se tourner davantage vers la croissance que vers l'austérité. Et les perspectives dans ce sens sont bien sombres pour l'Europe. L'Europe, [les pays hors zone euro comme le] Danemark y compris, sont pris dans un cercle vicieux qui ne fait que s'aggraver avec les plans d'austérité récurrents de tous les pays de l'UE. Afin de relancer l'économie, on a besoin de Supermen et de Superwomen qui empruntent de nouvelles voies. Mais pour l'instant, personne ne dispose même de l'ombre d'un nouveau leadership." (07.09.2012)

POLITIQUE
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Discours de François Hollande devant la Cour des Comptes - Vendredi 7 Septembre 2012 -

Éditorial de lucienne magalie pons


Bref résumé :

Effort Budgétaire :

Lors d'une audience solennelle de la Cour des comptes ce vendredi 7 septembre, le président François Hollande a rappelé  ses engagements en matière de dépenses publiques, à savoir le respect d'un effort budgétaire important.

François Hollande  a appelé  à un effort budgétaire   « le plus important consenti depuis 30 ans ». « Ce ne sont pas des contraintes que nous nous infligeons à nous-mêmes. Ce n'est pas pour nous soumettre aux marchés. C'est au contraire pour nous en libérer, avec la perspective de la préservation de ce que nous avons de plus cher, c'est-à-dire notre modèle social, mais surtout notre souveraineté », a-t-il notamment  déclaré.

Alors que se déroulent  les derniers arbitrages dans la préparation du budget 2013, François Hollande a  annoncé  un séminaire gouvernemental pour fixer les missions prioritaires de l'Etat. .

 La France maintiendra  son objectif de réduire le déficit public à 3 % du produit intérieur brut en 2013, a  déclaré  François Hollande.  Cet effort qui sera demandé aux Français sera le plus important en « 30 ans », et la baisse des déficits est rendue « plus ardue » par la faible croissance, a aussi souligné  François Hollande qui s’est  s'est engagé contre une augmentation générale des impôts

Création d’un Haut Conseil des finances publiques indépendant du pouvoir politique :

Le Président   a aussi promis des dépenses stabilisées et la création, dans le cadre de la règle d'or, d'un Haut conseil des finances publiques, placé sous l'autorité de la Cour des comptes ce Haut Conseil  chargé de contrôler les budgets  sera indépendant du pouvoir politique.

Feuille de route :

François Hollande a  annoncé  que le gouvernement tiendra fin septembre un  séminaire  sur la « modernisation de l'action publique » à l'issue duquel il élaborera une  feuille de route sur les « missions prioritaires de l'Etat ». Cette feuille de route sera suivie d'une phase de  concertation » jusqu'en novembre.

Mise en ordre des comptes publics :

Enfin au lendemain d'une importante décision de la BCE qui va acheter (ndlr : notamment  sous certaines conditions de contrôle budgétaire  et des mises en œuvre des plans d’austérité dans les pays concernés) des obligations d'Etats  en vue  de faire baisser leurs coûts d'emprunt, le chef de l’Etat a estimé  que les décisions de l'UE  et de la BCE ne « dispensent pas » les Etats de « mettre de l'ordre » dans leurs comptes publics.
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François Hollande était à Londres hier Jeudi 6 septembre ( vidéos et revue de presse )

Éditorial de lucienne magalie pons

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Revue de presse :

Hollande et Cameron unis pour saluer la BCE et face à la tuerie en ...

Le Nouvel Observateur - ‎Il y a 7 heures ‎
A Londres jeudi pour soutenir l'équipe de France paralympique, François Hollande y a retrouvé David Cameron, les deux hommes affichant une entente plus que cordiale pour saluer le nouveau plan de sauvetage de la zone euro élaboré par la BCE et face ...
Londres: Hollande soigne sa relation avec Cameron
- Hollande à Londres pour une visite ternie par la tuerie de Haute ...

Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...