08 décembre 2011

Nicolas Sarkozy - Déplacement de ce jour à Marseille avant le Sommet Européen de ce soir à Bruxelles -

Éditorial de lucienne magalie pons

A quelques heures du sommet européen de Bruxelles ,  présenté « comme crucial »,  Nicolas Sarkozy s’est  d’abord déplacé ce jeudi 8 décembre 2011 à Marseille, pour participer au 20e congrès du PPE (le congrès des partis de droite européens)..

Le Président Français porte depuis Lundi sur ses épaules quasiment à plein temps en dépit de son agenda chargé la   promotion de l'accord passé avec l'Allemagne, pour tenter de sauver l'euro pris dans la tourmente de la crise de la dette.

 Nicolas Sarkozy  -comme l'a fait hier le Premier ministre Fillon-,  s’est employé à convaincre  ses homologues des partis de droite européens de prendre leurs responsabilités, d'accepter  une plus grande discipline budgétaire et les médias rapportent que le Président Français.
estime que  « le risque d'explosion de l'Europe n'est pas écarté,  a estimé  Nicolas Sarkozy, tant que l'accord franco-allemand ne sera appliqué ».

Si l’on en juge par les déclarations des leaders du PPE (voir les vidéos) il a prêché  devant
des  partisans européens de droite  qui soutiennent le projet franco-Allemand (voir les vidéos).

Le chef de l'Etat   a  été  rejoint  à la mi-journée la chancelière allemande Angela Merkel, elle aussi présente,  et les agences de presse ont relaté  l’essentiel de leurs interventions   ( voir la Revue de presse )

ooOoo

Les médias font aussi la relation  de la  visite du Président Sarkozy  à l'hôtel de police de Marseille, en rappelant   que  la cité phocéenne avait  été le théâtre fin novembre  de fusillades à la kalachnikov qui  avait  déjà  fait trois morts en une semaine et  malheureusement le décès survenu ce même jour 8 décembre  d’Eric  Lales un    fonctionnaire de la Bac d'Aix-en-Provence,  père de famille de 37 ans,  qui avait  été atteint d'une balle de kalachnikov à la tête et de deux à l'épaule, après une course poursuite à Vitrolles (Bouches-du-Rhône) avec des malfaiteurs, auteurs d'une série de cambriolages dans la nuit du 27 au 28 novembre dans plusieurs villes du département.

C’est de la cour de l’Hôtel de police que le Président Nicolas Sarkozy   a annoncé à la presse,  le décès du policier Eric Lales en  promettant, selon les syndicats de police, que les brigades anti-criminalité seraient prochainement dotées de fusils à pompe.

"Je vous annonce le décès du policier Eric Lales, abattu froidement par des délinquants sans scrupule, qui laisse une jeune veuve et deux petites filles orphelines", a déclaré le chef de l'Etat , …"Je me suis rendu à l'hôpital, c'était ses derniers instants de vie, je veux dire bien sûr toute ma compassion à ses parents, à sa famille, pour ses collègues aussi", a-t-il ajouté..

"L'heure est au recueillement et à l'émotion", a réagi jeudi le premier syndicat de gardiens de la paix, Unité police SGP-FO. "Avec la perte d'Eric, la police nationale toute entière paye le prix fort. Une fois encore !"

Accompagné du ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, Nicolas Sarkozy a aussi  rencontré jeudi matin  au  commissariat central de Marseille, l'ensemble des responsables de la police des Bouches-du-Rhône, théâtre la semaine dernière de trois fusillades à la kalachnikov, qui ont fait quatre morts, dont le policier, et un blessé grave.

"Tout sera mis en oeuvre, absolument tout, pour que les criminels qui ont fait ce qu'ils ont fait soient déférés devant la justice et qu'ils soient sanctionnés à la hauteur de la gravité de ce qu'ils ont commis", a assuré M. Sarkozy,  en réaffirmant sa confiance envers Hugues Parant  le préfet de la région Paca et  Alain Gardère le préfet délégué à la Sécurité..

Les médias rapportent que le Président  a  promis  que les Bac des Bouches-du-Rhône seraient dotées de fusils à pompe d'ici la fin de l'année, comme le réclamait le syndicat Alliance. "Il a répondu à la positive à notre demande", a déclaré à l'AFP David Olivier-Reverdy,   secrétaire régional du syndicat Alliance

Cette  information  a été confirmée par la direction générale de la police nationale (DGPN) qui a annoncé que la sécurité publique allait être dotée "de 150 fusils à pompe" et de "600 boucliers balistiques souples" supplémentaires. Ces moyens "seront principalement affectés aux Bac et prioritairement à Marseille d'ici la fin de l'année", a  précisé la DGPN à l'AFP.

Pour  le syndicat Unité police SGP-FO, "c'est une des solutions, mais elle doit s'appliquer avec un apport d'effectifs, notamment au niveau des Bac qui aujourd'hui tournent à deux hommes au lieu de trois", a tenu à  souligner  Diego Martinez, secrétaire départemental du syndicat, rappelant que ces armes leur avaient été retirées faute d'un personnel suffisant.

Après sa visite à l'hôtel de police, Nicolas Sarkozy s'est rendu au stade Vélodrome où il a rencontré des responsables de l'Olympique de Marseille, dont plusieurs membres ont été victimes récemment d'une série de vols et attaques à leur domicile.

Comme on le voit, le  chef de l'Etat avait fait le déplacement à Marseille pour participer à la réunion des partis de droite européens, mais aussi pour rassurer les policiers en annonçant des mesures attendues,  et réconforter l’Olympique de MARSEILLE, une journée bien programmée, très chargée d’émotion,  endeuillée par la mort du Policer Eric Lalès .

Une journée qui se poursuivra  en soirée à Bruxelles  par l’ouverture de l’un des sommets européens présenté comme  plus crucial  pour l’avenir  de l’UE et de la Zone euro.

REVUE DE PRESSE : 


Sarkozy et Merkel font pression sur les 27 avant le sommet
jeudi 8 décembre 2011 16h50

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy réunis à Marseille au congrès du Parti populaire européen. La chancelière allemande et le président français ont tour à tous mis la pression sur leurs partenaires européens jeudi, avant l'ouverture du sommet à 27 où seront présentées les propositions franco-allemandes pour renforcer la zone euro

par Emmanuel Jarry

MARSEILLE (Reuters) - Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont pressé jeudi leurs partenaires de l'Union européenne de prendre d'ici à vendredi à Bruxelles les décisions nécessaires au sauvetage de la zone euro, sur la base des propositions franco-allemandes.

Il n'y aura pas de seconde chance pour la zone euro, ébranlée par la crise des dettes souveraines, si le Conseil européen ne prend pas vendredi de décision sur les réformes nécessaires, a déclaré le président français devant le congrès du Parti populaire européen (PPE) à Marseille.

La chancelière allemande s'est pour sa part déclaré convaincue qu'un accord serait trouvé à Bruxelles et a plaidé pour ce soit un accord à 27 et pas seulement entre les 17 pays membres de la zone euro.

A quelques heures du début d'un Conseil européen décisif, lors duquel ils défendront des propositions franco-allemandes de modification des traités européens, les deux dirigeants se sont partagés les rôles : au premier la dramatisation des enjeux, à la seconde la persuasion.

"Jamais l'Europe (...) n'a été aussi en danger (...) et jamais le risque d'explosion de l'Europe n'a été aussi grand", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Nous avons quelques semaines pour décider parce que le temps travaille contre nous."

"Si vendredi nous n'avons pas un accord, il n'y aura pas de seconde chance", a-t-il ajouté.

Le président français a fait appel à "l'esprit de compromis". Mais il a également averti que la France et l'Allemagne n'accepteraient pas que des pays de l'UE non membres de la zone euro s'opposent aux réformes nécessaires - une allusion, notamment, à la Grande-Bretagne et à la Suède.

MERKEL DEMANDE DE LA COMPRÉHENSION

"Nous voulons les 27. Mais si à l'intérieur des 27, il devait y avoir blocage, alors nous passerions à 17 en disant à tous ceux qui voudraient rejoindre la réforme à 17 qu'ils sont les bienvenus", a-t-il déclaré.

Angela Merkel a insisté sur la nécessité pour les 27 de défendre ensemble "la valeur forte de l'euro" et demandé "la compréhension de ceux qui n'ont pas l'euro comme devise".

Mais l'un et l'autre ont insisté sur la nécessité de passer par une modification des traités pour plus de solidarité, plus de discipline budgétaire et une meilleure gouvernance au sein de la zone euro, et défendu le rôle moteur joué par le couple franco-allemand dans la recherche d'une solution à la crise.

Deux sujets qui hérissent passablement les partenaires de Paris et de Berlin, y compris au sein du PPE qui, pourtant, réunit les seuls partis de droite et de centre-droit de l'UE.

A son arrivée au congrès du PPE, le Premier ministre suédois, Frederik Reinfeldt, a ainsi mis les pieds dans le plat.

"Des modifications des traités, qui prendraient du temps, peuvent s'avérer nécessaires mais je ne pense pas que c'est la solution qu'attendent les marchés", a-t-il dit.

Selon Jean-Paul Gauzes, député européen de l'UMP, le parti de Nicolas Sarkozy, beaucoup, au sein du PPE, déplorent que les dirigeants de l'UE ne soient pas assez à l'écoute du Parlement européen, qui avançait déjà il y a huit mois des propositions proches de celles qu'avancent aujourd'hui Paris et Berlin.

COHÉRENCE

"J'ai lu la lettre de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel (au président du Conseil européen Herman Van Rompuy). Elle n'apporte pas grand chose de nouveau", a-t-il dit à Reuters.

Selon un député européen, qui a tenu à garder l'anonymat, la présidence du PPE a vivement critiqué à huis clos la démarche franco-allemande "parce qu'elle écarte beaucoup de pays".

D'autres estiment qu'il n'est pas besoin de modifier les traités, qui comportent selon eux les outils nécessaires.

Nicolas Sarkozy a lancé une mise en garde contre le "sport favori" des Européens, le "juridisme", et critiqué sans le nommer Herman Van Rompuy, qui propose dans un premier temps une simple modification d'un protocole annexé aux traités, pour y inclure l'obligation d'une règle d'or budgétaire nationale.

"La volonté de la chancelière comme de moi-même c'est une réforme des traités parce que comment dire aux peuples d'Europe 'la situation est grave, il faut repenser l'Europe' et considérer qu'on s'en sort en signant un petit protocole ?"

"La cohérence n'est pas tout dans la vie politique mais la cohérence ça compte", a-t-il ajouté. "Lequel parmi vous peut retourner chez lui en disant à ses concitoyens, 'on a compris, il ne faut rien changer ?' S'il faut changer, il faut changer les traités parce qu'il faut des changements structurels."

"Des mots seuls ne suffisent plus", a renchéri un peu plus tard Angela Merkel. "Il nous faut une modification des traités."

Nicolas Sarkozy a assuré qu'il ne s'agissait pas pour la France et l'Allemagne de réclamer "plus de droits" que les autres pays mais de rendre possible l'accord le plus large possible.

"Que personne ne perde de temps (...) à s'agacer qu'il y ait un accord entre la France et l'Allemagne", a-t-il ajouté. "C'est notre devoir, il n'y a pas d'autre choix."

Edité par Patrick Vignal

Juncker exhorte l'UE à ne pas céder aux exigences britanniques
jeudi 8 décembre 2011 15h47

Il ne faut pas faire de concessions au Royaume-Uni sur la régulation financière pour prix de son accord sur un nouveau traité européen qui permettrait une meilleure discipline budgétaire, a déclaré le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

PARIS (Reuters) - Il ne faut pas faire de concessions au Royaume-Uni sur la régulation financière pour prix de son accord sur un nouveau traité européen qui permettrait une meilleure discipline budgétaire, a déclaré le président de l'Eurogroupe.

Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a accordé au Monde une interview publiée jeudi, quelques heures avant un Conseil européen crucial où les dirigeants européens doivent aplanir leurs divergences sur l'architecture future de l'euro afin de faire face à la crise de la dette.

Pour la France et l'Allemagne, cela se fera de préférence dans un traité signé par les 27 Etats membres de l'UE ou, en cas de blocage, seulement par les 17 membres de la zone euro.

Jean-Claude Juncker a mis en garde contre le risque qu'il y aurait à faire trop de concessions au Royaume-Uni, qui veut éviter toute discipline en matière de régulation financière pour protéger la City de Londres et entend rapatrier certaines compétences, notamment en matière sociale.

"En échange d'une réforme à Vingt-Sept, il ne faut pas donner au Royaume-Uni des espaces de liberté qui lui permettent de faire ce qu'il veut en matière de régulation financière, alors que les autres centres financiers seraient davantage encadrés au sein de la zone euro", déclare-t-il.

Le Luxembourg est un important centre financier.

"Je n'aimerais pas non plus l'idée d'avoir un traité à Vingt-Sept avec des dérogations pour les Britanniques sur les questions sociales", a ajouté le président de l'Eurogroupe.

Pour lui, il faut qu'en cas de désaccord au sein de l'UE, les 17 pays membres de la monnaie unique puissent utiliser les institutions des Vingt-Sept.

"Nous n'allons tout de même pas inventer une nouvelle Commission européenne parce que le Royaume-Uni menace de saisir la Cour de justice contre l'utilisation des institutions communautaires par la zone euro", a-t-il poursuivi.

Jean-Claude Juncker estime également que le gouvernement français a raison de refuser un troisième plan de rigueur, même si des "ajustements seront sans doute nécessaires."

Le Premier ministre britannique, David Cameron, a prévenu jeudi qu'il n'hésiterait pas à opposer un veto à un traité si celui-ci ne préservait pas les intérêts de la Grande-Bretagne.

Yves Clarisse

© Thomson Reuters 2011 Tous droits réservés.


Sarkozy et Merkel font pression sur les 27 avant le sommet
Reuters -
MARSEILLE (Reuters) - Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont pressé jeudi leurs partenaires de l'Union européenne de prendre d'ici à vendredi à Bruxelles les décisions nécessaires au sauvetage de la zone euro, sur la base des propositions ...


 


oooooo


ooooo

Conseil Européen : de nombreux Etats ne voudront pas se rallier à la proposition franco allemande de révision des traités -

Éditorial de lucienne magalie pons


 Le tour n'est pas joué, selon la presse européenne


REVUE DE PRESSE ; SOURCE  EURO/TOPICS


Revue de presse européenne du 08/12/2011


À LA UNE
Linie


L'Europe divisée avant le sommet

A l'occasion du sommet européen qui débute aujourd'hui, de nombreux Etats ne veulent manifestement pas se rallier à la proposition de l'Allemagne et de la France de modifier les traités européens pour lutter contre la crise de la dette. Le gouvernement allemand refuse toutefois tout compromis. Si l'Europe est une fois encore condamnée à la réussite, ses désaccords la feront néanmoins échouer à nouveau, estime la presse.




De Tijd - Belgique
L'Europe condamnée à réussir
Les chefs d'Etat et de gouvernement sont condamnés à réussir lors du sommet qui débute aujourd'hui, estime le journal économique De Tijd : "Ce que tout le monde craignait devient peu à peu réalité. La récession s'immisce dans la zone euro. … Les mesures d'austérité vont peser très lourd sur les économies nationales de la zone euro. … En outre, la crise de l'euro et la récession se renforcent mutuellement. La confiance disparaît tant dans l'Union européenne que dans l'économie. Il est ainsi à craindre que nous aboutissions à une spirale négative. Cette évolution doit à tout prix être enrayée, car c'est la voie la plus rapide vers la dépression économique. 2012 sera sans conteste une année difficile sur le plan économique. Elle sera plus ou moins difficile selon ce que les dirigeants européens mettront sur la table aujourd'hui et demain. Si le sommet devait une fois encore échouer, il faudra craindre le pire pour la zone euro. En fait Bruxelles n'a pas le choix : elle a le devoir de réussir." (08.12.2011)
» article intégral (lien externe, néerlandais)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Européenne, » Budget, » Europe
Tous les textes disponibles de » Jean Vanempten
Suivre les débats » Des solutions à la crise de la dette


Expansión - Espagne
Le désaccord constant menace l'Union
Un grand nombre d'Etats européens ne veulent pas suivre le compromis décidé lundi par l'Allemagne et la France. Les décisions européennes échouent toujours à cause de la mésentente, déplore le journal économique libéral-conservateur Expansión : "Hier encore, on a pu constater que les pays de l'UE sont incapables de s'accorder sur un plan d'action clair. Alors que Paris assurait que le tandem franco-allemand ne quitterait pas le sommet qui débute aujourd'hui à Bruxelles tant qu'une réelle solution ne serait pas trouvée à la crise, Berlin tempérait déjà les attentes, certains partenaires de l'alliance n'ayant manifestement pas encore reconnu le sérieux de la situation. L'Allemagne a en outre raison de critiquer la bureaucratie bruxelloise, qui voulait édulcorer les propositions franco-allemandes avant même le début du sommet. Mais pour les marchés, le pessimisme allemand représentait hier un signal peu encourageant. Avec inquiétude, ils constatent que l'Europe trébuche de nouveau sur les mêmes pierres d'achoppement, à savoir la mésentente et les intérêts contradictoires." (08.12.2011)


Rzeczpospolita - Pologne
La lettre explosive de Merkozy
La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Nicolas Sarkozy, ont appelé mercredi dans une lettre commune le président conseil européen, Herman Van Rompuy, à soutenir le projet de modification des traités européens afin de surmonter la crise de la dette. Les formulations obscures que comporte cette missive recèle néanmoins un certain potentiel de conflit, redoute le quotidien conservateur Rzeczpospolita : "La lettre contient des passages qui peuvent susciter l'émoi. Premièrement, il est suggéré que les 17 pays de la zone euro ainsi que d'autres 'Etats disposés à le faire' ratifient le nouveau traité, mais pas l'ensemble des 27 membres de l'UE. Deuxièmement, s'il est proposé de prendre des sanctions automatiques en cas de dépassement du seuil de trois pour cent du déficit public, il est par contre aussi précisé que l'Eurogroupe peut décider de rejeter les sanctions. Cela revient à dire qu'on n'établira pas de sanctions automatiques." (08.12.2011)


Frankfurter Allgemeine Zeitung - Allemagne
Van Rompuy maintient la cohésion européenne
Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a estimé que la modification des traités européens envisagée par Berlin et Paris n'était pas nécessaire. L'Allemagne a alors mis en garde contre les 'combines de Bruxelles'. Des propos exagérés, estime le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Le Belge avait le devoir de proposer un modèle dans lequel tous les Etats s'y retrouvent. C'est également sa fonction, en tant que passerelle institutionnelle entre la zone euro et le reste de l'UE, de maintenir la boutique tant que cela est possible. C'est ce qu'il a essayé de faire, en tant que courtier sincère, et c'est ce qui explique la grogne de Berlin. … Elle [Merkel] sait également que l'objectif à long terme - une union de stabilité basée sur les modifications des traités - ne sera réalisable que si l'on accepte dans un premier temps des demi-mesures telles que Van Rompuy les propose, c'est-à-dire sans laisser retomber la pression et sans déresponsabiliser les 'mauvais élèves'." (08.12.2011)
» article intégral (lien externe, allemand)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Européenne, » Allemagne, » Europe
Tous les textes disponibles de » Günther Nonnenmacher
Suivre les débats » Des solutions à la crise de la dette, » L’Europe et ses vitesses




WOZ - Die Wochenzeitung - Suisse
Les sociaux-démocrates responsables de la crise
A l'occasion du congrès des sociaux-démocrates allemands (SPD) en début de semaine, de nombreux orateurs ont critiqué la gestion de la crise de l'euro de l'actuelle coalition libérale-conservatrice. Le SPD a pourtant sa part de responsabilité dans la débâcle financière, estime l'hebdomadaire de gauche WOZ : "Ils demandent tous aujourd'hui des règles plus strictes pour les marchés financiers mais, à l'exception du parti de gauche Die Linke, passent obstinément sous silence le fait que c'est la politique allemande qui a ouvert la voie aux transactions bancaires à risque. La coalition SPD-Verts [au pouvoir de 1998 à 2005], avec sa politique de dérégulation, a déroulé le tapis rouge pour le capitalisme financier. … Il y a eu un plan de soutien des marchés financiers avec une trentaine de projets de lois qui ont toutes été adoptées, telles que le soutien des titrisations, l'autorisation des produits dérivés, des hedgefonds et des ventes à découvert, ou les exonérations fiscales pour les Fonds Commun de Créances (FCC) extérieurs au bilan des banques. Ils n'ont vu que des opportunités et ont occulté les risques. Même avec l'accord qui a permis de former la grande coalition de 2005 entre SPD et CDU (avec Steinbrück comme ministre des Finances), on a poursuivi la dérégulation des marchés financiers et le démantèlement de la surveillance bancaire." (08.12.2011)
» article intégral (lien externe, allemand)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Intérieure, » Budget, » Politique Economique, » Allemagne
Tous les textes disponibles de » Wolfgang Storz
Suivre les débats » Des solutions à la crise de la dette


Naftemporiki - Grèce
Athènes vers une saine austérité
Le Parlement grec a approuvé dans la nuit de mardi à mercredi le budget 2012, lequel prévoit entre autres de nouvelles augmentations d'impôts, des coupes drastiques dans le service public et des privatisations. Le journal économique conservateur Naftemporiki qualifie ces nouvelles mesures d'étape importante pour la sortie de crise : "Il s'agit d'un budget qui comporte des mesures importantes, aussi bien pour les recettes que pour les dépenses de l'Etat. … Les objectifs se basent sur des prévisions optimistes concernant l'évolution du PIB. Ils se basent également sur des réformes structurelles dont la troïka juge la mise en œuvre absolument nécessaire. ... Car ces réformes doivent surtout générer les conditions pour permettre au pays de consolider son budget." (07.12.2011)


RÉFLEXIONS
Linie


Jornal de Negócios - Portugal
Michael Jay Boskin veut réformer la politique sociale de l'Europe
Les systèmes de protection sociale en Europe et ailleurs ont été conçus au départ pour des circonstances économiques et démographiques largement différentes de la réalité actuelle. Les gouvernements ont fait des promesses à trop d'individus pendant trop longtemps, analyse l'économiste américain Michael Jay Boskin dans le journal économique Jornal de Negócios : "Ce problème fondamental se manifeste maintenant dans la dynamique de dette insoutenable de ces pays. L'adhésion à l'euro, qui a permis temporairement un emprunt massif à faible taux d'intérêt, a seulement aggravé la dette. La réforme de la protection sociale est la seule solution permanente à la crise en Europe. Certains espèrent qu'avec l'aide des gouvernements nationaux, de la Banque Centrale Européenne, du Fonds Monétaire International et du Fonds Européen de Stabilité Financière, les trous dans la digue de financement de la dette souveraine vont être temporairement comblés et que les banques européennes vont reconstituer leur capital. Mais cela fonctionnera seulement si les réformes structurelles rendent ces économies beaucoup plus compétitives. Elles doivent à la fois alléger la pression fiscale et réduire la congestion des paiements de transfert. Trop de gens recueillent des avantages issus de ceux qui travaillent et paient des impôts." (07.12.2011)
» article intégral (lien externe, portugais)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Européenne, » Budget, » Social, » Europe
Tous les textes disponibles de » Michael Jay Boskin
Suivre les débats » Des solutions à la crise de la dette


Právo - République tchèque
Jiří Pehe sur le silence de Prague dans la crise de l'euro
Alors que l'Europe connaît l'un des moments les plus dramatiques de son histoire d'après-guerre, cela ne semble intéresser personne à Prague. Le politologue Jiří Pehe critique dans le quotidien de gauche Právo le silence de la République tchèque dans la crise de l'euro : "Le président Klaus a une explication à cela  : l'Europe est dominée par Sarkozy et Merkel et personne ne nous demande notre avis. Reste à savoir pourquoi. Parce qu'il n'existe aucune politique claire en matière de relations avec l'Europe. Qu'est-ce que l'Europe peut penser du fait que nous ayons deux secrétaires d'Etat pour l'Europe, un pro-européen et l'autre pas si pro-européen. A qui l'Europe peut-elle poser la question à Prague ? … De plus, l'europhobie du président Klaus ne constitue pas une plate-forme de discussion constructive. Le ministre des Affaires étrangères polonais Radosław Sikorski a montré dernièrement à Berlin que tous les Etats de l'UE ont quelque chose à dire. … Reste à espérer qu'à l'avenir personne n'écrira de manière offensée et typiquement tchèque, comment il a été une fois encore décidé de notre sort sans notre avis. Cette fois-ci, nous ne pouvons nous en prendre qu'à nous-mêmes." (07.12.2011)


ÉCONOMIE
Linie


Magyar Hírlap - Hongrie
Une agence de notation pour l'Europe
Suite à la menace de l'agence de notation américaine Standard & Poor's de dégrader la note de 15 pays de la zone euro et du FESF, le quotidien conservateur de droite Magyar Hírlap demande la création d'une agence de notation européenne : "Le fait que l'une des trois grandes agences de notation américaine abaisse la note des Etats de la zone euro revêt une ampleur internationale. Cela n'a en effet pas seulement une influence sur les pays concernés, mais aussi sur l'économie mondiale tout entière. L'Europe et l'euro sont notamment démunis car jusqu'à aujourd'hui, il n'existe pas d'agence de notation européenne. … Il est toutefois absurde que les économies nationales de l'UE, qu'elles soient fortes, moins fortes ou faibles, soient vouées aux gémonies ou portées au firmament par les notes des agences américaines de notation Fitch, Moody's et Standard & Poor's. … Il est inacceptable que l'Europe soit perçue et évaluée sur le plan international à l'aune américaine, et que l'hégémonie des agences américaines de notation ouvre la porte aux abus et à la spéculation." (08.12.2011)
» article intégral (lien externe, hongrois)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Economique, » Economie, » Europe, » USA, » Mondial
Tous les textes disponibles de » László Szentesi Zöldi

Conseil Européen : David Cameron déterminé à défendre les intérêts du Royaume Uni

Éditorial de lucienne magalie pons


Le Premier ministre britannique David Cameron avait été  reçu  vendredi 2 décembre 2011 à l'Elysée par le président français Nicolas Sarkozy, sa visite précédait la rencontre qui s’est tenue depuis le Lundi 5 décembre entre le Président Français et la Chancelière Allemande.

Les médias insistait alors pour souligner que cette rencontre « éclair »  entre Cameron et Sarkozy ne revêtait pas le caractère de sommet bilatéral, et on comprenait  que lors d'un déjeuner  ils s’étaient entretenus de « la crise dans l'euro zone qui a des répercussions négatives sur l'économie britannique ».

( parenthèse : il faut se souvenir que  le Jeudi 1er décembre à Toulon, Nicolas  Sarkozy avait indiqué que la France militait « avec l'Allemagne pour un nouveau traité » et qu'il fallait « plus de discipline, plus de solidarité, plus de responsabilité assumées devant les peuples, un véritable gouvernement économique)

Avant de  reprendre l’Eurostar pour rejoindre l’Angleterre le Vendredi 2 Décembre, le Premier Ministre Britannique avait  indiqué  son avis  aux journalistes, sur le  quai de la Gare du Nord à Paris

En résumé, les médias rapportaient le Vendredi 2 décembre  que  le Premier Ministre Britannique David Cameron n'était  pas favorable à un changement des traités européens.

David Cameron  avait  notamment expliqué :

(résumé) :

« La zone euro a besoin que les institutions (européennes) soutiennent la devise afin de convaincre les marchés de sa solidité et qu'il y ait une véritable compétitivité, rendant apte la zone euro à fonctionner. Pour cela, il n'est nul besoin de changer les traités. …., Toutefois, si changement de traités il y a, alors je ferai en sorte que cela protège et renforce les intérêts britanniques ». La Grande-Bretagne ne fait pas partie de la zone euro mais Londres a néanmoins déjà préparé « un plan d'urgence » pour faire face à un éventuel éclatement de la zone.

Aujourd’hui   Jeudi  7 décembre,  alors que ce soir doit s’ouvrir à  Bruxelles le Conseil Européen que tous les commentateurs annoncent comme « crucial », « difficile » pour le sort de la Zone Euro,  en ouvrant nos journaux nous constatons à la lecture de différents articles  le Premier ministre britannique se  veut  l'avocat de la stabilité européenne, qu’il semblerait  disposé à mettre de côté  sa demande de renégocier les liens de son pays avec l'Europe, mais qu’en revanche il  n’a pas dévié de sa ligne politique européenne, notamment  il avertit qu’il ne signerait  pas un traité qui ne contiendrait pas des garanties  visant à protéger les intérêts britanniques.(ndlr : les intérêts britannique c'est-à-dire notamment  son industrie et son indépendance )

« Tant que nous les obtenons, (les garanties)  le traité ira de l'avant ; si nous ne pouvons les obtenir, ce ne sera pas le cas. ……… ,  « Nos collègues de l'Union européenne doivent savoir que nous n'accepterons pas un changement du traité qui ne protège pas nos intérêts », ..,   a fait savoir David Cameron, qui s’oppose  aussi  à la mise  en place d’une taxe sur  les transactions financières, qui rendrait  selon lui moins compétitive le secteur financier.


Ce n’est un secret pour personne en France et en Europe que les relations du  Premier   ministre britannique David Cameron  avec Nicolas Sarkozy le Président Français sont en dents de scie, s’ils se sont tenus les coudes en matière de politique étrangère  pour achever Mouammar Kadhafi  en Libye,  il n’en pas de même sur la politique de  l’UE  qui est  leur  terrain de discorde,   et souvent  le théâtre de leurs  escarmouches , lors des réunions du Conseil Européen  à Bruxelles.

Souvenez vous  de l’incident du  24 Octobre dernier  et de l’agacement de Nicolas Sarkozy  qui avait tenté de faire taire David Cameron en lui lançant courroucé : : « Vous avez perdu une bonne occasion de vous taire ! Vous dites détester l'euro et vous vous mêlez de nos réunions ! ».

10 pays membres de l’UE dont  la Grande Bretagne  sur les 27 pays membres, ne font pas    partie  du groupe des 17 de la zone euro, mais il est tout à fait légitime pour les 10 pays hors zone euro,  qu’ils se « mêlent » des réunions puisque la crise de la dette de la Zone Euro, fragilise  l’économie  de  leurs pays tributaires  de l’UE.

En conséquence David Cameron qui n’a jamais dissimulé ses relations difficiles avec Angela Merkel et Nicolas Sarkozy sur la question européenne,  se montre  déterminé à faire entendre sa voix et à participer aux décisions du Conseil Européen, pourquoi devrait-il s’écarter du processus décisionnel européen ? Ce ne serait pas logique qu’un pays comme l’Angleterre, ou tout autre pays  l’UE du reste,  ne défende pas ses intérêts au même titre que les autres,  tout en restant solidaires, ce qui n’est pas du tout contradictoire, mais qui va à l’encontre de l’autoritarisme Franco-allemand qui se manifeste trop souvent en duo   et commence par irriter sérieusement leurs partenaires de l’ UE .


D’autant qu’Angela Merkel et Nicolas Sarkozy,  en se livrant à  leur  habituel  forcing  médiatique et épistolaire  « exigent »,  actuellement,   bien plus qu’ils ne sollicitent  l’approbation des 27 Pays membres  de l’UE, sur  leur projet franco-allemand de gestion de la crise de la zone euro,   même si dans un deuxième temps ils ont  l’intention , s’ils ne l’obtenait pas, de renforcer les liens des seuls pays membres de la zone euro, ce qui aurait pour effet de bouleverser l’organisation européenne en instaurant une UE  à différentes vitesses et peut-être même aboutir  à  moyen ou long terme   à une scission de l’UE  ou encore à un éclatement de la zone euro.


Ceci posé, il faut souligner que les prises de position de David Cameron en matière européenne le fragilise dans son propre parti, elles  ne sont pas  entièrement partagées  par certains  membres  eurosceptiques de son parti qui veulent un référendum sur la relation du Royaume-Uni avec l’Europe, et selon les médias britanniques  son intransigeance vis-à-vis de Bruxelles risque de provoquer   une rupture avec ses alliés libéraux démocrates, des pro-européens affirmés.

 Certains médias britanniques soulignent aussi que  d'un point de vue économique, David Cameron ne peut se permettre de faire échouer le plan de sauvetage de la zone euro (ndlr : comme si cela pesait sur ses seules épaules … ce qui est loin d’être le cas…)  en expliquant que le  plan quinquennal de réduction du déficit du Responsable  des Finances George Osborne a déjà été révisé à la baisse suite aux « incertitudes continentales » , qui ont  frappé  de plein fouet l'activité des entreprises  britanniques. Toujours selon certains médias, l’explosion de la zone euro accélèreraient  ce phénomène et entraînerait, à coup sûr l'échec de son propre programme,  basé sur la reprise de l'activité du secteur privé pour compenser la forte réduction des dépenses et des investissements publics.

ooOoo
        

  1. Zone Euro: Cameron hausse le ton et inquiète Bruxelles
  2. LaDépêche.fr - il y a 14 heures
David Cameron, pris en étau entre le duo franco-allemand et les ... "comme un bouledogue" à Bruxelles, il a assuré : "Plus les pays de la zone euro ferons ...
  1. Europe : le sommet de la dernière chance pour l'euro

·  Zone Euro: Cameron hausse le ton et inquiète Bruxelles - L ...

www.ladepeche.fr › ActuL'événement
il y a 14 heures – Zone Euro: Cameron hausse le ton et inquiète Bruxelles. Le Premier ministre britannique David Cameron le 5 décembre 2011 à Londres ...

UMP - SEMINAIRE 2012 - TROISIEME ET DERNIER ACTE DE L'ANNEE -

Éditorial de lucienne magalie pons

Pour Information : le dernier acte des sirènes


    1. Troisième convention projet : l'UMP se convertit au protectionnisme
      Présidentielle 2012 - il y a 1 heure
      Forte de ce constat, l'UMP propose, dans sa 3e et dernière convention sur son projet 2012, "une taxe réciprocité" aux frontières de l'Europe. ...
      Autres articles (39)
  1. A la convention de l'UMP, petites erreurs et grosses exagérations ...

    19 oct. 2011 – Le Monde.fr - L'UMP voulait décrédibiliser le projet que portera M. Hollande à la présidentielle ; elle s'est livrée à un exercice peu rigoureux sur ...
  2. UMP | Union pour un Mouvement Populaire

    www.u-m-p.org/ - France
    il y a 9 minutes – Flux Twitter de l'UMP. ump · il y a 6 minutes · @Bruno_LeMaire : "Le mariage avec l'Allemagne, c'est un mariage de coeur." #Projet2012 ...
  3. Convention Ump Sur Le Projet 2012 - Entreprise locale | Facebook

    fr-fr.facebook.com/.../Convention-Ump...Projet-2012/280731... - France
    Bienvenue à Convention Ump Sur Le Projet 2012 sur Facebook. Rejoignez-nous pour donner votre avis et vous associer à Convention Ump Sur Le Projet 2012.

Mourad Medelci , Ministre d'Etat, Ministre des Affaires Algériennes, a été reçu en en audition à l'Assemblée Nationale Française

Éditorial de lucienne magalie pons


Les quotidiens français ne  s’étendent pas assez  sur les relations franco-algérienne, il est vrai que la situation de l’Europe  en tempête avec la crise de l’Euro  couplée avec la campagne présidentielle de 2012 Française, les menaces sur le Triples A et les transes qui s’ensuivent ,   toutes les polémiques qui viennent s’y greffer, sans compter les feuilletons de fond à échos de corruption et d’écarts de vie intimes des personnalités en vue,  envahissent  toutes leurs colonnes d’articles  prolixes , de même ces même questions envahissent tous les écrans et ondes de l’audio visuel français.

Il est vrai que ces dernières années les médias français  se délectaient à entretenir des polémiques   sur les excuses que devrait ou ne devrait pas présenter la France à l’Algérie pour avoir envahi en  1830 des territoires qu’elle a colonisés et occidentalisés pendant 132 ans ,  encadré de frontières ensuite  pour en faire in fine  un pays souverain et indépendant, selon la volonté du Président Français le  Général de Gaulle principalement,  mais depuis que ces polémiques se sont essoufflées, au moins dans le contexte actuel, et que les relations franco-algérienne semblent marginaliser et mettre de côté,  au moins pour le moment ,  des exigences conditionnelles de  mea culpa unilatéral ,  pour se diriger vers des relations franches et équilibrées, fondées principalement sur  des projets industriels et commerciaux communs,  et des échanges culturels et artistiques  aussi, les journaux français paraissent moins prolifiques et moins intéressés, ce qui est à dénoncer et à critiquer  sans réserves.


Cependant le monde ne s’arrêtent pas aux frontières de l’Europe ou de la France ,  et lorsque la France reçoit en audition  à l’Assemblée Nationale Française le Ministre d’Etat, Ministre des Affaires Etrangères de la République Algérienne, Monsieur Mourad Medelci, il me semble,  en considérant l’origine algérienne de millions de Français et les  millions de  français rapatriés qui vivent   en France depuis des décennies et participent en grande majorité  par leur travail  et leur culture  à l’essor de la France , que les journaux et quotidiens français auraient du faire une plus grande place  à la visite en France  de Monsieur Mourad  Medilci

En effet,  les Français d’origine Algérienne et les Français rapatriés d’Algérie, du moins ceux qui vivent en France en s’interdisant d’eux-mêmes  de cracher leurs regrets et leurs amertumes  dans la soupe française , même s’ils ont en gros sur le cœur,  sont toujours intéressés par l’évolution des   relations franco-algériennes  et  l’évolution des institutions républicaines de l’Algérie, leur terre natale.

Comme l’information des médias français  reste  fragmentaire ou inexistante sur la visite de Monsieur Medelci en France, nous avons eu recours aux médias algériens  pour en savoir plus  et  c’est un article du site  d’EL WATAM.com  que nous avons sélectionné  ci-dessous, pour en savoir plus.

L’article d’El Watan.com, sous la plume de  leur correspondante Nadjia Bouzeghra, est  clair et bien construit,  sa lecture est une source d’informations très documentée,  solides et sérieuses.

 Nous aimerions bien que nos journalistes des quotidiens français et médias audio-visuels  en prennent de la graine.

 Voici l’Article d’EL WATAN.com :


A la une 

Medelci à l’assemblée nationale française

«La révision constitutionnelle au deuxième semestre 2012»

Taille du texte normaleAgrandir la taille du texte
le 08.12.11 | 01h00

M. Medelci a été auditionné hier par la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française. Il a été question des réformes politiques en Algérie et… de la révision constitutionnelle.

Paris.
De notre correspondante 


 "La révision constitutionnelle au deuxième semestre 2012"



Mourad Medelci a annoncé hier matin, lors de sa rencontre avec les députés de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, que le processus de réformes entamé par l’Algérie dès les années 2000 (école, justice, économie et finances) sera consolidé. Il a fait l’annonce également que dès le second semestre 2012, la Constitution sera révisée.


La révision de la Constitution dont les dispositions nouvelles et les amendements permettront de situer, au niveau le plus élevé de la hiérarchie des textes, les options annoncées en avril 2011 par le président Bouteflika, qui a souhaité consacrer pleinement son troisième mandat au renforcement des institutions républicaines et de l’Etat de droit, à présent que la paix, la stabilité et la croissance ont été rétablies avec des résultats très encourageants et très clairement perceptibles par les Algériens», a-t-il dit. Et d’indiquer que trois lois ont déjà été votées.

«Hier (mardi, ndlr) une nouvelle loi a été votée, la quatrième depuis l’annonce du 15 avril. Cette quatrième loi concerne les partis politiques.» M. Medelci a aussi indiqué qu’avant la fin de l’année, l’APN aura voté l’ensemble des lois programmées, soit la loi électorale, la loi sur les incompatibilités avec le mandat parlementaire, la loi sur la participation de la femme, la loi sur les partis, la loi sur l’information et la loi sur les associations.Le ministre des Affaires étrangères a, dans un propos antérieur, affirmé que «le début de cette nouvelle décennie, caractérisée au plan régional par des évolutions exceptionnelles, a été l’occasion pour l’Algérie d’engager une nouvelle étape de réformes annoncées par le président de la République le 15 avril 2011». Et d’ajouter :«Le nouveau cadre législatif permettra d’offrir de meilleures conditions pour préparer les élections législatives prévues au printemps 2012.»


«2012, une année emblématique» 


La matinée parisienne d’hier a été bien remplie pour le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci. D’abord, un peu plus d’une heure d’exposé et d’échanges sur les réformes en Algérie, la coopération bilatérale et les dossiers régionaux avec les députés de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale. A ce sujet, aux dires du président de cette commission, Axel Poniatowski, les députés n’ont jamais été aussi nombreux depuis 2007 pour l’audition d’un ministre étranger. C’est dire l’intérêt des élus français non seulement pour la relation bilatérale ou l’actualité régionale, mais aussi la situation interne algérienne au vu de leurs questions, très nombreuses également. M. Medelci s’est ensuite entretenu avec son homologue français, un entretien sur lequel les deux ministres ont été peu loquaces face à la presse. Alain Juppé s’est contenté de dire, dans un bref point de presse, avoir procédé avec son homologue algérien à «un tour d’horizon d’un certain nombre de questions régionales». Et «nous suivons attentivement l’évolution de la situation en Egypte, qui nous préoccupe.

J’ai salué les initiatives de la Ligue arabe vis-à-vis de la Syrie et j’espère que cela pourra convaincre le régime syrien d’arrêter la répression qui sévit dans ce pays, nous avons également échangé nos vues sur l’évolution positive en Libye, en Tunisie et au Maroc, je me réjouis de voir que les relations entre l’Algérie et le Maroc s’améliorent de jour en jour». «Nos relations bilatérales sont étroites et je crois pouvoir le dire aujourd’hui tout à fait confiantes», a ajouté Alain Juppé. Et d’indiquer que le 50e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie dont l’organisation, côté français, a été confiée par le président Sarkozy à l’ancien ambassadeur de France en Algérie, Collin de Verdières, sera célébré «dans un esprit de sobriété et de concertation». Pour sa part, Mourad Medelci a indiqué que les relations algéro-françaises sont en train de «prendre une direction qui laisse la possibilité à nos deux pays de poursuivre et d’intensifier en même temps la coopération à la fois sur le plan politique, sur le plan économique, mais également sur tous les autres plans.

Ce que nous allons, en 2012, initier ou finaliser comme actions (école internationale, centres culturels, maison de l’Algérie à la Cité internationale de Paris, notamment) fera probablement de cette année une année emblématique en ce qu’elle représente pour les deux pays comme pesanteur de la mémoire mais en même temps comme dynamisme de l’espoir, celui qui est permis entre deux peuples qui souhaitent continuer à travailler ensemble dans l’amitié et dans la considération et le respect réciproques». Et Alain Juppé d’enchaîner : «Notre volonté commune est que cette année 2012 soit beaucoup plus tournée vers l’avenir que vers le passé.»


Prochaines négociations sur la pev

Mourad Medelci a annoncé l’ouverture prochaine de négociations exploratoires avec l’Union européenne pour que l’Algérie puisse participer à la Politique européenne de voisinage (PEV), «cette politique ayant fait l’objet d’un lifting et qui la rend plus accessible au pays que nous sommes».

ooOoo


Le Printemps arabe et l’Algérie :

Pourquoi l’Algérie a-t-elle été épargnée par la vague de contestation des régimes en place qui s’est étendue à toute la région ? Cette question est revenue à plusieurs reprises. Mourad Medelci explique que les Algériens avaient revendiqué leurs droits avant le Printemps arabe et continuent à le faire.

«S’agissant de ce Printemps arabe, si on veut en situer très sommairement les causes, on pourra m’accompagner dans l’idée que ces causes n’étaient pas réunies à Alger, fort heureusement. Il s’agit de pays qui avaient un système politique centralisé, de pays qui n’avaient pas de liberté de la presse, de pays qui n’avaient pas pris très au sérieux la dimension de l’équilibre régional, quelquefois de l’équilibre ethnique.

Ce sont des pays qui, à la faveur d’une conjoncture économique et sociale difficile, à la faveur quelquefois d’un simple événement, ont pu mettre à nu cette pression qui s’est exercée sur les populations dans un sens et que les populations ont exercée dans l’autre sens à la faveur de la révolution et de la révolte. En Algérie, le pluralisme politique date de 1988. Nous avons une dizaine de partis qui sont à l’Assemblée, nous avons un gouvernement depuis les années 2000 qui compte entre trois et cinq partis politiques, y compris des partis de tendance islamiste. Nous sommes donc très loin du système centralisateur.

En Algérie, nous avons une liberté de la presse qui est exceptionnelle, même si, souvent, les membres du gouvernement que nous sommes apprécient diversement les pointes d’humour dont nous sommes l’objet.» «La situation en Algérie est différente également parce que depuis dix ans nous avons lancé des réformes et enfin parce que la situation en Algérie, sur le plan économique et social, s’est améliorée très sensiblement.»

«Les Algériens sont frondeurs, ils veulent toujours plus et ils ont raison. Ils ont saisi l’occasion du Printemps arabe pour sortir plus souvent, en faisant quelquefois plus de bruit, mais fort heureusement la qualité des rapports entre le gouvernement et la population a pu permettre de traiter de ces doléances et, le plus souvent, d’apporter des solutions raisonnables, consensuelles.»

La Libye :

Le président du Conseil national de transition libyen, Moustapha Abdeljalil, va effectuer «très bientôt» une visite en Algérie, a déclaré M. Medelci : «Je confirme que le président Abdeljalil sera très bientôt en Algérie, probablement avant la fin de l’année.»

«Les Libyens comme les Algériens n’ont pas d’autre choix que de travailler ensemble et nous n’avons pas d’autre choix que de développer des solidarités en face d’une situation libyenne extrêmement préoccupante au plan d’abord de l’unité nationale, ensuite de la mise en place d’institutions républicaines et enfin de la reconstruction du pays.

La Libye, avec sa nouvelle vocation républicaine, va donner plus de chance à l’UMA. C’est un des effets subséquents et corollaires au Printemps arabe.»


La Syrie :

L’Algérie s’associe-t-elle à la Ligue arabe pour condamner la répression en Syrie et adopter des sanctions contre le régime syrien ? A cette question d’un journaliste de France 24, selon M. Medelci, «l’Algérie ne s’est pas contentée de condamner ; elle l’a fait en juin déjà. L’Algérie a aujourd’hui transcendé le stade des condamnations, elle est membre de la commission ministérielle de la Ligue arabe chargée du dossier de la Syrie».

«Avec l’aide de la communauté internationale, nous sommes en train de faire avancer l’initiative de la Ligue arabe, qui vise d’abord l’arrêt de la violence et surtout l’ouverture d’un dialogue entre les Syriens eux-mêmes, parce qu’en définitive, c’est à eux qu’appartient leur devenir. L’Algérie travaille au sein de la Ligue arabe dans ce sens-là.»

Nadjia Bouzeghrane

Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...