25 mars 2012

François Bayrou en Meeting Dimanche 24 mars 2012 : Un Franc succès !

Éditorial de lucienne magalie pons



François Bayrou  Président du Modem, candidat présidentiel 2012  a prononcé dimanche 25 mars un  important discours  devant un  Zénith  « plus que comble »  à Paris, lors d’un rassemblement, devant  plus de 7000 militants chaleureux, qui n’ont pas manqué à plusieurs reprises de l’ovationner et de l’applaudir

D’après ce que nous avons ressenti, retenu et noté, toutes  les  mesures développées dans tous les domaines qu’il a évoqués,   reposent en grande partie  sur  l'organisation de la vie institutionnelle et politique en insistant sur la moralisation de la vie publique, et la réconciliation du Pouvoir et des corps intermédiaires.

nous tenons à placer ici  en  évidence  ce qui  pour nous,  doit être considéré comme l’image de marque de François Bayrou, qui ressort d’ une  de ses déclarations, déclaration  émouvante et sincère, que nous reproduisons ci-après ,  dans laquelle  une grande majorité de Français peuvent se reconnaître à tout niveau gardé,  et qui dépeint bien,  en peu de mots ,  le caractère humain  de François Bayrou, forgé dans ses racines personnelles familiales et françaises, et l’accomplissement de  son parcours au service de la France  et de la République :

"Les petites gens ne sont pas des dossiers, mais des visages. Quand j'entends la voix des petits retraités agricoles, pour moi, ce ne sont pas des dossiers. Ce sont des visages", a  insisté François Bayrou avec une sincère émotion en évoquant  la France, son pays: "je l'ai servi comme professeur, je l'ai servi comme député, je l'ai servi comme ministre, je l'ai servi comme militant, je l’ai aussi servi comme rebelle … au fond je l'ai servi comme un amoureux  »



C’est sur  cette déclaration qui devrait servir d’exemple à bien d’autres candidats dont la violence et la vulgarité  du verbe et  le défaut d’éducation transpirent dans les discours , que nous  avons tenu à  commencer notre éditorial, écrit par un « visage » de 77 ans , bientôt 78,   un visage parmi tant d’autres qui comme celui de François Bayrou et tant d’autres français  du Modem ou d’autres partis,  ont servi, servent encore,  la France  qu’ils aiment,  et peuvent encore  se regarder fièrement 24 heures sur 24 dans leur miroir.


ooOoo


Commençons par résumer l’ambiance :

Bien avant le commencement du Meeting, la  salle du Zénith était  pleine à craquer de  plus de  7000 personnes environ sur les gradins et dans les espaces.

Ses    militants parisiens et  franciliens, mais aussi venus  de Loire-Atlantique et de Dijon,  sont là et attendent  l’arrivée de François Bayrou , dans cette attente  on voyaient dans la salle des militants agiter  des drapeaux français et européens , et   debout et devant la scène des militants , jeunes et moins jeunes ,  qui chantaient  « Bayrou Président, …… Bayrou Président … » et quand le Président du Modem arrivera  à   la foule  des militants dans les gradins fera  la « Ola », et on verra  que les Bretons ne manquent pas d’humour puisqu’ils tendent de la fosse une banderole ou est inscrit «  La France est à Plat, mettez votre Bayrou de secours »,.

L’ambiance des grands jours qui ne se démentira pas tout au long du déroulement du Meeting. !

Précédant l’intervention de François Bayrou, quelques minutes avant qu'il ne  monte sur scène, ses fidèles partisans  se sont succédés à la tribune :  Marielle de Sarnez, Jean-Luc Bennahmias, Jean Lassalle, Christophe Madrolle, Philippe Douste-Blazy, Alain Lambert, Jean Arthuis, Yann Wehrling, Marc Fesneau, Jacqueline Gourault, Anne-Marie Idrac ont chacun  pris la parole, quelques secondes seulement, pour exprimer son soutien à François Bayrou.
Citons pour faire court,  seulement  un extrait de la déclaration de Philippe Douste-Blazy qui a déclenché une ovations magistrale : «  Bayrou sera au second tour de l’Election Présidentielle »   .. tous les militants  à ce moment là crient  déchaînés avec force  "Bayrou Présiden …. , Bayrou Président t"   en tapant des pieds.

C’est  Jean Lassale , Député des Pyrénéees Atlantique ,  qui ouvre le Meeting par cette formule :   "Ca va pousser" ,  "on a préparé le terrain, maintenant on fait le semis, ça va pousser et on va gagner"
Le  Meeting   s’ouvre  par la projection d’un clip de campagne.
A 15 h 42 François Bayrou  arrive dans la salle sous les applaudissements nourris et les acclamations de 7000 militants, et des flots de musique, et  c’est à 14 h 44 le début de son intervention   qui durera  plus d’ 1 h 30



 "Je suis venu vous parler d'espoir", lance le candidat du MoDem. "On peut être aidé par son pays ou on peut soi-même l'aider"

François Bayrou, candidat centriste à lancé son intervention   avec émotion et ferveur en rappelant sa famille, ses origines,  son attachement à la République,  en rappelant son parcours de « pupille de la nation » au service de l’Etat et de la République,  qu’il a servi comme "militant, comme député, comme ministre".


Par la suite François  Bayrou  tout au long de son intervention a développé ses propositions actuelles tout  est  restant sur ses fondamentaux de base centriste et s’est affirmé comme le  défenseur de la République,, une . République qu'il  décrit  "abandonnée", "désertée", "trahie", et presque  à la fin il a conclu  "Dès la fin de l'année 2012, le paysage de la France aura changé. Les conditions du redressement seront réunies." 

Pour autant  sur le drame de Toulouse François Bayrou a tenu le cap et la barre haute, il  ne s’est pas attardé  à dissiper   le malaise qu’on ressenti  ses concurrents  sur ses propos tenus à Grenoble, ni même sur sa décision de poursuivre sa campagne, et il a abordé cette tragédie  en posant les questions que tous les politiques censés devraient se poser, au lieu de se perdre en polémiques.
"Quand la violence et l'intolérance montent dans toutes les couches de la société", si la République ne se pose pas des questions, "elle ne fait pas son devoir".

 "La République a des questions à se poser", a-t-il  notamment  lancé,  en s'interrogeant sur le fait qu'un "assassin désaxé" ait pu "se constituer un arsenal d'armes de guerre, s'entraîner, commettre ces meurtres" alors qu'il était "repéré par tous les services", y compris américain.
ooOoo

Ce qu’il faut retenir  en résumé :

François Bayrou a longuement développé point par point   son programme, et a annoncé les réformes qu’il entend mettre en œuvre dans tous les domaines,  notamment  en définissant ses  priorités :

Education :

- Sur l’éducation, il veut  le rétablissement de l’Histoire   :  « Je demanderai que l'Histoire retrouve sa place en Terminale S et que la chronologie soit consacrée des petites classes jusqu'à la fin de l'enseignement secondaire. » ,  … il  s’est engagé à "prendre la défense du monde enseignant",      « Je prendrai la défense de la profession la plus attaquée, la plus décriée, la plus injustement ciblée, je prendrai la défense du monde enseignant ». François Bayrou veut aussi  faire adopter  par   la France la charte des langues et cultures régionales, qui sont pour notre pays une partie de son trésor national. »

- Sécurité :lutte contre les trafics d’armes – Sécurisation des « quartiers »

- En matière de Sécurité il veut faire de "la lutte contre le trafic d’armes une priorité".

- Pour sécuriser les « quartiers » il a déclaré     « Je nommerai dans chacun des quartiers  un sous-préfet chargé de coordonner tous les services de l'État, qui sera l'interlocuteur des habitants et de leurs élus, avec obligation de résidence dans le quartier, pour qu'il vive la réalité de tous les jours des habitants et qu'il soit pour eux un interlocuteur quotidien », il veut aussi le  rétablissement de la police de proximité :  " Je veux remettre les forces de police dans les quartiers qui sont devenus des zones de non droit". « Je ne veux plus entendre des enfants utilisés par des bandes dire à des policiers débordés : de toutes façons, tu ne peux rien me faire, j'ai la loi pour moi ! »

- Un référendum de moralisation de la vie publique française

  « Le 17 juin, les Français donneront une majorité à l'œuvre de redressement et d'unité nationale »

François Bayrou a  insisté sur son intention  d’organiser le 10 Juin  un Référendum  de  "moralisation de la vie publique française ",  portant   notamment  sur la fin du cumul des mandats pour les députés, une limitation pour les sénateurs ; une réduction du nombre de parlementaires, la reconnaissance du vote blanc.

 François Bayrou a notamment déclaré    « Je reconnaîtrai le vote blanc comme un suffrage exprimé à toutes les élections »

De plus  il prévoit une représentation proportionnelle à ‘Assemblée :   « Une loi électorale juste permettra à l'Assemblée la représentation de toutes les minorités pour peu qu'elles franchissent le seuil de 5% des voix. »a-t-il promis.

Désignation des causes de la Crise :

Au cours de son intervention, il a dénoncé implicitement  les  responsables des causes de  la crise en dénonçant  les mesures et les mauvaises décisions qui ont été prises depuis trente ans  en France :  "Ils nous disent  … la crise vient d'ailleurs …... , Toutes ces explications, tous ces faux semblants, je les récuse. Je viens devant vous avec un message franc, avec ce message: la crise, elle ne vient pas d'ailleurs, elle vient de chez nous. Ce qui a nourri la crise, c'est une série de mauvaises décisions."


- Absentéisme  des parlementaires  

Il a dénoncé   l’absentéisme des parlementaires en séances  (Députés, Sénateurs)   et a déclaré     « J'obligerai les parlementaires à siéger effectivement dans leurs assemblées en décidant qu'ils ne pourront pas voter sans être présents »


- Rétablissement de l’Indépendance des médias :

Pour les médias il compte rétablir leur indépendance vis-à-vis du Pouvoir.    « Je mettrai un terme à la procédure scandaleuse qui fait de la nomination des présidents de l'audiovisuel public l'apanage personnel du chef de l'Etat. »

- Formation d’un gouvernement d’union nationale :

S’il était élu François Bayrou a l’intention de former un gouvernement  d’union nationale restreint à 20 ministres, comprenant aussi des personnalités de la société civile     «   un gouvernement qui dépasse la droite et la gauche ….  ,  formé sur le compétence et le désintéressement……..L'expérience de la société civile y tiendra autant de place que la politique  », en énonçant les « valeurs » de gauche, de droite et du centre  dont la France aura besoin , à savoir   « les valeurs  de gauche  dont la France aura besoin : le partage, l'attention au plus faible, la générosité  »  ……., (les )  valeurs de droite ‘que j'aime’ et dont la France aura besoin : l'esprit d'entreprise, de l'effort, la fierté nationale …… ,  le centre a ses valeurs, dont on aura besoin : la solidarité, l'esprit de justice, l'idéal européen. »

- Egalité entre les hommes et les femmes : une loi avant la fin de l’année 2012

Le candidat centriste a plaidé  l’égalité effective entre les hommes et les femmes    « Je ferai  … voter avant la fin de l'année 2012 une loi sur l'égalité hommes-femmes, qui traitera de la parité politique, de l'égalité salariale et de la lutte contre les violences conjugales. »

 Ecologie :

 Par ailleurs François Bayrou a évoqué ses engagement en matière écologique :  « Je serai le président qui tiendra la promesse écologique. Je n'oublie pas que j'ai signé, il y a cinq ans, le pacte de Nicolas Hulot. Pour moi, ce qui est signé est signé. »

Autres mesures :

- Loi de Finances rectificatives avant le 14 juillet :


Avant le 14 juillet, le gouvernement préparera une loi de finances rectificative", poursuit-il. "L'emploi sans charges pour les entreprises de moins de 50 salariés", création d'un "commissariat aux stratégies de production", préparation d'une "loi-cadre sur le produire en France", toutes ses principales propositions y passent. Il conclut, ovationné : "Dès la fin de l'année 2012, le paysage de la France aura changé. Les conditions du redressement seront réunies

- Contre les  Salaires indécents : 

    « Je ferai voter une loi nouvelle qui fera entrer les représentants des salariés, avec droit de vote, au conseil d'administration des entreprises de plus de 500 salariés et au comité de rémunération des dirigeants pour mettre fin à la folie des salaires indécents. »

-  Mesures sociales   : redresser les petites retraites -  ai der les locataires -

  « J'entends, dès le redressement engagé, que la mise à niveau des petites retraites soit la première à bénéficier des conditions nouvelles du pays. »

François Bayrou prendra des mesures  pour aider les locataires :  « [Je ferai voter] la suppression de toute caution pour les locataires. »

 Pour le dialogue social : promotion des corps intermédiaire

    « Ma conception de la République, ce n'est pas la guerre aux corps intermédiaires, comme elle a récemment été déclarée, c'est le contraire, c'est la défense et la promotion des corps intermédiaires dans notre pays ! »

Relance de la production  « produire en France » :

    « Je veux reconstruire le “produire en France”. Pour cela, je ferai de la production dans notre pays une obsession nationale. »

Mesures pour l’emploi dans les petites entreprises :

    « Avant le 14 juillet, [le gouvernement] créera la possibilité d'un emploi sans charges pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés. »

Europe :
   
    « Je défendrai la création d'un président pour l'Europe …..,  Je défendrai l'idée que ce président soit élu au suffrage des citoyens européens. »

    « Je soutiendrai l'idée de Jean Arthuis d'une Cour des comptes européenne. »

ooOoo

Enfin pour revenir en France,  une mesure exceptionnelle visant le Parlement  que nous approuvons sans réserve :

    « Exceptionnellement, en 2012, il n'y aura pas de vacances parlementaires et le Parlement siègera pendant tout l'été. »

ooOoo






Pour le moment nous ne disposons pas de la Vidéo du Meeting de François Bayrou à Paris.


Nous la chargerons dès que possible avec notre Éditorial en cours de rédaction.



En attendant la Vidéo figure sur le site de LCP , si vous souhaiter la visualiser il suffit de vous reporter sur le site LCP, il y a quelques difficultés à la repérer, en principe elle figure sous la rubrique "Vidéos". En entrée de Vidéo un présentateur LCP annonce le Meeting par une formule qui ne présente aucun intérêt pour le téléspectateur averti, et ensuite nous sommes dirigés directement vers le Meeting.


Voici le titre tel qu'il figure sur le site LCP :




Meeting de François Bayrou à Paris
Publiée le 25/03/2012
[Durée] 1h0mn

[Tags] 2012 ,

Nicola Sarkozy : Meeting à Reuil Malmaison (Hauts de Seine) le 24 mars 2012

Éditorial de lucienne magalie pons

___________________________


___________________________

24 mars 2012

François Hollande le 23 Mars à Ajaccio

Éditorial de lucienne magalie pons

François Hollande le 23 Mars, a tenu un meeting en plein air sur la Place Foch, dans son intervention il rappelé l'importance d'une République unie et ses propositions pour faire lever l'espérance dans un pays en crise.

Voilà ce que François Hollande est venu dire pour la France et pour la Corse, le 23 mars à Ajaccio

Discours de François Hollande à Ajaccio, le 23 mars 2012



Discours de François Hollande à Ajaccio par francoishollande

D’abord merci pour votre accueil, ici à Ajaccio. Merci à toi, mon cher Simon, de m’inviter devant ta mairie, face à tant d’amis corses, ici réunis pour porter le message du changement, pour demander que dans un mois, au premier tour, déjà s’esquisse ce mouvement qui se confirmera au second, c’est-à-dire une victoire, une victoire pour la Gauche réunie, une victoire pour la France. Je suis ici devant vous à Ajaccio. Je mesure le poids de l’histoire, les figures tutélaires qui sont là. Mais aussi, au-delà de la gloire que certains viennent chercher ici en Corse, ou du devoir qui doit être le nôtre, qui doit être le mien, de donner aussi à cette île, non seulement la fierté de ce qu’elle est, mais aussi la solidarité de l’Etat qu’elle attend et la présence de la République, qui sera toujours là pour défendre nos valeurs et nos principes. Je suis ici pour délivrer un message de rassemblement. D’abord le rassemblement de la Gauche, des Socialistes, des Radicaux de Gauche, de toutes les personnalités progressistes qui m’accompagnent aujourd’hui : Simon Renucci, Paul Giaccobi, et puis aussi mon ami, le maire de Bastia, Monsieur Zuccarelli qui m’accueillera aussi ici, demain, dans cette ville et tous les amis qui veulent que la Corse soit comme la France, changée demain.

Je suis venu vous parler de la Corse et de la France à un moment où notre pays tout entier a été frappé par une terrible tragédie. Tous les Corses ont eu le même élan, je le sais, de solidarité, d’émotion, devant ces drames. L’assemblée de Corse l’a exprimé au nom de tous, en des termes pleins de dignité, pleins de retenue, parce que la Corse sait ce qu’est une épreuve. La Corse sait ce qu’est une tragédie. La Corse sait aussi ce qu’à un moment, il est nécessaire d’appeler à la cohésion, à la dignité et à la solidarité. Parce que la Corse, elle, quand elle a été frappée, elle s’est relevée toujours, comme la France, avec cette même force, cette même conviction que ce sont les valeurs de la République qui nous élèvent et que nous devons chasser l’esprit de division, de discorde, d’amalgame et de confusion et que là encore, c’est dans ce moment où la France s’est réunie, qu’elle ne doit pas oublier l’exigence du rassemblement autour des valeurs de la République.


Ce sont les valeurs de la République qui nous élèvent. Nous devons chasser cet esprit de discorde, d'amalgames et de confusions.

La République c’est notre idéal commun. Ce n’est pas simplement des institutions. C’est un état d’esprit, c’est un projet, c’est une volonté. La République c’est d’abord d’assurer à chacune et à chacun le droit à la sécurité, et d’y veiller constamment, et d’appliquer de manière ferme les lois de la République. Et pas besoin d’en inventer à chaque moment et dans chaque circonstance. Il suffit de donner les moyens aux forces de police, de gendarmerie, à la justice, de coordonner les efforts et pas simplement de se satisfaire d’effets d’annonce sans cesse répétés, de lois chaque fois modifiées et qui finalement ne sont jamais appliquées avec suffisamment d’autorité, de fermeté et de constance.

La République, c’est la laïcité, cette belle idée, cette grande loi qui permet à la fois d’assurer la liberté de conscience à chacun, la liberté de croire ou de ne pas croire, de pratiquer un culte ou de n’en pratiquer aucun, et en même temps de garantir à tous le droit de vivre ensemble et le devoir qui doit être rappelé que la religion n’a pas sa place dans l’espace public. Et que chacun doit se conformer aux principes qui nous unissent tous sans rien perdre de sa liberté personnelle. La République c’est aussi l’égalité, l’égalité de tous à aller d’abord dans ce qui est le lieu même de l’égalité, l’école de la République. Et chaque fois qu’elle est abîmée, abaissée, c’est toute la République qui est atteinte. Et mon premier devoir au lendemain de l’élection présidentielle, ce sera de redonner toute sa place, tout son rôle, et aussi tous ses moyens, à l’école de la République. Parce que c’est dans l’école que se transmettent les valeurs, que s’élève également une conscience, que le jeune enfant devient progressivement un citoyen. Simon l’a dit : la République, c’est la citoyenneté. Et il ne doit y avoir aucun Français qui ne puisse vraiment se considérer comme citoyen de la République. Aucun enfant ne doit être délaissé, abandonné, oublié, quelle que soit sa couleur de peau, quel que soit son quartier, quelle que soit sa place dans la hiérarchie sociale. Eh bien chacun, chacune doit avoir les mêmes chances et aussi les mêmes fiertés d’être pleinement citoyen français.

Le prochain Président ne doit pas être le Président de l'austérité mais celui du dynamisme au service de notre développement.
Je sais aussi que l’Etat doit jouer tout son rôle et que c’est à l’Etat de donner justement une vision au pays. C’est à celui qui incarne l’Etat, le chef de l’Etat, d’être lui-même conscient de sa responsabilité, capable de donner à chacune et à chacun le chemin qui sera celui du pays pour les prochaines années, de respecter, de considérer chaque citoyen à l’égal de l’autre. Le rôle du chef de l’Etat ce n’est pas de diviser. C’est de rassembler, ce qui suppose d’avoir une élévation d’esprit, une conception haute de son devoir, un comportement à chaque fois exemplaire, de rendre la justice indépendante, de faire fonctionner l’Etat avec l’esprit justement qui s’attache à la dignité de la fonction et donc à l’impartialité de l’Etat. Oui, ce que nous allons faire là dans quelques semaines à travers l’élection présidentielle, c’est bien sûr choisir une politique, choisir un président, mais choisir aussi une conception de la République et une conception de l’Etat.

Nous aurons beaucoup à faire, redresser notre pays sur le plan économique, industriel. Maîtriser la finance, redresser nos comptes. Il nous faudra faire des efforts. Et il nous faudra les engager dans la durée, montrer de la cohérence, ne pas changer de ligne en fonction des circonstances, ne pas être dépensier au début d’un mandat et être capable de demander ensuite la contribution de tous à la fin. Il faudra aussi que nous soyons capables de montrer une volonté de développement et de croissance. Le prochain président ne doit pas être un président de l’austérité. Il doit être un président du dynamisme, de l’engagement commun, de la volonté de développer tous les atouts de notre pays, de les mobiliser, d’être aux côtés des entreprises qui innovent, qui créent qui exportent. D’où l’idée de la banque publique d’investissement, qui d’ailleurs, trouvera aussi sa traduction en Corse.

Oui, de définir une sorte de patriotisme économique. J’y tiens beaucoup. Si nous voulons redresser la France, alors il faut que chacune, chacun y participe, que nous soyons capables de saluer l’effort des chercheurs, de ceux qui imaginent les progrès de demain, capables de mobiliser les grandes entreprises, mais aussi les plus petites, de leur fournir les moyens de financement, de développer l’innovation.

Oui, le prochain président devra redresser la France, mobiliser tous ses atouts, soutenir l’effort de ceux qui investissent et embauchent. Et en même temps, ce prochain président devra être juste, parce que c’est ce qui a manqué, l’esprit de justice, pendant 5 ans. Autant de décisions favorables pour les plus privilégiés, constamment abreuvés par des cadeaux fiscaux, pendant que le pays lui-même a souffert de tant de prélèvements, de tant de précarité, de temps de difficultés.

Eh bien le temps de la justice est venu ! Justice fiscale : nous engagerons la réforme. Justice sociale à travers l’accès à la santé qui doit être rappelé, quand tant de nos compatriotes, jeunes ou moins jeunes, ne parviennent plus maintenant à se faire soigner dans de bonnes conditions. Justice éducative parce que nous devons donner à tous les enfants de France toutes les conditions pour réussir. Et justice territoriale parce qu’il nous faut aussi agir pour que les régions qui ont plus de handicaps que d’autres puissent être davantage soutenues, que ce soit ici pour la Corse par son insularité, mais que ce soit aussi dans les zones rurales ou dans les quartiers de nos villes.

Oui, justice encore, justice toujours !

Nous aurons besoin de tous les Français pour réussir le changement.
Mais nous avons aussi, à travers cette élection, à lever une espérance. C’est vrai que le contexte est difficile. La crise est là. L’Europe s’est installée dans l’austérité. Nous avons une dette qui n’a jamais été aussi élevée dans l’histoire même de la République, des déficits considérables. Mais pour autant, je suis ici devant vous pour représenter l’espoir. L’espoir ! Parce que nous sommes un grand pays, une grande Nation, avec beaucoup d’atouts, avec cette jeunesse qui ne demande qu’à avoir enfin la place qu’il convient de lui accorder ! Cette génération qui arrive et qui demande tout simplement de croire en l’avenir, de penser que le progrès n’est pas achevé, que le chemin sur lequel nous sommes depuis des décennies – qui s’appelle celui du récit républicain, celui du rêve français –, que ce chemin-là est encore ouvert pour les générations qui viennent !

C’est mon devoir – non seulement de candidat mais, si vous en décidez, de président – de poursuivre ce chemin du progrès, de l’égalité, du mouvement ! Et si nous voulons réussir, au lendemain de l’élection présidentielle, il nous faudra conjuguer les efforts de tous. De l’Etat, je l’ai dit, qui doit fixer l’horizon, la ligne, le cap – qui doit être également solidaire. Mais aussi, nous aurons besoin de tous les territoires de France, c’est-à-dire de la vitalité de nos collectivités et de la capacité de nos élus à nous accompagner si nous voulons à la fois soutenir les entreprises, stimuler l’innovation, accompagner notre jeunesse, être capables, aussi, d’inventer la transition écologique et énergétique. Nous avons besoin de tous ! Des territoires, des élus, mais aussi des partenaires sociaux, des syndicats, des organisations professionnelles, des grandes associations, de tous les engagements civiques. Nous aurons besoin de tous les Français pour réussir le changement !

La France est forte de ses différences. Elle est riche, même, de sa diversité. Il y a trente ans, presque jour pour jour, à cette place, François Mitterrand disait que pour lui, « l’unité nationale sera d’autant plus forte qu’elle saura respecter ses propres diversités ».

La Corse, les Corses ont une histoire, une langue, une singularité – celle que célébrait Jean-Jacques Rousseau lorsqu’il parlait de votre île qui, « un jour, étonnera le monde ». C’est la diversité de nos territoires, de nos traditions, de nos populations, de nos parcours, de nos cultures – c’est cette diversité qui fait la France. La France qui, à la fois, est un pays, une République, qui doit garder, préserver – parce que c’est son bien le plus précieux – une unité et qui, en même temps, doit faire confiance aux territoires. C’est ce qu’avait pensé, il y a trente ans, François Mitterrand. Et c’est ce qu’il a fait, avec les grandes lois de décentralisation qui ont permis – c’était le premier statut pour la Corse – de dégager une voie nouvelle. C’est ce qu’a fait aussi, et ce fut courageux, Lionel Jospin lorsqu’il a de nouveau proposé un statut pour la Corse. Et c’est ce statut-là, encore aujourd’hui, qui vous permet, avec responsabilité, de prendre toutes les compétences pour développer votre île.

Eh bien demain, au lendemain de notre victoire, j’engagerai une nouvelle étape de la décentralisation ! Elle renforcera, partout en France, des compétences des régions. Elle permettra l’essor des agglomérations pour leur permettre, comme ici à Ajaccio, de bâtir des projets. La décentralisation reconnaîtra un pouvoir réglementaire d’adaptation des lois à chaque région. Et elle aura vocation, cette nouvelle étape de décentralisation, à élargir encore des compétences – et notamment pour vous, ici, en Corse.

L’heure n’est pas, je le sais, au débat institutionnel. Mais si les élus de la Corse veulent aller jusqu’au bout des potentialités du statut de 2002, ils en auront la pleine liberté ! Et rien ne viendra entraver leur action.

Je sais aussi que l’assemblée de Corse réfléchit à de nouvelles propositions. Je les regarderai ! Avec toujours la même idée de faire valoir la République – et, en même temps, de donner les compétences qu’une collectivité comme la vôtre attend.


Nous ratifierons la charte des langues régionales.

Oui, nous devons avoir ce respect mutuel, cette confiance mutuelle : confiance dans les territoires, mais également confiance dans la République, parce que c’est dans la République que les libertés doivent être données et les compétences, dévolues.

De la même manière, il n’y a rien à craindre à la reconnaissance des langues régionales ! La France a signé – c’était il y a plus de dix ans – la charte européenne sur les langues et les cultures régionales. Eh bien nous la ratifierons, cette charte !

La langue corse est une richesse, ce n’est pas un danger. La culture corse plonge ses racines dans l’histoire. Et on les retrouve, cette histoire et cette culture, dans la musique, dans l’art, dans la littérature. Et donc, nous aurons demain la capacité de vous laisser faire vivre votre langue tout en laissant la langue française, la langue de la République, être la langue officielle.

Je vous accompagnerai aussi dans votre volonté de développement. Depuis bientôt vingt ans, la Corse connaît une croissance de sa population, une croissance économique. Elle le doit à ses initiatives locales et aussi à ses entrepreneurs, à ceux qui croient dans l’avenir de l’île, à ceux qui imaginent les technologies de demain, les énergies renouvelables, les nouvelles formes d’accès aux connaissances, le numérique. Je salue ce qui est fait par les élus ici en matière de développement de l’hydraulique, de l’agriculture, de transports. Et comme il y a eu aussi un plan qui avait été annoncé en 2002, qui devait s’étaler sur quinze ans et qui est en cours, non seulement je veillerai à ce que tous les engagements qui ont été pris soient tenus, mais nous préparerons le plan à venir du développement de la Corse avec les élus.

Je n’ignore rien des difficultés qui sont celles de trop de Corses, comme de trop de nos concitoyens. Le taux de chômage ici est supérieur à la moyenne nationale, près de 18 000 demandeurs d’emplois. Le taux de chômage des jeunes est également plus élevé. Le nombre de précaires, de pauvres, de déscolarisés est également un des records en France. Je sais aussi la difficulté pour accéder au logement malgré les efforts des communes.

Je ne viens pas délivrer un discours sur la Corse — vous en avez tellement entendus, et du candidat sortant en particulier ! Ah, le nombre de promesses, le nombre d’annonces, le nombre d’engagements, mais également les résultats tellement faibles, les échecs tellement grands ! Cette méthode, je la dénonce, qui consiste à parler, à promettre, à annoncer, et chaque fois avec les mêmes mots, et souvent avec les mêmes propositions. Ce sont toujours les mêmes qui sont faites, et hélas rien ne vient. Eh bien, rien ne viendra, je vous l’annonce, d’ici le mois de mai. Parce que demain, il y aura un nouveau président de la République !

La politique, c'est mettre les actes en conformité avec les paroles.
Je veux mettre de la constance dans l’action publique, de la cohérence dans les choix et de la persévérance dans la manière d’agir et de dégager des résultats. Je vous le dois. Je sais combien les esprits sont troublés, je sais combien les déceptions sont grandes, je sais combien les résignations sont possibles, combien nos concitoyens peuvent se dérouter du vote tant ils ont été, en définitive, trompés. Je vous demande de diffuser ce message : la politique, ce n’est pas celle qui a été conduite, à mes yeux, depuis cinq ans. La politique, c’est de faire des promesses et de les ternir. La politique, c’est d’être capable de mettre les actes en conformité avec les paroles. La politique, ce n’est pas une virevolte, ce n’est pas une improvisation. La politique, ce n’est pas une campagne électorale qui effacerait un mandat. La politique, c’est d’être jugé sur son bilan. La politique, c’est de confronter les projets. La politique, c’est le respect, à chaque fois, de ce qui a été dit et de ce qui aurait dû être fait.

Oui, il faut changer, changer la manière de faire de la politique mais changer aussi la vie de nos concitoyens. Ici en Corse, nous avons trois exigences.

La première, c’est la sécurité. La sécurité est une inquiétude lancinante, une colère même. Parce que la sécurité, c’est la première des libertés. Quand un territoire comme le vôtre est à ce point exposé aux violences, aux assassinats, oui, ce territoire exige de l’Etat une sécurité effective. Comment puis-je admettre ici même qu’il y ait eu depuis cinq ans 20 homicides par an, 100 depuis le début du quinquennat ? Pour la seule année 2011, 22 homicides et 16 tentatives — record en France, et si je regarde au-delà de la France, hélas, record européen ! Comment l’admettre ? Et ils viendraient nous faire des leçons sur la question de la sécurité, sur la question des luttes contre les violences, sur la question des lois républicaines ? L’Etat doit être sans faiblesses et doit lutter contre le crime, contre le crime organisé, contre les bandes, contre les trafics qui frappent votre île mais qui frappent aussi beaucoup de quartiers dans notre pays.

Je renforcerai donc les moyens de la Gendarmerie et de la Police ici en Corse. Je ferai en sorte que tous les services travaillent ensemble et de manière coordonnée. Je ferai aussi tout pour que les moyens de la justice puissent être, là encore, renforcés, et que la présence de la justice en Corse soit assurée. Les dossiers judiciaires doivent pouvoir être traités en Corse.

Cette première exigence est préalable à toutes les autres si nous voulons qu’il y ait de l’investissement, qu’il y ait de l’embauche, qu’il y ait de la confiance. Il convient d’abord d’éradiquer cette violence, de le faire avec le souci à chaque fois de frapper à la tête de ces bandes et de ces trafics.

La deuxième exigence, c’est la solidarité. Solidarité de l’Etat à l’égard de votre territoire, d’abord dans les infrastructures de transport, avec le respect des règles de la continuité territoriale. Je sais que c’est difficile et que l’Assemblée territoriale fait tout ce qu’elle peut pour trouver les solutions. L’Etat doit appuyer ces efforts. Rigueur dans la gestion et également souci d’assurer à chacun la possibilité d’être en continuité avec le continent.

La troisième exigence, c’est d’avoir le souci de répondre aux inquiétudes sociales. D’abord sur le logement, le coût de la construction est trop élevé, les loyers sont trop chers. Nous encadrerons donc les loyers là où c’est nécessaire de le faire. L’Etat mettra gratuitement à la disposition des collectivités des terrains pour faire construire. Nous augmenterons le nombre de logements sociaux grâce au doublement du plafond du Livret A. Bref, nous agirons à la fois contre les spéculations mais aussi pour créer plus de logements et pour faire en sorte que nul ne soit mis dans la situation d’être jaloux de l’autre ou de craindre l’arrivée d’un autre ici en Corse pour perdre son droit à un logement.

Répondre aussi à cette inquiétude de l’accès à la santé. C’est plus difficile ici encore qu’ailleurs, avec la crainte de ne pas pouvoir être soigné dans de bonnes conditions. Je renforcerai les moyens de l’hôpital public, qui doit être considéré comme un service public et pas comme une entreprise.

Et enfin, je veux répondre à cet appel de la jeunesse, en Corse comme ailleurs, qui veut réussir, qui veut se former. J’ai annoncé des moyens supplémentaires, 60 000 postes pour l’Education nationale, pour tous les métiers, pour encadrer les enfants. Je n’accepte pas la déscolarisation. C’est dans votre île qu’hélas, il y a les taux de déscolarisation parmi les plus faibles, où un certain nombre de jeunes se détournent de l’école. Eh bien, nous ferons en sorte que nous accompagnions ces jeunes, que nul ne soit abandonné ou écarté. Et de 16 à 18 ans, chaque jeune en France, et donc ici en Corse, aura une solution, soit dans l’éducation, soit dans la formation, soit dans l’apprentissage, soit dans l’emploi, soit dans le service civique. Chaque jeune sera suivi et accompagné !

Voilà ce que j’étais venu vous dire pour la France et pour la Corse.

Mort de Mohammed Merah : Les considérations de Jean Michel Vernochet

Éditorial de lucienne magalie pons

Au cours de cette interview, Jean-Michel Vernochet relaie, analyse et commente les déclarations notamment de la Chine, en relation avec les attentats de Toulouse et Montauban, et formule son opinion sur la mort de Mohamed Merah et son incidence prévisible sur la campagne présidentielle.



LA MORT DE MOHAMED MERAH JEAN MICHEL VERNOCHET... par afriqueredaction

_________

Nicolas Sarkozy et Borloo à Valenciennes : retrouvailles

Éditorial de lucienne magalie pons

Notre commentaire : Nicolas Sarkozy et Jean Louis Borloo en retrouvaille à Valenciennes, : on se doutait bien qu'ils s'étaient séparés en se promettant "à la revoyure"

Nicolas Sarkozy a besoin de Jean Louis Borloo, un peu comme comme on a besoin d'une serpillère pour ramasser des poussières dispersées dans la nature , ou d'une éponge pour éponger quelques gouttes d'eau sur le sol du Centre.

Fin de notre commentaire :



Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo à... par France3Nord-Pas-de-Calais

François Bayrou, retour en camgagne Dimanche 23 Mars à Paris au Zénith

Éditorial de lucienne magalie pons

Pour Information

REVUE DE PRESSE :

    1. Premier grand meeting de Bayrou dimanche à Paris
      TF1‎ - il y a 14 heures
      Dimanche, François Bayrou tentera de créer lui aussi l'événement au Zénith de Paris, où il tient, à partir de 14h30, son premier grand meeting de campagne.
  1. MOUVEMENT DEMOCRATE - BAYROU meeting au Zénith de Paris ...

    modem2012.rmc.fr/.../BAYROU-meeting-au-Zenith-de-Paris-le-25-...
    Mobilisation générale pour le meeting au Zénith de Paris ! Chers amis, Dimanche 25 mars, François Bayrou tiendra un grand meeting au Zénith de Paris.
  2. Bayrou : Son premier grand meeting prévu à Paris dimanche ...

    www.francesoir.fr › ActualitéPolitique
    il y a 12 heures – Distancé dans les sondages par Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou tient ce dimanche, son premier grand meeting de campagne au Zénith ...
  3. Finistère. Des cars gratuits pour le meeting de François Bayrou au ...

    www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?...
    il y a 1 jour – Le candidat du Mouvement démocrate (Modem) à l'élection présidentielle François Bayrou sera en meeting au Zénith de Paris le dimanche 25 ...
  4. François Bayrou tiendra un grand meeting au Zénith de Paris. - Le ...

    democratedenancy.over-blog.com/article-fran-ois-bayrou-tiendra-un...
    il y a 3 heures – Dimanche 25 mars, François Bayrou tiendra un grand meeting au Zénith de Paris. Nous vous donnons rendez-vous dès 14h30 pour ce temps ...
  5. Cars gratuits pour le meeting de François BAYROU au Zénith de ...

    modem72.lesdemocrates.fr/.../cars-gratuits-pour-le-meeting-de-franc...
    il y a 2 jours – Le Mouvement Démocrate dans la Sarthe avec François Bayrou ... rendre au meeting de François BAYROU au Zénith de Paris le dimanche 25 ...
  6. Meeting de François Bayrou au Zénith de Paris | MoDem Finistère

    modem29.lesdemocrates.fr/.../meeting-de-francois-bayrou-au-zenith-...
    13 mars 2012 – François BAYROU sera en meeting au Zénith de Paris le dimanche 25 mars 2012. Afin de permettre au plus grand nombre de venir à cette ...
  7. Présidentielle. Des cars gratuits pour le meeting de François Bayrou ...

    www.letelegramme.com/.../presidentielle-des-cars-gratuits-pour-le-m...
    il y a 3 jours – Des cars gratuits pour le meeting de François Bayrou au Zénith de Paris - François Bayrou sera en meeting au Zénith de Paris dimanche.
  8. La Gironde avec Bayrou » Bus gratuit pour le meeting du Zénith de ...

    www.bayrou-gironde.fr/.../bus-gratuit-pour-le-meeting-du-zenith-de-...
    13 mars 2012 – François BAYROU sera en meeting au Zénith de Paris le dimanche 25 mars 2012. Afin de permettre au plus grand nombre de venir à cette ...
  9. Bayrou en meeting à Paris ce week-end

    www.elections-presidentielles.com/bayrou-en-meeting-a-paris-ce-wee...
    Ce dimanche, le président du MoDem sera au Zénith de Paris pour son premier grand meeting. A partir de 14h30, François Bayrou se présentera sur la s.

Marine Le Pen le 22 mars en visite sur invitation chez les Postiers à Ttilport en Seine et Marne

Éditorial de lucienne magalie pons

Le Jeudi 22 mars, Marine Le Pen a rendu visite lors d'un déplacement à Trilport (Seine-et-Marne), à un collectif de postiers qui lui avait envoyé une lettre d’invitation, en janvier, tout comme à cinq autres candidats, pour les alerter sur leurs conditions de travail.

Selon les postiers, Marine Le Pen est la seule à avoir répondu.

Ce collectif qui se présente comme « apolitiques et non syndiqué » représente 18 agents sur 20 au bureau de Trilport, dont certains d'entre eux sont cependant d’autre part syndiqués à la CGT, FO ou à encore à SUD, comme l’un d’entre eux Jean-Charles Ferrat, qui a dit avoir sa carte à SUD.

Au cours de cette visite on pouvait voir derrière les membres du Collectif notamment deux banderoles, sur l’une était écrit "Respect du postier = respect de l'usager" et sur l’autre Sur l'autre, "Suicides, stop plus jamais à la poste".

Dans une lettre du collectif lue jeudi après midi pendant la visite de Marine Le Pen, le représentant du collectif , après avoir remercié la présidente du FN de s’être rendue à leur invitation et déploré que "la vie et l'avenir des postiers ne suscite pas plus d'intérêt parmi les autres candidats à la présidentielle, a développé leurs revendications portant sur les conditions "déplorables" de travail, comme "les restructurations, délocalisations, les heures supplémentaires gratuites, les sanctions sans motifs", "le harcèlement d'entreprise" et "les pressions quotidiennes pour atteindre des objectifs inatteignables".

Jean Charles Ferrat, a aussi remis à Marine Le Pen neuf lettres, pour chacun des autres candidats à l'élection, et une autre adressée à Jean-Paul Bailly, PDG de la Poste, afin de les alerter sur leur sort.

Pendant la lecture de la lettre du collectif, Marie Le Pen s’est montrée très attentive, prenant la parole à son tour elle a développé ses propositions en faveur de la défense du service public et dénoncé la logique de "privatisation et de libéralisation" engagé depuis une "vingtaine d'années", notamment sous la gauche : "Il faut mettre fin d'urgence à cette dérive, a-t-elle souligné au cours de son intervention.

Elle a précisé notamment, "On voit bien que la manière dont est gérée ces déplacements d'hommes comme si c'était des machines entraîne une énorme souffrance, d'autant que c'est cahotique."

"Il faut geler immédiatement la libéralisation, ne pas se soumettre au diktat de Bruxelles. Arrêter toute nouvelle privatisation, même partielle", a déclaré la candidate à la présidentielle, tout comme le redéploiement de la Poste et son retour à un statut d'établissement public. "Il faut un retour des bureaux de Poste dans la ruralité", a ajouté Mme Le Pen, pour qui "la Poste est une fierté française".

Un représentant du Front de gauche qui se trouvait sur les lieux a essayé d’apostropher Marine Le Pen, pendant cette visite, et notamment pendant l’intervention de Marine Le Pen qui ne s’est pas laissé démonter et l’a très vite et vivement " retourné à l'envoyeur", à l'adresse de Melenchon, , entre parenthèse, avant de poursuivre son intervention.

================================




================================

ci-dessous extrait du "retour à l'envoyeur"


++++++++++++++++++++++++++++++


Francois Hollande le 22 mars à Aurillac

Éditorial de lucienne magalie pons

Un discours mesuré :


Discours de François Hollande à Aurillac par francoishollande

Nicolas Sarkozy reprend son souffle de campagne le 22 mars à Strasbourg

Éditorial de lucienne magalie pons

Le lyrisme agressif de l'intervention se passe de tout commentaire

Intervention du Raid à Toulouse : Questions relatives et incidentes

Éditorial de lucienne magalie pons

Suspecté de sept assassinats, Mohamed Merah, a été tué vers 11 h 20 le Jeudi 22 mars au terme de l’assaut final déclenché par les forces du Raid a l’issue d’un siège de 32 heures de son appartement toulousain qui avait débuté le Mercredi matin à 3 heures du matin.
Il est inutile ici de relater ici les différentes étapes de ce siège qui a duré plus de 32 heures et qui avait pour objectif impératif que les hommes du Raid saisissent Mohamed Merah pour le traduire en Justice, et qui finalement s’est terminé par la mort du suspect.
En effet depuis Mercredi matin la presse et l’audio visuel, nous livrent intensivement une profusion d’informations sur ce siège, des dizaines de milliers d’articles pour la presse française, de nombreux articles dans la presse étrangère, et pour l’audio-visuel un non-stop continu pour plusieurs chaînes d’informations avec des milliers d’images de l’intervention et d’interviews et de commentaires, jour et nuit, des personnalités liés directement aux opérations pour les superviser et les commenter au fur et à mesure de la progression des opérations, notamment Ministres ,Procureur, dirigeants des forces de police, et autres personnalités liés à l’évènement de par leur responsabilité, de même sur les radios.
Sans compter la relation médiatique des déclarations du Chef de l’Etat, des ministres, des candidats à la présidentielle et des cadres de la classe politique, qui finalement ont viré à la polémique depuis hier notamment, jour de la fin de la trêve de la campagne présidentielle qui en avait été décidé par une majorité des candidats 2012
Laissons donc ce pilonnage intensif d’information, qui de notre avis va se regrouper dans les courants des autres polémiques incidentes qui surgiront dans le torrent tumultueux et violent qui accompagnera jusqu’à la fin la campagne présidentielle, le but de notre présent éditorial est de nous interroger sur certaines informations parues ces derniers jours et de nous interroger à leur sujet.
On peut lire dans la presse que selon plusieurs sources policières et judiciaires, la DCRI - bien que non saisie par la justice avait fait «des vérifications pour la Direction centrale de la police judiciaire pendant tout le week-end» et que dès Mardi après-midi,( soit le 21 mars) la PJ avait «la certitude absolue» de l’identité du suspect lorsqu’un concessionnaire Yamaha de Toulouse avait révélé que Merah était venu le 15 mars se renseigner pour enlever un «tracker» de géo localisation d’un scooter qu’il voulait repeindre.
La localisation du suspect était donc établie dès Mardi 21 mars après midi et dès le lendemain Mercredi 22 mars le siège de l’appartement du suspect débutait à 3 h 03, conduit par les Forces du Raid..
Une opération de grande envergure qui devait durer plus de 32 h commençait avec tous les rebondissements relatés par la presse et l’audio visuel, avec des séquences progressives de tirs, de détonations, de déflagrations, entrecoupées de séquences de négociations avec le suspect, de pause, de silence, le tout accompagné abondamment de déclarations aux journalistes de la part des responsables exécutifs et judiciaires qui se trouvaient sur place , et ce jusqu’à l’assaut final d’une violence extrême qui s’est conclu par la mort du suspect assiégé vers 11 h 20 environ, d’après les médias.
On peut dire que cette intervention de grande envergure, la plus longue menée par le Raid, fût une opération de nature très spectaculaire, bien que l’emploi du mot spectaculaire est choquant en la matière et ne convienne pas pour qualifier des opérations de police inscrites dans la suite de la tragique réalité des attentats de Toulouse et Montauban..
1/ La première question que l’on peut se poser c’est pourquoi il a été décidé une intervention du raid pour assiéger le suspect dans son logement, alors que son adresse était connue depuis la veille, n’y avait-il pas d’autres moyens d’agir pour les forces de police et de sécurité, pour les forces du raid ?
Peut-on imaginer par exemple que dès Mardi , il aurait pu en être décidé autrement par les responsables des forces de sécurité , par exemple de faire surveiller étroitement par des policiers notamment les abords de l’immeuble et le quartier, au besoin par des inspecteurs de police en civil, pour surveiller les allées et venues de l’individu suspecté afin de le neutraliser et l’interpeller « par surprise » à la sortie de l’appartement ou dans les rues dans la rue au cours de ses déplacements , par exemple le neutraliser et l’arrêter dès sa première sortie ou entrée de l’immeuble ?
On pouvait bien prévoir qu’il finirait par sortir comme tout le monde pour faire ses courses ou des visites, ou encore prendre l’air, et surtout pour acheter des journaux..
On a déjà vu par le passé le savoir faire des forces de sécurité dans ce genre d’opérations à l’occasion d’arrestations d’individus dangereux et suspectés avant même qu’ils ne puissent accomplir leurs forfaits.
D’après ce que nous avons lu sur le site internet « Libération » les policiers étaient partagés sur le choix d’une opération au domicile du suspect Mohammed Merah dans la nuit et le choix d’une intervention de jour à la sortie de son appartement.
Voici un extrait de l’article publié sur le site « Libération » qui évoque deux options d’intervention :
Extrait : « Le choix d’une intervention de nuit a été influencé par la forme de crainte ressentie par les policiers face à la folie et à la maîtrise des armes de Merah. Une intervention de jour, dans une zone habitée, aurait pu se traduire, en cas d’échec, par la fuite du tueur, scénario cauchemar. Mais ce choix de «taper» Merah chez lui reste en travers de la gorge de plusieurs fonctionnaires de la PJ locale qui auraient préféré le «neutraliser» à la sortie de son appartement. «L’endroit le permettait d’autant plus que c’est une rue peu fréquentée», assure un policier. Les flics toulousains le font pour les «étarras» (membres de l’ETA) ou les gros braqueurs. «Le tueur ne savait pas que [la police] l’avait logé, affirme un autre. Trois de nos gars auraient pu s’introduire dans l’immeuble et attendre, planqués près de sa porte, qu’il sorte.» Mais, pour Christophe Rouget, du Syndicat national des officiers de police (Snop, majoritaire, classé à gauche), l’option du siège plutôt que celle de l’interception «relevait d’un choix stratégique. Le risque que Mohamed Merah se serve de ses armes ne pouvait en aucun cas être exclu» Fin de l’extrait.
2/ Une deuxième question, pourquoi le Ministre Claude Guéant se trouvait-il sur place pendant toute la durée du siège, sa présence était-elle impérativement nécessaire ?
Cette deuxième question peut en effet se poser puisque Madame Eva Joly, candidate 2012, ex-juge d’instruction très efficace de certaines affaires célèbres qui défrayèrent la chronique en leurs temps, a sérieusement mis en cause la présence de Claude Guéant sur les lieux des opérations notamment en ce qui concerne ses commentaires en permanence sur ce qui se passait :
: « «Qu’a fait le ministre sur place en commentant en permanence, heure par heure, ce qui se passait ? Il a créé de la confusion. Quel est son rôle ? Ce n’est pas lui qui dirige les opérations ! C’est une violation du code de procédure pénale….. a critiqué notamment Eva Joly.
A la suite certains commentateurs ont indiqué que le parquet est chef de l’enquête, et que seul le Procureur de la République est habilité à l’évoquer …mais que par ailleurs le Ministère de l’Intérieur gère le Raid , d’autres font remarquer que le Ministre de l’Intérieur Claude Guéant a « … rapidement eu une gestion assez personnelle de l’enquête et de la communication. »
En clair , tenant compte que le Ministère de l’Intérieur gère le Raid, on peut se poser effectivement la question de savoir si le Ministre de l’Intérieur dont le Ministère gère le Raid, est tenu ou pas de le gérer jusque sur le terrain des opérations du Raid, et à partir de quels types d’enquêtes et d’opérations, ou de quel type de nature et d’envergure de l’affaire ?
Sa « délocalisation personnelle » à Toulouse se justifie- t- elle ?
Nous avons lu dans la presse que : « Depuis lundi, les interventions médiatiques du ministre avaient énervé des policiers qui lui reprochaient ses «déclarations hâtives» et sa propension à se prendre pour un chef d’enquête.
Et nous avons aussi lu que Christophe Régnard, président de l’Unions syndicale des magistrats a estimé quant à lui que « …le drame de Toulouse a soulevé une émotion considérable, il est normal que le ministre soit présent « et qu’il regrette plutôt «l’extraordinaire absence du garde des Sceaux » .
La presse en relatant la déclaration de Christophe Régnard soulignait aussi que le Garde des sceaux avait « discrètement » accompagné Nicolas Sarkozy à Toulouse mercredi, et qu’il s’y serait « fait moins remarqué que son homologue de l’Intérieur en ajoutant que c’est une « question de personnalité», d’après son entourage
3/ une troisième question pourrait aussi se poser : pourquoi le Raid a-t-il été choisi pour mener cette intervention au lieu du GIGN (Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale) ? Se pose-t-il au moment du choix, des questions de compétence, de méthode, d’efficacité, de stratégie, du Raid par rapport au GIGN, pour choisir l’un ou l’autre ou encore ce choix peut-il résulter de la dimension nationale ou politique de l’affaire ?
ooOoo
Il y a bien d’autres questions que nous pourrions poser, nous nous les posons bien sur comme chacun peut s’en poser, mais les trois questions que nous évoquons pour le moment nous paraissent assez intéressantes, à savoir en résumé :
1) Pourquoi a-t-il décidé d’un siège par les forces du Raid de l’appartement du suspect de préférence à une autre stratégie de surveillance et d’arrestation dans la rue ou à sa sortie ou son entrée dans l’immeuble par les forces de police et de sécurité ?
2) La présence du Ministre de l’Intérieur sur les lieux de siège pendant toute la durée des opérations du Raid et ses commentaires pour les décrire aux médias, étaient-ils impératifs et utiles, voire nécessaires, et les décisions qu’il avait légalement à prendre en sa qualité de Ministre de l’Intérieur pour décider de l’Intervention du Raid avec les responsables au plus près du processus de décision , ne pouvaient-elles se faire de Paris ?
3/ pourquoi le Raid a-t il été choisi de préférence au GIGN

23 mars 2012

Maître Badinter le Mercredi 21 Mars 2012 sur Europe 1 : une voix juste et humaine qu'il faut entendre

Éditorial de lucienne magalie pons


Mercredi 21 mars au matin chez Europe 1, Elkabbach recevait Robert Badinter, avocat, ancien Ministre.

Au menu le drame de Toulouse et Montauban et la campagne présidentielle.

On se doutait bien que le média Elkabbach tenterait à orienter le débats selon ses vues, comme à son habitude.

Cette fois il avait affaire à forte partie.

Robert Badinter n’a pas dévié de sa rigueur d’expression ;

Je vous invite à regarder la vidéo de l’émission publié à la fin de l'article . Mais pour plus de clarté, j’ai pris le soin de reproduire ci-dessous les questions d’Elkabbach le "média partisan", et les réponses rigoureuses de l’avocat juste et humain Robert Badinter :

Elkabbach présente Maître Robert Badinter en ses termes « Robert Badinter c’est à la fois l’expérience et l’histoire »..

Il pose sa première question sous forme d’affirmation :

ELK : … Il y a déjà un soulagement à Toulouse et un peu partout, il n’y aura pas d’autres crimes de cet homme qui a tué les trois religions …

Premier recadrage de Robert Badinter à l’adresse d’Elkabbach

RB : Oui, oui … « Jean-Pierre Elkabbach, attention présumez toujours : c’est un suspect « , et nous allons voir ce qui va se passer , mais c’est un soulagement indiscutable et on doit, je le dis, adresser des félicitations à l’adresse du Raid, toujours courageux .

ELK : C'est-à-dire l’ensemble des forces de renseignements et de sécurité ?

RB : Oui , et de ceux qui sont eux-mêmes …

El-Kabbach ne laisse pas Robert Badinter terminer sa phrase et il se lance dans une exposition des faits, très synthétique, qu’il semble très pressé de placer :

ELK : alors ……d’après ce que j’en sais, le Président de la République vient d’interdire l’assaut final , il veut que le Raid et les policiers arrêtent le meurtrier* terroriste en tout cas vivant Les policiers étaient sur la piste de celui qui était concerné depuis deux jours et demi, je peux ajouter qu’il n’agit pas seul, on vient de trouver qu’un de ses frères, qui a été arrêté, avait chez lui des explosifs et des armes pour commettre éventuellement d’autres actions criminelles, il a aussi une sœur qui est arrêtée , et un frère qui s’est livré de lui-même à la police, et … euh … et … oui, oui, c’est donc une famille particulière c’est ce que disait tout à l’heure (..) et (…)

( note : * encore une fois ELK a dérapé « le meurtrier terroriste » a-t-il dit, alors que Robert Badinter lui avait d’entrée recommandé « présumez toujours : c’est un suspect « «)

Puis il en vient à la question :

ELK Vous parlez de l’efficacité, vous Robert Badinter si vous consultez votre mémoire vous trouvez l’attentat de la synagogue à Carpentras, vous étiez en première ligne avec François Mitterrand, vous avez toujours recommandé la patience, et d’une certaine façon la prudence, vous avez évité qu’il y ait des emballements collectifs, et mêmes des emballements politiques …

Deuxième recadrage de RB à l’adresse d’ELK :

RB : vous avez oublié et ce n’est pas rien la rue des Rosiers, Carpentras c’est un sacrilège, à ce moment là j’étais très loin du gouvernement, mais le plus proche c’est indiscutablement celui-là de 1982 chez Goldenberg, où un forcené est entré et a tiré sur un certain nombres de consommateurs, en considérant qu’ils étaient juifs, c’est le plus proche celui-là..

( ndlr : en 1982, une poignée d’hommes, cagoulés et armés de fusil-mitrailleurs, force l’entrée du restaurant de Jo Goldenberg, un emblématique et populaire restaurant juif de la rue des Rosiers à Paris dans le 4me arrondissement . Un homme lance une grenade dans la salle et tire sur les convives avant de s’enfuir, on compte 6 morts et 22 blessés et à ce drame la France découvre une nouvelle réalité, « le terrorisme »)

Dans la question ci-dessous ELK tente hypocritement à entraîner RB sur le terrain de la xénophobie, de l’antisémitisme et du racisme

ELK : …., quoique quand des concitoyens musulmans et juifs sont touchés, meurtris, certains et des politiques imminents, en ont conclu que la France était xénophobe, antisémite et raciste, est-ce qu’ils ne sont pas allés trop vite ?

RB : mais c’est absurde ces généralisations, et là je vous dis clairement, moi j’ai profondément ressenti ce qui était, ce qui arrive, pas seulement aux militaires, surtout aux enfants, je rappelle qu’il ne faut pas oublier les victimes, en plus des crimes c’est l’assassinat des enfants, et dans le cas qui est advenu, ça a été l’assassinat de ces enfants parce qu’ils étaient juifs, , l’école était une école confessionnelle, je veux dire que cela se voyait , on a donc tué des enfants parce qu’ils étaient juifs, à partir de là il y avait évidemment 2 pistes seulement possibles, soit les intégristes islamistes, salafistes du jihad, , soit des néo nazis, mais dire que pour autant la France serait peuplée de terroristes et d’antisémite , c’est une absurdité.

ELK, cette fois , insiste plus franchement :

ELK : Vous,…, vous avez souvent Robert Badinter dénoncé les actes antisémites et vous avez toujours dit que la France n’est pas un pays antisémite, et est-ce que vous le répéteriez aujourd’hui… déjà …

RB : je le répète fortement, parce c’est une évidence qu’il y ait des antisémites, et particulièrement des antisionnistes , ce que je souhaite pas , c’est qu’on dise : qui sont en réalité aussi bien des antisémites, ce sont des individus, mais ce que je veux marquer, le risque à l’heure actuelle c’est du côté de l’amalgame fait contre les musulmans, ce que je ne souhaite pas, c’est qu’on dise … vous voyez ! voilà, la France chez elle compte parmi ses fils des immigrés musulmans, des terroristes, etc… , c’est ça à cette minute le grand risque et je le dénonce par avance…

ELK : Oui, et il faut dire aussi que 3 des soldats qui ont été tués étaient d’origine musulmane

(Note : encore une faute de langage d’Elkabbach, il dit « d’origine musulmane » au lieu de dire « de religion musulmane)

RB : oui, et ils ont été tués eux d’origine « musulmane » parce qu’ils étaient allés en Afghanistan, ce qui évidemment orientait les recherches policières vers les djihadistes, mais..

ELK : vous demandez qu’en France on soit prudent ?

RB : pas d’amalgame…

ELK : .., Prudent ?

RB : Pas d’amalgame … pas d’amalgame.

ELK : Le Toulousain en question est un Français d’origine algérienne … euh … qu’il y ait des limites et que l’on ne mettre pas en cause d’autres musulmans ?

RB : Je le rappelle toujours et c’est notre conviction à tous, pas de discrimination selon l’origine, la religion, ou de la race, on pourrait continuer …, c’est là le cœur même de la communauté nationale.

ELK : et les responsables des 3 grandes religions qui ont reçus hier à l’Elysée, ils ont dénoncés toute tentations de récupérer, d’instrumentaliser les drames de racisme … ou de terrorisme à des fins politiciennes, ils devaient peut-être savoir qu’ils seront reçus aujourd’hui, je les sais , …ils seront reçus à l’Elysée … euh, …, la campagne présidentielle a été interrompue, vous pensez que c’est ce qu’il faut faire ? …

RB : on …

ELK : Tous n’ont pas respecté la trêve, est-ce que vous pensez qu’en pareil cas, vous qui avez été aux côtés de François Mitterrand dans des cas qui ont un peu ressemblé.., euh…, tous soient unis ou derrière le Président de la République, ou en tout cas derrière le symbole qui incarne la République ?

RB : C’est … , pas unis derrière un homme. ….., et je rappelle que dans le cas que vous évoquiez, nous n’étions pas du tout en campagne électorale, ce qui complique les choses, c’est simplement le respect, la décence, que l’ont doit aux victimes, à cet instant-là la communauté nationale ressent un deuil profond, il y a eu des crimes odieux qui a frappé en France des victimes, parce qu’au nom d’une idéologie qu’on connaît et dont l’extrême violence est certaine .., mais à ce moment là.., respect.., silence.., parce qu’on doit avoir le sentiment qu’il faut honorer d’abord les disparus, après l’action la justice va venir …

ELK : euh :….. et qu’est-ce qu’elle va faire la justice..

RB : écoutez, elle jugera selon les choses à considérer, en effet au cours de l’assaut, il ne soit pris .., soit tué … vous avez dit c’est tout un réseau, puis nous aurons là certainement une enquête plus complexe et qui montrera l’étendue de ce réseau

ELK : vous n’êtes pas dans la politique active, vous êtes un homme libre,

RB : j’ai évité le parlement

ELK : Robert Badinter, à la reprise de la campagne présidentielle, est-ce que vous pensez qu’on pourra parler comme avant , parce que là c’est un évènement majeur, nous sommes en train de dire , et qui devrait marquer l’élection présidentielle 2012 ..

RB : le marquera-t-il, je n’en suis pas sûr, je pense que le débat politique fera, évidemment, une part dédiée à cette tragédie…, cela se fera, mais on va revenir j’en suis convaincu aux questions majeures qui intéressent la communauté nationale, les Français, c’est quoi ? c’est toujours le problème du chômage, du coût de la vie, de la situation financière..

ELK : alors là, on verra ceux qui ont..

RB : on va revenir aux thèmes fondamentaux..

ELK : mais ça restera dans les mémoires et on verra quels sont ceux qui ont eu … et on peut dire, pour terminer ensemble, Robert Badinter, que la France finît toujours par imposer ses principes, son honneur, et d’une certaine façon sa grandeur

RB : non ce que je dits c’est tout à fait autre chose, c’est qu’en aucun cas il faut accepter, tolérer, le moindre amalgame.




Badinter : "le risque, c'est l'amalgame" par Europe1fr

Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...