23 octobre 2016

Témoignage de Elie Hatem : " BOUTROS BOUTROS-GHALI EST VIVANT! “Le temps n’efface pas la trace des grands hommes”. Euripide - 22 octobre 2016 -

Éditorial de lucienne magalie pons




Une  toute récente chronique de Maître Elie Hatem est un témoignage  consacré   à Boutros Boutros-Ghali , lequel reste vivant dans la pensée, le cœur et l'esprit d' Elie Hatem  qui fut son élève, son disciple et ensuite son ami  durant toute la vie de cet homme prestigieux. 

Toujours  fidèle d'esprit et de cœur à Boutros Boutros-Ghali,  Elie Hatem  fût d'abord son éléve, son disciple et ensuite son ami très proche  et aussi  son conseiller.

Nous avons découvert une photo réunissant Boutros Boutros Ghali et Maitre Elie  Hatem  et pour illustrer  son témoignage  nous la publions  plus bas en tête de  sa chronique.


C'est hier ( d'après mes investigations)  presque  dans la nuit que Elie Hatem a écrit ce texte destiné à quelques proches amis ou connaissances,   après être intervenu et échangé  dans l'après midi  dans un Colloque avec des experts homologues,  devant une assistance internationale choisie, sur des sujets d'actualités politiques  qui bouleversent le Monde. 

Je pense qu'à la suite de sa passionnée et  brillante intervention  dont nous reparlerons dans un prochain éditorial , et après avoir échangé avec des personnalités quelques impressions d'ensemble en toute sympathie, Maître Elie Hatem de retour chez lui a du avoir à cœur de se recueillir en écrivant son témoignage sur celui qui se considérait comme son père. 

Je n'ai pas demandé d' autorisation à Elie Hatem mais je sais qu'il  me pardonnera d'avoir pris l'initiative de publier sa chronique,  parce qu'il sait que cela  part du bon sentiment qui me conduit à célébrer des valeurs rares  qui nous chères,  celles de l'amitié, de l'affection et de la fidélité qui perdurent tout au long de notre chemin de vie et que nous entretenons  ensuite dans notre mémoire  avec les mêmes sentiments, quand nos amis  quittent un jour  leur chemin terrestre selon leur destinée céleste. 

Dans le témoignage d'Elie Hatem nous voyons que Boutros Boutros Ghali est toujours vivant dans sa mémoire et nous somme touchés de lire ce qu'il dit de son mentor et ami,   qui résume bien la personnalité de  Boutros  " ........ Son sens de l’humour, son humilité et son ouverture d’esprit traduisant sa vaste culture, à la fois intellectuelle et artistique, faisaient de lui une personnalité exceptionnelle pouvant s’adapter à toutes les situations et à tous les interlocuteurs qui appréciaient chez lui la courtoisie, le respect et le dévouement permanent. Il essaya d’inculquer ces valeurs que ses parents -en particulier sa mère dont il garda un grand souvenir- lui ont transmis, à travers sa vie et sa carrière....."

ooOoo



Chronique de Elie Hatem du 22 octobre 2016
copié/collé :

" BOUTROS BOUTROS-GHALI EST VIVANT! “Le temps n’efface pas la trace des grands hommes”. Euripide

" ELIE HATEM·SAMEDI 22 OCTOBRE 2016

" Tel un Pharaon éternel, Boutros Boutros-Ghali laissa derrière lui non seulement des souvenirs mais une œuvre intellectuelle et politique en perpétuelle régénérescence. Il avait la politique et la diplomatie dans les gênes tels ses ancêtres, autochtones de l’Egypte ancienne.

Après de brillantes études de droit au Caire et à Paris, il débuta sa carrière dans l’enseignement avant d’être appelé au devoir de la Cité. Dès 1977, il occupa successivement les postes de ministre des affaires étrangères et de vice Premier ministre de son pays.

A son insu, le Président François Mitterrand et son ministre des Affaires Etrangères, Roland Dumas, approchèrent le Président égyptien, Hosni Moubarak, afin qu’il présente sa candidature aux Nations Unies. A l’issue de cette initiative, il devint, en 1992, Secrétaire Général de l’organisation mondiale où il se consacra au service de l’humanité, en essayant d'avoir une autonomie d’action et de transformer l’ONU en un organe pouvant régler les déséquilibres de la scène internationale en faisant primer le droit et l’équité sur l’opportunisme politique. Cela déplaisait à certaines grandes puissances qui voulaient avoir une mainmise sur l'organisation mondiale. Il a donc rencontré moult difficultés lors de l'exercice de son mandat et s’était affronté, sans cesse, aux pouvoirs politiques et aux groupes de pression (les « lobbies »).

Son indépendance d’esprit ainsi que sa liberté de parole et de pensée l’ont empêché d’être re-élu.
En effet, à l’issue du massacre de la ville de Cana dans le sud-Liban, en 1996, il s’était permis de condamner cet acte commis par l’armée israélienne, à la fois verbalement et par écrit. Le Secrétaire d’Etat américain, Madeleine Albright, mena alors une campagne contre lui pour empêcher sa re-élection, parce qu’il n’avait pas obéi à sa demande de ne condamner ce crime que verbalement. Avec son humour habituel, il répondit aux manœuvres de cette dernière en rétorquant : « Les Américains veulent de moi un Secrétaire et non pas un Général ! ».

L’effervescence de la violence dans les Balkans mais surtout le génocide au Rwanda furent ses pires souvenirs aux Nations Unies où il fut empêché et démuni de moyens pour y mettre fin. Il garda en mémoire, jusqu’à la fin de ses jours, l’image cruelle des cadavres décapités et en décomposition devant lesquels il s’inclina au Rwanda, dégageant « une odeur de la mort indescriptible » me répétait-il à ce sujet. Depuis, il se révolta contre le cynisme des politiques, ce qui lui valût paradoxalement une popularité mondiale.

Je partageais avec lui ses souvenirs relatifs au conflit chypriote qu’il essaya de régler par la négociation et la médiation, durant son mandat, puisque j’ai consacré ma thèse de doctorat à cette question. Quelques années avant son décès, nous partîmes à Chypre et rencontrions les principaux protagonistes, notamment Raouf Denktash et l'ancien Président George Vassiliou avec lesquels il mena les pourparlers. Il rappela au premier la crise de nerfs qu’il a eue lors d’une rencontre en Autriche avec le Président Vassiliou et l’astuce avec laquelle il le calma en proposant aux deux une promenade en forêt… Aussitôt arrivé à Chypre, lors de cette visite en 2011, les médias se ruèrent sur lui. Sa présence dans l’île, plus d’une décennie après la fin de ses fonctions, ranima l’espoir de faire revivre son projet de règlement de la question chypriote. Ce projet est toujours d’actualité. L’ensemble des Chypriotes regrettèrent la cessation de ses fonctions à la tête des Nations Unies alors qu’un règlement allait intervenir sous ses auspices.

Par ailleurs, il prêta une attention toute particulière au continent africain et tenta de préserver l’identité culturelle de chacune de ses composantes qui ont été affectées par le système occidental de l’Etat-nation qui leur a été imposé. Lors de la crise comorienne, en 1996, il m’a été d’une aide précieuse afin de régler cette situation dans le respect des spécificités identitaires des populations de cet archipel.

C’est aussi par son intermédiaire et grâce à lui que j’ai réussi à assurer à Bob Denard une meilleure défense lors du procès qui lui a été intenté à l’issue de l’opération qu’il avait effectuée à Moroni, en 1995. En me mettant en rapport avec Nelson Mandela et le Président Jacques Chirac à ce sujet, j’ai pu constater la complexité des enjeux géostratégiques de cette époque ainsi que les nouveaux rapports entre la France et l’Afrique du sud, que j’ai rapportés au cours du procès pour expliquer les motifs pour lesquels la France a abandonné Denard…

Son expérience politique aussi bien en tant que ministre des Affaires Etrangères de l’Egypte qu’aux Nations Unies mais aussi dans d’autres instances internationales, y compris l’OIF, l’ont amené à analyser l’évolution du pouvoir à la fin du XXème et au début du XXIème siècle, en fonction notamment du phénomène de la mondialisation (« globalisation ») dont il a été le premier à mettre en exergue, en soulignant l’émergence des multinationales et des organisations transnationales vers lesquelles le pouvoir est transféré. C’est donc la raison pour laquelle ce dernier est « dilué, voire invisible et que les Etats perdent de plus en plus de leur importance. C’est ce qui explique la crise de la notion de souveraineté. A cela s’ajoute la révolution technologique qui a renforcé les médias. Ces derniers disposent d'une emprise sur l'opinion publique et détiennent, de ce fait, une marge de pouvoir considérable » m’expliquait-il.

Nous partagions la même vision de la démocratie qui, me disait-il, « est devenue un cliché voire un slogan lancé pour amadouer l'opinion publique, en faisant d’elle le synonyme de la « liberté » alors qu’elle n’est qu’un mode d’exercice du pouvoir politique adapté à certains pays. Elle ne peut donc pas être transposée aux autres. Chaque pays a son histoire, sa culture, ses traditions, ses croyances et sa construction sociale qui doivent l'habiliter à établir ses institutions. L'avenir des nations devra être décidé par chaque nation. Il ne devra pas être imposé par une volonté transnationale d'instaurer l'exemple démocratique occidental à l'ensemble des nations ».

Après les Nations Unies où il a exercé ses fonctions en toute liberté et indépendance, il prit la tête de l’Organisation Internationale de la Francophonie et en fit son nouveau cheval de bataille. Francophone et francophile, il considérait que « la France n’est pas seulement une grande puissance mais le centre de gravité du « monde francophone », bénéficiant d'une large sympathie auprès d'un bon nombre de pays grâce aux valeurs millénaires qu'elle incarne ». Il voulait ainsi constituer un véritable « monde francophone » fondé sur des valeurs communes et érigé en une véritable puissance économique et politique pour faire face à l’hégémonie anglo-saxonne sur le monde. Conscient du déséquilibre provoqué par cette situation, il assista avec amertume à la dislocation des entités nationales et à l’émergence du fondamentalisme encouragé par les intrigues de certaines grandes puissances et des services secrets. C’est ainsi qu’il qualifia la mascarade du « Printemps arabe » en « Hiver interminable », en regrettant l’hypocrisie par laquelle des pyromanes sont venus mettre le feu et le renforcer (celui du fondamentalisme qui a été encouragé par des puissances internationales) afin de venir ensuite l’éteindre, en provoquant le chaos ainsi qu’un phénomène de régression culturelle, économique, politique et sociale à l’échelon planétaire.

Déçu de cette tournure des relations internationales qui laisse émerger la violence et la haine, inquiet pour les générations futures, victimes de cette dérive, il manifesta une amertume profonde au crépuscule de sa vie.

Malgré cette déprime qu’il ressentait surtout au moment du coucher du soleil, malgré les problèmes de santé qu’il endura, il continua le combat entre hospitalisations successives, grâce à l’encouragement de son épouse, Léa, avec laquelle il forma un couple idéal et qui a beaucoup contribué à sa survie. A la fois joviale et pragmatique, elle partagea avec lui les moments de joie et de tristesse, en transformant ces derniers en expériences positives lui permettant de se redresser d’une manière vertigineuse.

Boutros Boutros-Ghali fût pour moi à la fois un mentor, un père (comme il aimait le dire) et un ami. En référence à ses origines coptes, je lui disais qu’il avait réussi à me coopter parfaitement… Il m’a appris la concision et la pertinence dans les écrits, le syllogisme et le sens de la formule dans le discours et le véritable sens de la diplomatie. A la fois clair et profond dans sa pensée, il s’exprimait avec simplicité et spontanéité, en étayant sa conversation par des anecdotes appropriées au sujet. Son sens de l’humour, son humilité et son ouverture d’esprit traduisant sa vaste culture, à la fois intellectuelle et artistique, faisaient de lui une personnalité exceptionnelle pouvant s’adapter à toutes les situations et à tous les interlocuteurs qui appréciaient chez lui la courtoisie, le respect et le dévouement permanent. Il essaya d’inculquer ces valeurs que ses parents -en particulier sa mère dont il garda un grand souvenir- lui ont transmis, à travers sa vie et sa carrière.

Boutros Boutros-Ghali quitta le bas monde qui l’a déçu à la fin de sa vie pour reposer en paix.



21 octobre 2016

Voir ou revoir le Journal de bord de Jean Marie Le Pen, présenté par Marie d'Herbais de Thun (vidéo publiée le 20 0ctobre 2016

Éditorial de lucienne magalie pons



Journal de bord de Jean-Marie Le Pen n°448

  
 
Ajoutée le 20 oct. 2016
Retrouvez toute l'actualité politique de Jean-Marie Le Pen sur son site: http://www.jeanmarielepen.com

Maria Callas interprète "Plangete Vol"

Éditorial de lucienne magalie pons



Source et références : 

MARIA CALLAS " Piangete voi?" Anna Bolena (Donizetti)

  

Mise en ligne le 28 sept. 2010
Maria Callas sings " Piangete voi" from
Anna Bolena by Gaetano Donizetti (1997-1848)
Philharmonia Orchestra
Georges Pretre, conductor
London, Royal Festival Hall
27.II.1962

Lire : " Etienne de la Boétie et la servitude volontaire de l'Europe " , de Manuel de Diéguez

Éditorial de lucienne magalie pons


Nouveau sur le site de :






Etienne de la Boétie et la servitude volontaire de l'Europe

La IIIe République avait mis en place une science historique fondée sur le refus de penser, donc de comprendre, ce qu'elle se racontait. Elle se contentait de narrer les évènements sans seulement prendre la peine d'interpréter ce qu'elle racontait. Mme de Romilly, professeur de grec au Collège de France, et spécialisée dans le grec de Thucydide et de Platon, n'avait jamais entendu parler d'un certain Frédéric Nietzsche et encore moins d'un empire de l'inconscient découvert par un allumeur viennois - Sigmund Freud.

La laïcité ayant pris acte de ce que l'humanité se trouve livrée au torrent des billevesées qu'elle enfante, il suffisait que le saugrenu n'intéressât personne. On fondait la raison de la IIIe République sur la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat de 1905. On interprétait la civilisation athénienne à l'écoute d'une raison scolarisée. A ce prix, on se proclamait impunément helléniste de haut vol à enseigner l'ignorance au Collège de France.

On se fondait sur le postulat selon lequel tout le monde savait ce qu'il est convenu d'appeler l'Histoire. Peu importait que Jean-Pierre Vernant eût été un marxiste enflammé, puisqu'il partageait avec Mme de Romilly la croyance que l'Histoire ne présentait aucun mystère. Il n'y avait donc pas lieu de se demander au préalable quel était le contenu psychique de la croyance des Grecs en l'existence de Zeus, d'Hermès ou de Poséidon. Bien plus, Mme de Romilly accusait les interrogateurs du genre humain de faire preuve de subjectivité, tellement tout ce qui échappait à l'empire de la connaissance rationnelle mise en place par la laïcité et par la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat de 1905, se révélait étranger à la connaissance réelle de la civilisation grecque.

L'anthropologie critique, en revanche, observe le genre humain comme une espèce animale tellement singulière et tellement difficile à décrypter qu'il faut se demander en premier lieu pourquoi l'homme s'imagine que l'univers serait dirigé par un administrateur, un organisateur et un gestionnaire. Chaque année, comme du temps d'Etienne de la Boétie, des centaines de milliers de pèlerins s'en allaient lapider le diable, cet extraordinaire personnage censé jouer, à la barbe de trois dieux uniques, le rôle d'un chef d'orchestre du Mal.

L'abîme qui sépare le regard de l'anthropologie critique sur l'humanité de la cécité de la science historique classique ne saurait se trouver comblé à peu de frais. Il y faut une mutation de la notion même de raison, il y faut un globe oculaire capable de porter un regard du dehors sur l'espèce de raison dont la science historique classique faisait usage. Et cette mutation du regard de l'extérieur sur le genre humain débouche sur le tragique.

C'est pourquoi la postérité d'Etienne de la Boétie est encore devant nous. Car la servitude volontaire de l'Europe sous le sceptre et le joug de l'OTAN nous démontre qu'il faut s'interroger sur ce que la Boétie et Montaigne appelaient une auto-domestication volontaire. Car la cécité moderne est largement involontaire. Quand toute la politique occidentale ignore que l'OTAN n'est pas un club de nations consciemment asservies à l'empire militaire américain, il faut s'interroger sur le fondement religieux de ce type de servitude et tenter de comprendre pourquoi une divinité censée omnisciente et omnipotente exprime nécessairement le vœu secret d'un animal en quête d'un protecteur patelin. Celui-ci masque sous de saints sacrifices à sa puissance, sa volonté de régner sans partage sur sa créature.

L'Europe de la servitude volontaire sait que la vraie servitude est involontaire et qu'elle repose sur le vœu d'un animal devenu pseudo pensant de déléguer à un créateur mythique de l'univers la responsabilité de sa solitude dans le vide et le silence d'un cosmos désert. Tel est le tragique de la condition simio humaine, celle qui fait de la vraie postérité d'Etienne de la Boétie un champ nouveau de l'interrogation sur lui-même de l'animal pseudo réflexif.

De nos jours, la servitude volontaire est celle d'une Europe qui, vingt-six ans après la chute du mur de Berlin, entend éterniser la présence de cinq cents bases militaires américaines sur son territoire. Cette forme de servitude volontaire devrait nous laisser éberlués, ahuris, ébaubis, interloqués, estomaqués. Or, elle ne nous surprend même pas, elle nous semble même toute naturelle et pour ainsi dire, inscrite dans la nature des affaires de ce bas monde. Ce degré-là de la servitude inconsciente demeure sans autre exemple dans l'histoire du genre humain.

L'évidence qu'en cas de réveil de la lucidité de l'Europe, cette cécité inconsciente sera jugée tellement volontaire qu'elle conduira l'élite politique contemporaine à comparaître devant une cour de justice pour cause de trahison des peuples et des nations, ne traverse même pas l'esprit des futurs accusés, et les rares élites politiques qui en ont conscience s'appliquent à perpétuer leur propre servitude à seule fin de retarder l'heure de leur comparution devant une haute cour de justice.

Aujourd'hui, c'est au profit du sceptre et du joug de l'OTAN que la servitude volontaire illustre ses exploits, ce qui permet à l'anthropologie critique de préciser davantage le contenu psychobiologique de cette notion et d'approfondir la connaissance du genre humain. Mais, pour cela, il convient de rappeler que l'homme est un animal meurtrier et une bête de proie appelée à s'illustrer sur les champs de bataille. La guerre est l'expression naturelle de cet animal. Mais, dans le même temps, l'art de combattre sur les champs de bataille révèle que l'homme est également un animal qui s'avance masqué - larvatus, dit Descartes.

Il convient donc d'observer comment l'OTAN permet à la bête masquée par le culte même de ses idéalités de se ruer dans la servitude et cela à l'écoute de son culte de la Liberté. Car c'est au nom des droits de la Démocratie, donc de la Liberté, de la Justice et du Droit que l'Europe de la servitude volontaire se ligote à l'OTAN.

Mais pour que la servitude volontaire puisse jouer pleinement son rôle, il faut que la volonté de s'asservir soit inconsciente. A ce titre, elle escamote le spectacle qu'elle s'offre à elle-même. Quand un Etat européen s'ajoute à la liste des vassaux de l'OTAN, il s'empresse de souligner qu'il combat pour le triomphe de la Justice, du Droit et de la Liberté, donc pour la défense de la Démocratie.

On ne saurait donc comprendre la notion de servitude volontaire sans donner toute sa signification à l'anthropologie critique, puisque la servitude de l'Europe nous fournit un document anthropologique de première force. Chaque fois que le Pentagone renforce son emprise et sa tutelle sur un continent fier de sa servitude même, c'est la Démocratie qui est censée triompher. C'est donc le vassalisateur qui est censé enseigner la Liberté aux Etats qu'il soumet à sa domination !

C'est pourquoi la notion de servitude volontaire est devenue la clé de l'histoire contemporaine, et c'est pourquoi la psychanalyse politique de la servitude écrit l'avenir du célèbre essai d'Etienne de la Boétie.

Car l'heure est proche où une classe dirigeante asservie à son propre aveuglement se verra contrainte de cesser de se voiler la face. Elle donnera alors toute sa portée à la postérité de la Boétie qui, près d'un demi-millénaire après sa mort, nous rappelle que le génie est un prophète et qu'il enfante sans relâche sa propre postérité.

Fin du I


Le 21 octobre 2016

En pleine polémique François Hollande a reçu les Casques blancs Syriens et une Délégation Syrienne à l'Elysée le 19 Octobre 2016

Éditorial de lucienne magalie pons

Mercredi 19 octobre, le président a ouvert les portes de l'Elysée à l'ONG les Casques blancs Syriens    et notamment à son président Raed  AL Saleh,  et à une délégation du « Comité civil d’Alep » représenté par
 ---------
Parenthèse pour information : Selon  les médias , les casques blancs Syriens sont financés notamment par Londres et Washington, et sont accusés par Damas d'être liés aux groupes les plus extrémistes de la rébellion syrienne et de porter notamment assistance aux terroristes blessés dans les bombardements. Ces médias soulignent qu’en dépit   du fait que l'organisation bénéficie d'un soutien financier américain, le chef de la structure Raed al-Saleh est interdit d'entrer aux États-Unis.

Certains députés français ont également émis des critiques concernant la visite des Casques blancs à Paris. Monsieur  Jacques Myard (LR) a fait part d'« une impression de malaise et de manipulation », alors que Gérard Bapt (PS)  a « vu très mal » ce qu'il considère comme « une opération de communication », vouée à éclipser, dit-il, les souffrances des quartiers ouest d'Alep, tenus par les forces gouvernementales et bombardés au mortier par les groupes rebelles ( vous trouverez plus bas en  tête de notre Revue de presse un article  de RT France qui  reprend certaines révélations de plusieurs médias sur cette ONG et ses interventions en Syrie) 
- fin de la parenthèse -

........./
Mercredi 19 octobre, le président a ouvert les portes de l'Elysée à l'ONG les Casques blancs Syriens    et notamment à son président Raed  AL Saleh,  et à une délégation du  « Comité civil d’Alep » .

Sur le site de l'Elysée figure un diaporama impressionnant de  10  photos   pour illustrer  cette rencontre,  dont une ci-dessous :


Rappelons que la  veille , l'assemblée nationale française  leur  avait rendu  hommage, en dépit des  réticences de certains députés et des zones d'ombre sur le  financement de cette ONG et sa représentativité  , de même pour le  « Comité civil d’Alep" .

A la suite de la réception à l’Elysée  le président François Hollande, le président des Casques blancs, Rahed Al Saleh, et les représentants  de la délégation syrienne d’Alep ont tenu un point de presse à l'issue de leur entretien.


Vous remarquerez  que les interventions du président de l'ONG d'Alep et du chef  de la délégation Syrienne ......ne laissent aucun doute sur leur accointance   sous couvert d'humanisme,  notamment les accusations portées par le Représentant de la Délégation syrienne contre Vladimir Poutine qu'il accuse de commettre des crimes  de guerre , de massacrer  des civils et de vouloir détruire  la Syrie , sont violentes et  outrancières  et l'on s'étonne que ces accusations violentes et outrancières  puissent avoir été prononcées en présence  du Chef de l'Etat Français , et  sans doute  avec son assentiment.

D'autant que le jour même il devait rejoindre Berlin pour une réunion  "Format Normandie" avec notamment Angela Merkel et Wladimir Poutine.

Une maladresse de plus, qu'il aurait pu éviter !

REVUE DE PRESSE :

Malgré la polémique, François Hollande a reçu les casques blancs ...

https://francais.rt.com/france/27816-syrie--malgre-polemique-francois


Photo figurant dans l'article


MPI - François Hollande reçoit aujourd’hui les Casques blancs du groupe al-Nosra à l’Elysée

----------------------------------------------

Sous le masque trompeur d’une prétendue « Défense civile syrienne », les Casques blancs de l’organisme terroriste Al-Nosra ont été ovationnés par les idiots-utiles de l’Assemblée nationale. Manuel Valls leur a promis de faire sanctionner la Russie pour de prétendus crimes de guerre. Al-Nosra, rebaptisé Fatah[Lire plus…]


---------------------

A Paris, des élus pro-Assad ciblent les casques blancs syriens

www.lemonde.fr/syrie/.../a-paris-des-elus-pro-assad-ciblent-les-casques-blancs-syriens_5...
Il y a 2 jours - Une délégation de la défense civile syrienne a été reçue à l'Assemblée nationale, avant de l'être par François Hollande mercredi à l'Élysée.

----------

Syrie : malgré leurs affinités, les Casques blancs reçus avec les ...

https://francais.rt.com/france/27771-syrie-valls-salue-casques-blancs

Il y a 2 jours - Une délégation de Casques blancs, ONG en opération en Syrie, a été reçue ... de nombreuses critiques, notamment pour ses liens présumés avec les groupes ... Les Casques blancsfont l'objet de nombreux articles de louange dans la presse ... Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans les ...
----------

[Vidéo] Enquête: Les "Casques blancs", ONG syrienne, reçus par ...

www.europe-israel.org/.../video-enquete-les-casques-blancs-ong-syrienne-recus-par-fr...

Il y a 11 heures - Une délégation de Casques blancs, ONG en opération en Syrie, ... [Vidéo] Enquête: Les « Casques blancs », ONG syrienne, reçus par François Hollande à ... Mais l'ONG est l'objet de nombreuses critiques, notamment pour ses liens présumés avec les ... Agence France-Presse (@afpfr) October 8, 2016.

---------------

Qui sont les Casques Blancs (White Helmets) ? | Réseau International

reseauinternational.net/qui-sont-les-casques-blancs-white-helmets/


25 juin 2016 - Phillip Hammond, Secrétaire d'état aux affaires étrangères avec les White ... Dans cette interview Jo Cox exprime très clairement son point de vue ... Dans le cadre de nos recherches sur lesCasques Blancs en Syrie, nous ... Articles de la presse britannique: Casques Blancs, humanitaires ou bourreaux ?
----------------------------

Les casques blancs en Syrie sont-ils si bons? (VIDEO) - Sputnik France

https://fr.sputniknews.com/.../201608211027383268-syrie-casques-...
21 août 2016
Les secouristes internationaux déployés en Syrie ne seraient pas si ... s'est antérieurement aussi fait prendre en ...



Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...