02 janvier 2012

Les voeux du Président de la République pour l'année 2012 : les réactions de la classe politique

Éditorial de lucienne magalie pons

De nombreux responsables politiques ont réagi aux vœux du président de la République pour l'année 2012 et nous  les avons classées selon nos préférences, sans observer leur ordre chronologique, d'abord les  réactions carrément critiques de l'opposition , ensuite les mitigées des "entre deux"  , et à la fin  nous citons les offensives  concertées de la droite gouvernante, de la majorité présidentielle UMP et de leur proches, particulièrement  dirigées  contre le PS

1/ Les  réactions « carrément critiques  »

Benoît Hamon, porte-parole du PS : « Nicolas Sarkozy prétend vouloir protéger les Français pourtant jamais un président de la République n'aura autant maltraité les Français pour protéger une minorité d'entre eux. Depuis cinq ans que Nicolas Sarkozy nous adresse ses voeux comme président de la République il y a un million de chômeurs de plus inscrits à Pôle emploi, 75 milliards d'euros de cadeaux fiscaux ont été distribués aux plus riches, a-t-il déclaré lors d'un point presse après les voeux du chef de l'Etat. Alors puisque Nicolas Sarkozy est candidat à un second mandat, qu'il est donc candidat à continuer sa politique, l'enjeu pour 2012 est simple : on continue ou on espère ? on continue ou on se retrouve ? on continue ou on se rassemble ? on continue ou on change ? ».

Notre réponse : on change !

Sergio Coronado, porte-parole d'Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle : « Alors que les Français ont perdu confiance dans sa capacité à les protéger contre la crise, Nicolas Sarkozy se satisfait, pour les derniers voeux de son quinquennat, de commenter la situation difficile, fruit de son bilan, que vit le pays. Pour celui qui prétendait incarner un président qui agit, c'est un lourd échec (...) Face à l'inquiétude de nos concitoyens, il est temps de changer de cap. En 2012 changeons de président, votons juste ».

Notre réponse : on change !

Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) et candidat à la présidentielle : « Le président de la République s'est efforcé de dissimuler son impuissance en se présentant aux Français comme leur meilleur protecteur face à la crise. Derrière l'invocation rituelle de notre union avec nos partenaires européens, Nicolas Sarkozy s'est bien gardé d'évoquer les 5 points de PIB, soit 100 milliards d'euros dont, au terme du nouveau traité européen, il s'est engagé vis à vis de Mme (Angela) Merkel à diminuer les dépenses publiques. Nicolas Sarkozy, au sommet de ses talents de prestidigitateur, s'est efforcé de dissimuler qu'il n'était que le 'junior partner' de Mme Merkel quant à la définition de la politique européenne face à la crise. »

Réponse : C’est vrai, conclusion : on ne votera pas pour le « junior partner » de la chancelière

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle : « Que nous voulait-il au juste ? Réciter des poncifs ne fait pas un message. Pourquoi ne s'est-il pas contenté de nous dire 'adieu' ? Nos meilleurs voeux auraient été exaucés dès le premier jour de l'année. Mais il a bavardé et il nous a dit à bientôt. Tout reste à faire donc. La réponse à ces vœux sera dans les urnes ».

Réponse : c’est vrai le plus important reste à faire, comme l’a dit J-L. Mélenchon, la réponse sera dans les urnes.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF : « Nicolas Sarkozy continue de masquer sa responsabilité dans la crise dont il reconnaît aujourd'hui qu'elle va se poursuivre. La vérité, c'est que le chef de l'Etat tente de mettre son échec sur le dos de la crise (...) A l'entendre, ce ne sont ni les agences ni les marchés qui dictent sa politique alors que l'année 2011 a été rythmée par les pressions de ces marchés auxquels Nicolas Sarkozy a cherché à répondre en permanence (...) 2012 doit être l'année ou tout doit être fait pour se débarrasser de Nicolas Sarkozy et de sa politique ».

Réponse : on va tout faire !

Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, a déclaré, dans un communiqué : « Les vœux pieux du Chef de l'Etat ne convainquent plus personne »

Sergio Coronado, porte-parole d'Eva Joly, candidate EELV à la présidentielle, déclare : "Alors que les Français ont perdu confiance dans sa capacité à les protéger contre la crise, Nicolas Sarkozy se satisfait, pour les derniers vœux de son quinquennat, de  commenter la situation difficile, fruit de son bilan, que vit le pays. Pour celui qui prétendait incarner un président qui agit, c'est un lourd échec. (...) Face à l'inquiétude de nos concitoyens, il est temps de changer de cap. En 2012 changeons de président, votons juste."

Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle : « Les Français n'attendaient rien des voeux de Nicolas Sarkozy et ils n'ont pas été surpris (...) Usé par un mandat raté, Nicolas Sarkozy n'incarne plus l'espérance. Ce ne sont pas des mots qu'attendent les Français, ni un énième sommet pour l'emploi, ni évidemment la TVA sociale esquissée ce soir, mais de l'action, un changement de cap, radical et vigoureux. Face à ces voeux de renoncement et d'enfumage, Marine Le Pen est la candidate du bien commun français et des oubliés de la politique française ».

Réponse : « Usé par un mandat raté »   une constatation qui s’impose !

Nicolas Dupont-Aignan, candidat Debout la République à la présidentielle : « Ce soir Nicolas Sarkozy est apparu anxieux, comme un président qui n'a plus de prise sur les événements. Ces voeux ressemblaient plus à des condoléances qu'à un message d'espoir pour 2012 (...) Il se lamente une fois de plus du chômage de masse mais ce chômage est la conséquence de sa politique de soumission au dogme de l'euro et du libre-échange intégral.

2 /Les critiques  mitigées « mi- figues- mi -raisins »

Hervé Morin, candidat Nouveau centre à la présidentielle : « J'ai été heureux d'entendre le président de la République dire que ces derniers mois devaient être des mois utiles et qu'il fallait éviter d'être en réaction mais en anticipation. Il est indispensable que dans les semaines qui viennent la France redonne confiance à nos créanciers (...) Je regrette par contre qu'arrive aussi tardivement une mesure que les centristes réclament depuis plus de 4 ans qui est la création d'une TVA pour l'emploi ».


Marielle de Sarnez, directrice de campagne de François Bayrou (MoDem) : « Le diagnostic formulé par le Président de la République ce soir n'est pas tout à fait exact. Bien sûr une partie de la crise en France relève de l'extérieur, mais il y a surtout une responsabilité des pouvoirs publics et des dirigeants politiques français de gauche comme de droite. J'aurais aimé que Nicolas Sarkozy le reconnaisse. On vit une crise très grave qui touche les Français très durement, j'ai eu le sentiment ce soir que les discours et les propositions n'étaient pas à la hauteur ».(sic)

Luc Ferry :"Le bilan de Sarkozy reste extraordinairement mince"

"Malgré des vœux protecteurs et la promesse de rouvrir quelques chantiers, son bilan reste extraordinairement mince, déclare au Parisien Luc Ferry, ministre de la jeunesse et de l'éducation nationale de 2002 à 2004, et depuis président délégué du Conseil d'analyse de la société. On ne peut pas dire que la France soit en meilleur état qu'en 2007. Le chômage a augmenté, pas le pouvoir d'achat. L'école et les banlieues vont plus mal que jamais. Sarkozy, en revanche, a été très convaincant sur la scène internationale. Mais sur les questions intérieures, budgétaires notamment, des erreurs colossales ont été commises."

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Les supporters inconditionnels  du Président,   Ministres , responsables de l’UMP, députés  et partis de droite associés à la majorité présidentielle se sont mobilisés  pour lancer  une offensive concertée, face à ces réactions, certains en visant principalement  l'équipe du candidat PS François Hollande,  à l’exception du Premier Ministre  qui a choisi de souligner que le Président de la République « s’est placé au-dessus des contingences partisanes » avant d’enchaîner sur les valeurs pour surmonter la crise, , le choix de la réforme,  le pacte républicain, la croissance, le chômage, le financement de la  protection sociale ,  et la taxation sur les transactions  financières  :

 
François Fillon, premier ministre :   « Avec ses voeux pour l'année 2012, le président de la République s'est placé au-dessus des contingences partisanes et des échéances électorales. Le courage, la lucidité et la solidarité sont les trois valeurs autour desquelles la France doit se rassembler pour surmonter la crise », indique Matignon dans un communiqué. Le président a « réaffirmé que le choix de la réforme est le seul en mesure de protéger notre pacte républicain et de relancer la croissance », poursuit le Premier ministre. A ce titre, le rendez-vous du 18 janvier « doit être l'occasion d'amplifier nos efforts contre le chômage, de revoir le financement de notre protection sociale, de mettre en oeuvre la taxation sur les transactions financières ».

Réponse : trop facile de s’en remettre au 18 janvier on verra ce qu’il en sortira.


Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement,  a accusé François Hollande,   dans un communiqué, de se "bander les yeux" face à la crise alors que "Nicolas Sarkozy a choisi de poursuivre les réformes".

Nadine Morano, a réagi à chaud le soir même des vœux de Nicolas Sarkozy(  en image fixe sur BFM TV), pour commenter l’allocution du Président «  … il ne s’agit pas de nier les difficultés, il l’a rappelé, il faut sortir de la crise, faire naître une nouvelle Europe, et donc il assumera jusqu’au bout, comme il l’a rappelé, évidemment, son travail et son engagement au service de la France, Trois thèmes essentiels, trois thèmes majeurs, la formation, l’emploi, la protection sociale , le dérèglement de la finance, et il l’a dit très clairement , son devoir est de faire face et de protéger les Français

Laurent Wauquiez,  ministre de l'Enseignement supérieur, a vu un contraste "saisissant" entre les voeux de Nicolas Sarkozy, qui "s'est adressé avec dignité à une France en crise", et ceux de François Hollande, qui "n'a rien dit parce qu'il n'a rien à dire".


Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP : selon lui, « Nicolas Sarkozy a su trouver les mots justes pour expliquer les enjeux de la crise extraordinaire qui frappe tous les pays du monde, pour rassurer face aux défis que nous devons relever et surtout pour tracer un chemin de confiance et d'espoir pour la France et les Français. Ce chemin est celui du courage et du travail, du rassemblement et de la solidarité, de l'ouverture au monde et de l'ambition ».

Réponse : « Nicolas a su trouver des mots justes  pour expliquer »  ….., qu’on est dans la mouscaille ? ……, Ah ! Bon !…  Jean-François Copé entend, voit, et parle  double  comme à son habitude


Brice Hortefeux, vice-président de l'UMP : "Le chef de l'état a trouvé le ton juste pour incarner sa mission de protecteur et de rassembleur face aux défis qu'impose la crise économique mondiale. Il a su prendre les initiatives nécessaires pour surmonter lucidement les difficultés tout en rappelant les atouts de notre pays et les raisons d'espérer".

Valérie Rosso, déléguée générale adjointe de l’UMP a déclaré "La disproportion de la réaction de Manuel Valls m'incite à penser que le président a été bon et qu'ils ont peur face à un homme incarnant la présidence de tous les Français".

Frank Riester , député UMP,  a écrit  dans un communiqué, "Non, le Président de la République ne joue pas sur les peurs. Lui, ne ment pas aux Français …… François Hollande, Manuel Valls et le PS sont dans le déni de réalité permanent, l'anti-sakozysme primaire et l'absence de proposition claire".

Le président du groupe Nouveau centre à l'Assemblée, Yvan Lachaud, "regrette profondément que le PS ait cette année encore choisi la violence pour réagir aux voeux du Président".

« La Droite sociale », - dirigée par Laurent Wauquiez (UMP)- , "se réjouit que les priorités et les valeurs qu'elle porte soient au cœur des priorités qu'a fixées le président de la République pour cette nouvelle année. Le retour à l'activité, qui doit être la priorité de notre contrat social dans une logique de droits et devoirs (...). La Droite sociale salue le courage et le sang-froid dont a fait preuve le président de la République tout au long de l'année qui s'achève et se réjouit de la détermination dont il a fait preuve lors de la présentation de ses vœux pour l'année 2012."

Yves Jégo, député et vice-président du Parti Radical a écrit : "Face au chef de l'Etat qui a su trouver le ton juste et fixer un cap courageux et crédible, on cherche en vain, dans les diatribes éculées de l'ancien (premier secrétaire) du Parti socialiste, ce qui pourrait ressembler à une orientation fiable pour l'avenir de notre pays".

Bruno Retailleau , Sénateur et président du Conseil général de Vendée  (non inscrit, ex-MPF de Philippe de Villiers) a  fait un parallèle entre, selon lui, "les voeux d'un homme d'action" et "un candidat socialiste fidèle à son image, sans idée, sans projet, ou plutôt avec pour seul projet l'anti-sarkozysme primai

Le concert du Nouvel an 2012 à Vienne dirigé par Mariss Jansons : un triomphe

Éditorial de lucienne magalie pons



Le prestigieux chef d'orchestre  Mariss Jansons,  dirigeait dimanche 1er Janvier 2012, le  concert du Nouvel An de l'Orchestre philharmonique de Vienne, dans la «salle en or» du Musikverein,  dont  la décoration florale  était assurée pour la 31e fois par les jardiniers de la ville italienne de San Remo

Directeur musical du Concertgebouw d'Amsterdam depuis 2004 et de l'Orchestre symphonique de la Radio bavaroise depuis 2003, Mariss Jansons a été un élève du chef d'orchestre autrichien Herbert von Karajan (1908-1989) et du Russe Yevgueny Mravinsky (1903-1988).


Au final, la célèbre valse «  Le Beau Danube Bleu », de Johann Strauss fils (1825-1899), ...  et,  particulièrement appréciée des Viennois « La marche de Radetzky »(*) de Johann Strauss père (1804-1849), accompagnée comme chaque année  par l’assistance debout  battant la mesure en tapant dans ses mains.


Le  programme comprenait notamment «  le Galop de la locomotive à vapeur de Copenhague » du compositeur danois Hans Christian Lumbye (1810-1874),  et l’ » Albion Polka »  de Johann Strauss fils, œuvre  créée à Vienne  en 1851 en hommage au   prince  Albert de Saxe-Coburg-Gotha ( époux de la Reine Victoria, Reine du Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande de 1837à 1901 qui devint de plus ensuite  Impératrice des Indes de 1876 à 1901).


A la fin du concert, Mariss Jansons,  et les musiciens du Philharmonique ont été longuement  ovationnés  par l’assistance enchantée. 
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(*) note historique " La marche de Radetzky", est une  célèbre marche militaire viennoise de Johann Strauss père  qu'il dédia à l'époque au maréchal autrichien Joseph Radetzky, vainqueur de la bataille de Custoza contre les Piémontais en 1848 .

La marche de Radetzky  est toujours particulièrement   appréciée des Viennois,  et une version de cette marche  est traditionnellement interprétée à la clôture du Concert du Nouvel An donné par l'Orchestre philharmonique de Vienne.

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extrait de la fin du Concert du Nouvel an 2012 :




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Pour le Nouvel An 2013,  le concert  sera dirigé  par l'Autrichien Franz Welser-Möst,  directeur musical de l'Opéra de Vienne et de l'Orchestre de Cleveland.

 Si vous avez  l’intention d’assister au Concert du nouvel An 2013  il  est recommandé de réserver  votre  place un an à l’avance.

01 janvier 2012

Sommes-nous sortis en France de l'Ancien Régime en matière de Gouvernance ?

Éditorial de lucienne magalie pons


A voir et entendre  depuis déjà quelques mois les déclarations et les intentions de  nos candidats  2012 officiellement déclarés, on se prend à penser que la France est riche de bonnes  volontés  et d’intelligences créatrices,  dont nous pouvons être fiers, tous sont prêts  à  servir efficacement la France et les Français,   n’en doutons pas.

Ceci posé pouvons regretter que la Constitution de la V° République ne prévoie qu’un  seul et unique Président de la République.

Il serait bon  d’instaurer une  représentation  présidentielle collégiale des trois premiers élus au premier tour, pour ne pas laisser jeter  pendant cinq ans dans l’opposition, ou dans un désert politique,  des personnalités  de valeurs,  représentatives du  pluralisme politique  qui honore notre démocratie, ce serait une méthode  de  gouvernance  plus équilibrée que celle  d’un seul Président  dévoué  à la seule politique partisane  de sa majorité et à ses possibles abus d’autorité et d’influence.

Ceci nous éviterait subsidiairement les dépenses d’un second tour pour départager les deux premiers sortis des urnes  au premier tour.

Bon ce n’est qu’une idée prospective  parmi d’autres, pour le moment encore du domaine de l’utopie, nos politiques ont   encore imprimé dans leurs  mémoires   et leurs comportements,  le modèle de l’ancien Régime  où  le  pouvoir était  détenu par le  Roi de France,  et nos politiques n’arrivent pas à en décoller.

Partager le pouvoir n’est pas dans  leurs  gênes idéologiques  et dans leurs  volontés politiques. On peut même remarquer des familles  dont les membres,    descendants  d’un  ancêtre ministre ou haut fonctionnaire de l’Etat,  se succèdent dans des institutions publiques ou des ministères depuis plusieurs générations, ce qui en fait ressemble de très près à une succession héréditaire de l’ancien régime, sans compter « l’adoubement » pratiquée  dans cette classe politique par le jeu relationnel  entretenu avec d’autres familles « régnantes » sur la République dans les mêmes conditions héréditaires.

Par ailleurs en matière de pouvoir législatif,  la représentation   proportionnelle est  aussi bien  morte et enterrée à l’Assemblée Nationale.

Ce n’est pas démocratique et  c’est bien regrettable.

D’autant que les entreprises  publiques ou privées, et   les  associations  fonctionnent à leur exemple, avec un Président ou Président Directeur Général  à leurs têtes, lesquels  trop  souvent se conduisent comme des tyrans avec leurs subordonnés.

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Les candidats 2012 " déclarés" avaient précédé Nicolas Sarkozy pour présenter leurs voeux au Français

Éditorial de lucienne magalie pons


François Hollande : "2012, l'année du changement"
"Le changement, c'est maintenant" a déclaré  François Hollande,  en présentant ses vœux aux Français, quelques heures avant que nous basculions en 2012, année de l'élection présidentielle.

"L'année 2012, si vous me donnez votre confiance, sera celle de la réforme fiscale, de la justice sociale - sur les retraites, la santé - de la justice entre les territoires. La justice, l’égalité sont les conditions pour que l’effort soit consenti" explique le candidat qui forme le vœu "que l'année 2012 soit celle d'une grande mobilisation autour d'une belle cause : la jeunesse"


François Hollande : "2012, l'année du changement" par francoishollande



Marine Le Pen 


 La  présidente du Front national  présente ses vœux sur une image fixe. D'une voix ferme et résolue, elle   a déclaré que pour la France  ..."on peut parler d'une année épouvantable", avec "le chômage qui explose".


Après avoir décrit le pays en "terre dévastée par les ravages d'une mondialisation qu'on ne peut pas contrôler", elle affirme se battre pour la "France des invisibles".


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Les voeux de Marine Le Pen pour l'année 2012 par MarineLePen 

   
  François Bayrou

Le candidat du Modem   François Bayrou  reste optimiste : "Il faut que nous sachions que nous allons nous en sortir" .
 Mais  à deux conditions, selon François Bayrou :
- "Il faut recommencer à produire en France
- "il faut que nous retrouvions la meilleure éducation au monde".



Voeux de François Bayrou pour l'année 2012 par bayrou


  Dominique de Villepin  
Pour Dominique de Villepin : "La République des partis, ce n'est pas la France"
"La République des partis, ce n'est pas la France. Nous n'avons pas besoin d'un président de droite, d'un président de gauche, d'un président du centre, mais d'un président des Français, un président arbitre", déclare Dominique de Villepin.
L'ancien premier ministre  a  rappelé   son bilan 2005-2007 par la "réduction du chômage et des déficits", en soulignant  que   le chômage est désormais à son  pire niveau depuis 12 ans et que la dette se creuse.


Dominique de Villepin - Voeux 2012 par clubvillepin

Nicolas Dupont-Aignan -

"J'ai choisi de vous présenter mes voeux 2012 devant cette école maternelle de ma ville" (Yerres, Essonne) qui sera "un des 100.000 bureaux de vote de l'élection", a  lancé  le candidat de Debout La République.

 "Je veux une France libre et rassemblée, libre des agences de notation, libre des multinationales, libre de cette petite caste bruxelloise qui nous impose ses lois et sa récession..." a poursuivi   Nicolas Dupont-Aignan. 

Son souhait :: "2012 sera peut-être, si nous le voulons tous, si nous en donnons les moyens, une très belle année pour la France : l'année du sursaut".

 
Les voeux aux Français de Nicolas Dupont-Aignan... par dlrtv

Eva Joly -

Pour Eva Joly : "L'austérité n'est pas une fatalité. D'autres choix politiques sont possibles... L'Europe doit devenir un magnifique projet de solidarité.", a  estimé  la candidate  2012.

"la première des libertés, c'est de vivre sur une planète vivable..." a notamment déclaré Eva Joly 

Son souhait : une "année 2012 de fraternité"
Son appel : "En 2012, utilisez votre bulletin de vote et votez juste ! "


Eva Joly - Voeux 2012 - LIberté Égalité Fraternité 

Corinne Lepage -  

"Je forme le vœu que nous revenions à la République que nous aimons", ...., "Nous savons tous combien les procédures sont longues et difficiles dès lors qu'il s'agit d'affaires intéressant les amis du pouvoir. Il faut revenir à une justice indépendante, un véritable pouvoir judiciaire face aux affaires et à la corruption qui minent notre pays... C'est un impératif si nous voulons retrouver la confiance, confiance qui est le maître mot". 


Voeux 2012 de Corinne Lepage par corinnelepage2012

Hervé Morin – 

Il y a quelques mois déjà Hervé Morin recevait une animatrice télé  dans sa cuisine aux beaux éléments et préparait du poisson et d'autres mets , revêtu d'un tablier, entouré de casseroles et autres ustensiles, tout en parlant entre autres propos de sa politique. 

Cette fois pour présenter ses vœux  Hervé  Morin  s'est installé " très "cool"   au centre son salon  entouré de ses   sept  invités Français. 

 Ses souhaits : Le candidat du Nouveau Centre souhaite que l'hexagone redevienne "un pays de production", donne "une éducation convenable à tous ses enfants" et veut "une France qui s'assume dans un destin européen".

Ndlr : si un jour prochain il nous entretient de sa chambre à coucher , nous aurons une vue intime de sa maison presque complète,  mais on peut se demander si Hervé Morin nous parlera un jour de son bureau, il nous semble que cela serait plus officiel pour un candidat 2012 déclaré.

 
Vœux d'Hervé Morin aux Français du 31 décembre... par Quentin_Copez

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Jean-Luc Melenchon

Jean-Luc Melenchon  candidat du Front de gauche est le seul à  donner  place, pour l'essentiel de son clip, à des Français qui expriment leurs vœux pour 2012. 

 Son souhait : "prenez le pouvoir mes chers compatriotes. Prenez le pouvoir politique, prenez le pouvoir en Europe. Vous pouvez".


Jean-Luc Mélenchon : En 2012, prenez le pouvoir ! par PlaceauPeuple

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31 décembre 2011

Les voeux du Président de la République pour l'année 2012 : un constat de crise "inouïe" et des promesses

Éditorial de lucienne magalie pons

Le Président Nicolas Sarkozy s'est efforcé de reconquérir la confiance des Français en  9 minutes 38 secondes dans une allocution technique  centrée dans un constat de crise et de promesses  ... une allocution caustique  prononcée  sans aucune  tonalité cordiale  qui n'a pas détendu l'atmosphère , on  espérait  mieux, il nous a servi le pire  pour  le dernier soir de l'année.



Voeux de N. Sarkozy aux Français pour l'année 2012 par elysee


Mes Chers Compatriotes,

L'année 2011 s'achève. Elle aura connu bien des bouleversements.

Depuis le début de la crise, qui en trois ans a conduit à plusieurs reprises l'économie mondiale au bord de l'effondrement, je ne vous ai jamais dissimulé la vérité sur sa gravité, ni sur les conséquences qu'elle pouvait avoir sur l'emploi et sur le pouvoir d'achat.

Cette crise qui sanctionne 30 années de désordres planétaires dans l'économie, le commerce, la finance, la monnaie, cette crise inouïe, sans doute la plus grave depuis la deuxième guerre mondiale, cette crise n'est pas terminée.

Elle a entraîné dans la tourmente des pays comme la Grèce, l'Irlande, le Portugal, mais également des pays aussi puissants que l'Espagne et même l'Italie.

Dans la tempête, vous avez souffert. Je sais que la vie de beaucoup d'entre vous déjà éprouvée par deux années difficiles a été une fois encore durement mise à l'épreuve. Vous finissez l'année plus inquiets pour vous et pour vos enfants.

Et pourtant il y a des raisons d'espérer. Nous devons, nous pouvons garder confiance dans l'avenir. Car si tant de pays ont connu des difficultés insurmontables, la France a tenu. Elle a résisté.

Si elle a tenu, si elle a résisté, si elle a réussi jusqu'à présent, à conjurer le doute qui déclenche la crise de confiance, c'est grâce au courage et au sang-froid dont vous faites preuve depuis 3 ans, c'est grâce à la solidité de nos institutions, c'est grâce à notre protection sociale, qui garantit la solidarité dans l'épreuve, c'est grâce aux réformes que nous avons accomplies ces dernières années. Je pense notamment à la réforme des retraites et à toutes les mesures visant à diminuer nos dépenses publiques qui ont permis à la France de garder la confiance de ceux qui lui prêtent leur épargne pour financer son économie.

Il ne s'agit pas de nier les difficultés que nous traversons. Mais dans ces épreuves, la France a su préserver l'essentiel. Je tiens à rendre un hommage particulier à toutes celles et à tous ceux d'entre vous qui par leur travail ont contribué au développement de notre économie.

Mes chers compatriotes,

Nous devons être courageux, nous devons être lucides.

Ce qui se passe dans le monde, annonce que l'année 2012 sera celle de tous les risques mais aussi de toutes les possibilités. De toutes les espérances, si nous savons relever les défis. De tous les dangers, si nous restons immobiles.

Différer les choix parce qu'ils sont difficiles est la pire des options. Quand on décide trop tard, le prix à payer est plus cher. Les souffrances plus grandes.

En 2012, le destin de la France peut une fois encore basculer.

Sortir de la crise, construire un nouveau modèle de croissance, faire naître une nouvelle Europe, voilà quelques-uns des défis qui nous attendent. Je veux vous dire ma conviction qu'unis avec nos partenaires européens, nous serons plus forts pour y faire face.

Mais ces défis, ils s'imposent à nous. Nous ne pouvons ni les refuser, ni les repousser. Nous ne pouvons ignorer ce nouveau monde.

Dans cinq mois, nous avons une élection présidentielle. C'est une échéance importante. Le moment venu, vous ferez votre choix. Mais d'ici là, je dois continuer à agir car l'histoire des décennies à venir s'écrit maintenant.

Avec le Premier ministre, nous réunirons le 18 janvier prochain, les représentants des forces économiques et sociales de notre pays. J'écouterai les propositions de chacun et, avant la fin du mois de janvier, nous prendrons et nous assumerons des décisions importantes, car les enjeux sont cruciaux.

La crise est grave, les circonstances sont exceptionnelles, les décisions doivent être à la mesure de cette gravité. C'est un devoir auquel je ne me déroberai pas.

Je ne sous-estime pas les conséquences que peuvent avoir sur notre économie les agences de notation et les emballements des marchés financiers, ni non plus nos erreurs passées mais je le dis pour que chacun l'entende, ce ne sont ni les marchés, ni les agences qui feront la politique de la France.

Au fond, la seule façon de préserver notre souveraineté, de maîtriser notre destin est de choisir, comme nous l'avons fait jusqu'à présent la voie des réformes structurelles plutôt que celle des réactions à chaud qui ne font qu'ajouter à la confusion et au désordre sans restaurer la confiance.

Le problème posé n'est pas celui d'un nouveau train de réduction des dépenses pour l'année qui vient. Ce qui devait être fait a été fait par le Gouvernement.

Maintenant, il nous faut travailler en priorité pour la croissance, pour la compétitivité, pour la ré-industrialisation qui seules, nous permettront de créer des emplois et du pouvoir d'achat.

Trois sujets me paraissent dominer les autres.

Nous ne nous en sortirons pas en laissant de côté ceux qui souffrent déjà des conséquences douloureuses d'une crise dont ils ne sont pas responsables. Nous ne bâtirons pas notre compétitivité sur l'exclusion mais sur notre capacité à donner à chacun une place dans la Nation. C'est pourquoi, ceux qui ont perdu leur emploi doivent être l'objet de toute notre attention.

Nous devons changer notre regard sur le chômage. Faire en sorte que la formation des chômeurs devienne la priorité absolue, afin que chacun puisse se reconstruire un avenir. Former et pas seulement indemniser, tel doit être notre but. Personne ne doit pouvoir s'exonérer de cette obligation ni être exclu de cette possibilité.

Le deuxième sujet est celui du financement de notre protection sociale qui ne peut plus reposer principalement sur le travail, si facilement délocalisable. Il faut alléger la pression sur le travail et faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec de la main d'œuvre à bon marché. Ce sujet est au cœur de tous les débats depuis des années. J'écouterai les propositions des partenaires sociaux puis nous déciderons.

Le troisième sujet, c'est celui des dérèglements de la finance qui vous choquent d'autant plus profondément qu'ils sont largement à l'origine des difficultés actuelles.

Il faut faire participer la finance à la réparation des dégâts qu'elle a provoqués. C'est une question d'efficacité. C'est une question de justice. C'est une question de morale. La taxe sur les transactions financières doit être mise en œuvre.

Mes chers compatriotes,

Mon devoir est de faire face et de vous protéger.

Vous pouvez être sûrs que j'assumerai jusqu'au bout et en totalité, les lourdes responsabilités que vous m'avez confiées et que je n'aurai de cesse d'agir au nom de l'intérêt général.

Chacun devra prendre ses responsabilités, c'est pourquoi j'appelle tous les décideurs des entreprises et de l'économie à tout faire pour préserver l'emploi. J'appelle tous les acteurs des services publics à redoubler de prévenance pour tous ceux qui ont besoin de notre solidarité.

Mes chers compatriotes,

J'ai confiance dans les forces de la France.

Je suis certain du chemin qu'il nous faut suivre.

A vous, à tous ceux qui vous sont chers, à nos soldats qui risquent leur vie hors de nos frontières, à leurs familles qui vivent dans l'anxiété et à tous ceux qui dans le monde luttent pour la liberté, j'adresse ce soir tous mes vœux de bonheur pour la nouvelle année.

Bonne année à tous.

Vive la République !
Et vive la France !
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Les réactions sont déjà nombreuses notamment sur BFMTV ( à 21 h O7, l'émission en cours avec différents intervenants depuis la fin de l'allocution présidentielle se poursuit)

Nous actualiserons cet éditorial  demain en prenant connaissance des  premières réactions de la presse "papier".

Les Voeux 2012 du Front National

Éditorial de lucienne magalie pons

1/ les voeux de la Présidente du Front National :



Les voeux de Marine Le Pen pour l'année 2012 par MarineLePen

2/ les vœux du Président d'honneur du Front National
 
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Actualités du Front National

Éditorial de lucienne magalie pons


Florian Philippot , haut Fonctionnaire en disponibilité,  Diplômé d’HEC, ancien élève de l’ENA est membre du Bureau Politique du Front National/

Il était interviewé récemment , voir les vidéos






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Florian Philippot ACI TV Face a face par nationspresse

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Prendre connaissance du Programme Présidentiel de Marine le Pen :



Présentation du projet présidentiel de Marine Le... par LCP

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1 / Pour lire le texte du discours de Marine le Pen cliquez sur la photo ci-dessous :


19 novembre 2011
Présentation du projet présidentiel de Marine Le Pen
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2 /Pour lire le développement de chacun des grands titres du Projet Présidentiel de la Présidente du Front National, cliquez sur les liens ci-dessous: 

Autorité de l’Etat

Avenir de la Nation

Politique étrangère

Redressement économique et social

Refondation républicaine

Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...