09 juillet 2010

Derniers rebondissements dans l'Affaire Woerth-Bettencourt

Éditorial de lucienne magalie pons

L'affaire Woerth-Bettencourt nous apporte chaque jour son lot d’informations nouvelles qui peuvent être ressenties par le Gouvernement, l’UMP présidentielle et Eric Woerth comme des calomnies et des rumeurs.

Le Pouvoir et la majorité parlementaire ont une position commune qui ne varie pas, sauver coute que coute le Ministre du travail pour qu’il puisse œuvrer sur la réforme des retraites, démentir toutes les informations publiées par la presse en assurant qu’il s’agit de rumeurs et de calomnies hors de la réalité, répéter dans toutes leurs interventions que Monsieur Eric Woerth ne démissionnera pas, reprendre en main la communication sur cette affaire.

Médiapart le site d’information de Plenel et une certaine presse sont mis par le Gouvernement et les cadres de l’UMP présidentielle en accusation et dénoncés comme des diffuseurs de rumeurs incontrôlées, fausses, mensongères, partant de faits irréels … etc…, pourtant la matérialité des cassettes existe bien, reste à vérifier si elles sont de nature authentique.

L’opposition réclame une enquête parlementaire ce qui serait un moyen de calmer les esprits et de rationnaliser les informations des médias en attendant les résultats, mais cette réclamation pour le moment n’est pas entendue.

Monsieur Cahuzac, Président Socialiste de la Commission des Finances à l’Assemblée Nationale s’est montré très sévère et s’est exprimé avec rigueur et précision, la droite qui se répand en défense contre les informations de la presse qu’elle ressent comme des « horreurs » et des calomnies, n’a pas trop réagi aux propos de Monsieur Cahuzac qui a considéré que le cas Woerth est révélateur d’une crise de régime tout en proposant différentes solutions constitutionnelles pour en sortir.

François Baroin le 6 juillet se décidait pour une enquête de l’IGF sur les aspects fiscaux de cette affaire dont il disait qu’elle ne serait pas rendue publique, sans doute pour se donner le temps de l’étudier avant d’en tirer des conclusions avec le Gouvernement, ensuite François Baroin a annoncé finalement que cette enquête serait rendue publique en cette fin de semaine, et puis aujourd’hui nous apprenons qu’elle ne sera publiée que Lundi.

Peut-être les révélations de l’ancienne comptable de Liliane Bettencourt, publiées par une première fois Mediapart et ensuite rétractées en partie dans son audition par la police sont-elles de nature à freiner une information officielle avant que la police fasse le clair sur les retraits hebdomadaires en espèces sur les comptes de Madame Bettencourt et leur destination. Il semblerait qu’un retrait de 50.000 euros a bien été effectué à l’poque, mais il est évident que si une enquête se déclenche elle sera longue et compliquée.

Il devient urgent que la fièvre cérébrale et la profusion écrite et verbale qui ont gagné tant les politiques que les médias cessent pour faire place à des enquêtes et procédures légales. L’opinion publique y trouverait son compte pour enfin connaître une vérité, qui actuellement se trouve masquée dans une profusion de contradictions et d’atermoiements insupportables.

Pour Cahuzac, Sarkozy doit remanier ou… dissoudre l’Assemblée !

Actu

Pour Cahuzac, Sarkozy doit remanier ou… dissoudre l’Assemblée !

Gérald Andrieu - Marianne

Pour le président socialiste de la Commission des finances, le cas Woerth est révélateur d’une «crise de régime». Nicolas Sarkozy n’aurait d’autre choix que de former un «gouvernement de combat, resserré» ou de renvoyer aux urnes les Français. Du côté de la majorité, le discours tourne désormais en...

Revue de presse :

Qui croire ?

PARIS (AFP) - 09/07/10 07:08Bettencourt : plus de 380.000 euros retirés en espèces début 2007, révèle Marianne

· Affaire Woerth-Bettencourt : quand une rétractation cache une ...


Le Monde - Il y a 10 heures

Synthèse des enquêtes ouvertes par la justice dans le cadre de l'affaire Woerth-Bettencourt. – Infographie sur les différents acteurs de l'affaire.

Vidéo : L'ex-comptable de Liliane Bettencourt se rétracte partiellement

YouTubeFrance 24

Affaire Woerth-Bettencourt: l'ex-comptable revient partiellement ...- 20minutes.fr
Affaire Woerth : la vérité "rétablie" ?- Europe1
News banques - Le Parisien
Autres articles (2366) »

·

Affaire Woerth-Bettencourt: Revivez les derniers rebondissements ...


20minutes.fr - Il y a 10 heures

Même si plusieurs membres du gouvernement ont dénoncé ces derniers jours les ravages d'Internet dans l'affaire Woerth/Bettencourt, la défense du ministre du ...

Affaire Woerth: "crise politique" ou "crise du journalisme"?- L'Expansion
Comment Mediapart a donné le tempo de l'affaire Woerth- Télérama.fr
Affaire Woerth : l'UMP entre amalgames historiques et attaque de ...- Le Monde
Marianne2.fr - France Info
Autres articles (258) »


RFI - Il y a 32 minutes

Dans la majorité l'affaire ne fait aucun doute : le rapport de l'inspection générale des finances apportera avant lundi prochain la preuve qu'Éric Woerth ...

Un air « robespierriste » souffle sur l'affaire Woerth- Challenges
Plus d'un Français sur deux pour un remaniement- Le Parisien
Affaire Woerth: 1 Français sur 2 pour un remaniement- lesindiscrets.com
Slate.fr - Courrier International
Autres articles (181) »

·

Olivier Metzner veut privatiser l'affaire Woerth


Marianne2.fr - Il y a 19 heures

Au contraire, l'affaire d'Etat polluerait sa cause, pointant du doigt François Marie ... On oublie beaucoup de choses, notamment que le nom d'Eric Woerth ...

Vidéo : La fille de Liliane Bettencourt parle

YouTubeBFMTV

"L'affaire d'Etat pollue ma cause"- Europe1
Bettencourt: de l'affaire familiale à l'affaire d'Etat ?- Sud Ouest
MediaPart

Afaire Woerth: recherche, désespérément Badinter de droite...

Daniel Bernard - Marianne

C'est l'évidence : pour sauver la droite à l'heure de l'affaire Woerth, il fallait une grande conscience, un Badinter de droite. Daniel Bernard s'est trituré les méninges avec Etienne Pinte pour la trouver... Bel effort... uin peu vain...

François Baroin, mardi, à l'Assemblée, accuse l'opposition de faire le jeu de l'extrême-droite

Tourner la page

Affaire Woerth : une défense normale mais pathétique

Jean-François Kahn

Qu’Eric Woerth se défende avec vigueur, c’est normal. Que ses collègues de l’UMP s’en déclarent solidaires, c’est également dans l’ordre des choses.Et d’ailleurs, on aurait tort de transformer en chasse à l’homme ce qui n’est que la mise en lumière d’un système.Certes, Eric Woerth n’est sans doute...

Affaire Woerth : recap pour les nuls et les distraits

Sarkofrance

Affaire Woerth : recap pour les nuls et les distraits

L'affaire Woerth-Bettencourt est bel et bien devenue une affaire Sarkozy. Pour ceux en doutaient encore, les nouvelles révélations de l'ancienne comptable de Liliane Bettencourt, publiées par Mediapart devraient servir de confirmation. Les réactions de Nicolas Sarkozy et d'Eric Woerth sont sans surprise. L'Elysée a officiellement démenti, Sarkozy a dénoncé «l'horreur» et la «calomnie», Eric Woerth a répété qu'il ne démissionnerait pas: «N'importe qui dit n'importe quoi sur moi.» . Quels sont les faits ?


06 juillet 2010

L'affaire Bettencourt déclenche une crise politique de grande ampleur

Éditorial de lucienne magalie pons

Le 30 juin, sur France 2, le ministre du budget François Baroin annonçait la création d'une enquête de l'Inspection générale des finances au sujet des soupçons de complaisance fiscale de son prédécesseur Eric Woerth envers l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt.


Il avait assuré que le rapport d’enquête serait rendu public une dizaine de jours plus tard. "Il sera à la disposition à la fois du public qui s'intéresse à cette situation et d'une éventuelle future commission d'enquête parlementaire"

"On ira jusqu'au bout", avait encore confirmé dimanche sur Europe 1 le ministre du budget, François Baroin, au sujet du contrôle fiscal de l'héritière de L'Oréal.


Mais, mardi, dans Les Échos, le ministre du budget revient sur son engagement. A la question "Ce rapport sera-t-il public ?", François Baroin a répondu : "Il sera à la disposition d'une éventuelle commission d'enquête parlementaire. Bernard Accoyer ne voit pas d'objection à ce qu'une telle commission soit créée."


Jean-Marc Ayrault, le Président du groupe PS à l’Assemblée Nationale, estime que cette commission d’enquête pourrait ne pas voir le jour avant le mois d'octobre, même si Bernard Accoyer, le président de l'Assemblée, en a accepté le principe. Jean Marc Ayrault suppose qu'"avant le 14 Juillet, le gouvernement et la majorité ne veulent pas d'une commission d'enquête", et qu'"ils renvoient à septembre la décision alors qu'il y a urgence".


Pourquoi le ministre a-t-il changé d'avis ?, s'interrogent les observateurs et le journaliste de L'Express Thomas Bronnec ajoute sur son blog. "Vu l'ampleur que prend l'affaire, je doute qu'un tel délai soit acceptable par l'opinion. Surtout pour un rapport qui est censé 'mettre les choses au clair' sur les liens éventuels entre Eric Woerth et le traitement du dossier fiscal de Liliane Bettencourt"


Dans cette affaire Bettencourt qui continue à alimenter les rivalités politiques les médias après avoir parlé d’affaire d’État dénonce maintenant une crise politique !


Il est vrai que le Chef de l’État, le Premier Ministre, les ministres, les députés, les personnalités politiques de tous les partis ne cessent d’alimenter les chroniques qui envahissent les médias presse et audio-visuel.


Le ministre du Budget, François Baroin, qui a accusé mardi le PS de «faire le jeu de l'extrême droite» dans l'affaire Bettencourt-Woerth, a provoqué un clash à l’Assemblée Nationale, lors des questions au Gouvernement.

Interpellé vers la fin de la séance par Alain Vidalies (PS), qui appelait l'exécutif à arrêter «les médiocres contre-feux politiciens» dans le «seul but de passer l'été», François Baroin a vivement rétorqué à l’adresse de la gauche : «Est-ce que vous vous rendez compte du mal que vous faites à la démocratie et que vous êtes en train de tracer le sillon des extrêmes?» …. «Comment vous pouvez jeter l'anathème sur les uns et sur les autres, sans preuves, en additionnant les twitts, les blogs, les gens qui règlent des comptes, les opposants politiques qui ne partagent même pas vos valeurs?» a-t-il cinglé en soulignant que le PS était «un parti de gouvernement».


«Comment vous pouvez continuer à faire cela? Alors je vous en conjure, au nom d'une certaine idée que nous avons en partage de la démocratie, de la République, ne faites pas le jeu de l'extrême droite!» a encore lancé Monsieur François Baroin


C’en était trop, la plupart des députés PS ont alors quitté l'hémicycle pour protester contre de tels propos, en s'écriant «c'est une honte!» alors que des députés de droit s’autorisaient à leur crier : « Dehors » !

Accusés de "faire le jeu de l'extrême droite", les députés PS quittent l'Assemblée

Le ministre du Budget a accusé le PS de "faire le jeu de l'extrême droite" dans cette affaire, en leur reprochant notamment d'additionner "les tweets, les blogs..." Lire la suite l'article

Articles liés

Discussion: Parti socialiste


Voir les photos, les vidéos et réagissez à l'info sur LePost.fr

Espérant qu’il reprendra en main la politique, certains hauts responsables de la majorité pressent le Président d’intervenir d'intervenir à ce sujet devant les Français. Jean-François Copé, patron des députés UMP, a estimé mardi matin qu'il fallait que Nicolas Sarkozy "parle aux Français", de même Jean-Pierre Raffarin, qui a souhaité que le président "s'exprime très vite".


Depuis le début de l'affaire Bettencourt, Nicolas Sarkozy s'est montré en retrait , mais Mardi, Le Président de la République, lors d'une table ronde sur la médecine de proximité à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), a évoqué le sujet : "J'aimerais tellement que le pays se passionne pour les grands problèmes que sont la santé, l'organisation de la santé, les retraites, comment on va créer de la croissance, plutôt que de s'emballer à la première horreur, calomnie qui n'a qu'un seul but, salir sans aucune espèce de réalité."


Le monde politique dans son ensemble baigne dans les accusations, les démentis, L’Assemblée Nationale se divise la majorité présidentielle et le Parti socialiste en font un terrain d’affrontement, jusqu’où iront-ils ?.... la question passionnent les médias qui jettent de l’huile sur le feu, du supplice chinois qui habituellement se subit en silence, nous assistons à une foire d’empoigne et nous ne savons pas qui aura au final la peau de l’autre.


Le feuilleton lamentable de l'affaire Bettencourt prend des allures de règlements de compte et l’on est en droit de se demander si la République qui pourtant dispose de tous les moyens légaux et judiciaire pour remettre tous les combattants à leur place n’est pas empêchée et bâillonnée, au profit d’un déballage politicien qui devient insupportable.

Affaire Woerth: «Ça pue et nous n’avons pas à nous en réjouir»

Après les accusations de l'ancienne comptable de la milliardaire de L'Oréal, la droite continue d'exclure une démission du ministre Eric Woerth. La gauche réclame une enquête (vraiment) indépendante.

Le Post - il y a 37 min

L'ex-comptable de Liliane Bettencourt a affirmé dans une interview à Mediapart, publiée ce mardi, qu'"Eric Woerth a reçu en tant que trésorier de l'UMP la somme de 150.000 euros en liquide pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy au printemps 2007", de la part de l'héritière de L'Oréal. Lire la suite »

  • Woerth : Sarkozy et Fillon dénoncent des «calomnies»

Woerth : Sarkozy et Fillon dénoncent des «calomnies»

Le Figaro - il y a 40 min

RÉACTIONS - Le chef de l'Etat, qui devrait intervenir dans les jours qui viennent à la télévision, regrette «une époque où on s'intéresse plus à la personne qui crée le scandale qu'à la personne qui travaille». Fillon dénonce une «chasse à l'homme». Lire la suite »

· Accusés de "faire le jeu de l'extrême droite", les députés PS quittent l'Assemblée

Le Post - il y a 42 min

· François Fillon dénonce une "chasse à l'homme" et une "entreprise systématique de déstabilisation"

AP - il y a 43 min Lire la suite »

Politique

Selon le premier secrétaire du PS Martine Aubry, les soupçons qui pèsent sur le …


Remaniement Ministériel : en octobre ? ou avant le 14 Juillet ?

Éditorial de lucienne magalie pons

Monsieur de Villepin, Président du Mouvement politique « République Solidaire » se prononce pour un remaniement ministériel rapide, d’autres personnalités politiques tant de droite que de gauche estiment que le remaniement ne peut pas attendre, le Président de la République obligé de remanier le Gouvernement avant Octobre ?, un député UMP réclame une remaniement avant le 14 Juillet, les réactions politiques se multiplient, pendant ce même temps Madame Rama Yade se dit sereine, alors que Christian Blanc et Alain Joyandet sont amers au lendemain de leur démission, Ségolène Royal enfonce le clou, pour elle « c’est le système Sarkozy qu’il faut réformer de fond en comble », Madame Nadine Morano au contraire affirme « Nous sommes dans une République irréprochable voulue par le Président », l’ex comptable des Bettencourt parle de somme versées à Eric Woerth , un véritable réquisitoire politique qui confirme bien que « les choses ne sont pas redevenues à l’endroit ! » : le supplice chinois continue pas seulement pour les Ministres « dispendieux » mais surtout et encore pour l’appareil du Pouvoir dans toute sa plénitude .

Villepin pour un remaniement rapide


Le Figaro - Il y a 15 heures

... à changement radical à la tête de l'exécutif, a expliqué l'ancienne ministre lors du premier point presse du nouveau parti de Dominique de Villepin. ...

Un député UMP réclame un remaniement avant le 14 juillet- L'Express
Le remaniement "ne peut pas attendre"- Europe1
Nicolas Sarkozy obligé de remanier le gouvernement avant octobre ?- RTL.fr
Radio Côte d'Azur
Autres articles (6) »

Ecoutez aussi :
- Christian Blanc et Alain Joyandet amers au lendemain de leur démission
- Démissions au gouvernement : Rama Yade se dit sereine
- Alain Joyandet et Christian Blanc "démissionnent" du gouvernement
- Pour Ségolène Royal, "c'est le système Sarkozy qu'il faut réformer de fond en comble"
- Nadine Morano : "Nous sommes dans la République irréprochable voulue par le Président"
- Va-t-il y avoir un effet domino au gouvernement ?

Pour Xavier Bertrand "les choses sont revenues à l'endroit"

Éditorial de lucienne magalie pons

Xavier Bertrand, Secrétaire Général de l’UMP, s’est exprimé hier Lundi sur lundi les démissions des secrétaires d'État Alain Joyandet et Christian Blanc, pour lui "les choses aujourd'hui sont revenues à l'endroit" ce qui nous laisse comprendre qu’au sein du Gouvernement les choses n’étaient pas à l’endroit.

"J'ai le sentiment que les choses aujourd'hui sont revenues à l'endroit, le président de la République avait manifesté …. sa désapprobation face à certains comportements, les deux ministres ont bien reçu le message, ils en ont tiré les conséquences", a déclaré M. Bertrand sur Europe 1, en émettant "une pensée particulière pour Alain Joyandet, qui est mon ami".

Comme c’est réconfortant, Monsieur Alain Joyandet appréciera cette pensée particulière !

Selon Xavier Bertrand « Le comportement des secrétaires d'État à la Coopération et au Grand Paris "était incompris", il ne pouvait "pas être accepté", en appelant à "ne pas rentrer dans une logique où tout responsable politique devient un coupable par nature.

Notons au passage que les porte- parole de l’UMP soutiennent aussi de leur côté pour expliquer les démissions des secrétaires d’État que ce sont les Français qui ne comprenaient et n’acceptaient pas leurs comportements, si l’on en croit leurs explications on pourrait supposer que leur départ a été dicté par l’opinion des Français, argument discutable qui tend à faire croire à l’opinion publique que le Gouvernement finalement n’y est pour rien.

Mais comme Xavier Bertrand a étoffé son propos en excluant un départ du gouvernement d'Eric Woerth, en expliquant que dans l'affaire Bettencourt, le ministre du Travail Eric Woerth était "la victime d'une machinerie politique, de A jusque Z" menée par les socialistes qui ont "compris que c'était leur façon à eux de pouvoir gêner la réforme des retraites" et qu’Eric Woerth "n'a rien à se reprocher dans son comportement ni de trésorier (de l'UMP) ni même de ministre" et qu’ il restera "évidemment" au gouvernement pour présenter la réforme des retraites, il faut plutôt croire qu’effectivement le Gouvernement en démissionnant les secrétaires d’État a choisi de se séparer des secrétaires d’État pour protéger le Ministre du Travail en « remettant les choses à l’endroit »

Alors qu'on l’interrogeait s'il se préparait, comme des rumeurs le laisser supposer, à retourner au ministère du Travail, poste qu'il occupa de mai 2007 à janvier 2009, Xavier Bertrand a coupé court à la malignité de cette question en coupant court d’une brève réponse : "Mais vous plaisantez".

Une plaisanterie en effet, le Gouvernement reste sur ses gardes comme un seul homme pour maintenir Monsieur Eric Woerth dans ses fonctions, en défendre un et un seul leur paraît plus stratégique que d’en défendre plusieurs, il à fait place nette en sacrifiant ses secrétaires d’État

Monsieur Bertrand a conclu "Il n'y aura pas de changement" de trésorier du parti majoritaire, "Un homme politique n'est pas interdit quand il est ministre d'avoir des fonctions au sein d'un parti".

On pouvait penser que c’était pour l’UMP un point final sur les rumeurs, il n’en est rien, de nombreux articles reprennent l’affaire Bettencourt comme morceaux de choix, tant en France que dans la presse genevoise, et l’on peut considérer que le Gouvernement n’est pas encore sorti de l’auberge avec ce dossier fleuve;

A l'envers ou à l'endroit ? c'est selon la lecture !

Affaire Woerth

La campagne présidentielle de Sarkozy financée en partie par Bettencourt?

L'ex-comptable d'André et Liliane Bettencourt affirme au site d'information Mediapart que le couple de milliardaires a régulièrement financé, via des enveloppes contenant des espèc

·
Presse du Net

Le parquet veut enquêter sur Florence Woerth‎ - Il y a 6 heures

Nouveaux rebondissements judiciaires dans l'affaire Woerth-Bettencourt. Selon les informations du journal « Le Monde », le procureur de Nanterre, ...

Les Échos - Autres articles (417) »

Affaire Bettencourt: Woerth en première ligne‎ - Sud Ouest - Autres articles (807) »

L'affaire Woerth en 7 commentaires‎ - L'Express - Autres articles (540) »

· Affaire Woerth-Bettencourt : les enquêtes en cours - LeMonde.fr

5 juil. 2010 ... Le Monde.fr - Procès Banier, enquête pour fraude fiscale de l'inspection des finances, commission d'enquête parlementaire : plusieurs ...
www.lemonde.fr/.../affaire-woerth-bettencourt-les-enquetes-en-cours_1383595_823448.html - Il y a22h14 Réactions politiques aux démissions de Christian Blanc et d'Alain Joyandet

Le chèque du fisc à Liliane Bettencourt est légal mais pas "moral" Le Monde

Florence Woerth serait allée en Suisse pour Liliane Bettencourt L'Express

euronews - Europe1 - Toulouse 7 - Le Télégramme

529 autres articles »

05 juillet 2010

Deux secrétaires d'Etat sacrifiés comme dindons de la farce dominicale

Éditorial de lucienne magalie pons

Hier dimanche après-midi , alors que les médias ne s’attendaient pas à voir éclater un orage politique d’une telle soudaineté et violence, la présidence de la République et Matignon « démissionnaient » Alain Joyandet, secrétaire d'État à la Coopération , et Christian Blanc, chargé du développement de la région capitale.

Extrait du communiqué tombé dans la fin d’après midi de dimanche :

"Les secrétaires d'État Alain Joyandet et Christian Blanc ont présenté leur démission du gouvernement", peut-on y lire. "Le Président de la République et le Premier ministre ont accepté ces démissions."

Leurs fonctions seront respectivement exercées par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner et le ministre chargé de l'Espace rural Michel Mercier. »

…………… »

D’après les médias, on apprend parait-il d’une source Élyséenne, que la décision a été prise dimanche par Nicolas Sarkozy et son Premier ministre François Fillon afin de "sanctionner des comportements jugés inadmissibles".

Je me demande pourquoi le Président de la République et le Premier Ministre n’ont pas attendu octobre pour prendre leur décision, y avait-il une telle urgence à sacrifier leur repos dominical, quel péril imminent menaçe le fonctionnement du Gouvernement pour faire ainsi sauter deux de ses fidèles têtes sans attendre !

Monsieur Nicolas Sarkozy avait précédemment déclaré devant les députés de la majorité présidentielle qu’il remettait à l’automne un remaniement ministériel, légitimement les médias étaient en droit de relâcher un peu les baskets des ministres et secrétaires d’état empêtrés depuis plusieurs semaines dans des polémiques empoisonnées. Eh bien non ! Subitement hier en fin de soirée ils ont du reprendre leur devoir d’information à la vitesse grand « V » !

Imaginez deux secrétaires d’État démissionnés ! Un double coup de guillotine, un sacrifice sanglant, un vrai coup de théâtre, un scoop sensationnel ! les médias soudain remis en accélération se devaient de recueillir à chaud les réactions des personnalités médiatiques et politiques, surtout de celles dont les déclarations et analyses sont généralement les plus prisées, soit par leur pertinence ou au contraire par leur défaut de crédibilité , ce qui ne manque pas de corser les polémiques.

Avant de rapporter deux seules réactions pour limiter mon texte , rappelons que ces derniers temps des députés de la majorité s’étaient risqués à penser que le Ministre Eric Woerth, conducteur de la réforme des retraites, ( auquel Nicolas Sarkozy ne cesse de renouveler avec force sa confiance), était indisposé ou « pâtissait » du maintien au gouvernement de « certains » de ses collègues emportés dans ce que l’on peut appeler un ouragan destructeur en raison de leurs comportements dispendieux.

Ces messieurs députés de la majorité ne croyaient pas si bien penser et surtout ne s’imaginait pas qu’ils donneraient quelques jours plus tard leurs arguments en pâture à l’opposition !

En effet, comme réaction à chaud pertinente l’opposition dénonce que la démission de Christian Blanc et d'Alain Joyandet peut être vue comme un moyen d'alléger la pression sur le ministre du Travail :

"Soit la démission des deux ministres est une tentative de l'Élysée de jeter du lest, c'est tardif et pose plus fortement la question d'Eric Woerth, soit ces démissions sont 'spontanées' et c'est l'image d'un délitement qui appelle à un changement de gouvernement", a déclaré dans un communiqué le député socialiste de Paris, Jean-Christophe Cambadélis

Il est vrai que cette hypothèse parait plausible, le ministre du Travail est en situation délicate dans certains médias, non des moindres, qui relatent certains soupçons de conflit d'intérêts dans son traitement du dossier fiscal de l'héritière de l’Oréal (Aff. Bettencourt) lorsqu'il était chargé du Budget, jusqu'en mars dernier.

Le député Vert Noël Mamère, sur i>Télé, a opiné lui aussi : «il s'agit d'un pare-feu pour protéger Eric Woerth".

Dans le registre des déclarations auxquelles un défaut de crédibilité peut être reproché, nous pouvons noter la réaction de Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP, lequel - sans doute pour banaliser ou neutraliser ce véritable drame politique qui s’est joué hier au sein du Gouvernement - a déclaré en langue de bois « ces démissions ne sont qu'un épisode mineur » …. "Ce type d'épreuve, c'est toujours difficile à supporter mais ça n'empêchera pas le gouvernement de continuer à œuvrer (...) pour appliquer le programme pour lequel le président Sarkozy a été élu", a-t-il dit sur i>Télé.

Pour Messieurs Alain Joyandet et Christian Blanc entendre de la bouche d’un porte parole adjoint de l’UMP, que leurs démissions « ne sont qu’un épisode mineur » n’est pas flatteur, mais pour l’opposition et l’opinion publique, Monsieur Dominique Paillé a beau dire, c’est un incident politique majeur qui marque bien la fragilité d’un Gouvernement tout entier occupé à défendre tel ou tel ministre mis sur la sellette des polémiques, ou encore à se défendre dans son ensemble, et qui en urgence a du décider de sacrifier la tête de deux secrétaires d’état, sans attendre le remaniement ministériel prévu pour la fin de l’automne.

A mon sens ce sacrifice gouvernemental n’est pas une bonne méthode, les réactions vont se multiplier et prendre encore plus d’ampleur, certains verront dans ce geste comme un aveu de fragilité et de faiblesse, un impératif de se resserrer en noyau « dur et pur » en commençant par sanctionner sans pitié ces deux fidèles secrétaires d’état, qui viennent de se faire traiter comme les premiers dindons de la farce gouvernementale.

04 juillet 2010

Secrétaires d'Etat "démissionnés" : les réactions

Source : Le Parisien et l’AFP

Gouvernement : Christian Blanc et Alain Joyandet démissionnés

Reproduction intégrale :

04.07.2010, 18h37 | Mise à jour : 21h12

Après des polémiques en série sur le train de vie des ministres du gouvernement, les premières têtes sont tombées ce dimanche. Alain Joyandet et Christian Blanc, secrétaires d'Etat respectivement à la Coopération et au Grand Paris, ont tous deux présenté leur démission du gouvernement, a officiellement indiqué l'Elysée dans un communiqué peu après 19 heures.

Nicolas Sarkozy et François Fillon ont demandé aux intéressés de démissionner du gouvernement, a tenu à préciser plus tard dans la soirée le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. Une décision symbolique pour redorer l'image du chef de l'Etat et du gouvernement, sérieusement mise à mal ces dernières semaines par le scandale Bettencourt-Woerth, les cigares de Christian Blanc, le permis de construire d'Alain Joyandet, l'hôtel de Rama Yade en Afrique du Sud, la double rémunération de Christine Boutin, etc.

Avec une cote de confiance au plus bas, Nicolas Sarkozy doit se désolidariser de ceux par qui le scandale arrive. Le président de la République annonçait depuis plusieurs semaines qu'il allait «sévèrement tirer les conséquences du comportement des ministres». Il n'aura pas attendu le mois d'octobre, date annoncée d'un remaniement. «Les fonctions d'Alain Joyandet seront exercées par Bernard Kouchner», ministre des Affaires étrangères, «et celles de Christian Blanc par Michel Mercier», ministre de l'Espace rural, précise l'Elysée.

Permis de construire illégal, avion privé et cigares

Soupçonné d'avoir bénéficié d'un permis de construire illégal pour agrandir la maison qu'il possède à Grimaud (Var), selon les informations du «Canard enchaîné», Alain Joyandet avait indiqué le 22 juin qu'il renonçait à ce projet d'agrandissement. Il avait également été épinglé en mars dernier pour avoir eu recours à la location d'un avion privé pour 116 500 euros, lors d'un déplacement ministériel en Martinique.

Christian Blanc, grand amateur de cigares, avait, lui, été épinglé pour avoir acheté 12 000 euros de havanes aux frais du contribuable. Accusé par le secrétaire d’Etat au Grand Paris d’avoir détourné une partie des cigares réglés sur le compte du gouvernement, Guillaume Jublot, l'ancien chef de cabinet de Blanc, réfutait ces accusations ce dimanche dans les colonnes du «Parisien».

Ni l'un ni l'autre ne faisaient l'objet d'une enquête judiciaire.

Joyandet l'avait annoncé sur son blog

C'est sur blog que le secrétaire d'État à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet, a lui-même annoncé un peu plus tôt dans la journée sa démission du gouvernement. Dans une note intitulée «J'ai décidé de quitter le gouvernement», il assure que «pas un euro public n’a été détourné pour mon enrichissement personnel ou celui de mes proches». «L’homme d’honneur que je suis ne peut accepter d’être victime d’un amalgame», poursuit le secrétaire d'Etat, qui indique avoir informé Nicolas Sarkozy de sa décision.

Dans cette note, le secrétaire d'État revient sur son parcours politique : «En 1995, année de ma première élection comme maire de Vesoul, je faisais déjà campagne sur le thème de l'exemplarité. Toute mon action publique est en conformité avec cette exigence et avec les impératifs de l'intérêt général.» Soulignant qu'il n'a «jamais eu besoin de la politique pour vivre» - «j'ai un métier. J'ai créé mon entreprise il y a près de 30 ans», il se félicite d'avoir «oeuvré pour les pays en voie de développement, le renforcement de nos liens avec l'Afrique et la promotion de la francophonie dans le monde».

Plusieurs ministres du gouvernement Fillon ont été épinglés ces dernières semaines sur leur train de vie. Dans un contexte de crise économique, ces scandales à répétition ont conduit Nicolas Sarkozy à annoncer une cure d'austérité pour l'Élysée, le gouvernement et au sein des administrations.

Deux Secrétaires d'Etat "démissionnés"

Contrairement à ce que nous avions pu penser, il y a une heure environ, la démission de Monsieur Alain Joyandet n’était pas spontanée.

Coup de théâtre politique : à 21 h. 22, selon une dépêche de l’AFP (dont extrait ci-dessous), contrairement à ce que nous avions pu comprendre, la démission de Monsieur Alain Joyandet n’était pas spontanée, elle faisait suite à la demande du Président de la République et du Premier Ministre. Qui plus est Monsieur Christian Blanc lui aussi démissionne dans les mêmes conditions !

« Extrait de la dépêche AFP :

« France

AFP - 04/07/2010 à 21h22

Démission d'Alain Joyandet et de Christian Blanc du gouvernement, à la demande de Sarkozy et Fillon

Nicolas Sarkozy et François Fillon ont demandé à Alain Joyandet et Christian Blanc de démissionner du gouvernement, a précisé dimanche à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel.

"Le président de la République et le Premier ministre ont décidé de tirer les conséquences d'évènements survenus ces derniers jours, que les Français n'ont ni compris ni acceptés", a affirmé M. Chatel.

"Après mûre réflexion, ils ont demandé à MM. Joyandet et Blanc, après avoir échangé avec eux, de démissionner", a-t-il ajouté, en précisant que cette demande avait été formulée "dimanche".

Alain Joyandet et Christian Blanc, secrétaires d'État respectivement à la Coopération et au Grand Paris, mis en cause par la presse, ont tous deux présenté dimanche leur démission du gouvernement, qui a été acceptée, avait auparavant annoncé l'Élysée dans un communiqué……… » ……………. »

(fin de l’extrait)

Le Gouvernement vient de d’obtenir deux démissions !

A peine venions nous d’apprendre la démission d’Alain Joyandet que celle de Monsieur Christian Blanc vient d’être révélée par l’Élysée et Matignon en cette fin de dimanche :

"Les secrétaires d'État Alain Joyandet et Christian Blanc ont présenté leur démission du gouvernement. Le président de la République et le Premier ministre ont accepté ces démissions"

"Les fonctions d'Alain Joyandet seront exercées par Bernard Kouchner", ministre des Affaires étrangères, "et celles de Christian Blanc par Michel Mercier", ministre de l'Espace rural, précise leur communiqué.

Alors que la majorité présidentielle est « affectée » par les affaires, les deux secrétaires d'État, ont rendu leur portefeuille

Alain Joyandet, que l’on compte comme l’un des fidèles du Président de la République, n’a pas résisté à la polémique entretenue par les médias et l’opposition, il avait annoncé sa démission un peu plus tôt, en publiant sa décision sur son blog :

"L'homme d'honneur que je suis ne peut accepter d'être victime d'un amalgame. Après mûre réflexion, j'ai décidé de quitter le gouvernement", y explique ce fidèle de longue date du chef de l'État.

De son côté, Christian Blanc mis en cause pour une facture de 12 000 euros de cigares... aux frais du contribuable, vient lui aussi de présenter sa démission, après avoir remboursé 4500 euros tout en accusant son ancien chef de cabinet d'avoir "organisé un système" pour mettre des cigares à disposition dans ses services.

Ces démissions interviennent dans un climat politique tendu par une suite d'affaires en cascade visant des ministres membres de la majorité présidentielle, à savoir notamment l’ affaire Bettencourt et ses prolongements politiques dont Eric Woerth se défend, l’hôtel de Madame Rama Yade en Afrique du Sud , le roman fleuve politico-sportif , sans compter l’affaire Christine Boutin dont les réminiscences médiatiques ressurgissent encore de temps en temps pour alourdir les chroniques et alimenter les critiques de l’opposition


Mercredi dernier, en recevant les députés UMP à l'Élysée, le chef de l'État avait prévenu qu’il tirerait "sévèrement" les conséquences de ces affaires, après la réforme des retraites, en annonçant un remaniement du gouvernement en octobre, estimant que tout ce qu'il ferait à chaud compliquerait sa tâche".

Très agacé, par certains comportements de ministres , il en avait « peut-être » visé certains, selon les médias, implicitement par allusions en citant des mots "avions", "cigares", "nature d'hôtel"... sans nommer Alain Joyandet, Christian Blanc et Rama Yade

Effectivement Monsieur Alain Joyandet et Monsieur Christian Blanc étaient visés !

PARIS (AFP) - 04/07/10 21:22Démission d'Alain Joyandet et de Christian Blanc du gouvernement, à la demande de Sarkozy et Fillon

Alain Joyandet et Christian Blanc démissionnent du gouvernement ...

Alain Joyandet et Christian Blanc, secrétaires d'Etat respectivement à la Coopération et au Grand Paris, ont tous deux présenté dimanche leur démission du ...
www.rtl.fr/.../alain-joyandet-et-christian-blanc-demissionnent-du-gouvernement.html - Il y a 53 minutes

Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...