19 janvier 2010

Le débat sur l'Identité Nationale conduit par des politiques divise les Français

article de lucienne magalie pons


Dérapages, lapsus linguae, lapsus calami, polémiques …ce débat est devenu une lamentable mascarade politique conduite par un et des incompétents délégués à cet effet par l'exécutif qui se mêle de parler de religions et de stigmatiser les origines en public, un abus de pouvoir caractérisé qu'il n'est plus tolérable de voir conduire de cette façon, pour qui se respecte et respecte les valeurs de la France.


Il y a des polémiques qui naissent presque tous les jours pour protester contre les lapsus linguae et les lapsus calami, qui révèlent à l’insu de leurs auteurs l’émergence de pensées inconscientes mais bien réelles dans l’esprit de l’individu et qui les conduisent « à déraper ».


Malheureusement ça ne s’arrange pas ! Depuis que Monsieur Besson a lancé son débat sur l’Identité Nationale Française et s’obstine à vouloir le conduire en multipliant ses apparitions et ses interventions, ça dérape « grave » et la question s’aggrave de jour en jour et de plus en plus.


Lors d'une réunion qui rassemblait des militants et sympathisants UMP, vendredi au stade Vélodrome, le maire de Marseille avait expliqué "que 15.000 à 20.000 musulmans avaient déferlé sur le Vieux-Port pour fêter la victoire de l'Algérie."


La polémique a rebondi peu après, lors du débat organisé par la préfecture des Bouches-du-Rhône, en présence de Monsieur Gaudin, de Monsieur Eric Besson et de quelques 200 personnes invitées (carton d’invitation), à l’effet de gloser sur l’obsession gouvernementale de Monsieur Eric Besson « L’identité Nationale Française » sur laquelle il se focalise avec une obstination pathologique.


Immédiatement, quelques sympathisants UMP se sont levés pour quitter les lieux.


Les propos du maire UMP de Marseille, prononcés au cours de ce débat et visant les musulmans, ont provoqué une vive émotion et suscité samedi une vive réaction du Parti socialiste.


De nombreuses réactions très critiques se sont tout de suite manifestées dans l’opposition, notamment celle d'Harlem Désir pour le Parti socialiste.


A Marseille, Madame Samia Ghali, sénateur maire de secteur (15e et 16e arrondissements) a souligné un "amalgame détestable" : elle écrit dans un communiqué très tranché : "Ces jeunes sont nés pour la plupart à Marseille et il faut arrêter de laisser croire qu’ils ne se sentent pas français"


Ndlr : en ce sens Mania Samia Ghali n’est pas nuancée, c’est vrai qu’ils sont Français personne ne le conteste , mais elle doit savoir aussi qu’une minorité « agissante » à chaque occasion d’un évènement sportif ou autres se plait à siffler la Marseillaise et à brandir des drapeaux étrangers Algériens, et l’on peut dire aussi à contrario qu’il faut arrêter de laisser croire que ces jeunes dont elle parle se sentent à 100 % français, ce qu’on ne peut pas leur reprocher dans l’absolu de leur conscience , mais cet attachement à leurs origines qui est tout naturel et humain, ne les autorisent à se comporter avec une forme d’activisme qui se traduit par une agressivité intolérable sur notre territoire.


Patrick Mennucci, maire PS de secteur (1er et 7e arrondissements) Monsieur Patrick Mennucci a estimé que "ce dérapage verbal est la conséquence même du débat nauséabond que nous a imposé Eric Besson".

Ndlr : débat « nauséabond » imposé : c’est bien le mot il fallait oser le dire et il a osé, et on peut penser qu’un tel débat conduit en dehors de l’exécutif, dans un cadre essentiellement culturel aurait pu se dérouler sans dérapages.


Monsieur Gaudin Sénateur-Maire UMP de Marseille, dont on connaît la truculence verbale, a tenté de s’en expliquer :


"J'ai eu un mot malheureux, j'ai fait un lapsus, j'ai dit "musulman" parce que j'allais vite dans un débat » et lors de ses vœux à la presse, Jean-Claude Gaudin a reconnu avoir été "maladroit" : "Ca peut m'arriver, d'ordinaire, ça ne m'arrive pas" ………… "Pour ceux qui voudraient me ramener au racisme, a-t-il ajouté, il existe plusieurs communautés à Marseille, je ne crois pas qu'elles aient à se plaindre de Gaudin".


Bien entendu la polémique a été reprises par les médias presse et radios notamment.


Eh bien, Monsieur Gaudin, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’est pas le seul à commettre des lapsus lingua, je ne citerai que pour exemple que celui qui a été commis par un animateur de l’Emission les Grandes Gueules de RMC, qu’il m’arrive quelquefois d’écouter, émission qui vaut son pesant d’or en débit d’incongruité pour ne pas dire plus tant de la part de certains auditeurs qui interviennent que de certains animateurs de l’émission.


Au cours de leur émission consacré à l’identité nationale et aux propos de Monsieur Gaudin , émission pratiquement inaudible puisque les animateurs en principe parlent tous en même temps en poussant chacun leur gueulante pour couvrir celle de l’autre, je n’ai pas pu relever le nom de l’un des « grandes gueules » qui posait la question au sujet des drapeaux algériens exhibés à Marseille avec une fausse naïveté drapé d’indignation :

« Alors faut-il interdire les drapeaux des régions »?


Il s’agit d’une confusion regrettable, l’Algérie n’est pas tant sans faut une région Française.


Dans un premier temps j’ai envoyé un message à cet animateur pour lui apprendre s’il en était besoin, que l’Algérie n’est pas une région Française, l’Algérie est un Etat Etranger depuis le 5 juillet 1962.


Dans mon message je suggérai aussi aux animateurs de l’émission « grandes gueules » qu’ils aillent expérimenter sur des terrains extérieurs les thèses qu’ils défendent et par exemple, si un jour une équipe de France battait une équipe d’Algérie sur le territoire algérien à Alger par exemple , d’aller se manifester en tête de cortège avec tous les supporters de l’équipe de France à leur suite en portant tous un drapeau Français et en chantant la Marseillaise et pourquoi pas en conspuant l’hymne national Algérien , vous n’auriez pas fait cent mètres que vous seriez au mieux arrêtés par les forces de l’ordre et agressés violemment sur place par la population.


Dans mon message je leur faisais remarquer aussi qu’ils parlaient bien souvent de questions de société qu’ils ne maîtrisent pas (volontairement ou non) pas au sens historique du terme, et qu’ils disent n’importe quoi, comme Monsieur Gaudin à Marseille qui a eu le tort , au cours de la Réunion qu’il a tenu avec Eric Besson sur l’Identité Nationale Française, de parler de « Musulmans » au lieu de parler de « Français d’origine algérienne »,.


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Pour en revenir à ma réflexion ces dérapages notent bien qu’en matière d’Identité Nationale Français , il y a bien une confusion pour les initiateurs politiques et conducteurs du débat, stigmatiser par l’identification religieuse et dire « musulman » au lieu de « « français d’origine algérienne » c’est tout à fait significatif du dérapage de ce débat dans lequel Monsieur Besson patauge et fait patauger ses intervenants complices lamentablement. !

……….


Mais pour en revenir à Monsieur Eric Besson qui alors qu’il est Ministre en exercice, a dans une intervention récente dénié notre peuple et notre territoire en disant : « ………. La France n'est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire mais un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble", que faut-il en penser ?


Ainsi pour lui la France n’est qu’un « conglomérat » et je lui renvoie le compliment : soit Eric Besson est le Ministre d'un conglomérat issu de ses fantasmes personnel, à ce moment là il n'est rien et se trouve dans le déni de ses fonctions, soit reconnait il la France comme un Etat et alors il est vraiment Ministre et tenu au devoir de réserve et garde ses fantasmes pour ses jouissances intellectuelles privées. A lui de choisir.


De la part d’un Ministre cette affirmation est affligeante et reflète l’inculture historique de son auteur, c’est aussi un déni de la Souveraineté de l’Etat Français, de son peuple et de son territoire, et pourtant c’est ce Ministre en exercice qui prétend conduire le débat sur l'Identité Nationale Française !


Je n’épiloguerait pas plus longuement sur la constitution et la souveraineté de l’Etat Français que vous devez connaître tout autant que moi , mais que ce Ministre parait ignorer dans ses propos à l’emporte pièce et ses propositions obsessionnelles et pathologiques (un serment d’allégeance à la République … une charte des droits et des devoirs …) et puis quoi encore ? que va-t-il encore inventer pour s’empêtrer davantage et nous conduire à la division ? ça pourrait même aller jusqu'à des épisodes dramatiques.


18 janvier 2010

M'amzelle Clio IV attise toutes les convoitises

article de lucienne magalie pons

M'amzelle Clio IV attise toutes les convoitises

Par lucienne magalie pons
Avant même sa naissance M'amzelle "CLIO4" donnent du fil à retordre à ses parents. Son lieu de naissance sera délocalisé entre Flins et la Turquie, mais on ne sait pas pour quel volume d'unités sera produit d'un côté et de l'autre, c'est un peu la méthode des mères porteuses, un exercice périlleux qui risque de nuire à son unité de marque de fabrique originelle, les unes seront nées en Turquie, les autres à Flins en France, seront-elles made in france ou made in Turquie , les unes seront-elles considéréees comme des Renault- Françaises, les autres comme des Renault-Turques nationalisées Françaises ? Trève de plaisanteries, il faudrait demander à Monsieur Besson de se pencher sur la question pour qu'il définissent leur origine, mais respectons ses attributions, il n'est pas responsable des produits de délocalisations mais seulement de l'immigration et des expulsions "productrices" et sur ce point il est impayable.

Bon revenons au sérieux de la question :
Mam'zelle Clio IV Renault, sera produite en partie à Flins et pour une autre partie en Turquie, mais aucune indication ne nous a été donnée sur le volume d'unités qui sera produit à Flins ou délocalisé en Turquie.

Il faut dire que l'affaire est compliqué, puisqu'elle est soumises aux décisions de management de Renault, aux voeux sociaux de l'Etat Francais et surtout aux prescriptions de la Commission Européenne de la Concurrence.

3 féees importantes se penchent donc sur le berceau de M'amzelle Clio IV et chacune à son mot à dire, mais il est évident que leur intérêt n'est pas le même parfois, surtout à l'approche des Elections Régionale en France où le pouvoir s'efforce à ne pas laisser s'élever des revendications et des polémiques contre des projets de délocalisations qui risquent d'enflammer la baraque électorale.

Décidé à trancher la question, le Président Nicolas Sarkozy a reçu, samedi 16 janvier, le PDG de Renault, le célèbre manager Carlos Ghosn, pour tenter de le dissuader de délocaliser en Turquie toute la production de la prochaine génération de la Clio, pré baptisée Clio IV ( si l'on m'avait demandé mon avis j'aurai proposé M'amzelle Clio IV, mais mon avis n'est jamais sollicité, et au fond ça vaut peut-être mieux je risquerai de troubler le futur Nouvel Ordre Mondial par des remakes du passé et je n'ai rien d'un dinosaure)

Revenons donc une deuxième fois, bis répétita, aux choses sérieuses, je ne suis pas sur le blog pour plaisanter.

Sitôt faite l’annonce dans la presse du projet de Renault de délocaliser en Turquie la production de la Clio IV, le Président de la République avait manifesté son très vif mécontentement suivi par les ministres, les politiques et les syndicats qui s’étaient emparés du sujet comme un seul homme, comme quoi on peut remarquer au passage, que quand des questions sociales viennent se greffer sur les questions industrielles , le triumvirat gouvernement-politiques-syndicats dans un sursaut national peut foncer au quart de tour dans la même direction, avec ou sans Clio.

L’Etat français est le premier actionnaire de Renault avec 15,01% du capital.

Comme prévu, le chef de l’Etat Nicolas Sarkozy a reçu le 16 janvier, le P-DG de Renault Carlos Ghosn pour tenter de le dissuader de délocaliser en Turquie toute la production de la prochaine génération de la Clio.

Monsieur Nicolas Sarkozy, notre Président de la République s’était élevé contre l’annonce faite par Renault, en début Janvier 2010, de délocaliser en Turquie la production de la Clio 4, et nous avions compris qu’il entendait maintenir cette production en France

Monsieur Estrosi Ministre de l’Industrie l’avait soutenu très fermement dans cette position, de même que quelques cadres UMP, et les syndicats.

Monsieur Sarkozy avait pris presque simultanément à l’annonce de Renault, la décision de convoquer le Président de Renault Carlos Ghosn, PDG de Renault, pour qu’il s’explique et revienne sur ce projet de délocalisation de production en Turquie, et ils se sont donc rencontré à l’Elysée le Samedi 16 Janvier pour trouver un terrain d’entente.

Finalement suite à leur entretien on ne peut pas dire que le Président de la République ait emporté la décision à 100%, ou même réussi à convaincre le redoutable Carlos Ghosn, puisque selon l'information annoncée par l'Elysée, « la Clio sera produite à Flins, dans les Yvelines, et à Bursa, en Turquie. »

Aucune indication n’est donnée sur le nombre d’unités qui seront produites à Flins et sur celles qui seront produites à Bursa en Turquie.

Du côté de Renault aussi l’information confirmée est incomplète, et ne nous donne pas d’indication sur le taux de production qui sera maintenu à Flins. La déclaration de Carlos Ghosn est un peu plus explicite que l’information de l’Elysée, mais elle ne donne pas de précision non plus quand au taux de production qui sera délocalisé en Turquie :

"J'ai confirmé au Président de la République que nous produirons la Clio 4 à Flins, dans un cadre général de 'double sourcing' (deuxième localisation) avec Bursa, en Turquie", a-t-il déclaré. "Le site de Flins est pérenne et l'emploi y sera maintenu à terme", a-t-il ajouté.

Carlos Ghosn n'a pas précisé la répartition de la production. De la Clio IV entre Flins et la Turquie.

Espérons que pour la production de ‘’Mam’zelle’’ Clio IV, faute d’avoir obtenu un succès à 100 % pour la France, la poire sera équitablement au moins coupée en deux entre Flins et la Turquie.

L'actuelle Clio 3, troisième voiture la plus vendue en France l'an dernier, est produite sur trois sites: Flins (38% des 330.350 voitures produites en 2009), Bursa en Turquie (54%), et Valladolid, en Espagne (8%).

ooOoo

Pour plus d’informations retour sur le dossier :

C’est tout à fait légitimement dans le cadre de son mécontentement et dans celui de ses fonctions Présidentielles que notre Président de la République avait demandé, pour ne pas dire convoqué impérativement, Monsieur Carlos Ghosn de venir s’expliquer à l’Elysée le Samedi après midi du 16 janvier à l’Elysée.

Mercredi déjà, le président de la République avait déclaré, lors des vœux aux parlementaires, que l'Etat n'avait pas soutenu le secteur automobile "pour que la totalité des usines s'en aillent à l'extérieur".

Un peu plus tôt le Directeur Général de Renault Monsieur Patrick Pélata, reçu par le Ministre de l’Industrie Monsieur Christian Estrosi à « Bercy » ,avait promis qu'il y aurait toujours des Clio produites à Flins, "quel que soit le scénario", et avançant qu'il prévoyait d'arrêter la production de la Clio II en Espagne et en Slovénie **

(Par ailleurs nous savions que le site de Flins doit être dédié à la fabrication de la berline électrique Zoe, qui commencera en septembre 2011. Carlos Ghosn, lui-même, avait déclaré début novembre, lors du lancement du projet de véhicule électrique, que l'assemblage des Clio y serait maintenu "jusqu'au moment où la voiture électrique et les batteries prendraient complètement le relais)
** Jeudi ‘’ Revos’’ la filiale slovène de Renault, qui a déjà produit 30 000 CLIO II l’année précédente, a fait savoir qu’elle s’opposait à tout arrêt de la production de la Clio II avant 2013 sur son site de Novo Mesto. Revos assure aussi la production de la petite urbaine de Renault la « Twingo »
Vendredi, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a confirmé lors de ses vœux à la presse que les choix industriels de Renault concernant la production de la Clio IV seraient faits samedi à l'Elysée, et ne dépendaient pas du poids de l'Etat dans le capital du groupe."La réalité, c'est que ce n'est ni l'augmentation du capital, ni le nombre d'administrateurs qui détermine les choix stratégiques et industriels que le gouvernement et le président de la République veulent obtenir de la part de Renault" …………. "Que nous ayons 15% du capital, que nous en ayons 20%, qu'on ait un administrateur autour de la table ou qu'on en ait six, vous pensez que c'est là que ça se décide, ou vous pensez que c'est dans la maison [Bercy, ] et à l'Elysée?"avait-il expliqué.

Pour en revenir aux mises en garde de l’Europe, dans la matinée, Christian Estrosi sur Europe 1, avait donné réponse aux critiques de la commissaire européenne à la Concurrence Neelie Kroes sur l'implication de Paris dans le dossier -en février 2009, au moment de la conclusion du pacte automobile, Paris s'était en effet engagé à n'imposer "aucune condition sur la localisation des usines".

Pour Christian Estrosi, l "L'Etat français est actionnaire à 15% de l'entreprise Renault et l'Etat français est fondé à demander à Renault de partager une stratégie industrielle avec l'Etat", a-t-il argumenté.

La question générale des délocalisations à l’étranger est un sujet épineux, puisque les conditions de délocalisation de production et d’usines sont conditionnées par les engagements que les Etats membres de l’UE prennent à Bruxelles, qui ensuite dans la pratique ne s’avèrent pas toujours favorables à leurs intérêts nationaux.

A la suite, le porte-parole de la Commission pour les questions de concurrence, Jonathan Todd, a confirmé l'envoi vendredi d'un courrier aux autorités françaises.

A la veille du rendez-vous du 16 janvier entre Monsieur Nicolas Sarkozy et le Président de Renault, notre gouvernement et la Commission européenne de la Concurrence campaient sur leur attitude et maintenaient leur position respective sur le dossier de la production de la Clio IV.

Jean-Claude Mailly, secrétaire Général de FO, vendredi sur LCI a soutenu Christian Estrosi et a appuyé les déclarations" du ministre de l'Industrie, en déclarant que l' "on ne peut pas accepter qu'une entreprise, qui plus est avec des capitaux d'Etat, délocalise ses productions".

Cliquez à volonté les articles ci-dessous vont au-delà de mon article que j'ai concentré à l'extrême :

Cliquez à volonté :

Estrosi: "Ce type de délocalisation est inacceptable!"

Renault: L'UMP soutient Christian Estrosi

La Clio 4 restera à Flins (en partie)

La nouvelle Clio sera construite en partie en France

Ouest-France - ‎Il y a 1 heure ‎

Renault a lâché du lest face au gouvernement. Mais il estime que, pour être compétitives, ses petites voitures doivent être produites dans des pays à bas coûts de main-d’œuvre. La future Clio (la IV) construite en Turquie ? ...

Renault : c'est la stratégie de Ghosn qui est en cause! Marianne2.fr

18/01/10 06:37 Renault : Flins sera avant tout un site de ... Challenges

Le Point - La Voix du Nord - Les Échos - Le Parisien

299 autres articles

H1N1 : le premier acte de la macasrade est terminé

article de lucienne magalie pons

Le 14 Janvier, le Président de la République a estimé que la campagne H1N1 a été bien gérée.

par lucienne magalie pons on 17 Jan 2010 | Voir tous les articles de lucienne magalie pons

"Tout a été bien géré". En visite au nouvel hôpital de Perpignan, pour présenter ses vœux aux personnels, Nicolas Sarkozy a défendu le mardi 12 janvier la gestion GOUVERNEMENTALE de l'épidémie de grippe A (H1N1) aux côtés de la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, "Tout a été bien géré" s’est satisfait le Président de la République

qui a expliqué selon certains passages de son discours ….. " le gouvernement a pris les bonnes décisions et n'en a pas trop fait" …….. "Les commentateurs, certains responsables politiques, ont reproché tout et son contraire au gouvernement. Mais celui-ci a tenu le cap et fait ce qu'il fallait faire pour protéger la population." …. Pour le président de la République, "le gouvernement a pris les bonnes décisions et n'en a pas trop fait", selon le texte de son discours. "Les commentateurs, certains responsables politiques, ont reproché tout et son contraire au gouvernement. Mais celui-ci a tenu le cap et fait ce qu'il fallait faire pour protéger la population ….. "Nous devons nous préparer à la survenue de risques sanitaires insoupçonnés. L'épidémie de grippe A (H1N1) nous aura permis de développer nos capacités d'adaptation à des crises d'un type nouveau", a-t-il affirmé.

D’après les commentateurs l’exécutif couvre désormais la campagne de vaccination confiée aux préfectures en une répétition grandeur nature d'une catastrophe majeure

La satisfaction et les explications du Président de la République n’ont pas influencé les parlementaires qui ont maintenu l’audition programmée de la Ministre de la Santé dans la soirée, devant la commission des affaires sociales de l'Assemblée., pour qu’elle s’explique d'avoir mis en place un dispositif disproportionné.

Mais, le soir, lors de son audition devant la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, devant des députés très peu « virulents »( peut-être dans un demi-sommeil ? , il est vrai qu’il était 21 heures du soir, et jouant sur du velours Madame Roselyne Bachelot joué comme sur du velours et a éludé les questions principales notamment à savoir :

- si « les labos seront indemnisés comme ils y ont droit ou s'il y aura un “droit de tirage” sur une commande future »? ….

-« Quels sont les experts qui ont préconisé l'achat de 94 millions de doses et quels sont leurs éventuels conflits d'intérêt »? ….

-« Que va-t-on faire des millions de doses restantes, des masques et du Tamiflu qui nous resteront sur les bras » ? ………

- Les mutuelles reverseront-elles à leurs adhérents une partie de la hausse de leurs cotisations ?

Ce devait être un moment délicat pour la ministre de la Santé, il n’en fut rien, une simple commission de routine semble-t-il, sauf à rapporter que Madame Roselyne Bachelot a accepté le principe d'une mission d'enquête parlementaire déposé par le Nouveau Centre.

(Sans doute pour lui permettre de se « dégager » encore mieux)

La vidéo de l'audition de Roselyne Bachelot peut se voir dans son intégralité sur le Site de l’Assemblée Nationale.

ooOo

Pour ne pas perdre le fil des évènements récents, j’ai tenté de résumer le déroulement des interventions des acteurs concernés, sur une période allant du 9 décembre 2009 au 14 Janvier 2010

Le 9 décembre, Les médecins étaient de plus en plus nombreux à douter de la stratégie du gouvernement et des autorités sanitaires dans la lutte contre la grippe H1N1.

Dans un courrier adressé, le 9 décembre, à l'ensemble des médecins libéraux, la Direction générale de la santé (DGS) a radicalement modifié ses recommandations, alors que les antiviraux devaient d’après les instructions précédentes ne devaient être prescrits que pour les formes de grippes très graves, la DGS préconisait un ‘traitement systématique’ de tous les patients atteints de grippe, et dans ce même communiqué , Monsieur Didier Houssin, directeur général de la santé, indiquait que les antiviraux Tamiflu du laboratoire Roche et le Relenza, en provenance des stocks d'Etat, seraient distribués gratuitement en pharmacie, sur simple ordonnance médicale.

La DGS a expliqué ce changement dans sa politique sanitaire par l'augmentation du nombre "d'hospitalisations et de formes graves" de grippe.

Cet argument a été jugé bien faible et n’a pas convaincu de nombreux médecins et spécialistes.

"Aujourd'hui moins de 50 % des cas de grippe sont des cas H1N1, il est probable que ce taux va encore décliner", a estimé le professeur Bruno Housset, président de la Fédération française de pneumologie et chef du service de l'hôpital intercommunal de Créteil (Val-de-Marne). Et il a ajouté : "Aujourd'hui, cette recommandation de la Direction générale de la santé n'a pas de sens, et il a ajouté …….’’ … l'application de la recommandation pourrait avoir des conséquences graves sur les patients’ ……. "Le médicament peut engendrer certains effets secondaires comme des troubles du comportement. Ensuite, délivrer ce traitement peut induire des résistances au médicament. C'est vraiment dommage de prendre ce risque avec le seul produit efficace dont nous disposons pour les cas graves", a martelé ce professeur.

Le Collège national des généralistes enseignants (CNGE) a aussi donné son avis en prenant le contrepied de la Direction générale de la santé. Ce collectif de médecins a donné son avis dans un communiqué d’où il ressort que "les données disponibles pour la grippe saisonnière ne sont pas en faveur de l'utilisation systématique de médicaments antiviraux en cas de suspicion de grippe A(H1N1)", et ce collectif a demandé aux autorités de s'expliquer et "d'indiquer les arguments scientifiques et les niveaux de preuve sur lesquels s'appuie ce changement soudain de recommandation."

Le 15 décembre, un autre collectif de médecins ‘’Le Formindep33, un collectif dédié à "l'information médicale indépendante", a adressé, mardi 15 décembre, une lettre ouverte à Didier Houssin, directeur général de la santé précisant que …. "L'oseltamivir (Tamiflu) n'a jamais démontré aucun effet sur la diminution de la mortalité ni le taux d'hospitalisation des personnes atteintes d'un syndrome grippal à l'exception d'une méta-analyse entièrement contrôlée par le laboratoire Roche commercialisant le Tamiflu, dont les données brutes sont inaccessibles", conteste le docteur Philippe Foucras, président du collectif. "Ces résultats qui font polémique sont largement remis en cause par le British Medical Journal du 12 décembre et les membres de la Collaboration Cochrane", a encore souligné le docteur Philippe Foucras, président du collectif.

Comme ses collègues médecins et spécialistes du CNGE, le docteur Foucras réclame des explications scientifiques : "Nous vous demandons de bien vouloir nous communiquer dans les meilleurs délais l'ensemble du texte de la recommandation, son argumentaire, et les éléments et niveaux de preuve sur lesquels elle se fonde."

Le Directeur de la santé, Didier Houssin s’est défendu Mardi 15 décembre, lors d'un point presse au ministère de l'intérieur à Paris, d’après lui ….. : Il ne s'agit que d'une recommandation et en aucun cas d'une injonction" ……….. "Concernant les risques de résistance, l'analyse des données dont nous disposons n'a révélé aucun phénomène de ce type". Quant à la systématisation de la prise d'antiviral, "certains pays, qui ont ainsi procédé, ont observé un plus faible taux de mortalité", a-t-il assuré. .

Ces explications n’ont pas convaincus Les médecins généralistes qui restent sceptiques. .

"Cela fait vraiment désordre, estime Michel Chassang, président de la CSMF, principal syndicat de généralistes. et il a rappelé : … ‘’Nous avons reçu dans un premier temps des consignes très strictes nous enjoignant de limiter les prescriptions de Tamiflu et aujourd'hui on nous demande de la prescrire à tour de bras. Cette volte-face peut signifier que nous avons, en France, plus de malades que de vaccins et que la course contre la montre pour limiter la propagation du virus est perdue. Nous passons d'une stratégie de prévention à un système curatif, c'est regrettable. C'est la preuve que le système organisationnel de vaccination a été contre-performant, et maintenant on vide les stocks de Tamiflu pour ne pas se ridiculiser."

Deux jours après montant au créneau pour calmer les polémiques et les critiques qui devenaient gênantes, la ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a assuré, le jeudi 17 décembre, la ministre de la Santé pour faire diversion s’est soudain avisée que les SDF, premières victimes de la vague de froid qui sévit en France, devaient être « rapidement »vaccinés contre la grippe A (H1N1). "Il serait évidemment sur le plan éthique tout à fait impossible que ces personnes n'aient pas accès à cette vaccination d'autant qu'elles sont les plus fragiles", a-t-elle expliqué sur France 2. Pour les personnes sans abri, "il y a toutes les actions que nous menons, ….. Renforcement des maraudes, …..places dans les foyers d'hébergement mais je tiens à ce que ces personnes fassent l'objet d'une vaccination spécifique", a-t-elle expliqué ….Cela passera par un "renforcement des équipes mobiles avec les associations qui s'occupent de ces personnes, qui ont le langage pour leur parler, les attirer, pour les comprendre, pour qu'elles soient vaccinées", a insisté Roselyne Bachelot tout en ajoutant que la France est actuellement "au sommet de la première vague" de l'épidémie de grippe A, et selon la ministre, qui s'est félicitée que quatre millions de Français soient désormais vaccinés « des morts auraient pu être évitées en France si la vaccination avait été mieux acceptée »

Les autorités sanitaires avait recensé à cette époque 150 décès liés à la maladie et pour la Ministre elle estimait : ….. " il y a 150 morts de trop alors que nous disposons d'un vaccin" ….. « Dans les jours qui viennent, "deux phénomènes vont s'opposer : le départ en vacances des scolaires qui va sans doute faire baisser l'épidémie mais en revanche l'arrivée de la vague de froid dope l'épidémie", ………….. "Cette pandémie va sans doute un peu s'atténuer mais les spécialistes nous disent que nous pourrions avoir une, deux, voire trois vagues à suivre", a-t-elle prévenu. "En général, les vagues suivantes sont plus virulentes il faut donc en profiter pour se faire vacciner.

Ce discours du genre enfoncez vous bien cette idée dans la tête « Il faut vous faire vacciner » a été régulièrement repris par les médias alignés, ce qui n’a comme résultat que d’alimenter des polémiques qui grossissent au fil des jours.

Finalement le 10 janvier 2010 Roselyne Bachelot annonçait en direct à Laurence Ferrari, qu’elle venait de décider de résilier les commandes de la moitié des vaccins commandés contre la grippe A Un vrai scoop ! ….. un revirement à 180° qui par sa soudaineté inattendue a précipité Laurence Ferrari dans une stupéfaction paralysante, a tel point que cette rédactrice en chef de TF1 n’a pas eu le présence d’esprit de lui poser les questions qui, à cet instant aurait du être immédiatement posées à savoir : quand avez-vous pris cette décision ? Allez-vous payer des indemnités de dédit ? Que prévoient les contrats conclus avec les laboratoires pharmaceutiques ?

L’instant de surprise digéré, les médias alignés qui n’avait été jusque là que les porte-voix des autorités, des experts des laboratoires, des ministres et des personnalités échotières dites « bien informées », ont repris une once d’esprit de conservation, et se sont avisés de s’auto justifier, avant de reprendre le cap des nouvelles orientations gouvernementales.

Trois exemples d’autojustifications, pour ne pas en citer d’autres :

- «Nous avons participé, pas plus, mais pas moins que les autres à la trouille ambiante, a déclaré Hélène Cardin, journaliste sur France Inter. Je ne vois pas de quel droit j’aurais caché le taux de mortalité au Mexique ou le fait qu’aux Etats-Unis des femmes enceintes mouraient. A partir du moment où vous avez un point de presse tous les jours, non seulement du ministère de la Santé mais du ministère de l’Intérieur avec Brice Hortefeux parlant de vaccination, comment aller dire à votre direction: non je n’y vais pas ?» ……..

- Pour le directeur de la rédaction d’Europe 1, Laurent Guimier il a expliqué : «Nos autorités sanitaires et politiques ont décrété une sorte d’état d’urgence médiatique autour de cette question. Dès lors, on est obligés de s’y conformer.»…..

- Et Alain Ducardonnet, médecin consultant pour les JT de TF1, qui s’était prononcé «intégralement favorable à la vaccination» il s’en est sorti en disant : «Le problème est que la quasi-totalité des différentes phases du plan a été appliquée alors que l’épidémie n’était globalement pas au rendez-vous.»

Cette défense de la corporation est insuffisante pour justifier ses manques d’investigations, au contraire non seulement elle avait adhéré parfaitement au discours gouvernemental, mais encore mieux, notamment l’audiovisuel, s’était empressé de s’emparer de ce sujet porteur d’angoisse et générateur d’audimat , comme une aubaine , pensez donc, un virus inconnu menaçant, mutant, né dans les porcheries mexicaines, tuant sans rémission, de quoi diffuser des images de choc, des foules mexicaines masquée, des infographies , des photos, des séquences alarmantes, et d’alimenter une angoisse porteuse de psychose avec pour finalité de persuader les foules courir se faire vacciner sans condition ni rémission au pas de course et la trouille aux fesses.

Dans ce processus de sensationnel , des quotidiens aussi n’ont pas donné leur part au chat, allant jusqu’à produire des « nouvelles » provocantes inspirées de challenge ou de jeux de rôles, d’une stupidité absolue, du genre : «Faut-il s’exposer volontairement au virus ?» en révélant qu’il existait au Royaume-Uni des «grippes parties», au cours desquelles les adolescents se contaminaient volontairement, afin d’être plus tard immunisés, nouvelles au demeurant parfaitement fausse. Ou bien encore en titrant sans preuve sur une «mortalité directe de la grippe A, cent fois supérieure à celle de la grippe saisonnière», sans préciser que cette «mortalité directe» ne se montait qu’à cinq ou six cas par an

Les même plumes irresponsables, comparables à celle de l’article qui avaient relaté les «grippes parties», se risquent aujourd’hui à évoquer plus ou moins l’échec de la campagne de vaccination, mais sans dire un mot du rôle coupable des médias dans leur tentative d’affolement général, qui du reste a aussi échoué.

Il faut reconnaître qu’un seul journal avant les autres cette semaine nous a appris que le Conseil de l’Europe lançait une enquête sur l’influence des laboratoires pharmaceutiques dans les comités d’experts de l’OMS, à l’origine de la psychose mondiale en posant la question tabou jusqu’alors : « Les labos ont-ils fait vivre l’opinion mondiale dans la psychose pendant presque un an ? » …….. Il ne faudra pas compter sur la presse alignée pour le savoir.

Ainsi se termine pour le moment le premier acte de cette mascarade des plans d’alerte, des masques, des centres de vaccination, dans lequel nous vivons depuis près d’un an.

Il est indéniable que cette campagne de vaccination gérée par le gouvernement n’a pas obtenue les résultats espérés, mais c’est aussi une campagne de presse alignée qui s’est affirmée lamentablement « béni oui- oui », la presse alignée à aucun moment ne s’est placée en critique du triomphalisme du grand plan de vaccination élaboré dans le secret dictatorial des ministères.

Et puis, puisque le Président de la République le 14 Janvier s’est déclaré satisfait de la gestion gouvernementale de la campagne de vaccination, qui osera sinon l’opposition élever encore la voix ?

Nous entrons dans le 2me acte d’une mascarade qui risque de durer encore longtemps.

16 janvier 2010

Climat social

article de lucienne magalie pons

Climat social, Grèves et mouvements sociaux

semaine du 11 au 16 janvier 2010

Depuis le début de la semaine, des mouvements sociaux ont lieu dans plusieurs secteurs.


Problèmes aériens

Mercredi et jeudi. Une intersyndicale CGT-FO-CGC-Unsa des contrôleurs aériens a indiqué qu'elle maintenait son préavis de grève malgré une réunion avec le ministre des Transports, Dominique Bussereau. Douze mille agents sont concernés

Motif: l'intersyndicale demande au gouvernement de revoir sa politique de non-renouvellement d'un départ à la retraite sur deux, soit 400 suppressions de postes en deux ans. Les syndicats craignent également un démantèlement de la Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC) à la faveur d'une fusion de services dans le cadre du Fabec (bloc d'espace fonctionnel commun à l'Allemagne, le Benelux et la Suisse).


Fonctionnaires


Les fonctionnaires devraient arrêter le travail le 21 janvier prochain, appelés à la grève par la CGT, FSU, Solidaires, le SGEN-CFDT et UNSA-Education.


Motif : ils réclament l'arrêt immédiat des suppressions de postes. Selon eux, en 2010, l'Etat et les services publics connaîtront leur pire année en matière budgétaire avec 30.000 suppressions d'emplois. Depuis 2007, ce seront au total plus de 100.000 emplois qui auront été supprimés. «L'Education notamment sera très durement frappée avec plus de 16.000 suppressions d'emplois, soit au total plus de 40.000 emplois», explique un communiqué de l'UNSA-Education. Un départ commun est prévu à Paris, Place de la République, à 14h. «Ce mouvement doit s'inscrire dans la durée», préviennent les syndicats.


Le transport maritime de marchandises est touché


En prolongement de la grève du 4 janvier, un mouvement social paralyse les principaux ports français depuis le début de la semaine. La mobilisation pourrait encore continuer. Lundi, à l'appel de la fédération nationale des Ports et Docks CGT, les agents ont cessé le travail à Marseille, Dunkerque, Nantes Saint-Nazaire, Rouen, Bordeaux, La Rochelle et au Havre. Dans les ports normands, ils étaient près de 90% à débrayer. A Marseille et Fos, une quinzaine de navires ont été touchés. Au Havre, les terminaux à conteneurs étaient très perturbés.


Motif: après la réforme portuaire, la CGT réclame au gouvernement des garanties pour l'emploi, notamment sur la pénibilité, et des investissements. Le syndicat souhaite l'extension de la convention collective nationale aux ports fluviaux et aux ports de pêche et veulent plus d'information sur le transfert du personnel de manutention vers le secteur privé. Les sept ports autonomes français employaient en 2008 près de 31.700 personnes. En revanche, leur part de marché par rapport à leurs concurrents européens ne cesse de diminuer.


Mobilisation à la Cour d'Appel d'Amiens


Les syndicats et partis de gauche appellent les 1120 salariés de l'usine Continental de Clairoix à manifester devant la Cour d'appel d'Amiens ce mercredi.


Motif : le premier jugement du tribunal de Compiègne avait condamné lourdement six manifestants qui protestaient contre la fermeture de leur usine. L'objectif de l'intersyndicale est d'obtenir la relaxe des six salariés condamnés pour le «saccage» de la sous-préfecture de Compiègne le 21 avril dernier. Ce jour-là, près de 200 salariés de l'usine occupent la sous-préfecture, après avoir appris qu'ils étaient déboutés par la justice de leur demande d'annulation de la procédure de fermeture du site. Le procès se tiendra à 13h30.


Intelligence et raison

article de lucienne magalie pons

Dominique de Villepin allie en lui l'intelligence et la raison

Je vous laisse juge de l'excellence d'expression politique de Monsieur de Villepin, et de la justesse de ses appréciations par rapport aux évènements actuels.

Monsieur de Villepin a la rare qualité d'éviter toute critique personnelle, il a le talent de formuler des observations et il préfère cultiver l'art des propositions constructives.

Enfin il a l'art et la manière de dialoguer et de répondre à tout question avec précision et modération, en évitant les "pièges" contenus dans les questions.

reprise d'information

source BFM-radio
[Le Grand Journal]

Dominique de Villepin : « J’attends sereinement la décision du tribunal »

La rédaction - Le Grand Journal - Fabrice Lundy - bfm, le 15/01/2010
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A l’approche du verdict dans le procès Clearstream, l’ancien Premier ministre réaffirme son engagement politique et sa volonté d'offrir une alternative au sein de la majorité.
Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, interviewé jeudi 14 janvier
télécharger l extrait audio
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Fabrice Lundy : Avant d'aborder votre actualité politique, parlons du terrible séisme en Haïti avec des dizaines ou des centaines de milliers de victimes, on ne sait pas exactement, les secours commencent à arriver en masse. Nicolas Sarkozy pourrait s'y rendre dans les semaines qui viennent. Que pensez-vous de cette mobilisation ?

Dominique de Villepin : Il s'agit d'un drame exceptionnel qui fait suite à beaucoup d'autres drames auxquels Haïti a été confronté. Il s'agit de faire en sorte que la mobilisation soit à la fois rapide, efficace et le plus coordonnée possible. L'une des difficultés, ce sera de faire en sorte que soit maximisée la capacité de l'ensemble des pays et des organisations qui aident à très rapidement être opérationnels et le faire en liaison avec les responsables haïtiens, avec l'ensemble du peuple haïtien.
Haïti n'est pas tout à fait un pays comme les autres, c'est un pays qui a une culture, une tradition, une personnalité. Il est important de respecter Haïti et de savoir travailler à la façon de ce pays et avec eux pour ne pas imposer des schémas ou des façons de faire qui rendraient notre action inefficace. Nous l'avons souvent éprouvé dans le passé.


Est-ce que vous êtes étonné par la forte mobilisation mondiale, depuis hier, autour de ce petit pays extrêmement pauvre ?

Je ne suis pas surpris, chacun peut voir à quel point le drame qu'éprouve Haïti est d'une dimension tragique, la mobilisation est donc normale et répond à un impératif. Il y a, pour agir rapidement, des atouts, et nous Français sommes bien placés. Il y a une plate-forme, qui est la plate-forme Antilles-Guyane, avec la Guadeloupe et la Martinique, il y a la plate-forme de Floride et il y a la plate-forme de Saint-Domingue, donc la France doit être en pointe.
Comme ministre des Affaires étrangères en 2003, j'ai mené le combat contre la dictature du Président Aristide, et avec Colin Powell, nous avons rendu possible le changement de régime dans ce pays et l'intervention de la Minustah [Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti, ndlr], qui est présente sur le terrain. Il faut faire en sorte que les secours arrivent le plus rapidement possible, soient opérationnels, que l'approvisionnement en eau et en aliments se fasse de façon efficace, le tout dans un contexte où la sécurité sera difficile à assurer. Il faut donc s'assurer de la coordination de nos moyens sur place.
Il est évident que les moyens que nous serons à même de déployer en Haïti seront des moyens bien employés parce qu'un policier, un gendarme, un militaire, français de nationalité, dans ce pays-là, pourra faire œuvre utile. Ce n'est pas le cas partout, je crois que l'on peut se poser des questions, on le voit avec nos morts en Afghanistan. Je crois qu'en Haïti les contributions internationales, si nous le faisons avec générosité et intelligence, seront bien employées. Il y a beaucoup à faire.


Le procès Clearstream, on est à deux semaines du jugement. Le ministère public avait requis contre vous dix huit mois avec sursis. Comment vivez-vous cette attente ? Qu'est-ce qui serait inacceptable, intolérable pour vous ?

Je ne suis pas du tout dans cet état d'esprit, voilà cinq ans que cette affaire suit son cours et une instruction, donc on arrive à la décision du tribunal. Je suis dans le même état que tout au long des derniers mois et de ces dernières années, c'est-à-dire de la sérénité de quelqu'un qui n'a rien à se reprocher, et qui attend avec une parfaite tranquillité que la vérité et que la justice soient dites.


Il n'y a pas dans votre tête un compte à rebours en direction du 28 janvier ?

Je n'ai aucune forme d'hésitation ou d'inquiétude, parce que je sais ce que j'ai fait, je sais que ce que j'ai fait, je l'ai fait dans des fonctions de ministre qui justifiaient que ces décisions soient prises et personne, à ce jour, n'a pu me dire quelle autre attitude et quelle autre façon d'agir auraient été plus adaptées.


Ça ne vous empêche pas de vivre, de mener votre vie politique ?

Bien au contraire, parce que l'épreuve de l'injustice est une épreuve qui vous renforce dans vos convictions, dans votre détermination, dans vos choix. L'épreuve de l'injustice, c'est vrai pour moi et pour tous ceux qui y sont confrontés, qu'elle soit de santé, familiale ou professionnelle. Les hasards de la vie font que l'on sait mieux qui l'on est et ce pour quoi on est fait, et c'est quelque chose qui évidemment, aujourd'hui, est important dans un contexte difficile pour les Français, contexte où beaucoup de souffrances se font jour dans notre pays. Mon engagement a toujours été celui de servir mon pays, et cet engagement est encore plus fort aujourd'hui qu'hier.


En quelque sorte une rentrée politique pour vous, en ce début 2010. Vous teniez hier soir la première réunion du conseil d'administration du Club Villepin. Patrick Devedjian, membre du gouvernement, jugeait hier possible votre candidature, dissidente, à la présidentielle de 2012. Apparemment quand on écoute ou quand on interroge un certain nombre de vos amis, ça ne fait plus beaucoup de doute, vous y allez ?

Les choses doivent suivre un cours naturel, mais Patrick Devedjian est un bon analyste de la vie politique, il a subi beaucoup de coups au cours des dernières années et a appris ce qui fait le ressort de la vie politique. Dans une famille politique aussi large que la majorité, que l'UMP, il y a des traditions différentes. On a voulu les occulter et faire comme si tout le monde, en rang serré, avançait dans le même sens.
La vérité, c'est que nous avançons tous les yeux ouverts. J'appartiens à une famille politique, gaulliste, républicaine, sociale, indépendante et je ne suis pas tout à fait satisfait de la façon dont les choses évoluent. Pas tout à fait satisfait non plus de la politique qui est menée. Dans le cadre de cette famille politique, je l'ai dit clairement, parce que je souhaite que les choses changent, qu'un nouveau cours soit donné, que de nouvelles décisions soient prises et je le fais sans aucune arrière-pensée, d'autant plus que je souhaiterais que la France puisse marquer des points maintenant, pas en 2012, pas après 2012, mais maintenant. Car je vois la souffrance des Français.
Evidemment, un engagement politique se nourrit des résultats, qui sont ceux des politiques menées. Je suis inquiet pour la France de la politique menée et de l'absence de résultats qui risque de s'en suivre. Je défends donc une autre politique, une autre façon d'avancer, d'autres réponses qui me paraissent être plus conformes à notre génie national, à notre tradition nationale, à partir d'un rassemblement, à partir de choix et de priorités clairement exprimés en rapport avec les préoccupations des Français. Cela m'amène à dénoncer de faux débats comme l'identité nationale, qui nous égarent, qui nous perdent. Des polémiques comme celle sur la burqa, alors qu'on le voit bien, la clé aujourd'hui, c'est l'emploi, c'est la compétitivité et c'est la lutte contre les déficits.


Vous êtes inquiet, vous souhaitez une autre politique. Pour l'instant, 2012, vous n'avez pas répondu, mais qu'est-ce qui ferait, à quel moment vous pourrez vous dire que vous y allez, que vous vous lancez en 2012 ?

Mon exigence par rapport à moi-même et par rapport à la politique, c'est que l'on réponde aux besoins des Français et que la France soit capable de sortir plus forte de la crise, que la France, en Europe, soit capable de jouer tout son rôle, ainsi que dans le monde. Ce n'est pas ce qui se dessine, et je suis inquiet de voir une France marquée par les déficits, marquée par un endettement, en perte de compétitivité.
Ce n'est pas un hasard si nous perdons un certain nombre de contrats et si, sur des nouveaux marchés importants, les pays émergents marquent des points au détriment des pays européens et des Etats-Unis. Donc pour que cela change, il faut que des décisions soient prises, mon engagement est de faire en sorte que nous revenions à une politique plus audacieuse, plus efficace. Je veux apporter ma contribution. Comment et quelles décisions seront prises, nous aurons l'occasion d'en reparler.


Apporter votre pierre au débat grâce à ce Club Villepin. Combien de divisions pour le Club Villepin, de ralliements, de membres ?

Aujourd'hui, il y a une vingtaine de parlementaires, que je vois régulièrement et autour desquels on pourrait estimer encore à une autre vingtaine, ceux qui, d'une façon ou d'une autre sont tentés de marquer leur différence et leur insatisfaction vis-à-vis d'un certain nombre de décisions qui sont prises.
Il y a une attente manifestement, il y a une inquiétude manifestement, et vous le savez, quand s'exprime ainsi cette inquiétude, on a besoin de repères. Je veux offrir, au sein de la majorité, un repère et une alternative.


Le besoin d'entendre autre chose, c'est ce qui fait que certains vous rejoignent ? Je pense notamment à l'ancienne ministre députée du Val-de-Marne, Marie-Anne Montchamp...

Le refus tout simplement d'aller vers un échec qui paraît comme écrit si nous ne modifions pas notre cap et si nous ne nous rassemblons pas autour de priorités simples et claires. L'échec du « tout-réforme » dans la première partie du quinquennat est aujourd'hui une évidence, l'échec de la rupture est aujourd'hui une évidence. Je crois qu'il faut ouvrir les yeux avec lucidité et avec une exigence pour définir un autre chemin.


Comment avancez-vous à la tête du Club Villepin, avec 7000 ou 8000 adhérents, sympathisants, quelques parlementaires qui vous ont rejoint et avec quel message ? Est-ce que vous avancerez plus facilement quand vous arriverez à faire oublier les rancoeurs, les vengeances vis-à-vis de l'homme à la tête de l'Etat, Nicolas Sarkozy ?

J'ai clairement marqué, et je l'ai fait tout au long des derniers mois et des années, mon refus de me laisser guider, à aucun moment, par la rancune ou la rancœur. La politique ne se fait pas à partir de rancoeurs, ou en tout cas pas à l'échelon d'une nation. Que la vie locale soit embarrassée par ce genre de querelles, c'est une chose, mais on ne s'engage pas au service des Français pour régler des comptes. Ce n'est certainement pas ma démarche et j'ai suffisamment traversé de difficultés et d'épreuves pour m'être dépouillé de tout ce qui est personnel.


Votre successeur à Matignon, François Fillon, louait ce matin, lors de ses vœux, la droiture et la franchise de Nicolas Sarkozy. Est-ce que ce sont des propos qui trouvent gré à vos yeux ?

Je me réjouis que le Premier ministre ait de tels sentiments vis-à-vis du président de la République.


La question, c'est est-ce que vous avez autant de sentiments vis-à-vis du chef de l'Etat ?

Ce qui m'importe, ce n'est pas l'appréciation, les sentiments que l'on peut porter vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, c'est de savoir si sa politique est efficace ou pas. C'est la seule chose qui compte pour les Français. Personne ne demande, et je ne demande pas, à ce que l'on m'aime, ni à ce que l'on aime les dirigeants. On leur demande en revanche de tenir leur parole et d'être efficaces.
Or, nous voyons que les résultats ne sont pas au rendez-vous ou en tout cas pas suffisamment, je ne vois pas pourquoi les choses s'amélioreraient alors que nous allons vivre une année 2010 difficile. Si nous voulons nous donner toutes les chances, la politique, c'est d'être capable de prendre des décisions, parfois douloureuses, et ce sont ces décisions que j'attends, qui me paraissent essentielles pour que les choses changent.


Un certain nombre de rendez-vous avec les Français vous attendent, déplacement à Bondy, en Seine-Saint-Denis, sur le thème des banlieues, de l'Ile-de-France, de l'aménagement du territoire. En quoi est-ce important ? Est-ce que c'est une façon de venir un peu plus au contact de la réalité ? Dans vos réunions au Club Villepin, on dit que vous êtes direct, que vous vous montrez très à l'écoute des remarques, des conseils. En revanche, quand il s'agit de la France, d'avoir une vision globale, vous vous montrez parfois un peu lyrique, un peu décalé. C'est un peu le reproche que l'on vous a toujours fait. Comment être plus proche, plus concret ? Un déplacement comme Bondy est une étape importante ?

Au cours des dernières semaines, j'étais à Draveil, dans un quartier difficile. Il y a quelques jours, j'étais en Seine-Saint-Denis, à la rencontre des entreprises qui se battent pour plus d'égalité des chances et qui luttent contre la discrimination. J'étais à Monbazillac et à Bergerac, à l'écoute des agriculteurs. Entre un dossier étudié à Matignon ou dans un bureau ministériel et l'écoute que l'on peut avoir sur place, les messages que l'on nous adresse sur place, qui plus est dans une période extrêmement difficile comme aujourd'hui, le décalage est massif.
Ce n'est pas dans les antichambres ou dans les cabinets ministériels que l'on peut prétendre régler les questions. Il y a une dimension vivante, malheureusement quand vous êtes ministre, Premier ministre ou président de la République, ce que vous visitez, ce sont les villages « Potemkine » des décors de cinéma, vous voyez ce que l'on veut bien vous montrer, c'est-à-dire quelque chose de très loin de la réalité.
J'ai cette chance aujourd'hui, parce que je n'ai pas un appareil lourd, parce que je n'occupe pas de fonction officielle, de pouvoir très librement écouter ce que l'on a à me dire, et je considère que c'est le cœur de la politique. C'est à partir de ça que l'on peut vraiment faire des propositions et changer les choses.


Est-ce que vous allez faire campagne aux élections régionales pour l'UMP ? Est-ce que vous avez envie que l'UMP vienne vous chercher ? Est-ce que vous proposez vos services ?

Paradoxe de la situation d'aujourd'hui, c'est que, vous l'imaginez, personne ne m'a rien demandé, mais je ne m'en plains pas, d'autant que je ne suis pas sûr que la stratégie qui a été choisie, qui est une stratégie nationale, soit adaptée à ces enjeux régionaux. Les régions jouent un rôle central aujourd'hui en matière de développement économique, comme fer de lance de la bataille européenne dans la mondialisation et dans tout ce qui est initiative et création culturelle.
Le fait de déplacer le débat vers des enjeux nationaux nous éloigne peut-être des préoccupations des Français dans leur région et des attentes des Français dans leur région. Il faut revenir à ces réalités essentielles dans chaque région, apprécier la réussite ou l'échec des exécutifs régionaux et à partir de là se déterminer.
Nous ne pouvons pas tout mélanger, je me méfie des amalgames, je me méfie des procès d'intention en politique. Restons proches des réalités. Ce débat des régionales, c'est comment mieux gérer et que proposer pour les régions. La fuite en avant vers de grands débats électoraux idéologiques, au fait d'aller caresser le Front national sur les franges, cela me paraît une façon de noyer le poisson, qui n'est sans doute pas adaptée aux préoccupations des Français.


Autour de l'identité nationale, Nicolas Sarkozy et Eric Besson jouent trop avec le feu ? Le droit de vote des étrangers, c'est une proposition de loi qui émanerait du Parti socialiste...

Je pense que cela montre malheureusement à quel point la tentation idéologique existe à droite comme à gauche. L'idée tout à coup d'aller créer des écrans de fumée, de semer le doute dans l'esprit des électeurs, de les pousser vers autre chose. Rien de tout ça ne sera capable de divertir les Français de leurs préoccupations, parce que c'est leur emploi, leur avenir, leurs enfants, le développement de leurs régions. Si on ne mesure pas la puissance, et parfois la violence de ces sujets, nous aurons de très mauvaises surprises dans notre pays.

Le droit de vote des étrangers, vous y êtes défavorable ?

J'y suis défavorable.


Encore la réflexion sur le voile intégral ?

Sur le voile intégral, après beaucoup d'hésitations et de péripéties, on revient au bon sens, l'idée d'avoir une résolution rassemblant toute la représentation nationale pour dire que la République n'est pas cela, sans se perdre en divisions sur le thème d'une loi. Je ne crois pas qu'une loi générale sur le voile intégral soit la réponse, que l'on adopte une réglementation pour faire en sorte que dans les services publics, parce que là nous avons une vraie raison d'adopter tel ou tel texte, oui, mais évitons des querelles idéologiques ou des problèmes d'application qui sont sans fin. 750 euros [d'amende] pour une femme qui porterait le voile intégral est inapplicable et nous conduirait à l'inverse de ce que nous souhaitons, c'est-à-dire à laisser recluses ces femmes chez elles.


Carlos Ghosn convoqué par Nicolas Sarkozy samedi sur les menaces de délocalisation de la Renault Clio en Turquie. Bonne initiative ou non du chef de l'Etat ?

Je crois que défendre nos intérêts et aller dans le sens d'un patriotisme économique est une bonne chose. Ce que je souhaiterais, c'est que l'on n'attende pas si tard pour admonester un chef d'entreprise. Il s'agit d'une entreprise où l'Etat est partie prenante, c'est quand même curieux que l'on découvre aussi tard un tel projet et que l'on ne puisse pas, très en amont accompagner Renault dans ses projets, pour faire en sorte que nos intérêts nationaux soient préservés. De ce point de vue-là, dans le calendrier, il y a un dysfonctionnement et quelque chose qui n'a pas été correctement fait. Un ministère de l'industrie, ça doit servir à assurer ce suivi.

Eric Besson patauge dans l'Identité Nationale

article de lucienne magalie pons

Entre songe et réalité Monsieur Eric Besson patauge dans l'Identité Nationale

par lucienne magalie pons on 16 Jan 2010 | Voir tous les articles de lucienne magalie pons

L’identité nationale devient obsessionnelle pour Eric Besson qui veut présenter une proposition à Nicolas Sarkozy à l’effet d’instaurer une charte des droits et devoirs que les Français signeraient au moment de leur majorité, ainsi qu’il l’a déclaré vendredi soir lors d'un débat sur l'identité nationale à Marseille, organisé à la Préfecture en présence de quelques 200 personnes toutes conviées par carton d’invitation.

Monsieur Eric Besson semble ignorer que les droits et obligations des Français résultent légalement et restrictivement des Codes et de la Constitution.

Le premier devoir d’un Ministre c’est de ne pas troubler l’ordre législatif qui n’est pas du ressort de l’exécutif. La confusion des genres devient une pratique courante dans les discours de ce ministre, dont les abus de discours sont comparables à des abus de droit.

Un devoir moral non écrit prescrit à tout individu fut-il ministre de respecter ses interlocuteurs en public et aussi en privé, or nous avons vu que Monsieur Eric Besson sur le plateau de France 2 le 14 Janvier au soir dans l’Emission « A vous de Juger » s’est affranchi de tout devoir civil de respect en insultant grossièrement sur le plateau répandu son interlocutrice.

Et c’est même Ministre qui « songe » à faire instaurer par une chatre des principes moraux et politiques sous forme de droits et devoirs!

A Marseille au cours du débat de Vendredi soir, un Jeune homme est intervenu sur l'opportunité de faire signer à chaque français «une sorte de contrat commun établissant des principes à la fois moraux et politiques qui constituerait un ensemble de règles et de droits», M. Besson a indiqué y avoir déjà songé et vouloir présenter une proposition en ce sens à Nicolas Sarkozy.

«Tout jeune Français au moment où il bascule dans sa majorité à 18 ans et va recevoir sa carte d'électeur pourrait se voir proposer de signer un serment, une charte, quelque chose qui l'attache à la République», a-t-il déclaré jugeant que si «l'on est dans l'ordre du symbole, c'est un symbole qui peut toucher».

Monsieur Eric Besson encore une fois confond l’ordre du symbole qui est du domaine spéculatif et philosophique et la force des lois et de la constitution qui est du domaine de l’exercice réel de nos droits et obligations.

Il est temps que Monsieur Eric Besson cesse de jouer au moralisateur politique en « songeant » à surajouter des droits et des devoirs à notre statut de citoyen français suffisamment garanti et averti de ses droits et obligations par nos lois et notre Constitutions.

Les symboles peuvent mener à toutes sortes de débats spéculatifs, prospectifs, philosophiques et même religieux, y compris à discuter à perte de vue du sexe des Anges. Ils n’ont pas leurs places dans une intervention politique qui s’adresse à des c

Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

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