28 avril 2012

Nicolas Sarkozy en Meeting à Dijon le 27 Avril 2012 -

Éditorial de lucienne magalie pons

Outrances, parodies, extrême droitisation rien d’intéressant dans ce discours qui se veut grandiloquent dans son appel aux Français mais qui n'est qu'un "remaque" de ses précédents discours et déclarations actualisés à sa façon qui est celle de colporter des ragots pour illustrer des actualités de campagne que nous pouvons suivre par ailleurs dans les médias dans toute leur exactitude.

Le candidat UMP Nicolas Sarkozy s'obstine à dire qu'il s'adressent à tous les français, mais ils continuent à les catégoriser en différentes tranches qui chacune a droit à ses imprécations et invectives pour certaines.

Une démarche suicidaire pour ainsi dire qui peut se retourner contre lui, s'il sort battu le 6 mai il en portera la responsabilité, mais une fois encore dans cette hypothèse il accusera les Français de ne l'avoir pas entendu et compris.

Mais comment entendre et comprendre quelque chose dans cet amalgame d'imprécations, de ressentiments, d’anecdotes, d'ironies, d'invectives et de contemplation de lui-même dont il fait son fond de commerce ?

Monsieur Sarkozy, Président Sortant s'est principalement acharné sur François Hollande en déformant toutes les propositions et les déclarations du candidat socialiste et des porte-paroles, par contre il n'a cessé de vanter son expérience, de se valoriser, de mettre en évidence sa façon de gouverner.

Sa façon de gouverner on la connait, un quinquennat décevant ne plaide pas en sa faveur.

Plusieurs fois dans son discours Nicolas Sarkozy a dit "Je sais d'où je viens", qu'importe d'où qu'il vienne ce qu'il importe c'est où il va, et ce sont les Français qui le dirigeront vers la sortie au moins s'ils sont lucides.

Écoutez-le , regardez-le dans son numéro, vous rectifierez de vous-même :




Discours de Nicolas Sarkozy à Dijon par NicolasSarkozy

François Hollande et le Printemps de Bourges - 27 Avril 2012 -

Éditorial de lucienne magalie pons

François hollande est arrivé en retard pour fêter le Printemps de Bourges, "C'est son côté mitterrandien, il me semble !" a cru bon d’ironiser Serge Lepeltier, maire de Bourges en l’attendant sur le bord d'un carrefour à l’entrée du Festival de Bourges, devant des élus du coin et des dizaines de curieux. Serge Peltier est un proche de Jean-Louis Borloo, ancien porte-parole du Parti radical valoisien lequel a tourné plusieurs fois sa veste pour finalement, après certains zigzags, soutient maintenant le candidat de l’UMP Nicolas Sarkozy.

Il est 13 heures, effectivement François Hollande arrive avec une heure quinze de retard, sous la pluie il se lance dans les allées du Festival, allant de droite à gauche et revenant pour un arrêt au stand de la sécurité routière, le candidat le favori pour le second tour de la présidentielle entend les « François Président « qui monte sur son passage, il se détache du service d’ordre et des journalistes, rédacteurs , cameramen , photographe , il avance , les enceintes diffusent "On ne lâche rien", de HK & Les Saltimbanks, qui animait les meetings de Jean-Luc Mélenchon..

Sur son passage, les "François président !" sont de plus en plus nombreux. ils sont venus, ils sont tous là, ils soutiennent le candidat socialiste « François Président », il pleut, il fait froid, c'est le mois d'avril, mais c’est bien le printemps pour François Hollande, qui continue de survoler insolemment les sondages.

Il avance, il arrive devant le stand de la région Centre, il évoque le temps qu’il fait « la faute aux caprices du ciel » :"Je ne sais pas ce que je ferai dans un an, je ne peux faire qu'une promesse, celle de revenir. Je ne sais pas quel temps il fera, mais qu'importe, le temps ne fait rien à l'affaire : qu'il pleuve, qu'il vente, ce festival est toujours aussi beau."

François Hollande est confiant, en aparté il confie en évoquant Nicolas Sarkozy "Il risque de perdre d'un côté ce qu'il peut garder de l'autre.

NDLR : autrement dit, que les électeurs de François Bayrou, dont les voix sont indispensables à Sarkozy ne pourront, le 6 mai, se résoudre à voter pour lui s'il poursuit cette campagne très à droite, très à droite pour ne pas dire à l’extrême droite. Et d’après ses derniers discours et déclarations le candidat de LUMP Nicolas Sarkozy continue sur cette lancée suicidaire.

Mais François Hollande promet vouloir éviter de tomber dans le "pugilat" et se refuse à rejoindre Sarkozy sur les thèmes de campagne qu'il met en avant.

À Bourges, c'est de culture qu'il vient parler. Il assiste aux répétitions du groupe Zebda, dont le leader, Magyd Cherfi, lance, sûr de lui annonce : "Il va gagner !" Les Toulousains, sur scène, font leur balance et François Hollande les rejoint sur scène où il reçoit comme cadeau un tee-shirt.

C’est la fête, c’est le Printemps de Bourges, a sa descente de la scène, le candidat socialiste remarque en examinant le tee-shirt : "Il y a écrit Second Tour dessus." "C'est le titre de leur album", lui dit-on. "Eh bien, c'est le titre du mien aussi !" répond François Hollande du tac au tac et il dévoile alors les trois axes de sa politique culturelle : "Un acte II de l'exception culturelle pour remplacer Hadopi, une loi d'orientation sur le spectacle vivant et le renforcement du lien entre l'État et les collectivités locales pour appuyer la création."

NDLR : Il pleut encore, mais un vieux dicton français dit « La pluie c’est la bénédiction du Ciel », alors puisque la pluie tombe et pour bénir le Printemps de Bourges et son visiteur remercions le Ciel.

Le temps presse François Hollande est attendu à Limoges pour un meeting auquel assisteront notamment Eva Joly, Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé.

François Hollande en Bretagne le 23 Avril acceulli par des Bretons enthousiastes

Éditorial de lucienne magalie pons

François Hollande était en Bretagne le 23 avril 2012, dans la vidéo ci-dessous, une vue d'ensemble des Bretons venus pour l'acueillir, tous disent "on va gagner", tous veulent le changement, citons pour résumer la déclaration d'une militante "Les Bretons ont la tête dure, on ne vas pas se laisser faire , on va gagner " :


L'envie de changement en Bretagne par francoishollande
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27 avril 2012

Marine Le Pen revendique un vote d'adhésion et dément qu'il s'agisse d'un vote de crise

Éditorial de lucienne magalie pons

Le président sortant Nicolas Sarkozy a plusieurs fois dans ses derniers discours de campagne d’entre deux tours sollicité implicitement les voix des électeurs du Front national dans lesquelles il voit un vote de de crise, de désespérance, l’expression d’une colère, et d’une souffrance, en espérant les ramener à lui pour le vote du second tour de l’élection Présidentielle du 6 mai 2012.

Peine perdue certainement, les électeurs du Front national ne sont pas des pantins que l’on pourrait actionner avec des ficelles politiciennes et n’ont pas pour habitude de se plier à des appels de droite ou de gauche.

Les médias radios et audio-visuels « droitiers » se plaisent à exhiber à l’issue des meetings de Nicolas Sarkozy un ou un soi-disant électeur du Front national qui se dit prêt à voter pour le second tour en faveur de Nicolas Sarkozy, mais pour porter crédit à leur déclaration encore faudrait-il qu’ils exhibent leur carte du Front National pour nous convaincre.

D’autant que Marine Le Pen, Présidente du Front national, troisième à l'issue du premier tour du dimanche 22 Avril 2012, a dénoncé hier jeudi le "mépris profond" affiché d'après elle par l'ensemble de la classe politique à l'endroit de son électorat.

"Le fait, en toutes circonstances, de dire que ce vote est la conséquence d'une désespérance, d'une souffrance, d'une colère, c'est n'avoir strictement rien compris à ce vote", a-t-elle dit, en précisant : «Le vote qui s'est prononcé sur moi est un vote d'espérance, c'est un vote d'adhésion."

Selon l’Agence Reuters, Marine Le Pen estime que le "mépris" dont Nicolas Sarkozy et François Hollande font preuve, selon elle, envers les électeurs qui se sont portés sur son nom rend la quête de ces voix "particulièrement illégitime".

Par ailleurs, dans une lettre ouverte aux finalistes de la présidentielle, transmise jeudi à Reuters, Marine Le Pen, juge inadmissible de dire que ses électeurs ne voulaient pas la porter à l'Elysée et qu'il s'agit d'un "vote de crise", de "désespérance", "d'extrême droite" ou "xénophobe".

"Je ne suis en rien propriétaire de mes voix du 22 avril. Je n'en revendique aucunement la propriété. Ce serait parfaitement contraire à l'idée que je me fais de la liberté du peuple", écrit-elle.

"Mais je considère qu'il est de mon devoir de défendre l'honneur de mes électeurs, et de demander qu'on cesse de les mépriser. J'estime que votre attitude jusqu'ici rend votre quête de ces voix particulièrement illégitime", ajoute-t-elle.

Marine Le Pen avait déjà demandé jeudi à Nicolas Sarkozy sur RTL une réponse claire sur ce que l'UMP ferait en cas de duel entre des candidats du PS et du FN aux élections législatives de juin.

La dirigeante du FN, attendait une réponse.

Jeudi soir Nicolas Sarkozy le candidat UMP au cours de l’émission des « Paroles et des actes sur France 2, a répondu à la question posée jeudi matin par Marine Le Pen sur RTL sur sa position en cas de duel PS-FN aux législatives : "Nous verrions la qualité du candidat socialiste, au cas par cas, et nous déciderons à ce moment-là l'abstention ou le vote blanc".

Ce Vendredi Marine Le Pen qui prépare déjà les Législatives de Juin 2012, a réagi encore plus vivement a en juger par l’article de Libération qui en début de son article écrit : Marine Le Pen a accusé vendredi Nicolas Sarkozy de faire «les poches» du programme FN par électoralisme et «pure récupération» et a appelé à faire entrer «massivement» des députés du «rassemblement bleu marine» aux législatives pour empêcher un plan d’austérité » …

Pour lire l’article cliquer sur le lien ci-dessous :

Le Pen: Sarkozy «fait les poches» du programme FN par électoralisme

Libération‎ - il y a 3 heures

A l'UMP, veulent nos voix mais manifestement, ils ne veulent pas ... les gueules des électeurs marinistes», a déclaré la présidente du Front National

Présidentielles 2012 : Actualités du 27 avril - mini revue de presse -

Éditorial de lucienne magalie pons

Hier soir Jeudi 27 Avril, France 2 recevait successivement dans l'émission des paroles et des actes les deux candidats restant en lice pour l'élection à la Présidence de la République, C'est François Hollande candidat du PS qui a été reçu le premier sur le plateau par le jeu du tirage au sort.

L'enregistrement intégral de cette émission figure sur le site internet de France 2 en replay, et quelques vidéos en présente quelques extraits sur différents autres sites et blogs.

L'émission intégrale n'est pas pour le moment téléchargeable, et nous préférons attendre qu'elle le soit pour la télécharger ici même.

De notre côté nous procédons actuellement à une réécoute et notation des passages les plus important de toute l'émission, questions et réponses, avant de publier ici-même notre compte rendu, notre analyse et nos commentaires qui seront certainement plus objectifs que ceux que nous pouvons lire et entendre dans les quotidiens et médias "droitiers" qui escamotent tout ce qui ne convient pas à leur chapelle pour insister trop souvent sur des points anecdotiques.

Pour faire patienter mes lecteurs je leur propose la revue de presse ci-dessous



SONDAGES - Hollande 4 - Sarkozy 0

Le Point -
Le président-candidat ne parvient pas à refaire son retard. Est-il déjà trop tard ou une surprise est-elle encore possible ? Les sondages sont comme les faits : têtus. À neuf jours du second tour de la présidentielle, et en dépit du virage pris à ...


François Hollande Mardi soir 25 Avril 2012 sur TF1 (vidéo)

Éditorial de lucienne magalie pons


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Francois Hollande et de hauts responsables européens veulent définir une stratégie de croissance pour l'Europe

Éditorial de lucienne magalie pons

L'idée de croissance fait son chemin en Europe, est-ce par l'effet des déclarations de François Hollande candidat Socialiste à la Présidence de la République Française Pour notre part nous voulons bien croire que certaines personnalités européennes de premier plan n'attendait qu'un signal politique d'une personnalité européenne, que ce fût en provenance d'une personnalité éminente de France ou d'un autre pays de l'Europe, pour jeter le pavé de la croissance dans la mare néo- libérale européenne soutenue par l'axe Sarkozy Merkel.

Le candidat socialiste François Hollande a ouvert une brèche pendant sa campagne en proposant de renégocier le pacte européen de discipline budgétaire renforcée pour y ajouter une dimension de croissance.

Tout au début les propositions de François Hollande avaient été fortement critiqués en France par ses opposants de droite avec une certaine ironie mal placée, on doutait de sa capacité à négocier avec Madame Merkel et hier soir encore Pujadas sur France deux dans l’émission des Paroles et des actes essayait d’entretenir ce doute. Pourtant en tant que journaliste bien informé du moins nous le pensons, il ne devait ignorer que des appels à très haut niveau se multiplient en Europe pour définir une stratégie pour la croissance et tourner la page « du tout austérité » qui a prévalu au plus fort de la crise.

A l'origine de ces appels européens pour une concertation sur une stratégie de croissance, se trouve comme une évidence la prise de conscience des hauts responsables européens que la cure d'austérité imposée en Europe a aggravé les difficultés de certains pays, en leur compliquant la tâche pour ensuite réduire leurs déficits.

Il nous semble que la prise de conscience de ces hauts responsables européens a un poids bien plus important et considérable que le doute des opposants politiques à Monsieur Hollande, et de leurs journalistes rapporteurs comme Monsieur Pujadas, journaliste à France 2 .

La réalité c’est que l’idée de François Hollande a percé peu à peu en Europe , mais que ces derniers jours elle se renforce nettement en Europe, sans doute au vu des résultats du 1er tour de l’élection pour la Présidence de la République Française, et l’on s’aperçoit maintenant que le débat sur la croissance qui avait du mal à s’instaurer en Europe vient de s’y installer mercredi, relancé notamment par des personnalités européenne de poids, à commencer par le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi qui appelle à mettre en place "un pacte de croissance", en réponse au pacte de discipline.

Les Européens pourraient se réunir dans les semaines qui viennent pour commencer à définir les contours d'une stratégie de croissance alors que les appels se multiplient pour faire redémarrer l'économie de l'Union et équilibrer l'austérité budgétaire.

On ne peut que se féliciter que la proposition de François Hollande soit reprise au moins sur la forme en Europe et que la contestation de l'austérité s’organise à haut niveau européen et gagne en vigueur contre l’austérité imposé par la Chancelière allemande.

Sur le fond les propositions divergent quelques peu pour le moment, Mario Draghi le président de la BCE, prône des mesures structurelles comme des réformes du marché du travail, tandis que François Hollande en campagne présidentielle, préconise de mettre en place des obligations communes pour des projets d'infrastructures ("Project bonds") ou la mise en place d'une taxe sur les transactions financières, déjà à l’étude

"Les réformes structurelles feront la différence dans la durée, mais nous devons le dire: il n'y a pas de formule magique, cela prend du temps" a insisté Mario Dragui.

Le président de l'UE Monsieur Van Rompuy et le Chef du Gouvernement italien Mario Monti se rapprochent des propositions du Président de la BCE.

Un message relayé aussi à Bruxelles par le chef du gouvernement italien Mario Monti lequel a de son côté appelé à investir dans des secteurs-clé (infrastructures, énergie), en plus des réformes structurelles, car elle "ne sont pas suffisantes à elles seules" pour favoriser la croissance.

Mais l’évènement à souligner c’est Jean-Claude Junker, Premier Ministre Luxembourgeois, Chef de file de la zone euro, se montre lui aussi très favorable à une stratégie de croissance. Il s’est prononcé Mercredi pour une «stratégie de croissance» pour faire redémarrer l'économie européenne. En conférence de Presse, en se défendant de vouloir s'immiscer dans la campagne électorale en France, Jean Claude Junker a affirmé qu'«il est évident qu'il faut compléter la politique européenne par une stratégie de croissance». «Ce n'est pas nécessairement une affaire de traité, mais c'est une affaire à traiter», a-t-il ajouté.

En effet, tout reste à traiter et à négocier et bien sûr plus y aura de propositions émanant de part et d’autres , mieux elles mériteront d’être négociées et affinées. François Hollande souhaite renégocier le traité européen voulu par l'Allemagne pour renforcer la discipline budgétaire, son idée est d'ajouter une dimension de croissance dans ce traité. Pour d’autres responsable en Europe il faudrait négocier un pacte de croissance, sans modifier le traité budgétaire d’austérité, tout reste donc à négocier.

Mais François Hollande l’a bien dit hier, s’il est élu Président de la République la France ne ratifiera pas le traité d’austérité budgétaire. La France du reste ne serait pas la seule à ne pas ratifier ce traité, d’après les médias d’autres pays européens se montrent réticents.

Nous pouvons regretter que ce début de remise en cause du pacte d’austérité n’interviennent que trop tardivement en Europe, si l’on considère que l’austérité et la rigueur ont conduit vers la récession des pays européens, comme l’Espagne où Royaume Uni par exemple, mais il vaut mieux tard que jamais.

Mais nous pouvons aussi nous féliciter de cette prise de conscience en Europe que la relance de la croissance est effectivement l’enjeu pour sauver l’Europe de la récession, il reste aux européens à trouver un consensus sur les moyens d’y parvenir.

C'est "la priorité numéro un des dirigeants européens", a rappelé jeudi M. Van Rompuy.

Toutefois la chancelière allemande Angela Merkel qui reste encore ancrée sur ses positions d’austérité, a soutenu que le pacte fiscal européen sur la discipline budgétaire "n'est pas renégociable", dans un entretien qui sera publié vendredi par la presse régionale allemande.

Au cours de cet entretien la Chancelière Allemande a expliqué "la problématique de la croissance, que certains réclament maintenant, cela fait longtemps qu'elle est le deuxième pilier de notre politique à côté de finances publiques saines", tout en assurant qu'une "bonne coopération" entre Paris et Berlin se poursuivra quel que soit le président élu.

ooOoo

Il nous reste à consulter , ci-dessous, une revue de presse sur le sujet e

Source EURO/TOPICS



Revue de presse européenne du 26/04/2012

À LA UNE
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Le chef de la BCE pour plus de croissance
Le président de la BCE Mario Draghi a réclamé mercredi au Parlement européen un "pacte de croissance" pour la zone euro. Les analystes soutiennent la proposition de Draghi, car ils craignent que la seule austérité ne résolve pas la crise de la dette.

Financial Times Deutschland - Allemagne
Définir clairement le pacte de croissance
L'appel du président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, à un pacte de croissance européen est justifié mais doit être rapidement précisé, estime le journal économique libéral Financial Times Deutschland : "Qu'est-ce que ça veut dire, un 'pacte de croissance' ? Et comment l'adapter à la thérapie prescrite jusque-là - rigueur, rigueur et encore rigueur - qu'il convient encore de maintenir ? Le chef de la BCE a pour le moment laissé les autres répondre. … La politique de croissance peut finalement signifier beaucoup de choses, elle s'étend de l'ouverture durable de marché de prestations jusque-là cloisonnés à des programmes de dépenses publiques accélérés et financés par la dette. … Le débat ouvert par Mario Draghi doit ainsi aboutir à des réponses rapides. … Un accroissement de la dotation en capital de la Banque européenne d'investissement (BEI) et l'émission d'emprunts obligataires européens pour le financement de projets favorisant des mesures d'infrastructure transfrontalières constituent par exemple une option efficace. Une réaffectation rapide des moyens européens issus des fonds d'aide structurels et régionaux en est une autre." (26.04.2012)

La Repubblica - Italie
Il faut plus de croissance
La demande d'un pacte de croissance européen par Draghi va dans le bon sens, estime le quotidien de centre-gauche La Repubblica : "La crise aux Pays-Bas, le résultat provisoire des élections présidentielles françaises et la récession étonnamment forte en Espagne et en Italie ménagent une première ouverture dans le sens d'une politique visant à éviter la spirale d'une austérité et d'une récession excessives. Car c'est cette spirale qui porte finalement préjudice à une amélioration de l'équilibre budgétaire des pays du sud de l'UE. La demande de Draghi révèle la crainte d'une telle évolution, de la même façon que les louanges adressées par Berlin au [président italien] Giorgio Napolitano, lequel avait appelé à plus de croissance. Ce ne sont encore que des mots, mais ça faisait longtemps que nous ne les avions plus entendus. Il ne s'agit pas d'opposer l'austérité à la croissance. … Il faut compléter l'austérité par des mesures qui paraissent immédiatement crédibles aux marchés financiers sans pour autant entraîner de nouvelles hausses d'impôts." (26.04.2012)

Financial Times - Royaume-Uni
Révolte contre la politique de rigueur
Au regard des évolutions politiques en France et aux Pays-Bas, le quotidien économique libéral Financial Times demande un terme à la politique d'austérité : "Les citoyens et l'élite européenne semblent ressentir le besoin d'arrêter cette ineptie. La démission du gouvernement néerlandais et la victoire de François Hollande au premier tour des élections présidentielles françaises vont dans le même sens, celui d'une révolte contre l'austérité. Mais cela ne pourrait être que le début : les élections grecques imminentes, le référendum irlandais le mois prochain et les élections législatives en France en juin pourraient bien aboutir à une crise sérieuse. Vu les dommages causées à l'UE par des citoyens mécontents au cours de la décennie passée, les dirigeants européens feraient bien de prendre leurs inquiétudes au sérieux." (26.04.2012)
» article intégral (lien externe, anglais)
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Ta Nea - Grèce
L'austérité, tueuse de gouvernements
De nombreux gouvernements ont été victimes de la crise de l'euro ces dernières années, et ce aussi en raison de la politique d'austérité, écrit le quotidien de centre-gauche Ta Nea : " Papandreou (Grèce), Berlusconi (Italie), Cowen (Irlande), Radičová (Slovaquie), Pahor (Slovenie), Rutte (Pays-Bas) - en moins d'un an la crise de l'euro a avalé tellement de premiers ministres que le paysage européen ressemble à un cimetière politique. Les élites politiques tentent depuis deux ans de sauver la monnaie européenne en pratiquant une politique d'austérité dévastatrice. … La crise ne touche en outre plus seulement le sud. Pour la première fois, un gouvernement du Nord, dont les pays constituent le noyau dur de l'euro, vient d'être renversé par le poids de la crise. … Les pays de l'euro ont longtemps cru qu'ils étaient immunisés contre les crises grâce à la monnaie européenne. Mais la crise vient désormais de frapper le cœur même de l'Union monétaire. Une fois de plus se confirme un enseignement de l'histoire économique : la monnaie ne peut présider aux destinées d'un pays, c'est un pays qui détermine la monnaie." (26.04.2012)
» article intégral (lien externe, grec)
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POLITIQUE
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Delo - Slovénie
Un budget plus important pour aider l'UE
La Commission européenne entend dépenser l'année prochaine pratiquement sept pour cent de plus qu'en 2012, ce qui a déclenché la critique des pays contributeurs nets au budget de l'UE. Vu les différences au sein des pays de l'UE, le quotidien Delo y voit une approche justifiée : "Le fait que la Commission ne constitue un modèle d'austérité quant aux privilèges dont disposent ses fonctionnaires ne justifie pas vraiment la volonté d'un budget accru. Certains des grands projets financés dans les pays méditerranéens par les fonds européens n'ont pas atteint leur objectif. Ainsi, une autoroute vide dans l'est de la Grèce ne joue pas vraiment le rôle de moteur conjoncturel. … Mais les nouveaux membres de l'UE notamment souffrent de la baisse des fonds structurels. L'UE, déjà déstabilisée politiquement, ne peut pas se permettre de creuser davantage le fossé entre riches et pauvres dans ses tentatives de relance de l'économie. Et avec moins de fonds, on peut difficilement générer davantage d'Europe." (26.04.2012)
» article intégral (lien externe, slovène)
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Jornal de Negócios - Portugal
La rigueur menace la cohésion portugaise
Dans son discours prononcé mercredi à l'occasion du 38e anniversaire de la Révolution des œillets, le président portugais Aníbal António Cavaco Silva en a appelé à la cohésion sociale du pays en crise. Il a pourtant oublié dans le même temps de condamner les injustices inhérentes à la politique d'austérité engagée, qui constituent la vraie menace à cette cohésion, critique le journal économique Jornal de Negócios : "Si quelqu'un menace notre valeur fondamentale, la cohésion sociale et politique, c'est bien [le Premier ministre] Passos Coelho. Cette cohésion n'est pas une évidence. Elle nécessite l'attention permanente de ceux qui sont au pouvoir et des mesures qui préservent le sens de la justice en période de rigueur. … Il est important d'être réaliste. … La réalité nous montre en effet que l'austérité adoptée touche certains individus plus que d'autres, et c'est précisément cela qui pavera la voie de l'échec et de la discorde." (26.04.2012)
» article intégral (lien externe, allemand)
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Tous les textes disponibles de » Helena Garrido
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Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...