02 février 2009

Premier couplet : Nous sommes à l'écoute !

Les membres du Gouvernement sont tous à l'écoute, ça leur évite de répondre !


Mais nous aurons les moyens de les faire parler !


Un article de Duboubou où il est question de "Godillots dorés sur tranche"

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dimanche, février 1 2009

Notre république serait-elle entre les mains de godillots dorés sur tranche…

… où les forces de l'ordre auraient un rôle décisif ?

Les sécuritaires exultent : ils ont fini par obtenir ce qu'ils ont appelés de tous leurs vœux ! Ils ont un berger qui leur évite de fatiguer leurs neurones engourdis, de moutons fatigués, en leur traçant la route à suivre simplement en lorgnant le maître qui gambade alertement sur le devant de la scène. Les assistants du divin berger sont les chiens fidèles du troupeau qui ont été choisis pour leur capacité à inciter la masse à suivre le grand berger sans se poser de questions compliquées.

Le spectacle, quelque peu, affligeant qui nous est offert tend à nous faire croire que tout ce gentil petit monde apporte sa pierre à l'édifice en cours de construction sur des fondations instables.

Pour les plus éveillés cela ressemble à un étrange récital de pipo offert par un incontestable virtuose , une sorte d'illusionniste qui cherche à faire oublier qu'il dirige tout, tout seul et a toujours le dernier mot ! Ses assistants rémunérés confortablement sont dans le décor avant tout pour accréditer la voix du maître et pour nous inciter à croire que ses décisions sont toujours géniales.

Pourtant ceux qui les subissent savent qu'il n'en est rien et les moins naïfs ne croient pas que le grand homme cherche à sauver le peuple en lui administrant sa potion si peu magique ! Mais ces dirigeants là pensent que le peuple est composé majoritairement d'idiots, d'aveugles et de sourds qui peuvent facilement croire que le pouvoir doit être centralisé pour être efficace.

Mais pour croire en cette belle fable sans être bien malade il faut, au moins, appartenir au troupeau des purs bêlants de France ?

Aujourd'hui l'espoir renaît car, depuis peu, la situation semble évoluer vers plus de lucidité concernant les électeurs, des voix sonnent même l'alarme dans cette autre moitié de français qui se sentent floués et qui craignent que les dérives qu'ils observent soit porteuses de déboires graves pour notre vielle mais bonne démocratie a laquelle on veut imposer une soi-disant cure de jouvence qui s'apparente davantage à un remède de cheval?

Il est clair que le scénario concocté par notre grand berger à l'époque pas bien lointaine du capitalisme triomphant vire au cauchemar alors les slogans qui lui ont assuré le poste qu'il occupe maintenant paraissent quelque peu ridicules. Avant que la crise n'éclate, avec l'aval de sa majorité le grand homme s'est tout d'abord préoccupé d'améliorer très sérieusement ses propres revenus en assurant son avenir avant de mettre à mal les avantages acquis par le peuple au prix de luttes longues et dures !

La crise est là et voila notre grand berger qui se sent à l'étroit dans notre hexagone qui parcours la planète pour jouer à Zorro ! Il fustige au passage ses amis de la finance, qui pas plus que lui n'ont rien vu venir, joue les pères noble pour finalement, participer à la reconstruction à l'identique de son cher Capitalisme !

Etre vieux ne nous oblige pas forcément à être con à la fois comme le chantait Jacques Brel ! Trop de concerts de fifrelin ont bercé nos vieilles oreilles pour que nous puissions y être encore sensibles. Enfin il nous reste suffisamment de lucidité pour faire le tri entre les imposteurs et les authentiques amis de notre peuple qui hélas ne sont pas si nombreux !

Mais cela ne semble pas être une raison suffisante pour tuer l'espoir qui vient de renaitre en nous !

Davos ! revue de presse européenne

Source EUROTOPICS

Revue de presse européenne du 02/02/2009

À LA UNE
Linie

Après la crise ?

Le 39e Forum économique mondial s'est achevé dimanche à Davos sur fond de crise financière. La devise en Suisse était : "Dessiner le monde d'après la crise". Aucune proposition concrète n'a cependant été avancée. La presse européenne dresse le bilan de cet évènement.

Le Temps - Suisse
Après le Forum économique mondial de Davos, le quotidien Le Temps aperçoit une lueur d'espoir dans la crise, mais il met en garde contre tout protectionnisme. "La crise est mondiale et grave. Très grave.... Il y a pourtant une bonne nouvelle. Les remèdes existent, et ils sont connus. Le Forum de Davos aura au moins servi à les résumer : entreprendre des actions publiques internationales coordonnées pour stabiliser la finance, et relancer la consommation. S'y ajoute un engagement à soutenir le commerce. Hélas, les barrières se lèvent déjà. Londres, Bruxelles et Washington sont en train de céder aux appels des lobbies et de la rue. En 1929, a averti à Davos le ministre brésilien des Affaires étrangères, le protectionnisme avait fait basculer la récession en dépression. A l'époque peut-être ignorait-on les bienfaits du commerce. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Il faut résister à cette tentation protectionniste. Les engagements pris à Davos doivent être honorés, au G20 en particulier." (02.02.2009)
» article intégral (lien externe, français)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Economique, » Suisse, » Mondial
Tous les textes disponibles de » Frédéric Lelièvre

Corriere della Sera - Italie
Suite au Forum de Davos, le quotidien conservateur Corriere della Sera attribue de bonnes notes à l'Europe et met en garde contre une politique nationale. "Dans sa façon d'affronter la crise, l'Europe peut enregistrer deux bons point et est en même temps exposée à des dangers que d'autres ne craignent pas. Le premier point est l'économie sociale de marché. ... Le deuxième est l'expérience de la mondialisation. Même si celle-ci est limitée à l'espace continental, l'Europe mène une politique d'intégration depuis plus de 50 ans. ... En Europe, le 'marché' agrémenté du qualificatif 'social' n'est pas seulement une forme d'organisation des activités économiques. L'économie sociale de marché est le fondement de l'intégration européenne. ... Si les Etats membres reviennent vers une politique nationale dans la gestion de la crise sans se préoccuper outre mesure des répercussions négatives sur d'autres pays ; si le contrôle de la Commission européenne n'est pas toléré ; si ces tendances se concrétisent justement maintenant, alors l'Europe perdrait la base principale de son intégration. Cela signifierait aller au-devant de la dissolution [de l'Union], un modèle dont le monde a reconnu la validité et qu'il souhaite imiter." (01.02.2009)
» article intégral (lien externe, italien)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Relations Internationales, » Politique Européenne, » Europe, » Mondial
Tous les textes disponibles de » Mario Monti

Aftonbladet - Suède
Le quotidien Aftonbladet examine ce dont a discuté "la direction de l'entreprise Terre" à Davos et demande des règles internationales : "De nombreux économistes se prononcent pour une autre voie, à savoir l'établissement d'un ensemble de règles pour diriger le système de manière beaucoup plus stricte. Il s'agit par exemple de tester les nouveaux produits financiers et de les approuver comme nous le faisons aujourd'hui avec les médicaments. Il s'est avéré qu'il ne faut pas jouer avec le poison qui s'est répandu dans le système sanguin de la finance. Avant tout, toutes les règles du jeu doivent être convenues au niveau international. De même qu'il existe aussi des accords dans le commerce. Comment faire ? Personne ne le sait. ... Quoi qu'il en soit, la fête est définitivement terminée." (02.02.2009)
» article intégral (lien externe, suédois)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Budget, » Mondial

Dnevnik - Slovénie
Dans l'édition en ligne du quotidien Dnevnik, Dejan Kovač décrit les conséquences de la crise financière sur le Forum économique mondial de Davos : "Si, il y a deux ans encore, il était interdit à Davos, de prononcer les mots 'Etat' et 'régulation économique' dans une même phrase, les banquiers et les hommes d'affaire qui ont encore osé participer au sommet économique mondial étaient prêts cette fois à avaler les plus gros morceaux de l'interventionnisme d'Etat. ... Le fait que le monde jusque très récemment néolibéral n'ait pas encore été complètement bouleversé, n'est dû qu'à la peur partagée du protectionnisme. ... La solution à la crise économique ne se trouve pas dans les injections de milliards provenant des recettes fiscales dans le but de renflouer les sommes perdues aux casinos des titres par les parieurs mais dans le maintien du pouvoir d'achat ... de la classe moyenne. Mais il faut bien voir que la récession et le taux croissant du chômage font justement ... disparaître cette classe moyenne." (02.02.2009)
» article intégral (lien externe, slovène)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse » Politique Economique, » Suisse, » Mondial
Tous les textes disponibles de » Dejan Kovac

Chômage et heures supplémentaires


Madame Christine Lagarde vient d'annoncer ce jour que le nombre de chômeurs a augmenté de 45.000 en Décembre 2008.

Pour en savoir plus se reporter à l'article intitulé
"La défiscalisation des 'heures sup' a accéléré la hausse du chômage", publié sur le site :

Monsieur Sarkozy sera "invité" à la télé Jeudi soir !


communiqué :

Les médias nous apprennent que Nicolas Sarkozy sera « invité » à la télé jeudi soir

On nous avait annoncé dans un premier temps la semaine passée que Monsieur Nicolas Sarkozy « participerai » à une émission de télévision sur TF1 et France 2


On nous annonce aujourd’hui qu’il sera "invité " à la télé jeudi soir et qu’il "interviendra "dans une émission spéciale intitulée « Face à la crise »


Ainsi pour s’exprimer sur la crise, Monsieur Sarkozy ne souhaite pas s’imposer par une démarche personnelle, et se place en recul dans une position d’invité.


La banalisation de son apparition à la télé dans une position d'invité intervenant est sout à fait regrettable, nous attendions une démarche personnelle et une déclaration directe en réponse à nos interrogations, son "intervention" n'aura pas valeur de "déclaration" , et dès lors s'interprétera comme un "effacement" de sa position de Chef d'État pour paraître en simple "invité", en fait une stratégie qui pourrait être interprétée comme une reculade par l'opposition.


Information :


Selon un communiqué commun des trois chaines de télévision repris par France soir du 2 Février 2009 :


"Le président Nicolas Sarkozy interviendra dans le cadre d'une émission exceptionnelle 'Face à la crise' qui sera diffusée en direct sur les antennes de TF1, France 2, M6 et RTL jeudi 5 février 2009 à partir de 20h15 et pour une durée de 70 à 90 minutes"

Le chef de l'Etat répondra aux questions de Laurence Ferrari pour TF1, David Pujadas (France 2), Guy Lagache (M6) et Alain Duhamel (RTL).



Les 1000 projets, un" investissement saupoudré", selon Mr. de Villepin






Les propos de Monsieur Fillon n’ont échappé à la vigilance attentive de Monsieur de Villepin, ancien premier Ministre, qui craint que les mille projets du plan de relance ne soient qu’un investissement saupoudré.

Monsieur de Villepin juge que « .... si on veut véritablement moderniser la France ..... ce n'est pas par un investissement saupoudré » .... « J'entends parler ici et là de mille projets pour l'investissement, encore faut-il que ces investissements soient productifs et qu'ils permettent après de dégager un certain nombre de bénéfices pour les Français", a-t-il précisé.

Selon M. de Villepin, "si l'on maintient le cap de la modernisation, il faut que l'on précise l'objectif" car "il y a une certaine confusion qui s'est installée sur cet objectif".

"Je pense qu'entre ne pas changer de cap et ne rien faire, il y a des marges", a déclaré M. de Villepin sur RTL. "Il faut parfois corriger la route pour atteindre l'objectif qu'on s'est fixé".

"Le président de la République doit écouter, s'adapter", a aussi déclaré M. de Villepin : "c'est le moment de préciser le cap, de corriger la route et véritablement d'envoyer des signaux comme quoi il écoute les Français".


Grève : Monsieur Fillon parle "d'inquiétude" et s'apprête à annoncer 1000 projets pour relancer la croissance

article de lucienne magalie pons

Grève du 29 Janvier 2008 :

Tout le monde en France le sait, le message dominant de la grève du 29 Janvier était un désaveu massif de la politique économique et sociale du Chef de l’Etat et de son gouvernement.


Mais les membres du gouvernement qui se sont exprimés sur les grèves et les manifestations de jeudi contestent qu'il s'agisse d'une mobilisation contre la politique économique et sociale menée actuellement, parlant surtout d'une "inquiétude" face à la crise. C’est d’ailleurs la même interprétation que reprend Xavier Bertrand récent « patron » de l’UMP.


Il s’agit là d’une action concertée de désinformation et d’une tentative de déstabilisation des syndicats, action concertée cousue de fil blanc qui n’impressionne personne, les français savent à quoi s’en tenir.

Pour le Premier Ministre François Fillon, dans la même ligne d’interprétation que Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Frédéric Lefebvre et d’autres, il vient de s’employer lui aussi à dénaturer ce message pour le placer sur le terrain de « l’inquiétude devant la crise ».


Ndlr : la crise est donc le parachute auquel s’accroche Le Pouvoir pour éviter d’atterrir sur le terrain de la politique économique et sociale sur lequel les responsables syndicaux l’attendent.


Répétons le, nous avons dépassé un climat d’inquiétude pour entrer dans l’action, il s’agit de l’expression d’une colère, d’un ras- le- bol monumental et d’un désaveu massif de la politique économique et sociale du Chef de l’Etat et de son gouvernement, que 2 500 000 manifestants ont exprimés comme un seul homme, tous secteurs d’activités confondus, publics et privés, et de toutes tendances syndicales confondues.


Les syndicats sortent renforcés par la Grève, ils savent désormais, preuve à l’appui, qu’ils peuvent compter sur la mobilisation massive des français pour soutenir leurs revendications , qu’ils soient ou ne soient pas syndiqués , qu’ils soient de gauche ou de droite ou du centre, qu’ils soient jeunes ou vieux, lycéens , salariés, chômeurs, retraités, tous se tiennent prêts et répondront présents s’il faut accentuer le mouvement.


Le Premier ministre dans sa ligne de conduite, a tenu à faire savoir qu’il comprenait "l'inquiétude devant la crise" exprimée lors du mouvement social de jeudi. Les syndicats se réunissent ce lundi pour discuter d'une action unitaire.


Sur sa lancée et dans un déni total de la véritable signification de la Grève, Monsieur Fillon a déjà prévenu qu’il n'y aura pas de tournant de la politique économique et sociale" et donneur de leçon il se permet l’outrecuidance de dicter leur conduite aux syndicats en détournant la question et en les invitant à ne "pas se tromper de priorité"

Pour Monsieur Fillon, la "priorité absolue, c'est l'emploi", alors que "le chômage est sur une trajectoire d'augmentation forte".


Pour Monsieur Fillon, les grèves et manifestations de jeudi, expriment "majoritairement une inquiétude devant la crise, mais sans qu'il s'en dégage un message très précis ni des propositions claires et cohérentes", analyse ensuite François Fillon.


Ndlr : l’analyse de Monsieur Fillon est volontairement détournée : s’il veut faire croire qu’il ne se dégage pas de ces grèves et manifestations de jeudi « un message très précis ni des propositions claires et cohérentes » il se livre à un mensonge pur et simple pour discréditer les syndicats.


Il insiste sur la crise et sur son impact mondial en ignorant la crise de confiance nationale qu’il vient d’essuyer en argumentant : Cette inquiétude "n'a rien d'étonnant, car la crise est profonde. C'est à mon sens la première vraie crise de la mondialisation".


Il minimise le désaveu national massif de sa politique, exprimé par les manifestants en le traduisant a minima par un désaccord en argumentant : "leur désaccord sur la réforme de l'Etat, les mesures de modernisation économique", et le chef du gouvernement en "prend acte*, mais cela ne peut en aucun cas nous conduire à remettre en cause des réformes nécessaires au redressement. Il n'y aura pas de tournant de la politique économique et sociale".


Ndlr :* comble d’un dialogue de sourd, il prend acte de sa propre interprétation


Enfin le chef de du Gouvernement estime que la "priorité absolue" est aujourd'hui "l'emploi", et il souligne que le chômage continue à augmenter fortement, "nous allons encore le vérifier avec les chiffres du mois de décembre".


Ndlr : oui nous l’avons constaté ! merci !


Pour lui, "la totalité des marges de manœuvre doit aller à l'emploi et l'économie et il déclare ..... « C'est ce que nous dirons aux partenaires sociaux. La flexicurité (sic) constitue une avancée sociale très importante. Il faut passer à la vitesse supérieure et venir en aide aux chômeurs en renforçant notre système de formation professionnelle".


Ndlr : la « formation professionnelle » le grand mot, le grand remède ! ..... ! À croire que tous les chômeurs sont sans métiers, sans qualifications, sans acquis professionnels, sans expérience........ et une formation professionnelle c’est déjà prouvé ne garantit pas un emploi.


Il concède pour l’'agenda social : «nous ne l'établirons pas seuls, nous en discuterons avec les partenaires sociaux», mais dans "l'ordre des urgences, avec le Président de la République nous souhaiterions y faire figurer le suivi de la réforme de la formation professionnelle", le "renforcement du dialogue social dans les petites entreprises, le suivi des restructurations et du plan de relance. Plus les partenaires sociaux y seront associés et plus on évitera les faux procès et la démagogie".


Ndlr : Pas un mot sur le pouvoir d’achat et la relance de la consommation !


Interrogé sur les chiffres de la croissance, François Fillon dans une situation attentiste, se réfère à l’extérieur et réserve de se prononcer : «les institutions internationales et les conjoncturistes ont tous revu à la baisse leur prévision. Nous allons réajuster les nôtres mais nous attendons d'en savoir un peu plus sur le premier trimestre et sur l'évolution de la situation aux Etats-Unis".


Ndlr : ne dispose-t-il pas d’analystes capables d’émettre des prévisions nationales ou européennes ?

S’exprimant sur la fameuse question des bonus aux chefs d'entreprises, il a rappelé que dans les entreprises aidées par l'Etat, "la règle est claire: il n'y a pas de bonus et les bénéfices doivent aller majoritairement à la reconstitution des fonds propres. Il n'y a pas d'aides sans contreparties: arrêtons ce discours démagogique sur les soi-disant cadeaux faits aux banques!"


Et toujours dans une position d’attente « pour le reste de l’économie » il déclare : «nous attendons de voir si les règles de bonne conduite édictées par le patronat sont respectées. C'est une question de semaines. Si ce n'est pas le cas, nous légiférerons, mais il faut être clair: si nous devions le faire, le débat ne se limiterait pas à la rémunération des dirigeants, il s'élargirait nécessairement à d'autres professions".


Pour la mutation du préfet de la Manche Jean Charbonniaud, (voir affaire de Saint-Lô dans mes précédents articles) , le Chef du Gouvernement estime que "le préfet n'avait incontestablement pas pris toute la mesure de la situation" (sic)


"Il faut s'habituer à l'idée que les préfets ne sont pas une autorité indépendante" ..... et si "chacun a le droit de s'exprimer et de contester", cela "doit se faire dans l'ordre" ( sic) , selon François Fillon.


Ndlr : Selon Monsieur Fillon : « Le Préfet n’avait incontestablement pas pris toute la mesure de la situation" ....... qu’est-ce à dire ? Comment le Préfet aurait-il pu s’imaginer à l’avance que 3000 manifestants viendraient manifester leurs mécontentements ? A priori on pouvait supposer qu’ils venaient applaudir le Chef de l’Etat puisque les élus locaux et régionaux avaient prévenus leurs sympathisants de la visite de Monsieur Sarkozy et les avaient invité a venir le soutenir.

Fallait-il filtrer aux abords de la ville toutes les personnes et ne laisser passer que celles munies de la carte de l’UMP ou d’une invitation ? ? C’eut été commettre une grave faute contre les libertés publiques, faute qu’un Préfet pas plus du reste qu’un Directeur de la Sécurité publique ne peut prendre le risque d’assumer.

Ou alors refouler tout le monde et établir un encerclement tout autour de la ville ?

Ce serait alors « rétrécir » à quelques personnalités et élus locaux la visite d’un Chef d’Etat et la réduite ainsi à une simple « formalité de passage » en la vidant de toute sa signification politique et médiatique

Comme l’avait souligné Hervé Mariton, député ‘villepiniste’ UMP de la Drôme, « à vouloir trop préparer les choses et à dire 's'il y a une manif on vire le préfet'", les visites présidentielles vont devenir "aseptisées et n'auront plus aucun intérêt".


Enfin Monsieur Fillon prétend que : si "chacun a le droit de s'exprimer et de contester", cela "doit se faire dans l'ordre". ( sic)


Ndlr : en rang d’oignons peut-être ?


Bref pour en revenir à notre Premier Ministre, il doit annoncer ce lundi à Lyon « les 1000 projets «retenus dans le cadre du plan de relance et il estime, que "rien ne serait pire qu'un changement de cap" après la mobilisation sociale du 29 janvier.


A cet effet, une douzaine de ses ministres et leur entourage ont pris avec lui le TGV ce lundi matin pour un aller-retour à Lyon.


Pour une fois, Le Chef de l’Etat laisse voyager et œuvrer ses ministres ! Il est vrai qu’il s’est accordé du temps pour réfléchir ..... selon un conseiller de l’Elysée.


C’est donc à Lyon qu’ils participeront à un Comité interministériel d'aménagement et de compétitivité des territoires, au cours duquel seront arbitrées les dernières incertitudes, et arrêtés les "1.000 projets" répartis sur tout le territoire, pour aider à relancer la croissance...


75% des 26 milliards du plan de relance tout juste voté par le Parlement doivent être investis dès cette année, a promis le gouvernement, et notamment dans les transports et le logement.

Selon François Fillon, tous les montants annoncés pour les investissements concernent "des opérations qui ne se seraient pas réalisées en 2009 ou 2010* s'il n'y avait pas ce plan de relance". Ils viendront d'ailleurs, ajoute-t-il, en augmentation du déficit de l'Etat


Plusieurs ministres se sont exprimés devant la presse au moment du départ du TGV nous n’en citeront que deux, qui ont émis des avis assez contradictoires :


L’Optimiste :

"Nous sommes dans le train de la relance. C'est un train rapide avec effets immédiats" *, a déclaré à la presse le ministre chargé du plan de relance, Patrick Devedjian.

La pessimiste :

La ministre de l'Economie Christine Lagarde qui depuis quelques jours semble jouer les « Cassandre » a affirmé qu'elle "serait très étonnée" que la croissance soit "positive" en 2009. (Les prévisions du gouvernement sont à l'heure actuelle de 0,2 à 0,5% de croissance.)


Peut-être se sont-ils rapprochés pendant le voyage pour accorder leurs violons ?


Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...