21 avril 2013

Les médias et la "ballérine" qui selon eux à mis le feu à l'Assemblée Nationale :

Éditorial de lucienne magalie pons



 Au cours de la  3me séance de  l’Assembl ée   Nationale  qui a couvert  la nuit du Jeudi  18 au Vendredi  19 Avril  dans une ambiance parfois survoltée ,  autour des bancs des ministres  une  bousculade   s’est produite   mêlant  des députés de droite et de gauche, un ministre   et des huissiers qui s’interposaient,  c’est  là le fameux « violent incident » dont tous les médias parlent,  en interprétant  largement des déclarations de certains députés hoirs séance , dans la salle des colonnes, au cours d’une suspension d’audience 
.

Passons sur cet incident qui a été « effacé » des vidéos  et dont la relation ne figure pas dans le compte rendu de l’Assemblée Nationale, nous en avons déjà parlé dans nos précédents éditoriaux.


Revenons  sur une autre rengaine que les médias  ont servis  en boucle  en écrivant et en parlant, et  là encore en extrapolant , il s’agit cette fois  pour les médias de « l’ apparition d’une Ballerine à l’Assemblées »,  ou encore de « la Ballerine qui a mis le feu à l’Assemblée »,ces titres et termes   alléchants  et provocateurs ont sans doute  alléché des lecteurs curieux , mais finalement ils ont lu que le député UMP Philippe Meunier  avait brandi une Ballerine, une chaussure de femmes,  à plusieurs reprises en séances avec quelques informations partielles  et très incomplètes sur les raisons pour lesquelles il présentait cette ballerine  à l’appui  de  son intervention.


Or il faut prendre connaissance de son intervention complète pour bien comprendre  pourquoi   le Député  UMP Philippe Meunier  a montré cette ballerine,  il était à ce moment-là question des  incidents qui venaient de se passer  à l’extérieur de l’Assemblée, sur la place des Invalides  où se trouvait des manifestants contre le mariage pour tous , sur la nature de ces manifestants et  le comportement de la police  à leur encontre..


Le Ministre des Relations avec le Parlement  qui s’était informé à la Préfecture  venait  notamment de rapporter  en séance  en expliquant le comportement de la police,   que les manifestants  étaient  des « nervis d’extrême  droite ».


C’est pour  démontrer que  les manifestants et manifestantes n’étaient pas des nervis et ne portaient pas des rangers, il était d’ailleurs bien placé pour pouvoir l’affirmer  puisqu’il s’étaient rendu   avec les députés  Marc Le Fur, Laure de la Raudière, Nicolas Dhuicq et Jean-Frédéric Poisson, sur les lieux  même de la manifestation afin  de voir que tout se passait  calmement.


Pour rétablir le sérieux de la question, voici ci-dessous l’échange au cours duquel le Député Philippe Meunier UMP, remarquable dans toutes ses interventions, a présenté « la ballerine » 


Extrait du compte rendu de la 3me Séance de nuit  de l’Assemblée Nationale (17-18 Avril 2013) :  


EXTRAIT :

M. le président. La parole est à M. Philippe Meunier.

Je vous informe, mes chers collègues, qu’il ne s’agit plus de rappels au règlement !

M. Philippe Meunier. Ce n’est pas grave. Nous sommes au-delà de cela, ce soir.

M. le président. Poursuivez, monsieur Meunier.

M. Philippe Meunier. Monsieur le ministre chargé des relations avec le Parlement, je ne vous fais aucun reproche ; vous vous trouviez dans l’hémicycle et, lorsque notre président de groupe est intervenu pour demander la présence de M. le ministre de l’intérieur, vous êtes sorti pour obtenir des informations, informations qui vous ont été communiquées et dont vous nous avez fait part. Je vous dis la vérité – du reste, des journalistes étaient présents.

Nous nous sommes rendus, avec Marc Le Fur, Laure de la Raudière, Nicolas Dhuicq et Jean-Frédéric Poisson, sur les lieux de la manifestation afin que tout se passe calmement. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)

Plusieurs députés du groupe SRC. Pas dans l’hémicycle !

M. Sylvain Berrios. Demandez la parole !

M. Philippe Meunier. Vous parlez de nervis d’extrême droite. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC), mais nous connaissons les nervis, qu’ils soient d’extrême droite ou d’extrême gauche : quand ils sont face à des CRS casqués et bottés avec des boucliers, on sait comment cela se passe – M. Cambadélis n’est pas là, mais nous avons quelques souvenirs de jeunesse. Ce soir, nous étions sur place avec la presse et nous pouvons témoigner qu’il n’y avait pas de nervis. Notre collègue, M. Dhuicq, a raison : nous n’avons vu que des jeunes gens et des jeunes filles, sagement assis sur l’esplanade des Invalides.


S’il y avait eu des nervis d’extrême droite, qu’aurait-on pu trouver mes chers collègues ? Des barres à mine, des rangers ! Or, qu’ai-je trouvé sur l’esplanade des Invalides ? Une ballerine, mesdames et messieurs les parlementaires ! (M. Meunier montre une ballerine. – Sourires et exclamations sur les bancs des groupes SRC et écologiste.) Une ballerine ! Les forces de l’ordre de M. Valls interpellent des jeunes filles de France qui portent des ballerines ! (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe UMP.) Et vous êtes fiers de ce que vous faites. Mais vous n’avez plus connaissance du terrain ! Sortez un peu de cet hémicycle, brisez l’encerclement que M. Valls est en train de nous imposer !



M. Thomas Thévenoud. C’est ridicule !

M. Philippe Meunier. Voyez ces jeunes : vous constaterez que ce ne sont ni des nervis d’extrême droite ni des nervis d’extrême gauche, mais simplement des Français. Et, comme l’a dit M. Dhuicq, cela pourrait être aussi vos enfants ! (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe UMP. – Exclamations sur les bancs du groupe SRC.)

M. Henri Emmanuelli. Rendez sa chaussure à la dame à qui elle appartient !

……………./

Fin de l’extrait
_____________________________________________________________/



Encore une fois vous remarquerez la relative  légèreté des  exclamations  du député  PS Henri Emmanuelli?  qui passe le plus clair de son temps à invectiver  de son banc les députés de l’opposition,  en ce faisant il répète souvent la même chose et emploie les mêmes termes à différentes occasions, , assez insolite du reste et moins violent  par rapport  à ce que disent ses collègues socialistes et de gauche.

 J’ai observé  au cours de différentes séances sa tactique,  il  insiste  et persiste surtout quand il s’agit de députés masculins,  j’ai constaté   que lorsqu’il se fait remoucher par une députée  il se tait et se tasse sur son banc, par exemple  Madame Laure de la  Raudière,  une députée UMP,  toute fine et toute menue pourtant,  a  l’art  de s’imposer et  de le faire taire en deux mots, je ne sais pas si elle l’intimide ou lui fait peur, mais en tout cas on peut dire  que Madame de la Raudière  sait se faire respecter.
 
Mais encore je vois dans l'attitude de Monsieur Emmanuelli cette empreigne profonde qui résiste à tout, ce respect de la femme que les mères traditionnelles  savent imposer à leur fils, pour les femmes qui méritent de l'être.
 

_________________________________________________________________________________

Une journaliste qui se trouvait sur place porte son témoignage sur la Libye de Khadafi et sur la révolution qui l'a tué

Éditorial de lucienne magalie pons


20 avril 2013

SENAT : Samedi les sénateurs communistes furieux ont quitté la séance

Éditorial de lucienne magalie pons



Les sénateurs communistes, furieux du déroulement du débat sur le projet de loi sur l’emploi, ont retiré  samedi soir tous leurs amendements et quitté la séance.

Alors qu’ils défendaient pied à pied leur position hostile au texte en multipliant les prises de parole, le gouvernement a décidé de demander un voté bloqué, procédure parlementaire qui empêche le vote sur chaque amendement au profit d’un vote global à la fin de l’examen de tous les amendements.

C'est encore un coup d'accélérateur que le Gouvernement veut  imposer 

« C’est un acte grave qui ne restera pas sans conséquences et sans lendemains, nous n’acceptons pas cette parodie de débat », a lancé la présidente du groupe CRC (communiste) Eliane Assassi.


Revue de Presse : 

Public Sénat : Texte sur l'emploi: coup d'éclat au Sénat, les sénateurs PCF quittent la séance

    1. TEXTE SUR L'EMPLOI Coup d'éclat au Sénat : les sénateurs PCF quittent la séance
      DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace ‎- il y a 52 minutes
      Les sénateurs communistes, furieux du déroulement du débat sur le projet de loi sur l'emploi, ont retiré ce samedi soir tous leurs amendements ...
  1. France-Monde | Coup d'éclat au Sénat : les sénateurs PCF quittent ...

    www.lalsace.fr › ActualitéFrance-Monde
    Il y a 55 minutes – Les sénateurs communistes, furieux du déroulement du débat sur le projet de loi sur l'emploi, ont retiré ce samedi soir tous leurs amendements ...
  2. Texte sur l'emploi: coup d'éclat des communistes au ... - LCI - Tf1

    lci.tf1.fr › Politique
    Il y a 34 minutes – Furieux que le gouvernement ait décidé d'accélérer l'examen du projet de loi sur l'emploi, qui s'éternise au Sénat, les élus communistes ont ...
  3. Coup d'éclat au Sénat : les sénateurs PCF quittent la séance - Alvinet

    www.alvinet.com/.../coup-d-eclat-au-senat-les-senateurs-pcf...
    20/04/2013 - Dernières Nouvelles d'Alsace - Les sénateurs communistes, furieux du déroulement du débat sur le projet de loi sur l'emploi, ont retiré c...
  4. Coup d'éclat au Sénat : les sénateurs PCF quittent la séance

    www.titrespresse.com/.../Coup+d’éclat+au+Sénat+%3A+les+...
    Il y a 55 minutes – Les sénateurs communistes, furieux du déroulement du débat sur le projet de loi sur l'emploi, ont retiré ce samedi soir tous leurs amendements ...
  5. Texte sur l'emploi: les sénateurs PCF quittent la séance - BFMTV

    www.bfmtv.com › ... › Partis PolitiquesExtrême gauche
    Il y a 21 minutes – Dans un coup d'éclat, les sénateurs communistes ont quitté la séance de ce samedi. Furieux du déroulement du débat sur le projet de loi sur ...
  6. Texte sur l'emploi: coup d'éclat au Sénat, les sénateurs PCF quittent ...

    lesnouveautes.fr/.../texte-sur-lemploi-coup-declat-au-senat-l...
    Les sénateurs PCF quittent la séance sur l'emploi · Ouest - France - Au fil de l'info (Aujourd'hui) - Alors que les sénateurs PCF défendaient leur position hostile ...
  7. Texte sur l'emploi: coup d'éclat des communistes au Sénat qui ...

    eventsmonde.com/texte-sur-lemploi-coup-dclat-des-commu...
    Furieux que le gouvernement ait décidé d'accélérer l'examen du projet de loi sur l'emploi, qui s'éternise au Sénat, les élus communistes ont quitté la séance et ...
  8. Le Figaro - Flash Actu

    www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php
    Texte sur l'emploi: coup d'éclat au Sénat ... Les sénateurs communistes, furieux du déroulement du débat sur le projet de loi sur l'emploi, ont retiré ce soir tous ...

Manifestations régionales contre le mariage pour tous demain dimanche 21 avril

Éditorial de lucienne magalie pons



A l’appel du collectif de La Manif pour tous,  LES OPPOSANTS AU MARIAGE POUR TOUS  défileront entre la place Denfert-Rochereau et les Invalides à partir de 14h30.

 Les organisateurs espèrent réunir plusieurs dizaines de milliers de personnes.

« Il s’agit d’un rassemblement régional, contrairement à notre dernière manif qui était nationale, donc nous attendons entre 30 000 et 50 000 personnes », a dit à Frigide Barjot, porte-parole du collectif.

Contrairement à la manifestation du 24 mars  aucun car venu de province n’est prévu,  a déclaré Albéric Dumont  responsable de l’organisation au sein de La Manif pour tous.

 « Il ne nous reste que quelques jours, donc on ne va pas lâcher la rue maintenant », a  aussi souligné Albéric Dumont

Le dispositif de dimanche  sera  beaucoup plus modeste que celui du 24 mars : pas de grande scène mais un camion sono pour les discours des porte-parole et des hommes politiques.

A noter : Comme lors des manifestations précédentes, l’UMP et le FN auront leur délégation.
 

Géniteur, Génitrice, ces mots fonctionnels et techniques réduisent l'engendrement humain à un acte mécanique

Éditorial de lucienne magalie pons



Pour avoir une enfant « il faut un géniteur et une génitrice »,C'est ce qu'a déclaré la ministre de la famille Dominique Bertinotti  à l'Assemblée nationale en deuxième  séance à l’Assemblée Nationale le Jeudi 18 Avril  2013     , aussitôt des exclamations se sont élevées sur les bancs  des groupes UMP et UDI, et plusieurs députés du groupe UMP  l’ont  interpellé : « Dites un père et une mère ! », reprenant la parole la ministre déléguée Dominique Bertinotti a  poursuivi : «  Je dis cela parce que vous savez bien qu’il ne suffit pas d’accoucher pour devenir mère… »

J’ai été particulièrement indignée en entendant ces affirmations prononcées par une Ministre déléguée à la Famille , j’ai ressenti dans ses mots comme un effacement  volontaire des mots père et mère au profit des mots  « géniteur et génitrice » , comme  l’expression de sa  volonté de réduire la conception à un acte fonctionnel , mécanique, et quand elle a  dit « il  ne suffit pas d’accoucher pour être mère »,   c’est encore l’expression de sa volonté de réduire la mère au rôle  technique d’une génitrice  pondeuse qui expulse un œuf avec le même détachement  affectif qu’une mère  porteuse . 


Voilà ce que j’ai ressenti et par la suite j’ai pu apprécier les réactions des députés  UMP et UDI qui l’ont sévèrement interpellé à plusieurs reprises au cours de différents échanges :


Voici un extrait de ces  échanges :


Extraits :

Mme Dominique Bertinotti, ministre déléguée. Je pense que nous pouvons nous mettre d’accord au moins sur un point : pour avoir un enfant, il faut un géniteur et une génitrice. (Exclamations sur les bancs des groupes UMP et UDI.)

Plusieurs députés du groupe UMP. Dites un père et une mère !

Mme Dominique Bertinotti, ministre déléguée. Je dis cela parce que vous savez bien qu’il ne suffit pas d’accoucher pour devenir mère…


Mme Dominique Bertinotti, ministre déléguée. …ni d’être marié et de bénéficier de la présomption de paternité pour devenir père. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC, écologiste, GDR et RRDP.) Les fonctions de père et mère sont tout à fait autre chose que le simple fait d’engendrer.

Certains propos m’ont été prêtés. La filiation sociale existe déjà, parmi les couples hétérosexuels. En effet, lorsqu’un couple hétérosexuel a recours à la procréation médicalement assistée,…

M. Marc Le Fur. On y arrive !

M. Philippe Meunier. Lâchez-vous !

Mme Dominique Bertinotti, ministre déléguée. …le donneur renonce à toute forme de paternité sur l’enfant à naître. De sorte que l’enfant né par PMA a, dans un couple hétérosexuel, que cela vous plaise ou non, à la fois un parent biologique et un parent social. Il peut évidemment appeler ses parents sociaux père et mère. Vous voyez bien que les fonctions d’engendrement et d’éducation ne vont plus systématiquement de pair. Il vous faut l’admettre.

------------------------------/

La discussion s’est poursuivie sur d’autres questions,  mais après plusieurs interventions des députés sont revenus sur les mots « géniteur et génitrice » au cours de  nouveaux  échanges  étendus   à d’autres sujets : : 

Extraits : 

M. Marc Laffineur. Comment voulez-vous que l’on puisse s’y retrouver, alors qu’il s’agit avant tout d’amour quand on parle de la famille, des enfants, de la procréation ou de la naissance ? Voilà ce qui nous importe et ce que les Français attendent. Or vous, vous leur parlez de « géniteur » et de « génitrice ». Un fossé immense se creuse entre vous et le peuple.

De plus, vous nous parlez de politique familiale, quand vous voulez revenir sur ses fondements (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP). Alors que l’ancienne majorité avait créé des dizaines de milliers de places de crèche, vous voulez remettre en cause les allocations familiales, la PAJE, le quotient familial, tout ce qui a fait la caractéristique de la France et ce qui fait encore que la France a une démographie supérieure à celle des autres pays européens. Comment voulez-vous que nous ne combattions pas une telle politique et que les Français comprennent ce que vous voulez leur dire ? (Mêmes mouvements.)

Mme la présidente. La parole est à M. Nicolas Dhuicq.

M. Nicolas Dhuicq. Je veux revenir sur les propos de Mme Bertinotti : que de non-dits dans ses déclarations ! Que d’embarras !

Vous avez effectivement parlé de « géniteur » et de « génitrice ». Nous ne sommes pas à Rome, mais le terme a tout de même une connotation animale. Je sais que vous voulez rabaisser l’espèce humaine au rang d’une espèce vivante comme les autres… Un principe de précaution délétère nous empêche d’avancer, mais dans le même temps, vous libéralisez totalement l’expérimentation sur l’humain dans votre texte. Il ouvre le droit à l’eugénisme et à la manipulation des êtres humains. Mais s’agissant des fonctions paternelle et maternelle, vos propos, madame la ministre, montrent que vous êtes extrêmement embarrassée.

De fait, si nous prenons un couple d’hommes, quelle sera la dyade primitive ? Autre exemple : dans un couple de femmes, qui assurera la fonction paternelle, nécessaire au travail de séparation entre la mère et l’enfant ? Quel sera le roman familial de ces enfants conçus de manière de plus en plus découplée des voies biologiques ? Quelle sera leur scène ? Vous n’apportez à ces questions aucune autre réponse que celle de votre toute-puissance et de votre hubris.

Il est vrai que vous appartenez à un Gouvernement dont le ministre de l’éducation nationale a déclaré que la Révolution française n’était pas achevée. Il est vrai que vous voulez créer un homme nouveau, comme je l’ai déjà dit, coupé de son territoire, coupé de ses racines, coupé de sa généalogie et que vous embrigaderez le plus tôt possible dans cette école que vous appelez « de la République ».

Mme Julie Sommaruga. N’importe quoi !

M. Nicolas Dhuicq. Par des moyens démocratiques, vous allez réaliser ce rêve fou que tous les systèmes totalitaires, grâce à Dieu, ont échoué à mettre en place. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.) Réfléchissez un peu et reprenez-vous ! Pensez à ces fonctions paternelle et maternelle pour lesquelles vous n’apportez pas d’autre réponse que celle de votre toute-puissance. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

M. Bernard Roman. Merci, docteur !

………., 


---M. Marc Le Fur. Mesdames les ministres, monsieur le rapporteur, mes chers collègues de gauche, vous faites un texte mauvais, mais en plus vous le faites médiocrement : vous ne respectez pas des règles élémentaires de rédaction. Nous, nous vous proposons des choses simples, des évidences, contre lesquelles vous n’avez aucun argument. Au moins, faites les choses correctement, faites illusion devant l’opinion, essayez, faites un effort.

Ce qui est aussi un peu pénible, ce sont les mots utilisés dans ce débat. Les mots « géniteur », génitrice », ne me conviennent pas, madame la ministre, parce que l’on a l’impression qu’ils ravalent une fonction humaine, que celle-ci est tellement médiocre qu’elle pourrait demain être confiée à d’autres qu’aux parents, à des salariés susceptibles de porter les enfants d’autrui.

Non, la fonction de mère, de père, ça compte, y compris dans ce mélange extraordinaire entre la chair, le désir physique, le désir sexuel et l’affection. C’est ça, la fonction parentale. Vous la niez, et j’en suis très triste.

Un autre mot est apparu dans le débat ; tandis qu’un collègue évoquait « papa », « maman », « les enfants », un député socialiste a osé dire : « Et le chien ? ».

M. Bernard Roman. Et les canaris ?

M. Marc Le Fur. Je trouve cela triste, parce qu’on a vraiment le sentiment que chez vous, il y a les animaux de compagnie et les enfants de compagnie, que l’enfant est un luxe que l’on se paye, que l’enfant ne compte pas, qu’il est un objet et pas un sujet en soi. (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.) Voilà qui est bien triste.

Puisque l’on parle d’animaux, je vais en évoquer un autre : le caïman. Il a donné son nom à des îles lointaines qui accueillent des fonds divers et variés, en particulier ceux de M. Augier. Certains d’entre vous doivent le connaître, M. Augier : il a exercé une fonction majeure, celle de trésorier de campagne. Ce n’est pas une petite fonction, elle impliquait la proximité et la confiance du futur Président de la République. M. Augier devrait dès lors être plus respectable que quiconque.

M. Bernard Roman. Les comptes ont été approuvés !

M. Marc Le Fur. Or quelque mois après, M. Augier, trésorier de la campagne, devenait le propriétaire d’un journal qui s’appelle Têtu (Exclamations sur plusieurs bancs du groupe SRC), très engagé pour que ce projet de loi passe !

M. Xavier Breton. Tout à fait ! Les faits sont têtus !

M. Marc Le Fur. Tout cela est cohérent : trésorier de campagne ; propriétaire du journal qui porte ce texte ; enfin, utilisateur des comptes aux Îles Caïmans. Tout cela, hélas, est révélateur de ce que les Français ne veulent plus ! Ils exigent…

M. Philippe Meunier. La moralité !

------

M. Hervé Mariton. Nous devons démontrer, ce que nous faisons amendement après amendement, les problèmes de cohérence, de rédaction ou tout simplement de sens, posés par ce texte. Chers collègues de la majorité, franchement, vous faites un mauvais travail parlementaire et je regrette que vous ne vous efforciez pas de garantir une meilleure qualité de la loi.

D’autres dispositions de ce texte sont sans doute plus graves encore, et nous en reparlerons bientôt.

Madame la ministre de la famille, voilà quelques minutes, vous avez dit – cela a été repris, par exemple, par le site de la Chaîne parlementaire – qu’il ne suffit pas d’accoucher pour être mère.

Mme Dominique Bertinotti, ministre déléguée. Tout à fait !

M. Hervé Mariton. Et vous le confirmez. Vous opinez du chapeau.

M. Xavier Breton. Et elle est ministre de la famille !

M. Hervé Mariton. Mesurez-vous la gravité de votre propos, madame ? Au fond, puisque vous n’arrivez pas à défendre ne serait-ce que l’aspect technique de votre texte, au demeurant totalement bancal, vous développez dans l’hémicycle, alors qu’en réalité rien ne vous y obligerait, votre vision de la famille.

Mme Dominique Bertinotti, ministre déléguée. Ce n’est pas uniquement ma vision !

M. Hervé Mariton. Vous dites que nos positions sont difficilement conciliables ; en l’occurrence, c’est assez vrai. En effet, une mère a sûrement beaucoup d’engagement, d’énergie et d’amour à déployer. Mais l’accouchement fait une mère, je crois. D’autres ici le diraient sans doute mieux que moi mais, en tant que père de famille, je pense pouvoir affirmer que c’est l’accouchement qui fait la mère,…

Mme Chantal Berthelot. Ce n’est pas vrai !

M. Hervé Mariton. …même si cela ne la résume pas et ne la dispense pas de beaucoup d’énergie et d’efforts, de beaucoup d’amour aussi.

Ces propos montrent votre volonté de nier la nature, de définir l’enfant de manière purement culturelle, ce qui est évidemment cohérent avec votre idée d’une parenté exercée par des couples de même sexe, puisque vous voulez que l’enfant soit l’enfant de ceux qui ne sont pas ses parents.

L’adoption plénière est une richesse de notre droit, parce qu’elle traduit, comme Napoléon l’avait bien souligné, une volonté aussi proche que possible de l’enfantement. Avec l’adoption plénière, c’est comme s’il y avait accouchement. Or ce n’est pas ainsi que vous défendez l’homoparenté, puisque vous la défendez au nom du seul choix culturel,…

M. Bernard Roman. Mais non !

M. Hervé Mariton.au nom d’une toute-puissance et de l’absence de limite au désir d’enfant. C’est donc en cohérence avec cette vision que vous affirmez que l’accouchement ne fait pas la mère.

Cette distance par rapport à la nature, par rapport à la vie est effrayante. Mesurez, madame, le poids de vos propos ; mesurez combien ils vous portent à nier la famille. Et si l’accouchement ne fait pas la mère, comment alors refuserez-vous la gestation pour autrui ?

M. Xavier Breton. Elle est pour !

M. Hervé Mariton. On me rappelle d’ailleurs que vous êtes pour, en effet. Mais si l’accouchement ne fait pas la mère, il y a alors tant de manières d’être mère que votre logique vous entraîne vers l’acceptation de la procréation médicalement assistée et de la gestation pour autrui.

Monsieur Roman, vous qui êtes aussi sensible, laissez-vous passer cette phrase ?


Mme Chantal Berthelot. Absolument !

M. Hervé Mariton. Il est intéressant pour nous de le savoir. La phrase « l’accouchement ne fait pas la mère » a-t-elle le soutien de la majorité ? (« Oui ! » sur plusieurs bancs du groupe SRC.) Vous dites oui : les Français le sauront.

M. Marc Le Fur. C’est que leur monde est un monde artificiel !


 Fin des extraits
______________________________________________________________________________

En lisant ces extraits vous mesurerez avec quel  odieux  laxisme les députés socialistes et de gauche  se sont manifestés dans les échanges,  allant jusqu’à ironiser, et  alors qu’un député de droite parlait de  la famille, de « papa, maman et les enfants », un député socialiste à osé intervenir en lançant de son banc  «  et le chien », et un moment plus tard « et les canaris »,  il s’agit bien évidemment du député socialiste Bernard Roman dont la lourdeur des interventions et exclamations n’ont d’égale que  celle de son défaut de respect  envers  les députés de droite .
 

Mariage pour tous :Manifestations anti mariage pour tous demain Dimanche 21 Avril dans plusieurs ville de France

Éditorial de lucienne magalie pons



Les opposants  défileront dans plusieurs villes de France demain, notamment à Paris dès 14 h 30 à l’appel de la Manif pour tous, le collectif de Frigide Barjot.

D’autres manifestations sont déjà programmées : le 26 mai, il y aura à Paris une manifestation d’envergure nationale. Une autre est prévue le dimanche 5 mai, pour « fêter » la première année du quinquennat de François hollande. Elle sera distincte de celle organisée le même jour par le Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon.

Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...