23 mai 2012

Sommet de l'OTAN des 20 et 21 mai à Chicago : Point de Presse final de François Hollande Président de la République Française

Éditorial de lucienne magalie pons

Le sommet de l'OTAN s'est terminé Lundi à Chicago, plutôt qu'un compte rendu de notre part qui risquerait d'être incomplet , une fois encore nous avons préféré retranscrire ci-dessous les points de presse du Président de la République Française François Hollande, pour ne rien perdre des précisions qu'il a apportées sur les enjeux qu'il a défendus , dont nous devons reconnaître qu'ils ont étés entendus et feront progresser la politique de la  France dans le sens souhaités par notre Président.

En dessous des textes vous trouverez les vidéos qui comprennent l'intervention du Président et ses réponses aux questions des journalistes.

Bien entendu nous vous faisons grâce des réactions de la droite, notamment des leaders de l'UMP qui ne sont pas objectives, mais comme nous le savons certains  médias qui se nourrissent de polémiques  leur ont fait une large place, nous n'avons pas de temps à perdre avec leur agitations continuelles qui s'apparentent  aux dernières contorsions de la bête abattue.  

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Point de presse final de M. François Hollande Président de la République Française au sommet de l'OTAN

Chicago -- Lundi 21 mai 2012

Mesdames, Messieurs,

Le Sommet de Chicago vient de s'achever par une dernière réunion qui associe les partenaires des opérations non-membres de l'Alliance et si je devais faire un bilan de ce sommet, je considère que sur trois objectifs nos intérêts ont été bien pris en compte dans une démarche qui devait être celle d'une évolution de l'Alliance.

Le premier enjeu était de savoir dans la nouvelle posture, les nouveaux concepts ce qui pouvait être réservé à l'Europe de la Défense. Vous savez que j'avais en son temps, lorsque la décision avait été prise de réintégrer le commandement militaire dénoncer le fait que, la contrepartie de l'Europe de la Défense n'avait pas été véritablement affirmée avec suffisamment de force.

Nous constatons à l'occasion de ce sommet que l'intention de lui donner davantage d'ampleur à cette Europe de la Défense nous permettra, après évaluation de notre présence dans le commandement militaire, de développer autant qu'il sera possible la présence des Européens et surtout leur bonne organisation dans le cadre de l'Alliance.

Le second enjeu, c'était de savoir si nos réserves concernant le bouclier antimissile avaient été suffisamment prises en compte pour être levées et aussi bien sur le contrôle politique de la décision que sur la complémentarité avec la dissuasion, que sur les risques de dérives financières et même sur la nécessité d'un dialogue avec la Russie, nous considérons qu'il y a eu là aussi des progrès significatifs qui nous permettent avec la vigilance nécessaire de donner notre accord à la poursuite de ce programme.

Enfin et c'était là où nous étions les plus attendu de faire en sorte que notre décision de retirer les troupes combattantes françaises d'Afghanistan à la fin 2012 puisse être non seulement comprise mais en même temps, puisse aussi être pour la France un élément qui n'était pas négociable. Sur cette question, qui était un engagement de campagne, je considère que nous avons pu faire valoir notre point de vue tout en donnant à nos Alliés les garanties nécessaires, c'est-à-dire que nous restons membres à part entière de la FIAS. Pour être précis, les troupes combattantes seront retirées à la fin de l'année 2012. Après 2012, c'est-à-dire en 2013 ne resteront là que les éléments indispensables pour les actions de formation que nous définirons dans le cadre du traité que nous avons signé avec les Afghans, plus exactement que la France et l'Afghanistan ont signé par leurs présidents respectifs en janvier et que nous allons faire ratifier par le Parlement une fois qu'il aura été renouvelé. Il y aura des éléments qui seront liés à cette formation pour la police et pour les cadres de l'armée afghane et nous aurons aussi des éléments humains qui seront absolument indispensables pour le rapatriement de nos matériels qui ont le sait prendra davantage de temps.

Enfin, au-delà de 2014, nous serons toujours avec le traité franco-afghan dans un soutien civil à l'action de développement, à l'éducation, à la santé, à l'émancipation des femmes pour accompagner le peuple afghan.

Sur une éventuelle contribution qui a été souhaitée pour permettre à l'armée afghane d'avoir les moyens financiers de son développement, nous avons été saisis de cette demande. Nous l'étudierons en fonction surtout du contrôle international de l'aide qui sera envisagée.

Voilà ce que je pouvais vous dire au-delà de tous les contacts bilatéraux que j'ai pu avoir avec les chefs d'Etat présents ici, que le ministre des Affaires étrangères, Laurent FABIUS a pu avoir de son côté, tout commet le ministre de la Défense M. Jean-Yves Le DRIAN. Je pense que ce sommet a été utile pour l'Alliance, utile pour la France et je crois a permis de faire avancer à la fois les concepts que l'Alliance souhaitait porter et en même temps les intérêts que nous nous considérons comme essentiels pour la France.

Je suis prêt à répondre à toutes vos questions. Tout à l'heure, je suis également intervenu auprès de certains de vos confrères sur la situation au Mali. J'ai également condamné l'attentat odieux qui s'est produit au Yémen, y compris ces objets, je peux vous répondre.

QUESTION -- Une petite question avec vue sur mercredi. Qu'est-ce que vous attendez de ce premier Conseil européen ? Est-ce qu'il y aura peut-être une confrontation avec l'Allemagne sur les eurobonds et aussi si vous pouvez parler de votre position sur la présidence de M. SCHÄUBLE pour l'Eurogroupe ? Merci.

LE PRESIDENT -- Vous êtes formidable la presse. Nous sommes dans un événement après le G8, le sommet de l'OTAN à Chicago et déjà vous nous emmenez à mercredi. Vous n'imaginez pas que je vais répondre à vos questions mais nous aurons c'est vrai mercredi un Conseil européen informel. S'il est dit informel, c'est que tout sera sur la table et que nous pourrons parler de toutes les propositions que les uns et les autres peuvent porter pour la croissance et tous les instruments, toutes les orientations, toutes les idées seront les bienvenues et moi je ne prépare pas ce conseil informel avec le gouvernement français dans un souci de conflits mais au contraire dans une démarche permettant de donner à l'Europe la dimension de croissance qui lui a manqué jusque-là. Voilà ce que je vous répondrai à ce stade, je ne vous parlerai pas des eurobonds pour ne fâcher personne avant que nous en parlions directement mercredi mais ce ne sera pas le seul sujet, et non plus des nominations car ce n'est pas à l'ordre du jour du Conseil européen informel.

QUESTION -- Au-delà de Chicago quel bilan tirez-vous de votre voyage américain ? Vous avez dit samedi qu'il était en partie déjà réussi, que le mandat était en partie honoré. A droite à Paris, plusieurs voix s'élèvent notamment celle de l'ancien ministre Pierre LELLOUCHE qui dit que c'est à peine si « vous ne marchez pas sur l'eau » depuis quelques jours. Même question liée à celle-ci : pourquoi étiez-vous absent quelques minutes ce matin au début du discours de M. OBAMA ?

LE PRESIDENT -- Sur le fait que je « marche sur l'eau » je crois que je n'ai pas encore essayé mais il y a peu de risques que je m'y engage et je pense que nous devons rester conscients des réalités et ne pas répondre à des polémiques venant de notre pays.

Sur le discours d'OBAMA, je l'ai entendu parfaitement puisque je suis arrivé après un entretien avec M. BAN KI-MOON et après quelques embouteillages au moment où le Secrétaire général s'est exprimé et ensuite M. OBAMA sur le fond. Je ne parle pas simplement des mots de bienvenue, je parle du discours sur le fond de la matinée.

Sur ce que m'a dit M. BAN KI-MOON et cela me permet d'évoquer la situation de la Syrie et de ses conséquences sur le Liban. C'était une commune inquiétude que ce qui hélas, se produit en Syrie, puisse avoir des conséquences sur des pays voisins. J'en parlais hier avec le Président turc et là, il s'agissait de ce qui pouvait se produire au Liban puisqu'il y a eu quelques violences et vous savez qu'en plus, il y a des forces françaises qui sont présentes dans le cadre de la FINUL au sud Liban et que nous devons y porter toute l'attention nécessaire.

QUESTION -- M. le président, je me permets de me projeter sur la semaine qui vient, sur les négociations sur la croissance en Europe. Vous dites que tout sera mis sur la table. Vous insistez sur des investissements, les Allemands parlent davantage de réformes structurelles. Je voudrais savoir est-ce que vous seriez prêt à introduire davantage de flexibilité sur le marché du travail en France à ce sujet ?

LE PRESIDENT -- Que les Allemands viennent sur les sujets qui leur sont chers, c'est normal, chacun vient sur ce qu'il pense être sa solution. Dans une conversation puisque je siège à côté de Mme MERKEL, nous avons pu avoir quelques échanges. Dans une conversation encore hier soir, elle me faisait observer qu'il y avait un excédent commercial allemand très important depuis plusieurs années et qu'il était largement dû à des efforts d'investissements et de modernisation. C'est vrai, que j'ai eu connaissance des conclusions de rapports venant de la Commission européenne -- je ne parle pas simplement sur les déficits budgétaires, mais aussi sur le problème de la compétitivité de l'économie française - qui ces dernières années, je rappelle que nous ne sommes au pouvoir que depuis une semaine, mais il y a une perte de compétitivité et une dégradation de la position de la France dans les échanges. Donc je peux entendre ce que peuvent dire un certain nombre de nos partenaires européens pour améliorer la capacité d'investissements, être davantage soucieux de redresser la compétitivité des entreprises, tout ça fait partie du sujet, ça ne veut pas dire la flexibilité du marché du travail qui en France a d'ailleurs été largement assouplie ces dernières années. Moi, je suis dans une démarche où je n'interdis à personne de formuler des propositions. De la même manière que j'évoque les eurobonds, il est tout à fait légitime que les Allemands puissent évoquer des réformes structurelles. La démarche qui doit être la nôtre pour mercredi soir, Conseil informel qui sera la première étape, il y en aura d'autres, c'est que chacun en dehors de ce que l'on sait être le pacte budgétaire, le pacte de stabilité, ce sont des questions sur lesquelles nous reviendrons, là il s'agit de la croissance. Que chacun vienne avec ses propositions, ses initiatives, ses expériences et qu'à la fin de la discussion, je ne parle pas de mercredi, je parle de ce que nous aurons à faire pour le Conseil européen de la fin du mois de juin, nous puissions en tirer des conclusions pratiques et on verra les instruments juridiques nécessaires pour traduire cette volonté de croissance dans les textes européens.

QUESTION -- Plusieurs questions sur ce sujet de la contribution financière sollicitée de la France à partir de 2014, est-ce qu'il y a l'idée ou pas du tout d'une forme de compensation, en d'autres termes est-ce que le fait d'accélérer le retrait des troupes d'une certaine manière vous engage davantage à être solidaire pour la suite ? Deuxièmement est-ce que le montant qui est sollicité de l'ordre de celui qui a été semble-t-il accepté par l'Allemagne, c'est-à-dire environ je crois 200 millions de dollars par an ? Troisième point, vous dites que pour engager la France, il vous faudrait davantage de garanties sur le contrôle des dépenses. Est-ce que vous pouvez être un peu plus précis, expliquez pourquoi pour certains pays c'est acceptable aujourd'hui est pas pour vous ?

LE PRESIDENT - Parce que nous sommes la France et que d'abord il n'y a aucune compensation. Nous, nous considérons que notre mission en termes d'actions, de combats est terminée, que les forces afghanes vont reprendre possession de la zone de Kapisa et que nous sommes dans la démarche qui avait été décidée à Lisbonne, c'est-à-dire de la transition. Je ne reviens pas sur l'Histoire de l'intervention en Afghanistan et le changement de nature qui s'est produit en 2008, je prends simplement les faits tels qu'ils sont aujourd'hui. Il y a une transition qui est prévue. Pour les Alliés, c'est essentiellement en 2014 qu'elle se produira. Pour d'autres, d'ailleurs, la transition est déjà intervenue. Il y a plusieurs pays qui ont déjà retiré leurs forces combattantes, donc nous nous décidons de le faire. Cela aura comme terme la fin de l'année 2012 et il n'y a aucune compensation à verser ou à imaginer. Nous avons fait plus que notre devoir et je rappelle les pertes françaises : 83 hommes qui ont perdu leur vie, de nombreux blessés. Je veux ici saluer leur courage ou leur sacrifice et également exprimer ma solidarité à l'égard de leurs familles. Nous avons pris cette décision, nos Alliés l'ont prise et elle va s'exécuter pour l'après 2014. Nous sommes saisis comme tous les partenaires d'une demande de contribution. Nous n'avons pas répondu. Simplement que sur le principe, nous pouvons regarder. Nous n'avons pas fixé de montant, nous ne sommes pas liés par ce que peut faire l'Allemagne ou d'autres pays et nous avons une condition qui est de savoir si les éventuelles contributions, y compris celles que nous pourrions apporter seront effectivement contrôlées.

QUESTION -- La presse iranienne de ces deniers jours a dit que vous aviez limogé votre négociateur iranien, le directeur politique du Quai d'Orsay, M. AUDIBERT, comment interprétez-vous cette campagne de presse qui est manifestement fondée sur une information inexacte ?

LE PRESIDENT -- Oui, il y a une manœuvre et une manipulation et vous avez eu raison de me poser la question puisqu'elle me permettra justement de faire justice de cette opération de presse, encore que la presse n'ait pas grand-chose à voir avec tout ça. M. Jacques AUDIBERT qui est d'ailleurs présent ici est notre négociateur. Il a reçu mandat et il sera présent à la réunion de Bagdad et nous avons travaillé en étroite liaison tout au long de cette période avec les ministres concernés et je lui fais toute confiance pour avoir la fermeté indispensable dans cette négociation.

QUESTION -- On ne sait jamais. On assiste depuis en tous cas quelques jours à la mise en place d'une méthode diplomatique, la question que je me posais, c'était est-ce qu'il y a un sujet, un dossier sur lequel vous souhaiteriez, vous avez envie que la France et vous pèsent de tout votre poids et votre influence et si oui lequel ?

LE PRESIDENT - Vous savez, le dossier le plus important qui est devant nous, c'est d'avoir une réorientation de l'Europe. C'est de permettre aux Européens de reprendre confiance dans cette très belle idée de la construction européenne, c'est aussi de donner aux acteurs économiques européens davantage de confiance dans leur propre avenir. Nous sommes encore saisis par les inquiétudes venant de la Grèce, donc je vois bien tout ce qui nous reste encore à faire dans un contexte qui n'était pas forcément celui que nous avions anticipé car nous sommes maintenant conscients que ce qui va se passer en Grèce le 17 juin, c'est-à-dire, le jour même des élections législatives françaises car il y a aussi des élections législatives en France qui vont avoir une certaine influence, eh bien, ce qui va se produire aussi le 17 juin en Grèce aura des répercussions sur notre propre discussion pour la réorganisation de l'Europe et sa dimension de croissance. Soit les Grecs font le choix de vouloir affirmer leur volonté de rester dans la zone euro tout en étant soutenus pour le faire et de respecter les engagements qui ont été pris alors, je pense, que nous pourrons travailler très vite pour que la croissance puisse revenir dans les meilleurs délais ou alors nous sommes de nouveau saisis par une période d'incertitude et ça n'empêchera pas le Conseil européen de la fin du mois de juin de se tenir avec son ordre du jour mais avec une instabilité possible, voilà vous me demandez quel est aujourd'hui le sujet qui est le plus important, quel est l'enjeu que je veux porter avec le gouvernement pour les prochains mois, c'est celui de la réorientation de l'Europe.

QUESTION - Est-ce que la situation qui se dégrade au Mali et dans la région aggrave la situation de nos otages, est-ce qu'à l'heure qu'il est, les négociations avec les intermédiaires sont rompues ou continuent ?

LE PRESIDENT - Je ne ferais aucun commentaire sur les situations d'otages parce que nous sommes conscients des risques et en même temps nous ne voulons pas donner à ceux qui pourraient nous écouter toute information qui pourrait être utilisée par eux. Donc, voilà, c'est vrai que cette zone du Sahel crée aujourd'hui un risque pour tous nos ressortissants qui doivent faire très attention et ce qui s'est passé au Mali encore aujourd'hui ne peut pas être accepté, que le Président par intérim puisse être agressé même si ça n'a pas eu trop de conséquences, qu'il y ait encore une mise en cause du processus démocratique tel qu'il avait été accepté par toutes les parties, n'est pas, pour la France, supportable, donc nous sommes en plein accord avec la CDEAO pour que le Mali puisse retrouver le plus vite possible sa stabilité. Je suis également en contact avec le Président du Niger à ce sujet.

QUESTION - Monsieur le Président, la France est en train de quitter une guerre assez lourde en Afghanistan, en même temps, nous avons assisté récemment à une guerre plus courte, la Libye, et une opération militaire en Côte d'Ivoire qui sont parfois considérées aujourd'hui comme des modèles d'intervention pour le futur, je voulais savoir quel était votre opinion, votre conception vu aussi le contexte budgétaire un petit peu difficile que nous traversons, de ce que pourraient être de futures opérations, le modèle d'interventions futures pour la France.

LE PRESIDENT -- Je rappelle que ces opérations ont été menées dans le cadre des Nations Unies, c'est notre principe pour décider d'une opération. Ensuite, il y a des leçons à tirer de ce qui s'est produit en Libye, j'entends des leçons au sens tactique, et d'ailleurs, l'Alliance en a été saisie et dans les programmes qui seront lancés sur les ravitaillements en vol et sur les drones, nous avons effectivement des conclusions à tirer. Pour le reste, s'il devait y avoir d'autres opérations, elles trouveront leur cadre dans les délibérations des Nations Unies.

QUESTION -- Bonjour Monsieur le Président, deux questions, la première, vous avez dit brièvement aujourd'hui qu'il n'y aurait plus aucun soldat français en Afghanistan à la fin de l'année 2013, est-ce que cela veut dire qu'il n'y aura plus de force combattante mais plus de formateurs, plus de gendarmes, plus aucun soldat français de quelque nature que ce soit, et excusez-moi juste une deuxième question toujours concernant l'Afghanistan, les Américains ont aussi eu recours pendant ces nombreuses années aux forces spéciales françaises pour toute la lutte anti-terroristes, est-ce les troupes françaises, les forces spéciales, continueront ces opérations anti-terroristes dans les années qui viennent ou est- ce que cela aussi s'arrêtera ? Je vous remercie.

LE PRESIDENT -- Oui, soyons plus précis encore. En 2013, il y aura encore des personnels qui seront présents, je l'ai dit, sur le sol afghan, dans le cadre des actions de formation que nous avons décidées et que nous aurons à préciser. Ensuite, nous aurons besoin de personnels pour rapatrier nos matériels, je ne sais pas combien de temps ça prendra, parce qu'il nous faut trouver des routes et des possibilités d'évacuation avec des conditions de sécurité qui doivent être réunies et des coûts d'évacuation qui ne soient pas trop élevés. Donc, nous prendrons toutes les précautions. Après 2014, de toute façon, il n'y aura plus, c'est la décision qui a été prise par l'OTAN, il n'y aura plus de personnels sauf un certain nombre de conseillers mais ce n'est plus l'OTAN qui les prendra en charge, ce seront les Etats-Unis pour ce qui concerne le soutien à l'armée afghane. Pour nous, après 2014, il n'est pas question de rentrer dans quelque opération que ce soit.

QUESTION -- Monsieur le Président,est-ce que, quand vous dites, parce que nous sommes la France, quand vous dites que votre choix pour l'Afghanistan est non négociable, quand vous affirmez la souveraineté de la France, est-ce que, j'ai en mémoire, pendant la campagne présidentielle, les attaques de l'UMP qui disaient que vous seriez un Président qui allait brader l'indépendance et la souveraineté du pays, est-ce qu'aujourd'hui vous avez le sentiment à l'égard, enfin au regard de cette première séquence internationale riche, de leur faire un pied de nez ?

LE PRESIDENT -- Non, non, moi je ne fais pas de politique intérieure ici. Ce n'est pas du tout par rapport à des sujets qui pourraient être encore évoqués pour les élections législatives. Là, il s'agissait de traduire un engagement que j'avais pris et de le faire à la fois pour marquer notre décision souveraine et en même temps de la faire accepter par nos Alliés, de nous comporter d'une manière intelligente et loyale à l'égard de nos partenaires de l'Alliance et donc le fait que le Sommet de Chicago ait pu justement faire en sorte que chacun ait pu affirmer ses décisions tout en restant dans la même opération, la FIAS permet de trouver, je pense, le bon équilibre entre ce qui relève d'une action et d'une décision de souveraineté et ce qui relève également d'une volonté de partenariat dans l'Alliance et de loyauté par rapport à nos engagements. C'est ce qui a permis à nos Alliés de comprendre parfaitement ce que nous voulions et de l'accepter. Et d'ailleurs j'ai relevé une déclaration du Général ALLEN disant que cette décision ne remettait nullement en cause la sécurité et les conditions d'intervention de l'Alliance.

QUESTION --Monsieur le président, en ce qui concerne la défense antimissile juste par souci pédagogique pour ceux qui nous lisent ou nous écoutent, quand vous dites que vous avez obtenu que le principe d'un rôle politique sur la décision, c'est sur la décision de riposter face à un éventuel tir de missiles qui viendrait d'une puissance menaçante mais comment s'exerce ce contrôle politique avant et ensuite dans le très court laps de temps qu'il y a entre le tir d'un missile et le tir de riposte ?

LE PRESIDENT -- Ce sont ces modalités qui vont être discutées. Vous avez parfaitement raison. Il faut bien qu'il y ait une autorité qui en décide. C'est précisément pour avoir toute cette procédure que nous avons souhaité qu'il soit bien indiqué que cela se faisait dans un cadre de partenariat. Donc, ce ne sont pas les seuls Etats-Unis qui pouvaient en décider.

QUESTION -- Parallèlement aux sessions, il y a eu également beaucoup d'entretiens bilatéraux, est-ce que vous pourriez nous dire quels sont ceux qui vous ont le plus marqué et est-ce que déjà à ce stade, vous avez pu sentir une certaine complicité ou disons avec certains chefs d'Etat le sentiment que vous pourrez vous appuyer également sur eux, que vous avez une convergence de vue sur un certain nombre de points ?

LE PRESIDENT - Nous avons eu beaucoup d'échanges bilatéraux. Celui qui a été le plus important à nos yeux, était avec le président KARZAI puisque nous étions dans le transfert de nos forces combattantes dans la zone de Kapisa et qu'il était très important d'avoir, du côté du président afghan, cette même volonté de reprendre par l'armée afghane, le contrôle de ce territoire. De la même manière, je devais lui confirmer que nous ferions ratifier par le Parlement français le traité qui avait été signé par lui-même et par M. SARKOZY. Et il était aussi utile pour nous de voir les actions de coopération que nous pourrions engager en matière d'éducation, de santé. Cela a été d'ailleurs un élément de la discussion : la santé. La question des femmes et aussi la démocratisation et le dialogue politique. Et vous savez combien il est difficile puisqu'un des intermédiaires qui devait rentrer en relation avec les talibans a été exécuté. Et donc cela a été l'entretien qui a été le plus lié au Sommet lui-même. Alors après, nous avons eu avec le Secrétaire Général des Nations-Unies, j'en ai donné l'essentiel, parce qu'il y a la situation de la Syrie, de l'Iran et que nous voulions avoir un échange. Ensuite, je ne vais pas vous égrener tout ce que nous avons fait mais il y aura sûrement une initiative qui sera prise avec la Pologne, dans le cadre justement de ce qu'on appelle le triangle de Weimar et j'en ai également discuté avec Mme MERKEL qui est très allante aussi sur ce sujet. Ensuite beaucoup de nos partenaires européens dans le cadre de la préparation du conseil informel souhaitaient avoir notre point de vue, Danois, Autrichiens, qui soutiennent pour une part ce que nous proposons. Donc je ne vais pas ici les compromettre. Mais cela a été aussi utile pour cette préparation-là. Enfin, nous avons été invités dans de nombreux pays, je ne sais pas si nous pourrons répondre à tout mais c'est vrai qu'il y avait une attente assez forte comme souvent, je veux dire comme toujours après une alternance, que certains s'en réjouissent ou la déplorent, il y avait une envie très forte de vouloir établir des liens avec nous. C'est pourquoi c'est deux jours passés ici à Chicago, en dehors de ce que nous avions à obtenir ou à veiller dans ce sommet, étaient tout à fait précieux pour justement permettre des échanges que nous aurions mis peut être des mois à avoir si nous étions restés en France.

QUESTION -- Monsieur le président, vous venez de le dire, l'alternance permet des choses, est-ce que vous pensez qu'il a été plus facile de négocier ou de parler avec les Etats-Unis parce que Barack OBAMA est en campagne électorale ?

LE PRESIDENT -- Oui il y a toujours des moments qui sont plus propices que d'autres. Je pense que Barack OBAMA avait un double objectif : faire que le G8 puisse être un succès et notamment par rapport à des sujets comme la Syrie et l'Iran, je reviens à l'Iran et que nous puissions avoir une convergence de vue ce qui a d'ailleurs été le cas, et il voulait aussi que la croissance puisse être un élément du débat, non pas pour faire plaisir à l'un ou à l'autre mais tout simplement parce qu'il préfère avoir une économie mondiale qui va bien plutôt que des crises financières qui rebondissent d'où l'intérêt que nous avons pu avoir par rapport à la situation de la zone euro. De la même façon, sur la question du prix du pétrole, il est directement intéressé par tout ce qui peut être fait pour éviter la volatilité du prix dans un contexte effectivement électoral mais cela nous sert aussi. Donc là il y avait une coïncidence heureuse entre nous qui venons d'arriver et lui qui voudrait rester. Ensuite à Chicago, je pense qu'il voulait, et nous aussi, qu'il y ait un consensus qui soit trouvé et que l'Alliance puisse démontrer sa cohérence, sa cohésion, ce qui a été le cas. Ce qui a fait que notre position a été d'autant mieux comprise, pour ne pas dire intégrée. Je ne dis pas qu'elle faisait plaisir parce que le risque c'était que d'autres puissent se saisir de notre initiative pour faire des choix équivalents mais nous avions aussi à cœur de rester dans la FIAS ce qui a donné la garantie que nos Alliés souhaitaient et que Barack OBAMA lui aussi nous avait demandé, ce qui ne posait d'ailleurs pas problème. Dans notre premier entretien à la Maison Blanche, donc dès que nous sommes arrivés aux Etats-Unis, c'est sur cette question-là que nous avons le plus discuté et nous y sommes d'autant plus vite parvenus qu'un travail préparatoire avait été fait par nos équipes qui avaient levé tous les malentendus. Lesquels pouvaient être ces malentendus ? C'était de savoir si nous restions dans la FIAS, nous avons répondu oui, et si nous aurions des actions autres que combattantes. Nous avons répondu, nous les regarderons, mais sur ce qui est de la formation, nous sommes déjà engagés par le traité bilatéral. Donc nous y sommes prêts. Et une fois que ces positions ont été affirmées, c'est vrai que l'accord a été très simple à trouver. Pour rester sur votre question, il y a eu une coïncidence d'intérêt, de situation qui nous a permis de faire prévaloir un certain nombre de nos priorités dans cette longue présence, ici aux Etats-Unis, d'abord au G8 et ces deux jours à Chicago.

QUESTION -- Je voulais juste vous demander comment vous expliquez que les Alliés semblent avoir si facilement accepté le retrait accéléré de l'Afghanistan et notamment je pense aux Américains ? Est-ce que vous imaginez dans vos pourparlers que les Américains pourraient vouloir éventuellement accélérer leur propre .... ?

LE PRESIDENT -- Cette question m'a déjà été posée, et je veux être tout à fait net. J'ai répondu à Mme Valérie NATAF sur ce qui m'a paru être finalement les éléments qui ont permis l'accord. A aucun moment, je n'ai senti pour répondre à votre question que les Américains voulaient accélérer le processus donc je ne veux pas laisser entendre qu'il y aurait eu un accord d'autant plus facile que les Américains se préparaient à faire la même chose, non ce n'est pas le cas.


 Complément :

Propos tenus devant la presse de M. le Président de la République Française

Sommet de l'Otan (Washington) -- Lundi 21 mai 2012

QUESTION -- Sur le retrait d'Afghanistan, le respect de votre décision intervient finalement sans grande résistance de la part des Alliés. Vous avez dit, hier, qu'il aurait pu y avoir des malentendus, tel n'a pas été le cas. Comment est-ce que vous l'expliquez ?

LE PRESIDENT -- La décision de la France s'inscrit dans une logique. Il ne doit plus y avoir de troupes combattantes de l'Alliance en Afghanistan en 2014. Nous, nous avons accéléré le processus. Comme nous avons trouvé un accord avec l'armée afghane qui va se substituer à nos troupes en Kapisa dès la fin de l'année, chacun a bien compris que sans affaiblir la sécurité du dispositif, nous pouvions retirer nos troupes et faire en sorte que les Afghans puissent avoir le retour de leur souveraineté plus vite que prévu.

QUESTION -- Vous avez exprimé par le passé des réticences quant à la réintégration de la France dans le commandement de l'OTAN. Finalement, on vous a senti très à l'aise dans ce bateau atlantique ces derniers jours. Est-ce que, d'une certaine manière, vous ne suivez pas les traces de ce point de vue de votre prédécesseur, Nicolas Sarkozy ?

LE PRESIDENT -- J'avais donc posé, lorsque la décision avait été prise par mon prédécesseur en 2008, une condition à la réintégration de la France dans le commandement militaire intégré. C'était qu'il y ait des progrès en matière d'Europe de la défense. Je conviens bien volontiers que ces progrès n'ont pas eu lieu depuis plusieurs mois. Mais, il se trouve que dans le communiqué final du sommet de Chicago, l'Europe de la Défense est explicitement citée et évoquée. Donc, je regarde ça comme une évolution et tout au long des prochains mois je veillerai à ce que l'Europe de la défense puisse être renforcée dans le cadre de l'Alliance et donc de l'OTAN. Je demanderai, d'ailleurs, qu'il y ait une évaluation de notre place et de ce que peut être l'Europe de la défense dans les prochains mois.

QUESTION -- Est-ce que vous avez le sentiment que les forces afghanes vont faire le poids ? Est-ce que vous avez le sentiment que la France part avec un sentiment de mission accomplie, après tout Al Qaïda et les Talibans sont toujours là ?

LE PRESIDENT -- L'armée afghane contrôle aujourd'hui un peu plus de la moitié de son territoire. C'est ce qui nous a été une fois encore confirmé. A la fin de l'année, et nous y contribuerons, l'armée afghane aura 75 pour cent de son territoire sous son propre contrôle. Il restera encore quelques zones, ce qui explique d'ailleurs que d'autres forces que la nôtre pourront continuer à agir pour la sécurité de l'Afghanistan. Nous, nous aurons retiré nos troupes de la zone de Kapisa, là où l'armée afghane aura repris le contrôle, c'est-à-dire d'ici à la fin de l'année. Ensuite, ce sera la responsabilité de l'armée afghane après 2014 d'assurer la bonne exécution des missions qui lui seront confiées, donc le contrôle de son territoire. Pour y parvenir, il y aura une contribution qui sera apportée par un certain nombre de pays pour soutenir l'armée afghane, j'entends une contribution financière. Mais, ce sera aux Afghans eux-mêmes de régler cette question de leur souveraineté. C'est la raison pour laquelle, ce matin, j'ai évoqué le nécessaire processus politique, le dialogue politique, la réconciliation politique en Afghanistan et ce ne sera pas facile. Mais ça, ça appartient aux Afghans. S'il n'y a pas de réconciliation politique, s'il n'y a pas de dialogue politique, s'il n'y a pas des élections transparentes, libres et démocratiques en 2014, c'est vrai que ce sera plus difficile. Mais à un moment, ce sont les pays eux-mêmes qui doivent assurer leur propre avenir et pas à des alliés, aussi bienveillants soient ils.

QUESTION -- Est-ce que vous avez donné ce matin aux alliés des précisions concernant le nombre de militaires français qui resteraient après 2012 pour assurer la protection du matériel ? Est-ce que vous vous êtes engagé sur un nombre de contingents, de formateurs qui resteraient en Afghanistan après 2014 ?

LE PRESIDENT -- Non, je ne me suis pas engagé sur un nombre. J'ai simplement posé deux principes. Le premier, c'est le retrait de toutes les forces combattantes françaises d'Afghanistan pour la fin 2012 et, cet engagement, je l'assure sera scrupuleusement tenu. Ensuite, demeureront en Afghanistan des éléments militaires pour assurer des tâches de formation, limitées d'ailleurs, aussi bien pour la police que pour les cadres de l'armée afghane. C'était d'ailleurs prévu dans le traité d'amitié qui a été signé entre mon prédécesseur et le Président Karzaï. Mais il n'y a pas d'indications chiffrées.

QUESTION -- Sur la Syrie ?

LE PRESIDENT -- J'ai rencontré longuement le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, parce qu'il voulait me faire part de sa préoccupation, non seulement, par rapport à la Syrie, dès lors que la mission de Kofi Annan va se poursuivre dans des conditions de sécurité difficiles, mais aussi de sa préoccupation par rapport au Liban, car il y a eu un certain nombre de violences qui ont été commises au Liban. Vous savez que nous avons des forces françaises au Liban à travers la FINUL, et donc je me suis légitimement préoccupé de leur sécurité, de leur présence nécessaire, et je ferai en sorte d'être très attentif à ce qui va se passer au Liban. Le Liban ne doit pas être déstabilisé par ce qui se passe en Syrie.

QUESTION -- Sur la situation au Mali, les derniers événements, est-ce que cela vous inquiète ?

LE PRESIDENT -- J'ai appris durant ce sommet qu'il y avait eu une nouvelle fois des mouvements au Mali. Le président par intérim Traoré aurait été blessé. Donc je réaffirme, ici, que le processus qui a été voulu par la CEDEAO doit être poursuivi et que les autorités légitimes doivent être respectées. Et donc la France sera très attentive par rapport à ce qui se passe au Mali. Plus généralement, cette zone du Sahel est très inquiétante. J'en avais fait part au G8 par rapport à ce qui me paraissait être des enjeux pour la sécurité du monde et ce qui revient du Mali est une nouvelle source d'interrogations. Donc, la France sera très attentive à ce qui se passe non seulement au Mali, mais aussi au Niger, mais aussi en Mauritanie, c'est à dire dans toute la zone du Sahel. Mais c'est vrai que le Mali est déstabilisé. On ne peut pas accepter qu'il y ait une agression sur le président par intérim__________________________



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Blagues et caricatures d' avant présidentielle Française

Éditorial de lucienne magalie pons

  1. Blagues.Caricatures.Cartoons.Dessins.Fakes.Humour.Sarkozy ...

    sarkozynews.canalblog.com › Catégories
    6 mai 2012 – SarKozY News - Revue de presse Anti-Sarko - D-DAY - 6 mai 2012 - Le ... Blagues.Caricatures.Cartoons.Dessins.Fakes.Humour.Sarkozy ...
  2. Humourous - Blagues sur Nicolas Sarkozy

    humourous.free.fr/blagues/blagues.php?id=47&label...sarkozy
    Deux mecs discutent dans un bar, d'un coup l'un des deux dit : - Tu savais que Barack Obama veut faire des photos grandeur nature ? - non, lui dit son ami.

Angela Merkel : son parti le CDU se fait talonner de 1 point par le SPD dans les sondages, dans les intentions de vote aux législatives

Éditorial de lucienne magalie pons


Selon un récent sondage Insa-Meinungstrend publié hier Mardi 22 Mai, par l’important quotidien allemand « Bild », le parti conservateur CDU de la chancelière allemande Angela Merkel est  pratiquemment rattrapé à un point près par  le Parti Social-démocrate, dans les intentions de vote aux législatives. D’après » le baromètre d'opinion »  réalisé par YouGov pour « l'Institut pour de nouvelles réponses sociales (Insa), »  la CDU recueillerait 33% (-1) des voix si les élections législatives prévues à l'automne 2013 devaient avoir lieu ce dimanche, contre 32% (+ 3) pour le SPD.

Récemment le  résultat de l'élection régionale en Rhénanie du nord- Westphalie et le limogeage du ministre de l'Environnement Röttgen ont pénalisé la CDU», relève le président de l'Insa, Hermann Binkert, cité par Bild.

Rappelons que lors du scrutin du 13 Mai dernier  la CDU avait réalisé le plus mauvais score de son histoire dans cet Etat régional avec 26,3% des voix devancée par le SPD qui avait  réalisé 39,1% des voix, ce qui permettait  à  ce land  de 18 millions d’habitant, puissant industriellement décrocher une majorité confortable pour gouverner avec les Verts (11,3%).

Trois jours après cette  défaite, Angela  Merkel avait limogé son ministre de l'Environnement, Norbert Röttgen, tête de liste CDU pour cette élection, qui était cependant  l'un de ses proches  au sein du parti, comme on le voit la fermeté de politique de la chancelière allemande ne s’attarde pas aux sentiments.

Le sondage publié mardi  par le quotidien allemand « Bild »  reflète  une tendance générale de baisse des conservateurs dans les intentions de votes depuis le 13 mai.

L'écart sondagier entre la CDU et le SPD   qui était de de 8 ou 9 points avant ce scrutin, n'était  plus que de 5 points dans un sondage Forsa publié le 16 mai et de 3 points dans une enquête Infratest-Dimap du 18 mai.


Quand au  parti libéral FDP, allié  de la CDU au gouvernement, il  n'est crédité que de 4% des intentions de vote dans le baromètre Insa, ce qui l'empêcherait d'avoir des députés à la chambre basse du Parlement, le Bundestag.

 En conclusion, selon le sondage publié par le quotidien allemand Bild , avec 14% pour les Verts, le SPD pourrait presque disposer d'une majorité pour gouverner dans une coalition «rouge-verte», selon cette enquête.

Il est indiqué que le baromètre Insa-Meinungstrend a été réalisé du 18 au 21 mai auprès d'un échantillon représentatif d'environ 2000 personnes.



22 mai 2012

Sommet de l'Otan à Chicago - 2O/21 mai 2012 à Chicago - (revue de presse)

Éditorial de lucienne magalie pons

Nous prenons notre temps pour rédiger un compte rendu qui ne sera publié que demain, en effet il faut laisser les premières  impressions se décanter et réfléchir avant d'écrire.

Certes les médias écrivent sur le vif, c'est leur rôle d'informer , de commenter à chaud, pratiquement en continu,  pour ne pas se faire doubler, chacun veut être le premier à publier à  la Une.

Il n'en est pas de même pour  la directrice de notre site d'information, elle n'appartient à aucun groupe de presse, se détache de toute influence et ne participe à aucune course à l'information.

Mais en attendant nous vous invitons, si vous le souhaitez,  à lire ci-dessous, dans la Revue de Presse, les articles de votre choix :

  1. Hollande quitte Chicago estimant avoir convaincu ses alliés
    Le Point‎ - il y a 27 minutes
    CHICAGO (Reuters) - "Notre mission en terme d'action et de combat est ... reparti du sommet de l'Otan de Chicago avec le sentiment d'avoir ...

Sommet de l'Otan à Chicago: L'avenir de l'Afghanistan après 2014 à ...

www.20minutes.fr/.../937317-sommet-otan-chicago-avenir-afghanist...
il y a 1 jour – DÉFENSE - Une cinquantaine de dirigeants prendront place dans un centre des congrès de Chicago, où le sommet doit se terminer en début ...

Le G8 : Concertation franche entre les participants, volonté de trouver des solutions, tels ont été les points dominants de ce G8

Éditorial de lucienne magalie pons


Réunis Samedis à Camp David, les  dirigeants des pays du G8  ont  échangés Samedi 19 mai sur les  dossiers  à l’ordre du jour en Europe tout autant qu’aux Etas6 Unis , la croissance, les emplois,  l’économie, les déficits, la crise, la Zone Euro,  avec en point d’orgue la crise grecque,  mais aussi sur les dossiers  de sécurité internationale  les plus préoccupants pour les occidentaux, tels que le nucléaire en Iran et  les révoltes  « violentes »  de la Syrie.

 

Dans les grandes lignes tous les membres du G8  sont en principe d’accord pour unir leur efforts pour une zone euro forte et unie, ils sont déterminés à encourager la croissance et à lutter contre les déficits,  la stratégie à prendre c’est évident ne sera  pas la même pour tous, et restera à définir la méthode de  parvenir ensemble à fixer des objectifs .

 

"Notre impératif est d'encourager la croissance et les emplois", ont déclaré les dirigeants du G8 .

 

"Nous sommes déterminés à prendre toutes les mesures nécessaires pour renforcer et revigorer nos économies", ont affirmé les dirigeants.

 

Il est à noter que  François Hollande et Patrick Obama  la veille lors de leur première rencontre avaient si l’on peut dire donner le ton en  montrant leur accord de principe  sur la croissance.

 

Enfin  pour la crise Grecque, les dirigeants des pays du G8 ont insisté particulièrement sur  "l'importance d'une zone euro forte et unie" et tous attendent de  la Grèce qu’elle respecte ses engagements et reste dans la Zone Euro.

 

Sur le programme Nucléaire de l’Iran, le Président Barack Obama a assuré que lui et ses partenaires étaient unis face au programme nucléaire controversé de l'Iran.

 

"Je pense que nous sommes tous d'accord sur le fait que l'Iran a le droit à un programme nucléaire pacifique, mais que ses violations continuelles des règles internationales et son incapacité à prouver jusqu'ici qu'il n'essaie pas de le militariser constituent un grave motif d'inquiétude pour nous tous", a  déclaré le Président  Barack Obama..

 

Et le Président de la République Française  François Hollande a déclaré dans un point de presse , extrait :  «  … pour ce qui concerne l'Iran, nous avons adopté la même position, la même démarche qui conduira, à Bagdad le 23 mai prochain, à mettre les Iraniens devant leurs responsabilités dans le cadre d'une négociation. La fermeté a conduit les Iraniens à venir à ces conditions à la négociation. Je ne sais pas ce qu'elle donnera, mais c'est toujours avec fermeté que nous devons l'engager

 

Sur la Syrie , un point de désaccord persiste entre  les Etats-Unis et la Russie, le Président Barack Obama a  plaidé pour   un "processus politique" s'engageant "plus rapidement" dans ce pays,  mais la Russie, dont la position sur son allié syrien n’a pas changé,  d’après un haut-responsable de la délégation russe qui accompagne le Premier Ministre Dmitri Medvedev ne considère pas que la Syrie fait l’objet d’un accord .

 

En France on peut considérer que notre Président de la République a rempli fermement  son rôle  dans les réunions du G8 en soutenant  la ligne politique qu’il s’était fixée  et dont il n’a pas varié, et en dépit des critiques de la droite Française notamment , on doit reconnaître qu’il a réussi à ouvrir les dirigeants des pays du G8 à s’intéresser notamment  à la croissance, un  pas en avant  qui sera suivi d’effet n’en doutons pas.

 

Enfin pour une information plus  complète que celle que nous trouvons dans les médias qui le plus souvent en relatant la réunion du G8 se dispersent plus volontiers en commentaires et polémiques au lieu d'insister sur les points positifs ,  il est intéressant de prendre connaissance "à la source " de ce que notre Président François Hollande  a déclaré sur le G8 en point de presse à Camp David :

 

« Point de presse du  Président de la République  François Hollande à Camp David

« Mesdames et Messieurs,

Pour cette première partie du G8, je considère que des avancés importantes ont été réalisées sur les principaux sujets qui étaient à notre ordre du jour. Je ne suis pas encore familier de ces rencontres et je ne veux donc pas préjuger de ce qu'elles étaient il y a encore quelques années. Mais je considère que ce qui a été fait hier et aujourd'hui est important.

D'abord, parce que pour ce qui concerne l'Iran, nous avons adopté la même position, la même démarche qui conduira, à Bagdad le 23 mai prochain, à mettre les Iraniens devant leurs responsabilités dans le cadre d'une négociation. La fermeté a conduit les Iraniens à venir à ces conditions à la négociation. Je ne sais pas ce qu'elle donnera, mais c'est toujours avec fermeté que nous devons l'engager.

Mais tous les pays présents au G8, y compris la Russie, ont accepté ce processus. Sur la Syrie, là encore, il y a eu une avancée significative dans la mesure où tous les participants - et j'ai insisté là-dessus - puissent soutenir la mission de Kofi Annan et permettre par l'envoi d'observateurs une protection de la population syrienne par rapport aux actions répressive de son dirigeant.

La matinée d'aujourd'hui, avait été précédée d'un certain nombre de conversations entre les chefs d'Etat et de gouvernement concernés. Cette matinée a été consacrée à la situation économique et notamment à la croissance. Cette question avait été la priorité que j'avais affirmée tout au long de ces derniers mois et qui se trouve ici rappelée avec également le maintien des engagements de consolidation budgétaire indispensable. Comme l'a rappelé le président Obama, nous devons poursuivre ces deux objectifs à la fois : le sérieux budgétaire et la recherche de la croissance la plus élevée. Dans ce cadre, nous aurons le 23 mai pour la réunion informel du Conseil européen à mettre toutes les propositions sur la table. Et la France y prendra toute sa part dès lors qu'elle-même a voulu qu'il y ait cette priorité donnée à la croissance, cette volonté d'améliorer notre compétitivité, la capacité de nos entreprises, de faire un effort de technologie et de faire en sorte que nous mobilisons tous les instruments, à l'échelle de l'Europe, pour soutenir directement la croissance.

Enfin, la question de la Grèce a été forcément abordée et autant nous avons salué tous les efforts qui ont été pu être faits ces derniers mois dans tous la plupart des pays pour redresser les finances publiques, autant reste une incertitude pour la Grèce par rapport aux élections qui sont prévues le 17 juin. Le message que j'ai voulu porter, que j'avais d'ailleurs affirmé dès mardi avec Mme Merkel, c'était le souhait que la Grèce reste dans la zone euro, respecte ses engagements mais soit appuyée, accompagnée par l'Europe pour stimuler sa croissance. C'est cette démarche là encore qui s'est retrouvée ou qui se retrouvera dans le communiqué final.

Pour tout dire, c'était ma première participation à une grande réunion internationale. Demain, je serai au sommet de Chicago pour l'Otan. J'avais, au nom de la France, l'objectif de mettre la croissance au cœur des débats et de faire que cette dimension de croissance ajoutée à la consolidation budgétaire, aux efforts de redressement des comptes publics puisse trouver toute sa place dans toutes les réunions, à commencer par le G8, ensuite le Conseil européen et enfin le G20.

Le président Obama a aussi voulu que la croissance soit évoquée comme une manière de donner confiance aux opinions publiques et aussi aux marchés. Mais je dois dire que, dans le G8, cette volonté de croissance, même si chacun des participants pouvaient y mettre ses propres mots, a été partagée. Voilà pourquoi je considère que ce G8 a été utile, fructueux et permet d'envoyer un double message : un message de confiance et un message de croissance.

Il n'y aura pas de croissance sans confiance, et il n'y aura pas de confiance sans croissance. Et je considère que le mandat que j'avais reçu du peuple français a été, dans un premier temps, déjà honoré.

Je peux répondre à vos questions. Je sais qu'on doit aller vite parce Mme Merkel doit également s'adresser à sa propre presse. Donc deux questions.

QUESTION -- Monsieur le Président, est-ce que vous avez évoqué la question de l'Espagne notamment vos propos d'hier soir sur une solidarité en Europe pour secourir et éventuellement recapitaliser les banques espagnoles qui sont en danger ?

LE PRESIDENT -- J'ai souhaité que la question de la recapitalisation des banques, pas simplement espagnoles, soit évoquée mais il n'y a pas de mention de cette discussion dans le communiqué final dès lors que ce n'est pas l'objet du G8 de le traiter.

Il y aura ce passage, qui est en train d'être travaillé sur notre souhait que la Grèce reste dans la zone euro. Les Grecs auront à se prononcer par le vote du 17 juin et dans le respect des engagements qui ont passé avec les Européens. Dernière question.

QUESTION -- Comment était l'ambiance ?

LE PRESIDENT -- Je n'ai pas beaucoup de références, je ne peux pas savoir comment cela s'était passé avant. Je n'ai pas reçu de confidence. Mais il y a eu une grande franchise entre les participants. Chacun a essayé de dire sa vérité, sa conception, ses craintes, ses espoirs et il y a une volonté de trouver des solutions. Il n'y a pas eu de blocage au sens où certains auraient été arque boutés sur les exigences de consolidation budgétaire et les autres sur la priorité donnée à la croissance dès lors que j'ai considéré, je n'ai pas été le seul, que ce qui ne se discutait pas était le sérieux budgétaire alors nous pouvons donner toutes les chances à la croissance. Merci.

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La déclaration de François Hollande après son premier G8


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Séquences choisies - Barack Obama reçoit à Camp David

Le président américain Barack Obama est l'hôte du sommet du G8 à Camp David. Il s'agit de sa quatrième participation à la réunion des huit Etats les puissants du monde au niveau économique. Les Etat-Unis font partie des membres fondateurs de l'organisation, en 1975, avec la France, l'Allemagne, l'Italie, la Grande-Bretagne et le Japon. C'est la sixième fois que le sommet se déplace sur sol américain. [Mandel Ngan - AFP]

Sommet du G8: les précisions de François Jeannet

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La question du maintien de la Grèce dans la zone euro au centre des débats

F. Hollande rencontre B. Obama à la Maison Blanche


21 mai 2012

Éditorial de lucienne magalie pons

Télécharger les émoticônes Joyeuses Fêtes

Elections Législatives Françaises : Ouverture de la campagne officielle ce Lundi 21 Mai 2012

Éditorial de lucienne magalie pons


La campagne pour les élections législatives des 10 et 17 juin,  commence officiellement ce lundi.

La droite UMP qui a raté la campagne présidentielle,  veut se  rattraper et  focalise ses espoirs  sur une victoire qui leur permettrait  d’imposer une  « cohabitation », ils sont les seuls à y croire, mais laissons les dans leurs préjugés de « dernière chance » .

 A propos de « cohabitation », les avis sont partagé à droite, certains la juge légale au regard des institutions, d’autres la juge contraire à l’esprit de la V° République.

 Jean-Jacques Bourdin en a lançé l’amorce récemment en interviewant Henri Guaino, lequel se présente dans une circonscription des Yvelines sous l’étiquette UMP, nous avons appris d’Henri Guaino  qu’il n’aime pas la cohabitation, mais que celle-ci est inscrite dans les institutions.

Au contraire, Claude Guéant ex-ministre de l’Intérieur  juge la cohabitation contraire à "l'esprit de la Ve République".

. "Le pays n'est pas traversé par une vague rose", a  estimé  l'ex-Premier ministre François Fillon au vu de l'écart réduit entre François Hollande  et  Nicolas Sarkozy le 6 mai.

Quoiqu’ il en soit la droite UMP  divisée  dans ses appréciations de la « cohabitation » ,  s’accroche à l’espoir,  improbable à notre avis,  d’  un renversement de tendance et d’une cohabitation,  mais pour la   cohabitation c’est encore un  de ces serpents  de mer qui nagent en permanence  dans  les eaux de fond troubles de   l’UMP,  et que leurs leaders  s’efforcent  de  dissimuler tant qu’il peuvent pour  se montrer  unis en campagne législatives, mais dont certains font une apparition  en surface dès que l’on interroge l’un où l’autre de leurs candidats.

Manuel Valls déclarait le 7 Mai, le lendemain de la victoire de François Hollande "Une cohabitation au mois de juin, cela n'aurait aucun sens".


La gauche plus réaliste  a de bons espoirs de voir les électeurs  confirmer leur victoire aux législatives,  en effet chaque fois  que des élections législatives se  sont tenues  dans la foulée de la présidentielle, les  électeurs  ont confirmé leur premier vote en donnant au président élu une majorité pour appliquer sa politique. François Hollande, parlant une dernière fois devant le PS avant son investiture,  a donné le ton : «Donnons une majorité au changement": et tel  sera  le slogan de campagne des socialistes  n’en doutons pas.

Manuel Valls déclarait le 7 Mai, le lendemain de la victoire de François Hollande "Une cohabitation au mois de juin, cela n'aurait aucun sens".


Les derniers sondages, réalisés avant l'annonce de la composition du gouvernement,  donnaient un avantage à la gauche (45-46%) sur la droite parlementaire (32-33%), avec un Front national entre 12 et 16%.

Les experts électoraux  attendent plus, selon leurs analyses,  au second tour des législatives, à des duels FN-PS ou FN-UMP (outre les classiques duels PS-UMP) qu'à des triangulaires et ils estiment que  celles-ci pourraient   envoyer au tapis quelques dizaines de députés sortants UMP.

Le Front de gauche compte tirer profit du  score de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon pour passer d'une vingtaine à une trentaine de députés, communistes pour la plupart.


Apparemment l'UMP (alliée au Nouveau-Centre et au Parti Radical « valoisien ») ,  qui  espère  apporter "un contrepoids" à la concentration des pouvoirs par la gauche, qui "tient" déjà  l'Elysée, le Sénat, et  la plupart des départements, régions et grandes villes, est bien mal barrée pour atteindre son objectif , d’autant que pour le moment  l'ex-parti présidentiel part en campagne divisée sans  « leader » désigné  pour la conduire, à tel point que  l’ex -ministre Alain Lamassoure a réclamé "un capitaine d'équipe".

Au contraire du côté des socialiste  le « capitaine » est déjà désignés pour mener   la campagne des législatives  ce sera le Premier ministre Jean-Marc Ayrault chef de la majorité PS-EELV-PRG  mènera la bataille, avec à ses côtés la première secrétaire du PS Martine Aubry.

Information :

Ce scrutin mettra aux prises près de 6.600 candidats il est à noter  que quelques  330 circonscriptions sur 577, dans 67 départements, ont été redécoupées, et onze créées pour les Français de l'étranger.

Dès  à présent  certains médias à la  "boule de cristal enfumée",   prétendent que les  10 et 17 juin, les Français devraient être nettement moins nombreux à se rendre aux urnes qu'à la présidentielle  ce qui  d’après eux auraient  des incidences sur les résultats, seuls les candidats ayant obtenu 12,5% des voix des inscrits pouvant se maintenir au second tour.

Note :  Il appartient aux électeurs de se présenter en masse aux élections législative pour faire échec à ces prédictions médiatiques, comme d’habitude  ces « certains médias » tentent de faire croire que les français se désintéressent de la vie politique, c’est faux, les électeurs s’intéressent à la vie politique quand elle en vaut la peine, ils ont voté et choisi  le changement à l’élection présidentielle, et sur leur lancée ils voteront aux toutes prochaines législatives  pour confirmer leur choix.

Charte de déontologie signée par les membres du Gouvernement, lors du premier Conseil des ministres du Gouvernement Ayrault le 17 mai 2012

Éditorial de lucienne magalie pons




Le premier Conseil des ministres du Gouvernement nommé par François Hollande sur proposition du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, s'est tenu le jeudi 17 mai 2012.

 Au cours de ce premier Conseil des Ministres, Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a présenté un décret relatif au traitement des membres du Gouvernement, ainsi que les grands principes qui régiront l'organisation du travail gouvernemental.

Nous avons publié  par ailleurs sur notre blog la vidéo du point de presse de Madame Najat Vallaud Belkacem  sur ce premier conseil des ministres : 17 Mai 2012 - Point de Presse de Mme. Najat Vallau...

Nous avons retenu entre autre questions importantes que l’'ensemble des ministres a signé une charte de déontologie.

Pour en savoir plus sur cette charte de déontologie nous nous sommes documentés pour en connaître ses dispositions en nous rendant aux sources et  en voici ci-dessous le texte intégral :

CHARTE DE DÉONTOLOGIE DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT

Le bon fonctionnement d’une démocratie passe par l’existence d’un lien de confiance entre les citoyens et ceux qui gouvernent. Cette confiance ne se confond pas avec la légitimité donnée, directement ou indirectement, par le suffrage universel. Elle échappe d’ailleurs aux clivages politiques. Elle se construit jour après jour, au vu de l’action du Gouvernement et de l’image donnée par ceux qui en sont membres. Un manquement isolé peut, à lui seul, suffire à l’entamer durablement.

C’est afin d’aider à la construction et à la préservation de ce lien de confiance qu’il a paru utile de rassembler, sous la forme d’une « charte de déontologie » quelques principes simples qui doivent guider le comportement des membres du Gouvernement.

SOLIDARITÉ ET COLLÉGIALITÉ

L’expression des points de vue, la confrontation des idées en toute confiance sont nécessaires pour assurer la vitalité d’un Gouvernement. La délibération collégiale permet de rechercher les mesures les plus justes et d’éviter les erreurs. Chaque membre du Gouvernement a le droit de s’exprimer dans le respect de la confidentialité qui s’attache aux délibérations du Gouvernement sur tout sujet, y compris les sujets extérieurs à ses attributions.

Une fois que la décision est prise, au besoin après arbitrage du chef du gouvernement, c’est le principe de solidarité qui s’applique. L’expression, directe ou indirecte, de désaccords ne peut qu’affaiblir le Gouvernement et susciter le scepticisme des citoyens à l’égard de la crédibilité de l’action politique.

2. CONCERTATION ET TRANSPARENCE

Les membres du Gouvernement doivent être à l’écoute des citoyens. Ils entretiennent des relations suivies avec l’ensemble des partenaires institutionnels de leur ministère. Ils recueillent leur avis sur les principales décisions.

Ces relations institutionnelles suivies doivent aller de pair avec un développement de la consultation du public en utilisant les possibilités offertes par l’internet
.
Les projets de texte remis au président de la République et au Premier ministre font apparaître les consultations menées, leur résultat et la façon dont elles ont conduit à amender le projet.
Plus généralement, le Gouvernement a un devoir de transparence. Il respecte scrupuleusement les dispositions garantissant l’accès des citoyens aux documents administratifs. Il mène une action déterminée pour la mise à disposition gratuite et commode sur internet d’un grand nombre de données publiques.

3. IMPARTIALITÉ

Les membres du Gouvernement sont au service de l’intérêt général. Ils doivent, non seulement faire preuve d’une parfaite impartialité, mais encore prévenir tout soupçon d’intérêt privé. C’est la raison pour laquelle ils remplissent et signent une déclaration d’intérêts lors de leur entrée en fonctions, déclaration qui est rendue publique, à l’exception des informations concernant des tiers. En outre, ils confient la gestion de leur patrimoine mobilier à un intermédiaire agréé, sur la base d’un mandat garantissant qu’ils ne pourront intervenir directement dans cette gestion.

Les membres du Gouvernement s’abstiennent de donner suite à toute invitation pour un séjour privé qui émanerait d’un gouvernement étranger ou de personnes physiques ou morales dont l’activité est en relation avec leur département ministériel.

Ils remettent au service des domaines, soit immédiatement, soit à l’issue de leurs fonctions, les cadeaux d’une valeur supérieure à 150 euros.

Ils renoncent à toute participation à un organisme, même à but non lucratif, dont l’activité intéresse leur ministère.

Ils s’abstiennent absolument de toute intervention concernant la situation d’un membre de leur famille ou d’un proche.

4. DISPONIBILITÉ

Les membres du Gouvernement consacrent tout leur temps à l’exercice de leurs fonctions ministérielles. Ils doivent, de ce fait, renoncer aux mandats exécutifs locaux qu’ils peuvent détenir.

5. INTÉGRITÉ ET EXEMPLARITÉ

Les moyens mis à la disposition des ministres sont réservés à l’accomplissement de leur mission. Seules les dépenses directement liées à l’exercice des fonctions sont prises en charge par l’Etat.

Les membres du gouvernement disposant d’un logement de fonction déclarent l’avantage en nature correspondant.

Les membres du Gouvernement privilégient le train pour les déplacements d’une durée inférieure à trois heures.

Sauf contrainte particulière justifiant une escorte motocycliste, leurs déplacements en automobile se font dans la discrétion et le respect des règles du code de la route.

Madame Najat Vallaud Belkacem - Ministre des Droits des Femmes

Éditorial de lucienne magalie pons




Le 16 mai 2012, Najat Belkacem, a été  nommée ministre des Droits des femmes et porte-parole du gouvernement dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault.

En 2000 est diplômée de Sciences Po Paris où elle avait  rencontré Boris Vallaud, actuel directeur général des services du conseil général de Saône-et-Loire, avec qui elle s’est  mariée  le 27 août 2005. Ils sont parents de jumeaux, Louis et Nour, nés en 2008.

Najat Vallaud-Belkacem - Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Najat_Vallaud-Belkacem
Najat Vallaud-Belkacem, née Najat Belkacem le 4 octobre 1977 à Beni Chiker au Maroc, est une femme politique maroco-française, conseillère générale ...

17 Mai 2012 - Point de Presse de Mme. Najat Vallaud Belkacem à l'issue du Premier Conseil des ministres du Gouvernement Ayrault

Éditorial de lucienne magalie pons

Madame Najat Vallaud-Belkacem, porte parole du Gouvernement Ayrault, tenait le 17 mai 2012 un point de presse à l'issue du Premier conseil des Ministres.

L'acuité des actualités de ces derniers jours ne nous avait permis de publier ce "point de presse",  d'après les articles que nous avions lus  dans la presse à ce sujet  citaient ce que les journalistes souhaitaient faire ressortir, notamment les dispositions prises par ce premier conseil des ministres  en ce qui concernent  la réduction de 30 % de leurs rémunérations ainsi que de celle du Chef de l’État,  assorties de leurs commentaires, mais au-delà de cette mesure le Conseil des Ministres du 17 Mai apparait beaucoup plus riche de résolutions , et finalement le point de presse de Madame Najat Vallaud Belkacem  recouvre l'ensemble des décisions et des intentions du Gouvernement, et nous considérons que pour une information objective il faut s'y référer, de préférence aux articles et déclarations des médias :




20 mai 2012

François Hollande aux Etats Unis - Premières vidéos et images -

Éditorial de lucienne magalie pons









Lucienne Magalie Pons vous présente un aperçu de la première journée de notre Président de la République aux Etats Unis : 
                                                                    
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L'arrivée du Président de La République Française et de son escorte à l'aéroport de Dulles (près de Washington)

 

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Arrivée, rencontre cordiale  à la Maison Blanche entre les deux Présidents, pour leur première rencontre François Hollande et Patrick Obama ont échangé sur les dossiers sérieux, avec aussi un petit intermède de détente  sur les Cheeseburgers américains et les "frittes françaises"


François Hollande a rencontré Barack Obama par BFMTV

 
Barack Obama, a lu la biographie de François Hollande, il lui rappelle,   sous le regard amusé de l'intéressé, qu’il était venu dans sa jeunesse étudier le business des fast-food aux Etats-Unis, et lui demande en plaisantant son opinion sur les burgers de sa ville de Chicago ». François Hollande a promis qu'il ferait attention a ne trouver « aucun défaut » au fameux sandwich. « Je souhaite rappeler que les cheeseburgers vont très bien avec les frites françaises » a repris malicieux Patrick Obama, il a aussi plaisanté sur le scooter de François Hollande, dont les réponses n’ ont pas manqué de sel français !


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La poignée de main qui scelle l'amitié franco-américaine  : entre les deux Présidents le courant et établi  et c'est un signe  de bonne augure pour les relations internationales : 




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Barak Obama  accueille  les membres du G8 pour un diner de travail, tous à l'exception de François Hollande sont en col ouvert .


Patrick Obama en  pantalon de toile marron et veste sombre sur chemise ouverte, a accueilli en soirée  les dirigeants du G8 et de l'Union européenne à l'entrée de la "Laurel Lodge", le principal corps de bâtiment du complexe de Camp David, la résidence de campagne des présidents américains, pour un diner de travail au cours duquel ils  devaient  évoquer les dossiers brûlants sur la scène internationale autour d'un dîner de travail.

Tous les  Messieurs  sont arrivés en col ouvert, on rapporte que Madame Hillary Clinton, seule femme de la réunion,  portait une ample veste saumon et un pantalon clair.

François Hollande arrivé en dernier portait  une cravate sombre, "François, on avait dit que tu pouvais enlever la cravate!", s'est écrié le président américain en l’accueillant, notre président très souriant a  expliqué en anglais: "pour ma presse!" …"Pour ta presse, il faut que tu présentes bien", a  admis Patric Obama épanoui  alors qu'une haie de photographes immortalisait cette arrivée.

D’après la photo  officielle de ce  dîner de travail diffusé tard par la Maison Blanche, François Hollande  assis à la droite du président américain, apparaît en col ouvert.
Après tout ce n’est pas ce qu’il  y autour du cou qui compte mais dans l’esprit.

                                                                                                                   



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Conférence de presse à l'Ambassade de France  


Les Français de Washington et des états voisins  se pressaient  vendredi à l'ambassade  de France pour écouter François Hollande, lequel  a exprimé devant une salle comble  de  quelques 2000 invités,   la "gratitude de la République" à ces Français de l'étranger, en leur rendant  compte, avant la conférence de presse,  de son entrevue avec Patrick Obama et en leur présentant les sujets qu’il entend défendre au cours de son déplacement officiel aux Etats-Unis. .
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Nous avons voulu en vous présentant sur cette page  ces vidéos et images,  vous donner un aperçu de l'ambiance de la première journée de François Hollande  le  vendredi 18 mai, mais bien sûr les réunions du G8 et du sommet de l'Otan feront l'objet de notrepart d'un compte rendu sérieux dès demain Lundi.

Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...