23 mars 2015

En mémoire des victimes de la fusillade du 26 mars 1962 à Alger

Éditorial de lucienne magalie pons


Nous approchons de l'anniversaire du 26 mars 1062, une date tragique de l'histoire de l'Algérie Française  que certains des jeunes générations n'ont jamais entendues parler, mais notre devoir de mémoire qui n'est pas honoré par la France, m'oblige à raconter le récit de cette journée tragique afin que ceux qui en sont responsables et acteurs , certains de ces crétins existent encore ,  qu'ils  sachent bien qu'il y a encore de vieux français d'Algérie pour ranimer la flamme  de nos souvenirs aussi douloureux soit-il, et leur rafraichir la mémoire des crimes qu'ils ont commis.

Ci dessous voici ce récit que j'avais écrit il y a quelques années et qui avait  été repris à l'époque par plusieurs sites et blog de nos amis.

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LE 26 MARS 1962

Ecrit  le mercredi 8 février 2006, par Lucienne PONS
LE 26 MARS 1962 un climat lourd d’inquiétude, d’indignation et de colère règne sur l’Algérie,  Bab El Oued cerné par les forces de l’ordre depuis plusieurs jours résiste et dans l’après-midi le drame éclate frappant la manifestation de soutien.... Vu et vécu par l’auteur qui se trouvait sur les lieux.
En ce matin du 26 mars 1962, en dépit d’un beau soleil printanier, un climat lourd d’inquiétude, d’indignation et de colère  régnait sur l’Algérie et dans nos cœurs. Les accords d’Evian qui faisaient la part belle au FLN sans aucun ménagement pour la sécurité et les intérêts moraux et matériels des français et des harkis, venaient d’être signés par le Gouvernement et les tenants de l’Indépendance de l’Algérie, et pour nous il n’y avait plus d’autre alternative que la valise ou le cercueil.
L’étau de la répression se resserrait autour de nous. En effet le Gouvernement qui tenait à faire passer les accords d’Evian, vis à vis de l’opinion française et de l’opinion internationale, comme une entente de bonne envergure souhaitée par la totalité des habitants de l’Algérie, mettait en place les mesures coercitives nécessaires pour endiguer toutes manifestations de protestations ou de désaveu à l’encontre de sa politique d’abandon. Or nous protestions en actes, en paroles, en écrits, par articles et par tracts et le quartier de Bab El Oued fût désigné comme cible expiatoire par les forces répressives qui y commirent leurs pires méfaits. En effet, les habitants de Bab El Oued qui n’avaient jamais cessé depuis le début de la guerre d’Algérie de clamer leur attachement à l’Algérie Française dans les manifestations et en faisant connaître leurs opinions  et qui soutenaient fidèlement l’OAS, se trouvaient dans le collimateur du pouvoir répressif et leur quartier, un des plus attachant et pittoresque d’Alger, se trouvait cerné et assiégé depuis plusieurs jours par des CRS et des Gardes Mobiles nouvellement affectés en Algérie. Un véritable blocus interdisait à ses habitants de circuler dans les rues, le couvre feu était institué avec interdiction d’ouvrir les persiennes, les rues du quartier étaient sillonnées par les forces de l’ordre armées jusqu’aux dents, toutes  communications et approvisionnements étaient contrôlés, interdits et réprimés. Les habitants étaient soumis à des perquisitions de jour et de nuit sans aucun ménagement, comme s’il se fût agi de sévir contre des malfaiteurs ; les forces répressives  menaçantes entraient dans les appartements, renversaient le contenu des meubles sur le sol, endommageant le linge, les vêtements, la vaisselle, les objets et les produits d’alimentation, et même les matelas ouverts au couteau ne furent pas épargnés.
Le Général Ailleret, de triste mémoire, n’avait pas hésité à faire mitrailler les immeubles et les terrasses  par les forces aériennes, au prétexte que ses habitants a selon lui, se livraient à des fusillades et que le quartier était en état d’insurrection permanente ! Or, pour rétablir les faits, s’il est vrai que quelquefois des fusillades s’entendaient au coin des rues ou provenaient des terrasses, la majorité des habitants ne possédaient pas d’armes et le quartier  n’était pas en état d’insurrection, mais dans un état d’insécurité entretenu par les provocations des forces répressives. Après les mitraillages par les forces aériennes qui provoquèrent une profonde indignation, un acte odieux déclencha une colère générale, ce fût l’exécution, commise par un CRS ou un Garde Mobile par une rafale de balles, d’une petite fille de dix ans qui avec l’insouciance de son âge avait ouvert les persiennes de son balcon, ce qui était formellement interdit aux habitants pendant ce  siège.Ce drame fût ressenti comme un assassinat.
Une manifestation fût décidée et annoncée pour le 26 mars 1962, en vue de témoigner notre indignation sur ce forfait, de porter notre soutien aux Habitants de Bab El Oued, d’obtenir la libération du quartier, et de manifester notre désapprobation unanime sur la politique pro-algérienne du Gouvernement, les organisateurs de la manifestation insistaient particulièrement sur le caractère pacifique de la manifestation prévue.
Dès la veille après-midi, des annonces faites à la radio et par voitures sillonnant les rues tentèrent de décourager la population.. Il était annoncé par les pouvoirs en place, tous des sbires au service du Maître de l’heure ainsi que l’avait baptisé le FLN (je veux parler du Général de Gaulle,  que des mesures seraient prises pour interdire toutes manifestations, réunions ou regroupements publics et des barrages furent mis en place pour interdire  toutes circulations automobile sur toutes les  routes dans les régions, et dans toutes les rues des villages et des villes. Visiblement le pouvoir ne voulait pas subir de retour de vague face à son action incessante "sur le vent de l’histoire" qu’il entendait faire souffler pour porter un projet falsifié et utopique de "grandeur nationale", alimenté par les discours dithyrambiques du Chef de l’état et de ses ministres, tous vendus à la cause de l’indépendance, tous traîtres envers nous,, tous prêts comme un seul homme à livrer l’Algérie aux rebelles après nous avoir promis de la garder Française, en s’abritant sous des slogans éventés tel que "le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes",( quel peuple ?...) le tout sans imposer à "ce peuple" des garanties ne serait-ce que morales pour les français d’Algérie et les harkis.
Tout en début de l’après-midi du 26 mars 1962, déterminées à rejoindre la manifestation, nous partîmes d’Hydra à pieds avec quelques amies pour rejoindre Alger en passant par le quartier du Golf pour ensuite rejoindre le Centre d’Alger. Plusieurs fois arrêtées et contrôlées en cours de routes, nous atteignîmes enfin par des circuits détournés le centre d’Alger et bloquées sur le Plateau des Glières, devant  la statue de Jeanne d’Arc, par un détachement militaire des forces du maintien de l’ordre qui était positionné sur tous les pourtours de la place et des rues, adjacentes en alignement sur les trottoirs, leurs armes en position de combat. Je fus assez surprise de constater que tout ce détachement important était composé de militaires arabes et j’ai pu observer qu’il n’y avait pas un seul militaire français parmi eux, du moins parmi ceux qui se trouvaient à ma proximité sur une ligne de 10 mètres environ derrière moi et à ma gauche.. Nous fûmes maintenues sur place avec d’autres manifestants, empêchés de circuler par ces militaires qui se montraient de plus en plus nerveux , nous menaçant d’un air féroce, sans pouvoir rejoindre par la rue d’Isly le gros de la manifestation ( 150 000 personnes environ), qui devait avoir rejoint les abords du quartier de Bab El Oued,, alors que des annonces par micros provenant de voitures de police qui parcouraient la ville,se succédaient invitant les participants à rentrer chez eux avant telle heure(j’ai oublié l’heure) qui était toute proche, ,sous peine de répression ; en quelque sorte un ultimatum ... qui pourrait porter à réflexion et analyse au vu du drame qui a suivi. Dans la foule les visages étaient graves et sévères nous manifestions dans le silence et la dignité sans provocations, mais fermement décidés à passer coûte que coûte, quand soudain nous entendîmes des coups de feu et nous vîmes immédiatement des personnes qui couraient vers nous en criant "ils ont tiré, ils on ouvert le feu ... il y des morts et des blessés, protégez-vous, protégez-vous..." . Il n’en était plus temps, j’ai entendu des coups de feu,des rafales de fusils mitrailleurs ou de mitraillettes et j’ai vu des gens tomber devant moi aux abords du plateau des Glières, près de la Grande Poste d’Alger, la foule se dispersait en tout sens, je n’ai pas vu qui tirait, certaines personnes se jetaient au sol, un homme m’a projeté à terre, un militaire tirait ou faisait mine de tirer dans notre direction, mes amies emportées par le mouvement de foule n’étaient plus là, des ambulances commençaient à circuler pour porter du secours dans  un affolement général et les cris douloureux des blessés et les cris d’indignation des manifestants présents sur les lieux. Je me suis relevée et faisant quelques pas j’ai vu,  un jeune homme en blouse blanche qui portait secours à une victime étendue sur le trottoir de la Grande Poste, abattu lui même par derrière, tué sur le coup et achevé de plus sur la victime. Je l’ai appris par la suite, il s’agissait d’un jeune médecin. Les  « militaires » tiraient  sur les ambulances, sur les infirmiers et les médecins, sur la foule. J’avais l’impression de me trouver subitement dans un autre univers et là, dans ma mémoire j’ai comme un grand trou noir, un passage à zéro. Aujourd’hui encore je ne me souviens pas comment la foule s’est dispersée autour de moi, comment je me suis retrouvée seule dans une rue au bout d’un moment,  me dirigeant vers l’Hôpital d’Hussein-Dey. Avant d’arriver à l’Hôpital j’ai vu un homme qui marchait devant moi dans la rue tomber sur le trottoir, abattu d’un coup de revoler par un individu surgit d’une sortie d’immeuble. Crime ?, vengeance ?, règlement de compte.. ?,  je ne le saurai jamais. Je les ai regardés comme une somnambule, l’agresseur m’a fixé l’espace d’une demie seconde de son regard dur et s’est effacé rapidement en courant. J’ai vu des gens qui venaient très vite vers la victime en criant...partez.. partez, Madame, partez vite, ne restez pas dans la rue... ne restez pas ici... partez ! Je continuais à marcher dans un état d’absence totale de conscience.Puis je suis arrivée à l’Hôpital d’Hussein-Dey où un spectacle de désolation régnait dans tous les espaces ; les malades habituels se trouvaient dans les jardins, en pyjamas ou chemises de nuit, ayant laissé leurs lits pour les blessés ; des ambulances arrivaient les unes après les autres, les infirmiers étendaient immédiatement les blessés sur des brancards alignés aux pieds des bâtiments ; en attendant d’être pris en charge,  certains blessés couverts de sang gémissaient, certains agonisaient, d’autres victimes étaient déjà mortes, jeunes filles et jeunes hommes pour la plupart, car comme je l’ai appris par la suite c’est le début du cortège où se trouvaient des étudiants et des jeunes qui avait été visé en premier lieu. J’ai vu aussi un homme arabe d’une quarantaine d’années qui se vidait de son sang et de sa vie sur un brancard, le visage livide, mais les yeux encore pleins de vie qui me regardait tristement avec regret. Ami, ennemi ... je ne savais pas, mais j’étais née sur la même terre que lui et c’est humainement, tout naturellement, que j’ai soutenu avec douceur la main qu’il tendait vers moi. Je ne sais pas combien de temps je suis restée errante dans l’hôpital où les parents des victimes pleuraient, certains en silence la tête dans leurs mains, d’autres en sanglotant ou en poussant des cris déchirants et se tordant les mains de désespoir. J’étais dans un cauchemar ... j’allais me réveiller... J’avançais consternée, comme une ombre, d’un brancard à l’autre, n’entendant pas ce que les gens me disaient, redoutant de trouver des parents, une amie, un ami, morts ou blessés. Je ne souviens pas non plus comment j’ai quittée l’hôpital et à quelle heure ; je me suis retrouvée sur la route me dirigeant vers Hydra  ou j’habitais et je n’ai aucun autre souvenir personnel de cette dramatique journée, même pas de la façon dont je suis entrée dans ma maison et me suis endormie ce soir là. Dans les jours qui ont suivi, j’ai pu lire les circonstances du drame dans les journaux, différentes hypothèses sur "qui avait ouvert le feu en premier ?" ... les militaires ?... un civil ? ...un barbouze ? ... un provocateur.... ? étaient avancées. On relatait aussi le cri de ce jeune officier, fraîchement arrivé de France, chef d’un détachement et qui avait ordonné à plusieurs reprises d’une voix forte "Halte au feu... Halte au feu ... Halte au feu ..." sans être obéit par les militaires qui se trouvaient sous son commandement. Existe-t-il encore ?... Je me souviens avoir entendu il y a quelques années ici en France, diffusé par une radio privée, le contenu d’une cassette enregistrée lors de la fusillade où l’on entend les coups de feu, les  cris  des manifestants et très clairement la voix déchirante du jeune officier ordonnant à plusieurs reprises "Halte au feu" !.
La lumière n’a jamais été faite officiellement sur la fusillade du 26 Mars 1962. Je me souviens qu’une rumeur circulait à Alger quelques jours après le drame : certains manifestants étaient persuadés que les militaires arabes qui se trouvaient dans les forces de maintien de l’ordre ce jour là du 26 mars 1962  en tenue de parachutistes étaient en fait des rebelles de la Willaya 4, habillés de tenues militaires françaises, qui à la suite de la signature des accords d’Evian du 19 mars 1962 auraient été intégrés dans les rangs de l’Armée Française pour assurer le maintien de l’ordre et prendre la relève peu à peu en attendant l’Indépendance qui devenait  imminente. Nous n’avons pas de preuve, nous ne saurons jamais la vérité. Seuls les assassins et leurs complices qui ont ouvert le feu la connaisse.
Et aujourd’hui encore je me questionne : Où est la vérité... ? Un silence de chape  s’est établie pendant des décennies sur ce drame gênant pour le pouvoir de l’époque qui a son prolongement jusqu’à nos jours. Un journaliste du journal télévisé de 13 heures le 26 mars 2002, soit quarante ans après, a rappelé cette fusillade en indiquant que "des tirailleurs algériens de l’Armée Française avaient ouvert le feu sur les manifestants". Je me suis permis de lui écrire en lui faisant rapport de la rumeur concernant le possible "rattachement" des FLN de la Willaya 4. Je n’ai reçu aucune réponse.
Je n’en attendais pas  d’ailleurs,  Plus de quarante ans après nous sommes toujours censurés sur nos souffrances, on ne nous entend pas, on ne nous lit pas , on ne veut pas nous voir, même si l’on nous écorche au besoin, dans les sphères de l’intelligentsia politico-journalistique et son prolongement de faux intellectuels vaseux, la vérité pour eux n’est pas bonne à entendre , même si pour nous elle est bonne à dire. Les chiffres officiels font état de 46 morts et environ 150 blessés, les avis sont partagés, mais les informateurs évitent d’en parler ; les informations locales de l’époque faisaient état de plus de 100 morts et plus de 150 blessés. Comment pourrions- nous le vérifier après tout la désinformation, la dénaturation et le brouillage des faits ?
Quant à certains de ceux qui ont commandé et servi en Algérie, généraux et militaires, qui croient de bon ton de venir périodiquement à la télévision, s’inféodant à l’air du temps, faire la larme à l’œil et la voix tremblante leur mea culpa, pour avoir torturé des criminels FLN et leurs complices, je les méprise ouvertement, ils feraient mieux de passer leur temps à dire la vérité sur les crimes odieux commis par les rebelles FLN sur les civils français, hommes égorgés, femmes et enfants violés et tués et mis en croix, et religieux catholiques torturés à mort et cloués sur la porte des églises, , et nos militaires surpris en embuscades, cruellement, sauvagement mutilés et émasculés avant d’être achevés égorgés à l’arme blanche par ces barbares infâmes qui ne respectent aucune loi de guerre et n’ont aucun honneur.
Pour moi je n’ai aucune haine, seulement un profond écœurement, du mépris et encore du mépris, pour tous ces assassins et leurs complices et pour ceux qui leur offrent des excuses en faisant leur mea culpa politicien, je sais qu’ils ont déjà rejoint tous ensembles, même s’ils sont encore vivants, les ténèbres et l’enfer de leurs consciences où ils demeurent liés à leurs crimes et mensonges pour toute éternité.
Les hommes d’honneur font tout pour prévenir la guerre mais quand elle devient inévitable il faut la faire avec honneur et courage et, vaincus ou vainqueurs, ne rien regretter,  ce qui n’empêche pas de pleurer nos morts et de les honorer. Honneur et paix à leur mémoire, c’est le prix du sang.
Pour en revenir à mon évocation du 26 mars 1962, j’ai écrit cet article sans me référer à aucun texte ni aucun écrit, mon récit est certainement incomplet, sommaire et partial, mais c’est le vécu qui subsiste en moi : je l’ai restitué fidèlement avec ses clartés et ses ombres.

 




RESULTAT DES DEPARTEMENTALES - Dans un communiqué de presse Gilles Lebreton souligne "Une grande victoire du FN derrière l'écran de fumée médiatique"

Éditorial de lucienne magalie pons


Dans notre précédent éditorial nous attirons l'attention notamment sur l'exercice de désinformation des médias  et des politiques du bloc de gauche PS-RDV-DVD et de l'union de droite UMP-UDI-DVD  par rapport aux performances réalisées par le Front National en masquant  les  vrais résultats obtenus par le FN.

Un de mes amis vient de me faire parvenir un communiqué de  presse  de Gilles Lebreton ,  député Européen du Front National, qui va dans le même sens que ce que j'écrivais mais d'une manière encore plus précise et plus forte, aussi je pense ne pas priver mes lecteurs de cette lecture et je reproduis ci-dessous le communiqué de presse de Gilles Lebreton : 


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" 22 mars  Une grande victoire du FN derrière l’écran de fumée médiatique!

Communiqué de presse

Le FN a confirmé son inexorable montée en puissance à l’occasion du premier tour des élections départementales. A 22h, les estimations donnent en effet les résultats suivants : avec plus de 26% des voix, le FN arrive en deuxième position derrière l’alliance UMP/UDI qui totalise 31% des voix, et devant le PS qui s’effondre à 19% des voix.

C’est mieux que les estimations fantaisistes données à 20h, qui donnaient l’UMP/UDI à 36%, le PS à 25, et le FN à 24,5 ! Ces chiffres “bidons” n’avaient manifestement d’autre objet que de permettre à Manuel Valls de sauver la face en se dépêchant de faire un discours triomphaliste à 20h10, avant que la supercherie soit dévoilée…

Les chiffres réels nous apportent deux enseignements. Le premier, c’est que la gauche est en perdition; Manuel Valls a lamentablement échoué dans sa tentative de la redresser et doit en tirer les conséquences en démissionnant. Le second, c’est que notre adversaire qui est le mieux placé pour atteindre le deuxième tour des élections présidentielles face à Marine Le Pen en 2017 est désormais Nicolas Sarkozy; c’est la preuve que l’UMP est incapable d’incarner le renouveau.

Cette journée du 22 mars est une nouvelle étape franchie avec succès vers la conquête du pouvoir !

Les propos tenus sur ce site n'engagent que leur auteur et non pas le Parlement européen."

fin du copié/collé

Résultats du 1° tour des élections Département : progression du Front national, le bloc de droite UMP-UDI-DVD est censé victorieux , le bloc de Gauche PS-RDG-DVG en appelle aux abstentionnistes (note - vidéos et revue de presse)

Éditorial de lucienne magalie pons



43 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes dimanche 22 mars, pour désigner les nouveaux conseillers départementaux, lors du premier tour des élections départementales, autrefois élections cantonales.

Alors que les politiques de gauche et leurs  médias –moutons de Panurge, de même que certains organisme de sondages,   prêchaient   une forte abstention pour ce scrutin ,  finalement la participation est estimée à plus de 50 %  que celle des élections cantonales de 2011 .

Hier soir lors de l’annonce des résultats le score a été annoncé avec un esprit de désinformation pour atténuer la  forte montée du Front National, les médias et certains de leurs intervenants sur les plateaux et sur les ondes  présentaient  en début de soirée,  la victoire de l’UMP en tête en première position  avec 36 % sans préciser qu'il  s’agissait des listes d’union   « UMP-UDI-Modem et Divers droite » , de même pour le PS  cité en deuxième  position avec  35 %  on ne précisait pas non plus qu’il s’agissait des résultats confondus du "PS-PRG- DVD ",  regroupés en bloc de gauche, et on  citait   pour le FN  un score "faible"  de 24 à  à 25 % et certains allaient même jusqu’à raconter que Marine Le Pen était déçue !

Foin de tous ces racontars peu à peu les résultats se précisaient et la réalité  à 1 h 30  dans la nuit faisait  ressortir en prenant le score parti par parti les positions suivantes :

 
-    *  Première position : UMP-UDI –DVD  «,35 60 % (on ne précisait  pas officiellement le score du parti  UMP seul , mais ce matin j’ai entendu   sur une radio pour  qu’il serait de 20 %  pour le parti UMP seul)-

-    *  Deuxième  position :  PS-PRG-DVG  28,13  % ( là encore le score du PS seul qui tournerait aux alentours de 21 % n’était pas indiqué  )

-    *  Troisième position : FN  25,29 %.


Le FN arrive  largement premier si l'on tient compte uniquement des résultats ramenés aux partis. Il enregistre aussi au niveau national son meilleur score historique, dépassant  celui des européennes , l'année dernière il  avait obtenu, en mai 2014, un peu moins de 25% des suffrages.

 Le Front national  donc continue à progresser et a consolider    s'il en était besoin sa solide implantation dans la vie politique Française sur le terrain;

En lisant les résultats parti par parti on voit bien que le vrai vainqueur est  le Front National  qui se présentait seul sans alliance et c’est ce que veulent masquer  les médias complaisants  à  l'UMPS .

Ce qui n’est pas ouvertement dit aussi,  c’est que  pour se placer  dans certains départements au second  tour devant le  Front National  , l’union UMP-UDI-DVD aura besoin des voix  du bloc de gauche PS-RDG- DVG et que de même pour se placer au second tour  le PS aura besoin  des voix UMP-UDI –DVD,  ceci      confirme bien qu’en dernier recours au-delà des positions et déclarations  politiques de façades du genre « ni ni »   à répétition  de Nicolas Sarkozy, et des  déclarations de Manuel Valls qui en appelle aux abstentionnistes  pour masquer son implicite appel du pied aux électeurs UMP et de droite.
Ce n'est pas la première fois que  le PS et l’UMP pratiquent la confusion du genre politique quand ils sont en ris que de se faire battre dans une élection, et  cette fois  ils  endossent  une veste patchwork  « UMP.UDI.DVD-PS.RDG.DVD" pour se présenter au 2me tour dimanche prochain.



Mais cette fois ce sera encore plus compliqué en effet  nous les voyons prêts à enfourcher     une bicyclette tandem électorale UMPS , et  à pédaler  de concert    en cadence  au deuxième tour pour tenter de rester dans la course avec à la remorque les UDI .DVD - RDG-DVD"  ce qui  est une sorte novation politique  contre nature qui fait ressortir le tragique de leur situation.

Si vous avez envie de rire un moment, imaginez Sarkozy et Valls  pédalant de concert sur  ce tandem électoral  UMPS avec à la remorque tous ces partis habituellement ennemis,   opposés les uns aux autres , censés d'accord pour le moment, pour les besoins d'une cause éphémère, vous aurez le tableau d'un vaudeville politique !

Bien sur en façade les réactions de Valls et Sarkozy à l’issue de ce premier tour évitent d’appeler les électeurs ouvertement à se regrouper en vote UMPS ou PSUMP,  selon les positions de leur binôme respectif,  dans tel ou tel département, mais dans leur lutte  commune contre le FN c’est bien  là-dessus qu’ils comptent sans pouvoir le clamer officiellement.

En surface, pour le 2me tour  Sarkozy se positionne  dans le « ni ni « et assure qu’il n’y aura aucun accord national ou local avec le PS et ses alliés de gauche, et  de son côté  Vals  en appelle aux abstentionnistes,  en qualifiant le « ni ni » de Nicols Sarkozy de faute « morale », mais en réalité le tandem est prêt à fonctionner,  ça crève les yeux !

Marine Le Pen, ses cadres, ses candidats  les électeurs   du Front National,  laissent  aux autres électeurs qui voudront se joindre à eux le passage libre vers les urnes, Marine Le Pen a toujours affirmé que les électeurs sont  responsables et libres de leur choix  et  c’est  bien là ce respect patriotique et républicain  des électeurs  qui assure  la progression du Front National  d’élection en élection et qui démontre bien  que les électeurs sont sensible à son discours.

Quant on voit que  pour paraître au premier tour des départementales  une coalition UMP-UDI-DVD, et une coalition Bloc de gauche PS-RDG-DVG , ont été obligés de se former,  et que pour  se placer au second tour    en derniers recours ils en seront réduit à  ressortir et enfourcher le tandem UMPS-PSUMP,  on voit bien que ces deux blocs  l’un de droite, l’autre de gauche,  ne  se maintiennent et ne peuvent fonctionner  qu’en  une alliance contre nature qui ne résistera pas à l’usure et à l’épreuve du temps.

Manuel Valls  s’est précipité  vers 20 h 05 alors que les bureaux de votes à Paris notamment et dans les grandes villes venaient à peine de ferme et que les dépouillements étaient loin d’être terminés  pour faire une première déclaration sans même attendre le moindre affinage des résultats. “Un électeur sur deux est allé voter, c’est plus que prévu et je m’en réjouis”, s’est-il félicité … ,  "Le total des voix de gauche atteint ce soir l’équivalent de celui de la droite, rien n’est encore joué.”  …“Trop dispersée au premier tour, la gauche doit désormais se rassembler autour du candidat de gauche”, a-t-il prévenu …

Un peu plus tard à 1 h 30 dans la nuit des résultats plus affinés faisait ressortir que l’UMP-UDI-DV D dépassait de 7,47 point le bloc de gauche PS-RDG-DVG, alors qu’à 20 h 05 Manuels Valls  avait annoncé « le total  des voix  de gauche atteint ce soir l’équivalent  de celui  de la droite.. » ,  Manuel Valls avait parlé trop vite pour ainsi dire à côté de la plaque … mais ce n’est pas et ne sera pas la première fois .

Peu après Manuel Valls,  Nicolas Sarkozy a 20 h 34 a  pris la parole depuis le siège due l'UMP. Il a  parlé notamment d’  un vote organisé sans même avoir clarifié au préalable les compétences des futurs conseils départementaux. Pour le chef de l’UMP :  “Ce premier tour montre la profonde aspiration des Français à un changement clair, à commencer par les départements. Ils ont le sentiment que depuis trois ans on ne cesse de leur mentir”, a-t-il  dénoncé.Lors d'une déclaration au siège de son parti à Nanterre, la présidente du Front national, Marine Le Pen, a demandé dimanche soir la démission du Premier ministre Manuel Valls, après les résultats du premier tour des élections départementales :

"Manuel Valls doit maintenant écouter le message des urnes et avoir la décence de remettre sa démission au président de la République, compte tenu des résultats du PS", a-t-elle déclaré. Elle a aussi appelé les électeurs à profiter de ces élections pour "renvoyer chez eux ceux qui ont mis la France à genoux".

 La présidente du FN a également dénoncé la "campagne ordurière et violente" du premier ministre.

 Extrait vidéo :


retranscrition en texte :
" Eh bien le résultat de ce soir est la plus belle des réponses que le peuple pouvait faire au système, chef de camp, meneur d'un clan même, Manuel Vals doit maintenant écouter le message des urnes et avoir la dcence de remettre sa démission au Président de la République, compte tenu du faible résultat du PS, plutôt que d'appeler à voter UMP quelques minutes seulement après les résultats.
"Le nombre impressionnant de seconds tours dans lesquels sont présents des candidats soutenus par le Front National et le Rassemblement Bleu Marine, et l'élimination de centaines de candidats socialistes , on murmure son évacuation de près de 1000 cantons, montrent une fois encore que le vote patriote est la clé pour qui veut se débarrasser du parti socialiste, de son clientélisme et de sa gestion calamiteuse.
"Mais ces nombreux seconds tours constituent aussi un opportunité unique pour chaque Français d'opérer un vrai choix en faveur du changement . Cela fait 30 ans que nous voyons à tous les niveaux UMP et PS alterner dans la gestion des collectivités territoriales, briser cette bipolarisation est un exploit, l'heure est venue de faire confiance au Front National et c'est le sens de mon appel à tous les électeurs, et à ceux de nos compatriotes trop nombreux encore qui se sont abstenus. 
"Déjà dans nos villes les résultats sont sans appel, l'implantation aux municipales porte clairement ses fruits lors de ces élections départementales , et les résultats de ce soir seront le socle des résultats dans quelques mois aux Régionales. 
"Votez pour les candidats Front National et Rassemblement Bleu Marine, vous aurez des élus pour vous défendre, pour défendre nos départements menacés de disparitions et qui ont besoin d'élus du peuple, d'élus patriotes pour sauver les grandes politiques sociales qui leur sont associées.
"Dimanche prochain s'offrira à vous une nouvelle occasion d'écrire une page de notre histoire, ayez l'audace de renvoyer chez eux ceux qui ont mis la France à genoux, et de porter une nouvelle génération politique au Pouvoir.
"Françaises, Français, du fond du coeur , merci infiniment de ranimer la flamme de l'espoir, pour une France fière, libre et souveraine.
"Vive les Départements, Vive La République et Vive la France !
"Merci.
La déclaration de Marine Le Pen est de loin la plus intelligible et adaptée à la situation, celle des autres leaders des partis UMP, PS etc..  sont pratiquement inconsistantes face à cette force de conviction patriotique.



Aujourd'hui les médias commencent à peine  à considérer les résultats pour ce qu'ils sont en réalité mais encore avec une certaine réticence vis-à-vis du FN, et je parie qu'ils vont passer tout une semaine à tenter de mener une campagne médiatique contre lui, c'est sans compter sur les électeurs qui sont majeurs et vaccinés et savent à quoi s'en tenir et qui voteront pour le FN.
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REVUE DE PRESSE :
 
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 Valls - extrait vidéo -



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Sarkozy - extrait vidéo 
 
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Dans la foulée d'un Premier ministre qui s'est réjouit que le FN ne soit pas le premier parti de France, la gauche et la droite répètent que ces départementales 2015 constituent une déception pour le Front national. Voici cinq preuves qui démontent cette ...
Le Monde - ‎Il y a 32 minutes ‎
Marine Le Pen, la présidente du Front national, le soir du 22 mars 2015. AFP/KENZO TRIBOUILLARD. Le « ni-ni » de l'Union pour un mouvement popualire (UMP) est une « faute morale et politique ». Le premier ministre, Manuel Valls, a enfoncé le clou au ...
20minutes.fr - ‎Il y a 8 minutes ‎
Au lendemain du premier tour des élections départementales, marquée par une abstention à 49,8%, la droite a viré en tête devant une gauche divisée et un FN en forte progression. L'UMP et le centre totalisent 29,40%, devant le FN à 25,19% puis le PS à 21 ...
Challenges.fr - ‎Il y a 11 minutes ‎
Une meilleure participation que prévu a bénéficié à l'UMP qui est en tête; le FN est en deuxième position tandis que le PS enregistre une vraie défaite. Des électeurs dans un bureau de vote lors des élections départementales, le 22 mars 2015. (PATRICK ...
Le Blog de Bruno Gollnisch (Blog) - ‎Il y a 17 minutes ‎
konk plus on retient le fn plus il monte Une coalition des partis de droite et du Centre qui fait un score un peu meilleur qu'annoncé par des sondages réalisés à l'échelle nationale, mais peu fiables quand il s'agit d'élections locales; un FN qui confirme son ...
TF1 - ‎Il y a 1 heure ‎
Seuls les véhicules ayant des plaques impairs peuvent circuler ce lundi dans Paris et sa proche banlieue. Le matin, les contrôles ont commencé mais les policiers faisaient preuve de tolérance. Source vidéo : Circulation alternée : "Je me suis fais arrêter ...
Ouest-France - ‎Il y a 1 heure ‎
La moitié des 43 millions d'électeurs n'ont pas voté hier. C'est mieux qu'en 2011, mieux que prévu, mais nettement moins bien qu'en 2008. Trois grands blocs se partagent l'autre moitié : UMP-UDI, gauches et Front national. (Commentaire paru dans ...
TF1 - ‎Il y a 3 heures ‎
Au lendemain du premier tour des élections départementales, Manuel Valls doit rencontrer François Hollande pour parler de la ligne à suivre en vue du second tour. Le PS qui arrive troisième derrière l'UMP et le FN devrait garder le même cap tout en restant ..
leJDD.fr - ‎Il y a 1 heure ‎
EN DIRECT - Au lendemain du premier tour des élections départementales, l'UMP est largement en tête à 30%, le FN fait mieux qu'aux dernières européennes (25,7%) mais rate la première marche et le PS limite la casse à 21%. Suivez ce direct pour ...
Le Parisien - ‎Il y a 4 heures ‎
La droite est sortie largement en tête du premier tour des départementales, alors que la gauche divisée est en passe de perdre dimanche prochain une trentaine de conseils généraux et que le FN, à plus de 25%, est qualifié dans plus d'un canton sur deux.



Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...