25 septembre 2013

Roms : L'intégration des Roms en question

Éditorial de lucienne magalie pons



La réunion de la Commission des Affaires Européennes du Mercredi 18 SEPTEMBRE 2013  était consacrée  en première partie à « L’Intégration des Roms, et en seconde  aux « Aides aux Aéroports Régionaux »


Pour une bonne information  sur cette question qui agite en ce moment la classe politique  et donne lieu dans la presse à des articles et  polémiques, nous vous invitons à  voir la vidéo et les documents que nous publions ci-dessous très riches en communications et échanges  sur cette question, qui ne laisse personne indifférent


Sénat - Commission des affaires européennes : Intégration des Roms - Aides aux aéroports régionaux :

______________________________________________________________________________/

Document plus ancien : 

Proposition  de loi N° 728 enregistré  à la Présidence du Sénatle 31 juillet 2012

SÉNAT

SESSION EXTRAORDINAIRE DE 2011-2012

Enregistré à la Présidence du Sénat le 31 juillet 2012

PROPOSITION DE LOI

Relative au statut juridique des gens du voyage et à la sauvegarde de leur mode de vie,

PRÉSENTÉE

Par M. Pierre HÉRISSON,

Sénateur

(Envoyée à la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale, sous réserve de la constitution éventuelle d'une commission spéciale dans les conditions prévues par le Règlement.)

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

La situation des gens du voyage, c'est-à-dire de personnes dont le mode d'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles, est aujourd'hui régie par deux textes législatifs autonomes et complémentaires : la loi n° 69-3 du 3 janvier 1969 relative à l'exercice des activités ambulantes et au régime applicable aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe et la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.

Les demandes des élus et des gens du voyage montrent qu'il est nécessaire de clarifier et d'actualiser des textes ne répondant plus aux préoccupations actuelles. Les gens du voyage veulent un statut proche du droit commun qui préserve leur mode de vie : tel est l'objectif de cette proposition de loi.

La première condition de la réussite de cette mission est la clarification du droit. Aussi, cette proposition de loi vise à réunir dans un texte de référence unique les dispositifs relatifs aux gens du voyage.

Il convient par ailleurs de revenir sur la question récurrente de l'habitat des membres de cette communauté. En effet, les places dans les aires d'accueil sont encore aujourd'hui en nombre insuffisant et certaines zones géographiques sont délaissées. Ceci engendre l'installation de campements dans des lieux inadaptés, conduisant, d'une part, à des conditions de vie indécentes pour les gens du voyage et, d'autre part, à des gênes pour les riverains. Aussi, de nouvelles structures d'accueil doivent être créées. Si le droit en vigueur permet déjà au représentant de l'État, en coordination avec le président du conseil général, d'augmenter le nombre d'emplacements en fonction des besoins et de se substituer à la commune ou à l'établissement public de coopération intercommunale défaillant, il apparaît nécessaire d'encourager les communes et leurs groupements à mettre en place une politique ambitieuse d'accueil des gens du voyage. Aussi, ce texte vise à comptabiliser comme logements locatifs sociaux au sens de la loi relative à la solidarité et de renouvellement urbains les places en aires d'accueil, en terrains de grands passages ou en terrains familiaux.

En outre, cette proposition de loi souhaite mettre fin aux discriminations dont sont victimes les membres de la communauté des gens du voyage et renforcer leurs droits. Ils possèdent la nationalité française ou sont ressortissants d'un État membre de l'Union européenne et doivent jouir des droits reconnus à ceux-ci.

C'est pourquoi il est proposé d'abroger les différents titres de circulation, afin de mettre un terme aux restrictions d'un autre temps portées à leur liberté d'aller et venir.

De plus, il n'est plus tolérable que les gens du voyage ne soient pas égaux aux autres citoyens français, quant au droit de vote. En effet, alors que, pour l'inscription sur les listes électorales, le droit commun nécessite un domicile réel, ou, pour les personnes sans domicile fixe, une domiciliation dans un centre communal d'action sociale de six mois, la loi n° 69-3 du 3 janvier 1969 impose aux gens du voyage un rattachement de trois ans avant de pouvoir s'inscrire sur les listes électorales.

Enfin, il apparaît nécessaire de permettre aux caravanes utilisées comme résidence principale de produire les mêmes effets que le logement.

Les articles 1er à 8 reprennent les dispositions relatives à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage, dans un souci d'unifier en une seule loi l'ensemble des textes relatifs à cette communauté.

L'article 9 confie à l'État, dans la commune où la police est étatisée, la responsabilité du bon ordre pour les grands passages ainsi que les grands rassemblements occasionnels ou traditionnels des gens du voyage.

L'article 10 répond à une demande récurrente des associations de permettre à leur habitat mobile d'être considéré comme un logement.

L'article 11 prévoit un décret en Conseil d'État pour l'application du titre Ier.

Les articles 12 à 15 reprennent les dispositions de la loi n° 69-3 du 3 janvier 1969 relative à l'exercice des activités ambulantes et au régime applicable aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe et les modernisent en mettant fin aux titres de circulation.

L'article 16 modifie le code de la construction et de l'habitation afin de comptabiliser dans les logements locatifs sociaux les aménagements réalisés par les communes pour leur accueil.

L'article 17 instaure un transfert obligatoire de la compétence relative à l'accueil des gens du voyage des communes aux établissements publics de coopération intercommunale.

L'article 18 est un article de cohérence visant à prendre acte de l'abrogation de la loi n° 69-3 du 3 janvier 1969 relative à l'exercice des activités ambulantes et au régime applicable aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe et de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage. Ainsi, le I découle de la suppression des livrets spéciaux de circulation et des livrets de circulation. Ces derniers servent aux gens du voyage, dans la législation en vigueur, de pièces justificatives pour obtenir la carte de commerçant ambulant, en substitution à la carte nationale d'identité que traditionnellement peu possèdent. Le délai ainsi prévu doit leur permettre, le cas échéant, de faire les démarches nécessaires pour obtenir une carte d'identité, document désormais indispensable pour obtenir la carte de commerçant ambulant.

L'article 19 abroge la loi n° 69-3 du 3 janvier 1969 relative à l'exercice des activités ambulantes et au régime applicable aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe et la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.

Tels sont les objets de cette proposition de loi.

PROPOSITION DE LOI

TITRE 1ER

ACCUEIL ET HABITAT DES GENS DU VOYAGE

Article 1er

I. - Les communes participent à l'accueil des personnes dites gens du voyage et dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles.

II. - Dans chaque département, au vu d'une évaluation préalable des besoins et de l'offre existante, notamment de la fréquence et de la durée des séjours des gens du voyage, des possibilités de scolarisation des enfants, d'accès aux soins et d'exercice des activités économiques, un schéma départemental prévoit les secteurs géographiques d'implantation des aires permanentes d'accueil et les communes où celles-ci doivent être réalisées.

Les communes de plus de 5 000 habitants figurent obligatoirement au schéma départemental. Il précise la destination des aires permanentes d'accueil et leur capacité. Il définit la nature des actions à caractère social destinées aux gens du voyage qui les fréquentent.

Le schéma départemental détermine les emplacements susceptibles d'être occupés temporairement à l'occasion de rassemblements traditionnels ou occasionnels et définit les conditions dans lesquelles l'État intervient pour assurer le bon déroulement de ces rassemblements.

Une annexe au schéma départemental recense les autorisations délivrées sur le fondement de l'article L. 443-3 du code de l'urbanisme. Elle recense également les terrains devant être mis à la disposition des gens du voyage par leurs employeurs, notamment dans le cadre d'emplois saisonniers.

Le schéma départemental tient compte de l'existence de sites inscrits ou classés sur le territoire des communes concernées. La réalisation des aires permanentes d'accueil doit respecter la législation applicable, selon les cas, à chacun de ces sites.

III. - Le schéma départemental est élaboré par le représentant de l'État dans le département et le président du conseil général. Après avis du conseil municipal des communes concernées et de la commission consultative prévue au IV, il est approuvé conjointement par le représentant de l'État dans le département et le président du conseil général dans un délai de dix-huit mois à compter de la publication de la présente loi. Passé ce délai, il est approuvé par le représentant de l'État dans le département. Il fait l'objet d'une publication.

Le schéma départemental est révisé selon la même procédure au moins tous les six ans à compter de sa publication.

IV. - Dans chaque département, une commission consultative, comprenant notamment des représentants des communes concernées, des représentants des gens du voyage et des associations intervenant auprès des gens du voyage, est associée à l'élaboration et à la mise en oeuvre du schéma. Elle est présidée conjointement par le représentant de l'État dans le département et par le président du conseil général ou par leurs représentants.

La commission consultative établit chaque année un bilan d'application du schéma. Elle peut désigner un médiateur chargé d'examiner les difficultés rencontrées dans la mise en oeuvre de ce schéma et de formuler des propositions de règlement de ces difficultés. Le médiateur rend compte à la commission de ses activités.

V. - Le représentant de l'État dans la région coordonne les travaux d'élaboration des schémas départementaux. Il s'assure de la cohérence de leur contenu et de leurs dates de publication. Il réunit à cet effet une commission constituée des représentants de l'État dans les départements, du président du conseil régional et des présidents des conseils généraux, ou de leurs représentants.

Article 2

I. - Les communes figurant au schéma départemental en application des dispositions des II et III de l'article 1er sont tenues, dans un délai de deux ans suivant la publication de ce schéma, de participer à sa mise en œuvre. Elles le font en mettant à la disposition des gens du voyage une ou plusieurs aires d'accueil, aménagées et entretenues.

II. - Les communes et les établissements publics de coopération intercommunale intéressés assurent la gestion de ces aires ou la confient par convention à une personne publique ou privée.

III. - Le délai de deux ans prévu au I est prorogé de deux ans, à compter de sa date d'expiration, lorsque la commune ou l'établissement public de coopération intercommunale a manifesté, dans ce délai, la volonté de se conformer à ses obligations :

- soit par la transmission au représentant de l'État dans le département d'une délibération ou d'une lettre d'intention comportant la localisation de l'opération de réalisation ou de réhabilitation d'une aire d'accueil des gens du voyage ;

- soit par l'acquisition des terrains ou le lancement d'une procédure d'acquisition des terrains sur lesquels les aménagements sont prévus ;

- soit par la réalisation d'une étude préalable.

Le délai d'exécution de la décision d'attribution de subvention, qu'il s'agisse d'un acte unilatéral ou d'une convention, concernant les communes ou établissements publics de coopération intercommunale qui se trouvent dans la situation ci-dessus est prorogé de deux ans.

Article 3

Si, à l'expiration des délais prévus à l'article 2 et après mise en demeure par le préfet restée sans effet dans les trois mois suivants, une commune ou un établissement public de coopération intercommunale n'a pas rempli les obligations mises à sa charge par le schéma départemental, l'État peut acquérir les terrains nécessaires, réaliser les travaux d'aménagement et gérer les aires d'accueil au nom et pour le compte de la commune ou de l'établissement public défaillant.

Les dépenses d'acquisition, d'aménagement et de fonctionnement de ces aires constituent des dépenses obligatoires pour les communes ou les établissements publics qui, selon le schéma départemental, doivent en assumer les charges. Les communes ou les établissements publics deviennent de plein droit propriétaires des aires ainsi aménagées, à dater de l'achèvement de ces aménagements.

Article 4

L'État prend en charge, dans la limite d'un plafond fixé par décret, les investissements nécessaires à l'aménagement et à la réhabilitation des aires prévues au premier alinéa du II de l'article 1er, dans la proportion de 70 % des dépenses engagées dans les délais fixés aux I et III de l'article 2. Cette proportion est de 50 % pour les dépenses engagées dans le délai prévu au IV du même article 2.

Pour les aires de grand passage destinées à répondre aux besoins de déplacement des gens du voyage en grands groupes à l'occasion des rassemblements traditionnels ou occasionnels, avant et après ces rassemblements, prévues au troisième alinéa du II de l'article 1er, le représentant de l'État dans le département peut, après avis de la commission consultative départementale, faire application d'un taux maximal de subvention de 100 % du montant des dépenses engagées dans le délai fixé à l'article 2, dans la limite d'un plafond fixé par décret. L'État peut assurer la maîtrise d'ouvrage de ces aires. Dans ce cas, le montant des dépenses qu'il engage est soumis au plafond précité.

La région, le département et les caisses d'allocations familiales peuvent accorder des subventions complémentaires pour la réalisation des aires d'accueil visées au présent article.

Article 5

I. - Les modalités de mise en œuvre des actions de caractère social mentionnées au II de l'article 1er, dont le financement incombe à l'État, au département et, le cas échéant, aux organismes sociaux concernés, dans le cadre de leurs compétences respectives, sont fixées par des conventions passées entre ces personnes morales et les gestionnaires des aires d'accueil prévues par le schéma départemental.

II. - Des conventions passées entre le gestionnaire d'une aire d'accueil et le département déterminent les conditions dans lesquelles celui-ci participe aux dépenses de frais de fonctionnement des aires d'accueil prévues au schéma départemental, sans que cette participation puisse excéder le quart des dépenses correspondantes.

Article 6

I. - Dès lors qu'une commune remplit les obligations qui lui incombent en application de l'article 2, son maire ou, à Paris, le préfet de police peut, par arrêté, interdire en dehors des aires d'accueil aménagées le stationnement sur le territoire de la commune des résidences mobiles mentionnées à l'article 1er. Ces dispositions sont également applicables aux communes non inscrites au schéma départemental mais dotées d'une aire d'accueil, ainsi qu'à celles qui décident, sans y être tenues, de contribuer au financement d'une telle aire ou qui appartiennent à un groupement de communes qui s'est doté de compétences pour la mise en oeuvre du schéma départemental.

Les mêmes dispositions sont applicables aux communes qui bénéficient du délai supplémentaire prévu au III de l'article 2 jusqu'à la date d'expiration de ce délai ainsi qu'aux communes disposant d'un emplacement provisoire faisant l'objet d'un agrément par le préfet, dans un délai fixé par le préfet et ne pouvant excéder six mois à compter de la date de cet agrément.

L'agrément est délivré en fonction de la localisation, de la capacité et de l'équipement de cet emplacement, dans des conditions définies par décret.

L'agrément d'un emplacement provisoire n'exonère pas la commune des obligations qui lui incombent dans les délais prévus par l'article 2.

II. - En cas de stationnement effectué en violation de l'arrêté prévu au I, le maire, le propriétaire ou le titulaire du droit d'usage du terrain occupé peut demander au préfet de mettre en demeure les occupants de quitter les lieux.

La mise en demeure ne peut intervenir que si le stationnement est de nature à porter atteinte à la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques.

La mise en demeure est assortie d'un délai d'exécution qui ne peut être inférieur à vingt-quatre heures. Elle est notifiée aux occupants et publiée sous forme d'affichage en mairie et sur les lieux. Le cas échéant, elle est notifiée au propriétaire ou titulaire du droit d'usage du terrain.

Lorsque la mise en demeure de quitter les lieux n'a pas été suivie d'effets dans le délai fixé et n'a pas fait l'objet d'un recours dans les conditions fixées au II bis, le préfet peut procéder à l'évacuation forcée des résidences mobiles, sauf opposition du propriétaire ou du titulaire du droit d'usage du terrain dans le délai fixé pour l'exécution de la mise en demeure.

Lorsque le propriétaire ou le titulaire du droit d'usage du terrain fait obstacle à l'exécution de la mise en demeure, le préfet peut lui demander de prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser l'atteinte à la salubrité, à la sécurité ou la tranquillité publiques dans un délai qu'il fixe.

Le fait de ne pas se conformer à l'arrêté pris en application de l'alinéa précédent est puni de 3 750 euros d'amende.

II. - bis.-Les personnes destinataires de la décision de mise en demeure prévue au II, ainsi que le propriétaire ou le titulaire du droit d'usage du terrain peuvent, dans le délai fixé par celle-ci, demander son annulation au tribunal administratif. Le recours suspend l'exécution de la décision du préfet à leur égard. Le président du tribunal ou son délégué statue dans un délai de soixante-douze heures à compter de sa saisine.

III. - Les dispositions du I, du II et du II bis ne sont pas applicables au stationnement des résidences mobiles appartenant aux personnes mentionnées à l'article 1er de la présente loi :

1° Lorsque ces personnes sont propriétaires du terrain sur lequel elles stationnent ;

2° Lorsqu'elles disposent d'une autorisation délivrée sur le fondement de l'article L. 443-1 du code de l'urbanisme ;

3° Lorsqu'elles stationnent sur un terrain aménagé dans les conditions prévues à l'article L. 443-3 du même code.

IV. - En cas d'occupation, en violation de l'arrêté prévu au I, d'un terrain privé affecté à une activité à caractère économique, et dès lors que cette occupation est de nature à entraver ladite activité, le propriétaire ou le titulaire d'un droit réel d'usage sur le terrain peut saisir le président du tribunal de grande instance aux fins de faire ordonner l'évacuation forcée des résidences mobiles. Dans ce cas, le juge statue en la forme des référés. Sa décision est exécutoire à titre provisoire. En cas de nécessité, il peut ordonner que l'exécution ait lieu au seul vu de la minute. Si le cas requiert célérité, il fait application des dispositions du second alinéa de l'article 485 du code de procédure civile.

Article 7

Dans les communes non inscrites au schéma départemental et non mentionnées à l'article 6, le préfet peut mettre en œuvre la procédure de mise en demeure et d'évacuation prévue au II du même article, à la demande du maire, du propriétaire ou du titulaire du droit d'usage du terrain, en vue de mettre fin au stationnement non autorisé de résidences mobiles de nature à porter atteinte à la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques.

Ces dispositions ne sont pas applicables aux personnes mentionnées au IV de l'article 6. Les personnes objets de la décision de mise en demeure bénéficient des voies de recours mentionnées au II bis du même article.

Article 8

I. - Les schémas départementaux établis en application de l'article 28 de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990, visant à la mise en oeuvre du droit au logement, publiés antérieurement à l'entrée en vigueur de la présente loi, font l'objet d'un nouvel examen dans les conditions et délais prévus à l'article 1er ci-dessus.

II. - L'article 28 de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 précitée est abrogé. Toutefois, dans les départements qui ne disposent pas d'un schéma départemental approuvé dans les conditions définies à l'article 1er ci-dessus, les deux derniers alinéas de cet article restent en vigueur.

Article 9

Au deuxième alinéa de l'article 2214-4 du code général des collectivités territoriales, après les mots : « grands rassemblements d'hommes » sont ajoutés les mots : « , notamment lors des grands passages et des grands rassemblements traditionnels ou occasionnels des gens du voyage. »

Article 10

Pour les personnes n'ayant ni domicile ni résidence fixe de plus de six mois dans un État membre de l'Union européenne et occupant à titre d'habitat principal une résidence mobile terrestre, celle-ci produit les effets attachés au logement.

Article 11

Un décret en Conseil d'État détermine les conditions d'application du présent titre.

TITRE II

COMMUNE DE RATTACHEMENT

Article 12

Toute personne dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles et n'ayant ni domicile ni résidence fixe de plus de six mois dans un État membre de l'Union européenne est tenue de faire connaître la commune à laquelle elle souhaite être rattachée.

Le rattachement est prononcé par le préfet ou le sous-préfet après avis motivé du maire.

Un décret en Conseil d'État détermine les conditions d'application de cet article.

Article 13

Le nombre des personnes sans domicile ni résidence fixe et dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles, rattachées à une commune, ne doit pas dépasser 3 % de la population municipale telle qu'elle a été dénombrée au dernier recensement.

Lorsque ce pourcentage est atteint, le préfet ou le sous-préfet invite le déclarant à choisir une autre commune de rattachement.

Le préfet pourra, dans les conditions fixées par décret en Conseil d'État, apporter des dérogations à la règle établie au premier alinéa du présent article, notamment pour assurer l'unité des familles.

Article 14

Le choix de la commune de rattachement est effectué pour une durée minimale de deux ans. Une dérogation peut être accordée lorsque des circonstances d'une particulière gravité le justifient. Toute demande de changement doit être accompagnée de pièces justificatives, attestant l'existence d'attaches que l'intéressé a établies dans une autre commune de son choix.

Un décret en Conseil d'État détermine les modalités d'application du présent article.

Article 15

Le rattachement prévu aux articles précédents produit tout ou partie des effets attachés au domicile, à la résidence ou au lieu de travail, dans les conditions déterminées par un décret en Conseil d'État, en ce qui concerne :

1° La célébration du mariage ;

2° L'inscription sur la liste électorale, sur la demande des intéressés, après six mois de rattachement ininterrompu dans la même commune ;

3° L'accomplissement des obligations fiscales ;

4° L'accomplissement des obligations prévues par les législations de sécurité sociale et la législation sur l'aide aux travailleurs sans emploi ;

5° L'obligation du service national.

Le rattachement à une commune ne vaut pas domicile fixe et déterminé. Il ne saurait entraîner un transfert de charges de l'État sur les collectivités locales, notamment en ce qui concerne les frais d'aide sociale.

TITRE III

DIPOSITIONS DIVERSES

Article 16

Avant le dernier alinéa de l'article L. 302-5 du code de la construction et de l'habitation, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Sont également considérés comme logements locatifs sociaux pour l'application du présent article les emplacements occupés des aires permanentes d'accueil des gens du voyage, des aires de grands passages au prorata de l'occupation effective, ainsi que les terrains familiaux financés par l'État ou les collectivités territoriales. Un décret fixe les modalités d'application de cet alinéa. ».

Article 17

Le code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :

I. - Le I de l'article 5214-16 est complété par un 3° ainsi rédigé :

« 3° Accueil des gens du voyage. »

II. - Le 3° du I. de l'article L. 5215-20 est complété par un d) ainsi rédigé :

« d) Accueil des gens du voyage ».

III. - Le 3° du I de l'article L. 5216-5 est complété par les mots : « , accueil des gens du voyage ; ».

IV. - Le 3° du I. de l'article L. 5217-4 est complété par un d) ainsi rédigé :

« d) Accueil des gens du voyage ».

Article 18

I. - L'article L. 123-29 du code du commerce est ainsi modifié :

1° Le deuxième alinéa est abrogé.

2° Il est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Pour l'enregistrement au registre du commerce ou au registre des métiers et la délivrance de carte permettant l'exercice d'une activité ambulante, les livrets spéciaux de circulation et les livrets de circulation qui ont été délivrés en application de la loi n° 69-3 du 3 janvier 1969 relative à l'exercice des activités ambulantes et au régime applicable aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe sont acceptés comme pièces justificatives, à la demande du détenteur, jusqu'au 1er janvier 2014. »

II. - L'article 79 de la loi n° 2002-73 du 17 janvier 2002 de modernisation sociale est ainsi modifié :

1° Les mots : « Par dérogation aux dispositions de l'article 10 de la loi n° 69-3 du 3 janvier 1969 relative à l'exercice des activités ambulantes et au régime applicable aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe, » sont supprimés.

2° Après les mots : « qui sont sans domicile fixe », sont insérés les mots : « et auxquelles la loi n'a pas fixé de commune de rattachement ».

III. - Le code général des impôts est ainsi modifié :

1° Au premier alinéa de l'article 613 nonies, les mots : « non soumises au régime des activités ambulantes, prévu par l'article 2 de la loi n° 69-3 du 3 janvier 1969 relative à l'exercice des activités ambulantes et au régime applicable aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe, » sont supprimés.

2° L'article 613 decies est abrogé.

3° Au X de l'article 1013, les mots : « n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage » sont remplacés par les mots : « n° du relative au statut juridique des gens du voyage et à la sauvegarde de leur mode de vie ».

IV. - Au cinquième alinéa de l'article L. 3211-7 du code général de la propriété des personnes publiques, les mots : « n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage » sont remplacés par les mots : « n° du relative au statut juridique des gens du voyage et à la sauvegarde de leur mode de vie ».

V. - Le code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :

1° Au 31° de l'article L. 2321-2, les mots : « loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage » sont remplacés par les mots : « loi n° du relative au statut juridique des gens du voyage et à la sauvegarde de leur mode de vie ».

2° Le troisième alinéa de l'article 5211-9-2 est ainsi rédigé :

« Les compétences des communes en matière de réalisation de terrains d'accueil ou de terrains de passage des gens du voyage sont transférées aux établissements publics de coopération intercommunale. »

VI. - À l'article L. 779-1 du code de justice administrative, les mots : « II bis de l'article 9 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage » sont remplacés par les mots : « II bis de l'article 6 de la loi n° du relative au statut juridique des gens du voyage et à la sauvegarde de leur mode de vie ».

VII. - Au quatrième alinéa de l'article 302-7 du code de la construction et de l'habitation, les mots : « loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage » sont remplacés par les mots : « loi n° du relative au statut juridique des gens du voyage et à la sauvegarde de leur mode de vie ».

VIII. - Au II de l'article L. 851-1 du code de la sécurité sociale, les mots : « loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage » sont remplacés par les mots : « loi n° du relative au statut juridique des gens du voyage et à la sauvegarde de leur mode de vie ».

IX. - Au cinquième alinéa de l'article L. 261-5 du code de l'action sociale et des familles, les mots : « loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage » sont remplacés par les mots : « loi n° du relative au statut juridique des gens du voyage et à la sauvegarde de leur mode de vie ».

X. - Au premier alinéa de l'article L. 322-4-1 du code pénal, les mots : « loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage » sont remplacés par les mots : « loi n° du relative au statut juridique des gens du voyage et à la sauvegarde de leur mode de vie ».

XI. - À l'article 15 de la loi n° 2003-710 du 1er août 2003 d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, les mots : « loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage » sont remplacés par les mots : « loi n° du relative au statut juridique des gens du voyage et à la sauvegarde de leur mode de vie ».

Article 19

I. - La loi n° 69-3 du 3 janvier 1969 relative à l'exercice des activités ambulantes et au régime applicable aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe est abrogée.

II. - La loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage est abrogée.

Article 20

La perte de recettes pour l'État résultant de l'application de la présente proposition de loi est compensée à due concurrence par la création d'une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575A du code général des impôts.

Les éventuelles conséquences financières résultant pour les organismes de sécurité sociale et pour l'État de la présente proposition de loi sont compensées à due concurrence par la création de taxes additionnelles aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

________________________________________///

revue de presse :


La Commission européenne a une nouvelle fois menacé la France de sanctions, mercredi 25 septembre, en rappelant que les Roms, citoyens européens, ont le droit de circuler librement dans tous les Etats membres de l'Union européenne. Un avertissement reçu au lendemain des propos polémiques du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qui estime que les Roms ont "vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie" et évoque "des modes de vie extrêmement différents des nôtres".
http://www.francetvinfo.fr/skin/www/img/newsletter/fleche.pngCliquez ici pour plus d’informations

 

Noël Mamère quitte EELV ( vidéos - revue de presse )

Éditorial de lucienne magalie pons

Flash info


Politique Première: Noël Mamère quitte EELV... par BFMTV
______________________________________________________////

"L'Invité de RTL" du 25 septembre en vidéo : l'ancien candidat à la primaire EELV pour la présidentielle 2012 revient sur la décision de Noël Mamère, qui a annoncé quitter le parti écologiste.
  • Date de publication 25/09/2013
  • Durée 07:52

Nicolas Hulot : "Les Verts ne rencontrent pas l... par rtl-fr


Mamère : "J'ai décidé de quitter EELV car le parti est prisonnier de ...

Le Monde-il y a 1 heure
... Verts, le député de Gironde, Noël Mamère, a décidé de rendre sa carte. ... J'ai décidé de quitter EELV parce que je ne reconnais pas le parti ...
Noël Mamère au Monde: "J'ai décidé de quitter EELV"
Nice-Matin-il y a 3 heures

  1. Mamère quitte EELV : Cohn-Bendit "comprend", Mélenchon dit ...

    Le Monde-il y a 10 minutes
    Plusieurs chefs de file de la gauche et des écologistes ont réagi mercredi 25 septembre, à l'annonce par Noël Mamère, dans un entretien au ...
  2. Noël Mamère quitte EELV : "je ne reconnais plus mon parti"

    Le Huffington Post-il y a 3 heures
    POLITIQUE - Noël Mamère annonce son départ de son parti Europe Écologie-Les Verts (EELV), dans une interview au Monde daté du 26 ...
  3. Noël Mamère quitte des Verts en pleine tourmente

    Le Point-il y a 2 minutes
    Le député EELV Denis Baupin a estimé que Noël Mamère se trompait de ... de ses calculs et de ses clans", dit Noël Mamère au Monde.fr.
  4. Noël Mamère quitte Europe Ecologie-Les Verts

    24heures.ch-il y a 2 heures
    Noël Mamère a annoncé son départ de son parti Europe Écologie-Les Verts, à ses yeux aux mains «d'un clan», dans une interview au Monde. ... «J'ai décidé de quitter EELV parce que je ne reconnais pas le parti que j'ai ...
  5. Noël Mamère annonce dans une interview au Monde qu'il a décidé ...

    Le Blog de Jean-Marc Morandini (Blog)-il y a 3 heures
    Noël Mamère, député de Gironde, annonce, dans une interview au Monde, qu'il avait décidé de quitter Europe Ecologie-Les Verts (EELV), ...
  6. Noël Mamère quitte Les Verts

    Infos-il y a 3 heures
    Dans une interview au Monde, de ce mercredi 25 septembre, ... "J'ai décidé de quitter EELV parce que je ne reconn

    Nicolas Hulot : "Europe Écologie-Les Verts ne rencontre pas l ...

    RTL.fr-il y a 3 heures
    ... sur RTL sur la décision de Noël Mamère, qui a annoncé quitter le parti écologiste. ... Le député-maire de Bègles Noël Mamère a annoncé son départ de son parti Europe Écologie-Les Verts, dans une interview au Monde. ... intervient alors que le secrétaire national de EELV Pascal Durand doit jeter ...
 

Le discours de François Hollande à la Tribune de l'Assemblée Générale de l'ONU du 24 septembr 2013 ( notes - vifdéo - texte)

Éditorial de lucienne magalie pons



Nous avons suivi hier sur les écrans la prestation de près de 50 minutes  du  Président Obama, lors de son intervention à l’Assemblée Générale de l’Onu, à notre avis Obama  s’est présenté dans un profil grave  en évitant de recourir à l’agressivité  en présence de ses homologues, pour autant son discours que nous avons ressenti au fond comme une plaidoirie pour justifier ses positions successives,   était toujours fondé sur les suspicions qu’il continue  à entretenir d’une part sur le Régime  Syrien  en ce qui concerne les armes chimiques, et d’autre part sur l’Iran en ce qui concerne la question nucléaire.

Sur les armes chimiques  syriennes  Obama  soutient   toujours ses préventions, il parle de  maintenir  dans un projet de résolution à présenter au Conseil de Sécurité de l’ONU, le recours à la force contraignante au cas où le Régime Syrien  manquerait  à ses obligations.

Concernant le programme  nucléaire Iranien, Obama, se cantonne encore dans une position de suspicion quand à la sincérité des propositions Iraniennes de rétablir le dialogue avec l’Occident sur son programme nucléaire.


Barack Obama s’est avancé dans son  discours en répétant et appuyant  plusieurs fois dans des artifices de langage les mêmes arguments,  mais  en cherchant ses mots, ce qui dénote bien qu’il n’était pas très à l’aise pour  faire passer son message. Nous n'avons pas de vidéo de l'intégralité de son intervention  traduite en français,   pour le moment seuls quelques extraits figurent dans différents sites internet.

La  plupart des  médias qui se trouvaient à News York  dans leurs réactions immédiates  à chaud, ont qualifié son message de fort, de ferme,  bref si l’on se reportait à leurs appréciations on pourrait croire qu’Obama tient une   place dominante  dans la diplomatie internationale.

Heureusement que vue d’ici, les médias se sont montrés plus perspicaces dans leurs analyses, nous y reviendrons dans un autre éditorial.

Le Président Obama reste donc  sur ses positions qui consistent   à jeter un doute  sur la question du contrôle des armes chimiques syriennes et  d'autre part sur programme nucléaire iranien  à prévenir  que l’Iran dissimule ses réelles intentions. 
 

François Hollande, le Président Français  dans un message concentré,  s’est  présenté lui  dans  son intervention à l’Onu dans une attitude  offensive , mais en fait il n’a été,   en ce qui concerne la Syrie et l’Iran que le répétiteur  à l'encontre de Damas, mais aussi de Téhéran, comme  Barack Obama quelques instants avant lui.


Insistant sur l'urgence" de mesures sur la Syrie,  en rappelant que "120.000 personnes sont mortes en deux ans et demi", François Hollande a  renouvelé  trois exigences françaises sur la résolution que votera peut-être le Conseil de sécurité de l'ONU.

"Il faut que le texte ouvre clairement la possibilité, pour le Conseil de sécurité, de se saisir à tout moment de la question des armes chimiques", a déclaré le chef de l'Etat Français. La résolution devra également "prévoir des mesures coercitives, c'est-à-dire sous Chapitre 7, qui ouvriraient la voie à une éventuelle action armée contre le régime en cas de manquement à ses obligations". Enfin, "ceux qui ont commis ces crimes devront être traduits devant la justice", a  ajouté François Hollande.

"Nous ne devons pas nous arrêter, nous devons faire cesser cette guerre", a –il fait valoir fait valoir , … "Trop de temps a été perdu. Non seulement le régime a multiplié les violences et les groupes terroristes ont tiré profit de l'inertie de la communauté internationale", a-t-il ajouté en renouvelant ses accusations.

Le Président Français " pour aller jusqu’au bout de cette négociation," a posé trois exigences : 

extrait :

"La première, c’est que le texte ouvre clairement la possibilité pour le Conseil de sécurité de se saisir à tout moment de cette question sur les armes chimiques.

"La seconde exigence, c’est que la résolution que nous préparons puisse prévoir des mesures coercitives, c’est-à-dire sous chapitre 7, en cas de non-respect des engagements par le régime syrien. C’est d’ailleurs ce que l’accord lui-même qui a été signé entre les Russes et les Américains prévoit. Raison de plus pour le transposer dans la résolution.

" La troisième exigence c’est que ceux qui ont commis ces crimes soient tenus responsables devant la justice

 En ce qui concerne la conférence de Genève 2  , le Président François Hollande a  déclaré  « ....., " ce  n’est pas une réunion pour parler, ce doit être une conférence pour décider » et il a  enchaîné : 
 
" Quel est l’objectif ? Installer un gouvernement de transition doté de tous les pouvoirs exécutifs, et dont la mission pourrait être de rétablir la paix civile, de protéger toutes les communautés et d’organiser, le moment venu, des élections. Parfois, je suis interrogé sur les participants à cette conférence. Ma réponse est simple : sont les bienvenus tous les pays, je dis bien tous les pays, qui acceptent cet objectif, installer un gouvernement de transition, et reconnaissent clairement leur attachement à une solution politique » …

(Ndlr :Or à  notre  connaissance du dossier syrien, nous savons que c’est Monsieur Lakhdar  Brahimi,  envoyé spécial de l'ONU et de la Ligue arabe en Syrie, qui est chargé d’organiser la conférence de paix Genève 2 qui pourrait se tenir se tenir en octobre. )

Par ailleurs,  le Président Français dans son intervention a souhaité que le rapprochement entre les Etats-Unis et la Russie, amorcé à la faveur de la question de la destruction de l'arsenal chimique syrien, se confirme et se maintienne pour conduire à une solution politique du problème.

Au sujet de l’Iran , François Hollande a donné son opinion  en lançant  notamment "Les déclarations du président iranien marquent une évolution. Je ne veux pas les exagérer mais je veux savoir si les mots peuvent se traduire en actes", et il  a réclamé des "gestes concrets" de la part de Téhéran sur le dossier nucléaire, appelant de ses vœux un dialogue "direct et franc". "La France attend de l'Iran des gestes concrets qui témoigneront que ce pays renonce à un programme militaire même s'il a le droit a un programme civil", a-t-il déclaré.

Le Président Français  a poursuivi en parlant du Moyen Orient  :  " Il y a dans cette région du Moyen Orient de graves préoccupations, mais il y a aussi des lueurs d’espoir. La première, c’est la reprise de la négociation entre Israéliens et Palestiniens. Elle seule permettra d’aboutir à la paix. Elle passe par la coexistence de deux États de part et d’autre de frontières sûres et reconnues. Et nous devons tout faire pour que l’occasion qui se présente maintenant pour les Israéliens, pour les Palestiniens, pour l’ensemble de la région, soit enfin saisie pour en terminer avec un conflit dont nous savons parfaitement, les uns et les autres, qu’il a des répercussions aux plans régional et international. Négocier la paix entre Israéliens et Palestiniens, ce serait un acte historique. La seconde lueur, c’est les déclarations du nouveau Président iranien, car elles marquent une évolution. Je ne veux pas les exagérer, mais la question, maintenant, qui est posée, est de savoir si ces mots peuvent se traduire en actes, notamment dans le dossier nucléaire. Depuis dix ans, les discussions n’avancent pas, au point que la communauté internationale a été amenée à prendre des sanctions de plus en plus sévères. Cette situation est dangereuse, nous le savons tous. Alors, la France attend de l’Iran des gestes concrets qui témoigneront que ce pays renonce à son programme nucléaire militaire, même s’il a parfaitement le droit de poursuivre son programme civil. C’est pourquoi j’ai fait le choix d’un dialogue direct et franc avec le Président Rohani . Mais je le dis aussi à cette tribune : autant je suis pour le dialogue, autant je reste ferme sur la question majeure de la prolifération nucléaire."

Le Président Français a ensuite poursuivi en parlant de l’Afrique, de l’attaque barbare de Nairobi , du Mali,  du Sahel, de la Lybie, de la Centrafrique , du Congo , du développement, du réchauffement climatique.

Après s’être  étendu sur toutes les questions ci-dessus François Hollande   a déclaré :  " C’est pourquoi la communauté internationale doit aider les États africains à se protéger."

 A cet effet il a annoncé : La France organisera à la fin de l’année une réunion pour la paix et la sécurité en Afrique. Elle y a invité tous les pays africains. L’Europe sera représentée. L’ONU également. Il s’agit de permettre l’encadrement, la formation, l’équipement des armées africaines pour assurer elle-même la sécurité du continent, lutter contre tous les trafics, notamment de drogue et contre la piraterie. Les Africains doivent assurer eux-mêmes leur sécurité. Mais nous ne pouvons pas les laisser seuls face aux risques terroristes.La meilleure de nos armes, c’est la politique en faveur du développement a encore déclaré le Président Français  en appelant  la mobilisation de la communauté internationale à travers de nouveaux fonds qu’il faudrait créer pour financer les infrastructures indispensables et permettre l’accès aux biens publics essentiels. »…

Autre sujet, en ce qui concerne le du réchauffement climatique  « qui nous concerne tous,» François Hollande a  déclaré  notamment :

 «  La France a dit sa disponibilité pour accueillir la Conférence sur le climat. Là aussi, il y a menace sur notre propre sécurité. Parce que les rapports se succèdent les uns les autres et ils disent tous que si nous ne faisons rien, à la fin de ce siècle, la température de notre planète aura augmenté de 3 à 4 degrés. Avec la conséquence que l’on sait : inondation ici, sécheresse ailleurs. Avec des menaces directes pour la paix dans le monde. Alors nous devons chercher un accord lors de cette conférence sur le climat en 2015. Les bases de ce compromis sont connues. L’accord devra être équitable. Chacun devra en prendre sa part. Les pays développés qui devront bien sûr faire l’effort le plus important. Les pays émergents qui ne doivent pas mettre en cause leur développement mais aussi comprendre que le réchauffement climatique les menaces directement. Enfin, les pays les moins avancés, les plus fragiles, les plus vulnérables, doivent être aidés dans cette mutation. C’est le sens du fonds vert pour le climat créé à Durban. Cet accord doit être aussi contraignant. Il ne peut pas être simplement le rappel de principes, il ne peut pas être simplement l’incantation dans des résolutions qui n’auraient pas de traduction concrète. Parce que s’il n’y a pas d’évaluation, s’il n’y a pas de sanctions, il n’y aura pas de progrès. Et donc il y aura la montée inexorable du réchauffement climatique.


Nous arrêtons là notre relation,  vous trouverez en fin d’éditorial l’intégralité du discours du Président Français en vidéo , dans lequel  certains  médias ont vu un message ferme, contraignant,  lucide … offensif, d’autres  médias au contraire, les moins nombreux mais les plus crédibles, ont un autre avis  plus nuancé..  ( ndlr : nous reviendrons dans un autre éditorial  sur leurs réactions) 


Pour notre part nous  trouvons le message de François Hollande  répétitif, proposant des solutions et des approches  insérées dans des contraintes,  des sanctions, des conditions, bref  un discours politique rigide qui à notre avis sera ressenti encore comme une prédisposition à tout vouloir régenter ici et là et partout ailleurs, une nouvelle forme d’ingérence pré-dictatrice dans les tous  les domaines politiques et diplomatiques.

A la suite de sa prestation à la tribune  de  l’Assemblée Générale de l’Onu, le Président Français a donné une conférence de presse,  assez brève, puis qu’il devait rejoindre pour un entretien  le président iranien Hassan Rohani.

En rencontrant le Président Rohani,  François Hollande   à  finalement endossé  le rôle  d’un éclaireur, au profit de son allié le Président Américain, qui s’est  lui tenu  en retrait dans une attitude d’observateur  critique et suspicieux et s’est abstenu de rencontrer le Président Rohani.

Vidéo : 





_________________
 Transcription :
Monsieur le Secrétaire général,
Chers collègues,
Mesdames, Messieurs,
L’honneur de l’ONU, c’est d’agir partout où la liberté des peuples est bafouée. L’honneur de l’ONU, c’est d’agir là où les droits fondamentaux sont compromis. L’honneur de l’ONU, c’est d’intervenir là où l’extrémisme menace la sécurité du monde. L’honneur de l’ONU, c’est d’agir pour la paix.
Et en Syrie, il y a urgence.
Urgence car 120 000 personnes sont mortes depuis deux ans et demi. 90 000 sur la seule année qui vient de s’écouler. Un quart de la population est déplacé. Des millions de Syriens se sont réfugiés. Et le pays est détruit.
Le pire s’est produit le 21 août, à Damas, puisque ce jour-là, les armes chimiques ont été utilisées contre des civils, des femmes, des enfants.
Les inspecteurs de l’ONU, ceux-là mêmes que nous avons envoyés dans le cadre de notre organisation, ont établi de manière sûre et incontestable l’utilisation de ces armes. Face à ce crime terrifiant, la France a voulu une réaction forte pour sanctionner une violation du droit international, mais aussi pour dissuader le régime de Bachar Al-Assad de commettre de nouveaux massacres. Cette pression que mon pays a effectuée avec d’autres, et notamment les Etats-Unis, a produit de premiers résultats, puisqu’aujourd’hui même, une négociation est engagée pour assurer la vérification et la destruction des armes chimiques.
Mais pour aller jusqu’au bout de cette négociation, je pose trois exigences.
La première, c’est que le texte ouvre clairement la possibilité pour le Conseil de sécurité de se saisir à tout moment de cette question sur les armes chimiques.
La seconde exigence, c’est que la résolution que nous préparons puisse prévoir des mesures coercitives, c’est-à-dire sous chapitre 7, en cas de non-respect des engagements par le régime syrien. C’est d’ailleurs ce que l’accord lui-même qui a été signé entre les Russes et les Américains prévoit. Raison de plus pour le transposer dans la résolution.
La troisième exigence c’est que ceux qui ont commis ces crimes soient tenus responsables devant la justice.
Mais au-delà de cette résolution, dont l’adoption doit être proche, nous ne pouvons pas nous arrêter. Nous devons faire cesser cette guerre, qui est la plus meurtrière depuis le début de ce siècle. La solution est politique et trop de temps a été perdu. Et je ne reviens pas sur les blocages du Conseil de sécurité. Durant cette période, non seulement le régime a pu multiplier les violences, mais les groupes terroristes ont tiré avantage de l’inertie de la communauté internationale, au détriment des forces démocratiques regroupées au sein de la coalition nationale syrienne. C’est la raison pour laquelle Genève II doit se tenir dans les meilleurs délais. Mais pour la France, Genève II n’est pas une réunion pour parler, ce doit être une conférence pour décider.
Quel est l’objectif ? Installer un gouvernement de transition doté de tous les pouvoirs exécutifs, et dont la mission pourrait être de rétablir la paix civile, de protéger toutes les communautés et d’organiser, le moment venu, des élections. Parfois, je suis interrogé sur les participants à cette conférence. Ma réponse est simple : sont les bienvenus tous les pays, je dis bien tous les pays, qui acceptent cet objectif, installer un gouvernement de transition, et reconnaissent clairement leur attachement à une solution politique.
L'urgence, elle est aussi humanitaire. En Syrie, les déplacés se comptent par millions, et les réfugiés, maintenant, sont plus d’un million cinq cent mille, répartis entre la Turquie, la Jordanie et le Liban. Liban, où la prolongation de la crise menace directement l’unité et la sécurité de ce pays. Près de 20% de la population est désormais d’origine syrienne.
Je remercie le Secrétaire général, M. BAN Ki-moon, d’avoir organisé la première réunion du groupe international de soutien au Liban. La France est attachée à ce pays, parce que nous savons combien il a souffert, ces dernières années, des désordres du Proche Orient, et combien il doit être appuyé aujourd’hui dans ses efforts pour accueillir les réfugiés.
Il y a dans cette région du Moyen Orient de graves préoccupations, mais il y a aussi des lueurs d’espoir.
La première, c’est la reprise de la négociation entre Israéliens et Palestiniens. Elle seule permettra d’aboutir à la paix. Elle passe par la coexistence de deux Etats de part et d’autre de frontières sûres et reconnues. Et nous devons tout faire pour que l’occasion qui se présente maintenant pour les Israéliens, pour les Palestiniens, pour l’ensemble de la région, soit enfin saisie pour en terminer avec un conflit dont nous savons parfaitement, les uns et les autres, qu’il a des répercussions aux plans régional et international. Négocier la paix entre Israéliens et Palestiniens, ce serait un acte historique.
La seconde lueur, c’est les déclarations du nouveau Président iranien, car elles marquent une évolution. Je ne veux pas les exagérer, mais la question, maintenant, qui est posée, est de savoir si ces mots peuvent se traduire en actes, notamment dans le dossier nucléaire. Depuis dix ans, les discussions n’avancent pas, au point que la communauté internationale a été amenée à prendre des sanctions de plus en plus sévères. Cette situation est dangereuse, nous le savons tous. Alors, la France attend de l’Iran des gestes concrets qui témoigneront que ce pays renonce à son programme nucléaire militaire, même s’il a parfaitement le droit de poursuivre son programme civil. C’est pourquoi j’ai fait le choix d’un dialogue direct et franc avec le Président ROHANI. Mais je le dis aussi à cette tribune : autant je suis pour le dialogue, autant je reste ferme sur la question majeure de la prolifération nucléaire.
Le Moyen Orient n’est pas la seule région qui nous préoccupe. L’Afrique est la proie du terrorisme. L’attaque barbare de Nairobi nous le confirme une fois encore, et tragiquement.
Des victoires sont possibles contre le terrorisme. Ainsi au Mali, avec un mandat clair du Conseil de sécurité, les forces africaines, françaises, avec l’appui des Européens, sont intervenues à l’appel des autorités de Bamako, et ont réussi à mettre un terme à une offensive terroriste de grande envergure. Aujourd’hui les résultats sont là. Le Mali a retrouvé l’intégrité de son territoire, a assuré la sécurité de la population et a pu même organiser à la date prévue une élection présidentielle qui a été reconnue comme incontestable. Je veux saluer ici le nouveau Président du Mali, Ibrahim Boubacar KEITA, qui témoigne d’une grande victoire de l’Afrique de l’Ouest contre le terrorisme.
Mais la menace continue de peser dans le Sahel, mais également en Libye où les armes circulent, où des groupes terroristes ont trouvé refuge. Là encore, nous devons aider les autorités de la Libye à assurer la sécurité de leur territoire et de leur population. La France y est prête.
Je veux lancer maintenant un cri d’alerte, comme je l’avais fait l’année dernière sur le Mali. L’alerte concerne la Centrafrique, petit pays ravagé depuis trop d’années par des coups d’Etats et des conflits. Aujourd'hui, c’est le chaos qui s’est installé. Les populations civiles une fois encore en sont les victimes. Nous devons mettre un terme à ces exactions qui prennent d’ailleurs aussi une forme confessionnelle. C’est pourquoi je souhaite que le Conseil de sécurité donne mandat et accorde des moyens logistiques et financiers à une force africaine dont la première mission serait de rétablir la stabilité en Centrafrique.
En République démocratique du Congo, des femmes, des enfants sont violentés chaque jour dans les Kivus. Là encore, il est impératif que nous continuions à renforcer la MONUSCO, à appliquer l’accord d'Addis Abeba, et à refuser toutes les ingérences extérieures.
***
Nous devons tirer les expériences de ces dernières années.
Partout où le désordre règne, le terrorisme s'installe et prend de l'ampleur. C’est le cas en Somalie. L’attaque contre le Kenya nous rappelle que les groupes Shebabs, même s’ils ont été vaincus, n’ont pas encore été éradiqués.
C’est pourquoi la communauté internationale doit aider les Etats africains à se protéger.
La France organisera à la fin de l’année une réunion pour la paix et la sécurité en Afrique. Elle y a invité tous les pays africains. L’Europe sera représentée. L’ONU également. Il s’agit de permettre l’encadrement, la formation, l’équipement des armées africaines pour assurer elle-même la sécurité du continent, lutter contre tous les trafics, notamment de drogue et contre la piraterie. Les Africains doivent assurer eux-mêmes leur sécurité. Mais nous ne pouvons pas les laisser seuls face aux risques terroristes.
La meilleure de nos armes, c’est la politique en faveur du développement.
Car la pauvreté, le chômage, les inégalités fournissent le terreau le plus fertile, hélas, à la violence et à l’insécurité. Là encore, la France appelle la mobilisation de la communauté internationale à travers de nouveaux fonds qu’il nous faudrait créer pour financer les infrastructures indispensables et permettre l’accès aux biens publics essentiels.
La France milite, avec l’Europe, pour l’introduction de financements innovants. Tout d’abord la taxe sur les billets d’avion qui bénéficie à UNITAID et qui rapporte 1 milliard d’euros depuis 2006. Mon pays a décidé d’augmenter de 10% encore cette taxe pour améliorer encore ce que nous pouvons faire pour lutter contre les grandes pandémies (le Sida, la tuberculose, le paludisme).
La France, également avec l’Europe, a instauré une taxe sur les transactions financières et j’ai décidé d’en affecter 10% de ses recettes à des actions dans le domaine du développement, de l’accès à l’eau et des énergies renouvelables. Parce que c’est ainsi que nous permettrons, par le développement, aux pays les plus pauvres d’assurer leur avenir et donc leur sécurité.

Et aussi de pouvoir répondre à l’enjeu du réchauffement climatique qui nous concerne tous.
La France a dit sa disponibilité pour accueillir la Conférence sur le climat. Là aussi, il y a menace sur notre propre sécurité. Parce que les rapports se succèdent les uns les autres et ils disent tous que si nous ne faisons rien, à la fin de ce siècle, la température de notre planète aura augmenté de 3 à 4 degrés. Avec la conséquence que l’on sait : inondation ici, sécheresse ailleurs. Avec des menaces directes pour la paix dans le monde.
Alors nous devons chercher un accord lors de cette conférence sur le climat en 2015. Les bases de ce compromis sont connues. L’accord devra être équitable. Chacun devra en prendre sa part.
Les pays développés qui devront bien sûr faire l’effort le plus important.
Les pays émergents qui ne doivent pas mettre en cause leur développement mais aussi comprendre que le réchauffement climatique les menaces directement.
Enfin, les pays les moins avancés, les plus fragiles, les plus vulnérables, doivent être aidés dans cette mutation. C’est le sens du fonds vert pour le climat créé à Durban.
Cet accord doit être aussi contraignant. Il ne peut pas être simplement le rappel de principes, il ne peut pas être simplement l’incantation dans des résolutions qui n’auraient pas de traduction concrète. Parce que s’il n’y a pas d’évaluation, s’il n’y a pas de sanctions, il n’y aura pas de progrès. Et donc il y aura la montée inexorable du réchauffement climatique.
**

Mesdames et Messieurs,
Mon message est simple. Dans tous les domaines, la sécurité internationale, la prolifération nucléaire, le développement, le climat, le pire risque est l’inaction. La pire décision est de ne pas en prendre. Le pire danger est de ne pas le voir.
La responsabilité de l’ONU est d’agir. Et chaque fois que notre organisation se révèle impuissante c’est la paix qui en est la première. C'est la raison pour laquelle je propose qu’un code de bonne conduite puisse être défini entre les membres permanents du Conseil de sécurité et qu’en cas de crime de masse, ils puissent décider de renoncer collectivement à leur droit de veto.
Je souhaite enfin que les pouvoirs d’enquête du Secrétaire général soient renforcés et que l’ONU puisse, comme elle l’a fait en Syrie, établir partout la vérité, mener les enquêtes et agir en conséquence. Notre assemblée peut souverainement le décider.
Notre crédibilité repose sur notre capacité à intervenir vite et efficacement pour faire respecter le droit international, pour sanctionner les manquements, pour promouvoir le développement, pour préserver les générations futures.
Nous en avons la légitimité. Nous l’avons reçue de la charte des Nations unies. Nous devons en être dignes.
C’est dans ce cadre que la France prendra toujours et sur tous les sujets ses responsabilités.

Je vous remercie.


 

Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...