17 mars 2014

L’Ukraine, la Russie et le monde : Points de vue et Analyses de 3 auteurs - article publié par le site Tlexcala -

Éditorial de lucienne magalie pons

Les médias occidentaux écrivent  et émettent des fleuves sur la situation en Ukraine et en Crimée mais surtout pour nous bassiner sur les avertissements  et les menaces grand-guignolesques  d'Obama   qu'il balance  contre la Russie, relayées par ses alliés de l'UE, mais heureusement le monde ne se limite pas aux Etats Unis et à sa cour  ubuesque de quelques pays de l'UE, le monde est grand bien au-delà des États Unis et des frontières de l' UE,  et nous avons d'autres échos, en effet,   j'ai la chance d'avoir des  correspondants très informés qui  recherchent et reçoivent des informations  et  des analyses  pertinentes  bien plus  ouvertes sur le monde  et son histoire que ce que nous pouvons lire et entendre dans  le commun  ordinaire et classique de nos médias hexagonaux qui se cantonnent dans la relation  des cacas nerveux  obsessionnels d'Obama et des coliques  en cascade drastiques de sa cour  de l'UE

 

C'est ainsi que je viens de recevoir aujourd'hui  par mail personnel  de  l'un de mes correspondants qui a la gnérosité de me faire partager ses lectures,  un article daté de ce jour  consacré aux développements en Ukraine,  publié  sur le site Tlaxcala,  avec autorisation de le diffuser sur mon site.

 


Je remercie chaleureusement  mon correspondant et bien entendu je ne priverai pas mes lecteurs de cette lecture dans laquelle différents points de vue sont exposés et analysés. 

 

Chacun de mes lecteurs forgera son opinion personnelle, en ce qui me concerne ces analyses enrichissent mes réflexions et c'est pour moi une confirmation   de mes opinions.

 


copié/collé :



L’Ukraine, la Russie et le monde : Cinq questions à trois analystes

Tlaxcala a posé cinq questions à trois auteurs - Dmitry Orlov, The Saker/El Saqr et Pepe Escobar - qui suivent de très près la situation en Ukraine et autour de l’Ukraine. Voici leurs réponses. Tlaxcala ne partage pas tous leurs points de vue, mais les trouve assez intéressants pour être partagés.




1- Pensez-vous que les USA (Obama) se servent de l’Ukraine pour se venger de leur défaite en Syrie et neutraliser l’UE ? Quels seraient leurs objectifs stratégiques ?

Dmitry Orlov : L’objectif d’Obama était de fomenter un coup d’État pour remplacer le gouvernement ukrainien par un régime fantoche. En cela, il a réussi. Mais je doute que ses stratégies aillent au-delà.

Pepe Escobar : L’Ukraine est sans aucun doute victime de la stratégie détournée de l’administration Obama pour se venger de ne pas avoir été autorisée à bombarder la Syrie (elle en a en fait été sauvée, ainsi que des conséquences horribles qu’aurait entraîné une telle action, par Moscou). Les seules choses qui comptent pour Washington en Ukraine, dans cet ordre, sont : 1) y implanter des bases de l’OTAN. 2) le « Pipelineistan », à savoir que les grandes compagnies pétrolières US contrôlent les richesses pétrolières et gazières encore inexplorées. 3) que l’agro-business US s’empare ​des terres ukrainiennes fertiles. L’Union européenne n’a pas besoin de l’Ukraine et n’en veut pas, car pour sauver celle-ci de la faillite, elle aurait besoin de fonds qu’elle n’a pas (sans parler du fait qu’une telle opération enragerait plus encore des millions d’Européens déjà démunis).

El Saqr : La crise actuelle a été entièrement créée par les USA et, dans une moindre mesure, par l’Union européenne. Les USA sont enfermés dans une mentalité de type guerre froide, illustrée par les deux citations suivantes. L’une d’Hillary Clinton déclarant : « Il y a une tentative de re-soviétiser la région. (…) Cette tendance ne va pas être appelée comme ça. Elle sera appelée ‘Union douanière’, ‘Union eurasienne’ ou quelque chose comme ça (...) Mais ne faisons aucune erreur à ce sujet. Nous savons quel en est l’objectif et nous essayons de trouver des moyens efficaces pour la ralentir ou l’empêcher. » (source) ; la deuxième citation est de Zbigniew Brzezinski[1] : « ‘Sans l’Ukraine, la Russie cesse d’être un empire, tandis qu’avec l’Ukraine – d'abord achetée et ensuite subjuguée– elle se transforme automatiquement en empire...’ Selon lui, le nouvel ordre mondial sous l’hégémonie des USA est créé contre la Russie et sur ​​les fragments de la Russie. L’Ukraine est l’avant-poste de l’Occident pour empêcher la reconstitution de l’Union soviétique. » (source).

Ainsi les USA ne sont-ils pas en train d’essayer d’« obtenir » l’Ukraine pour l’intégrer dans l’OTAN ou à d’autres fins, mais ce qu’ils veulent, c’est priver la Russie de l’Ukraine dans l’espoir de l’empêcher de devenir un nouvel empire soviétique. Il s’agit donc purement d’un jeu à somme nulle – toute perte pour la Russie est, par définition, un gain pour les USA. Le fait que la Russie soit déjà une superpuissance capable d’arrêter les USA (comme l’a démontré la crise syrienne) ou le fait que la Russie n’ait pas l’intention de devenir une autre Union soviétique ou même toute autre sorte d’empire (les empires sont coûteux et les Russes n’ont pas le désir de devenir une autre URSS) ne fait aucune différence : la ploutocratie US croit cela et base ses actions sur cette croyance. En outre, les élites US ont été humiliées dans la crise syrienne et veulent maintenant montrer à la Russie et au reste du monde « qui est le patron ». Enfin, ajoutez à cela l’influence de certains lobbies ethniques très puissants qui partagent une haine commune pour la Russie (Juifs, Ukrainiens, Polonais) et vous obtiendrez une politique dont le seul but est de rendre les choses aussi mauvaises que possible pour la Russie. Rien de nouveau là-dedans.

Au cours de la guerre en Afghanistan, les USA ont fait le choix de soutenir complètement les pires terroristes wahhabites uniquement pour affaiblir l’URSS. Maintenant, les USA apportent leur soutien à des nationalistes néo-fascistes violents. La seule condition pour que n’importe quel groupe terroriste, si fanatique et malfaisant soit-il, puisse obtenir de l’argent de la CIA et de ses filiales, c’est de haïr la Russie. Les guerres en Croatie, en Bosnie et au Kosovo n’avaient pas d’autre but que de « faire la misère aux Russes ». Et si nous regardons de plus près au cœur de cette haine maniaque des élites usaméricaines à l’encontre de la Russie, nous constatons que très peu de choses ont changé en Occident depuis le Moyen-Age : les élites occidentales ont toujours détesté la Russie à cause de son orthodoxie et pour avoir refusé d’être conquise.


2) Quels sont selon vous les objectifs stratégiques de la Russie (de Poutine) et les moyens tactiques d’y parvenir ?
DO : Empêcher plus d’empiétement de l’UE / OTAN ; garantir les droits des russophones dans ce qui a été pendant des siècles un territoire russe ; maintenir la primauté du droit international. Peut-être venger les actions de l’OTAN contre la Serbie au Kosovo.
PE : L’objectif stratégique numéro un est d’empêcher l’implantation de bases de l’OTAN en Ukraine. Les services de renseignements russes ont déjoué un coup d’Etat en Crimée qui aurait été une réplique du coup d’État à Kiev. Cela conduirait – à long terme – les putschistes de Kiev à démanteler le traité russo-ukrainien à Sébastopol, ouvrant ainsi la voie à l’OTAN. C’est ce qui a précipité l’envoi de Spetsnaz en Crimée. Poutine a pesé les avantages et les inconvénients. C’est un coup d’échecs. Il pourrait perdre à l’Ouest, mais il gagne à l’intérieur (il est plus populaire que jamais), il garde Sébastopol, et si la Crimée rejoint la Russie, Gazprom pourra exploiter d’immenses gisements de pétrole et de gaz dans la péninsule, à la place des grandes compagnies pétrolières US.

El Saqr : Pour la Russie le but est simple : survivre en tant que nation, que pays et que civilisation. En ce sens, ce n’est pas une « politique de Poutine », mais une « politique russe » : mis à part les quelques minuscules partis financés par la CIA et qui ne représentent pas plus de 1 ou 2 % de la population russe, il existe un consensus parmi tous les principaux mouvements politiques de Russie en faveur de la position russe actuelle face à cette crise que les Russes considèrent comme une menace existentielle. Lorsque l’OTAN a bombardé les Serbes en Croatie, en Bosnie et au Kosovo, la Russie était gouvernée par une marionnette occidentale alcoolique, Eltsine, et une clique d’oligarques majoritairement juifs appelée la « Semibankirchtchina » (les sept banquiers) : la Russie était alors très semblable à l’Ukraine d’aujourd’hui. Mais même à cette époque, la majorité du peuple russe savait parfaitement que la dévastation des Balkans par les USA était un message adressé à eux : « regardez ce que nous pouvons faire subir à vos alliés – et vous êtes les prochains sur la liste ». Ce sentiment a été largement renforcé par la guerre clandestine des USA contre la Syrie, la plupart des Russes ayant compris qu’Assad tuait en Syrie exactement le même type de nervis wahhabites malfaisants que Poutine avait dû écraser en Tchétchénie.

Beaucoup de Russes se sont alors exprimés ainsi : « nous devons remercier Assad de les tuer là-bas, cela nous permet de ne pas avoir à le faire ici » et « si nous laissons Assad se faire renverser, nous serons les prochains ». Ce qui se dit aujourd’hui en Russie, c’est qu'« il ne s’agit plus des Serbes ou des Syriens, cette fois c’est nous qui sommes directement menacés ». Ainsi, pour la grande majorité des Russes – y compris Poutine –, le principal objectif stratégique est simple : ne pas laisser la Russie devenir la prochaine Bosnie, le prochain Kosovo ou la prochaine Syrie. En d’autres termes, il s’agit de survie. Le deuxième objectif stratégique de la Russie est d’empêcher que toute l’Ukraine devienne un « Banderastan[2] » et de protéger la population russophone de la menace d’un asservissement par un régime ouvertement néo-fasciste et raciste.

Le troisième objectif stratégique de la Russie est de réaliser les deux premiers objectifs, si possible, sans déclencher une guerre avec les USA / l’OTAN. Remarquez bien que j’ai énuméré ces objectifs par ordre de priorité et que si les USA / l’OTAN menacent de déclencher une guerre totale, le Kremlin ne cèdera pas sur ses deux premiers objectifs stratégiques. Il ne faut pas faire d’erreurs d’analyse, la Russie est prête à entrer en guerre pour ces deux objectifs, Poutine ne bluffe pas.

Quant à la tactique choisie par la Russie, elle est assez sophistiquée. Selon un diction bien connu, « lorsque la Russie est menacée, elle ne se met pas en colère, elle se concentre. » C’est ce qui se passe aujourd’hui. L’essence de la tactique russe est la suivante : d’abord, protéger militairement la Crimée pour lui permettre de se séparer de l’actuel Banderastan et ainsi créer un précédent et un exemple : Alors que dans la moitié des régions actuellement contrôlées par les néo-fascistes, les salaires des fonctionnaires de l’Etat ne sont pas payés du tout, et alors que le régime révolutionnaire à Kiev a déjà indiqué qu’il envisageait de réduire tous ces salaires de 50%, en Crimée, tous les salaires et tous les services sociaux seront payés en totalité à tout le monde, même à ceux qui ont préféré démissionner plutôt que de reconnaître les autorités de Crimée. Les foules du Banderastan vont bientôt découvrir que diriger un pays est une tâche autrement plus ardue que de tabasser des flics non armés et d'entonner l’hymne national.

Ensuite, la Russie a menacé de recourir à la force militaire si les forces banderistes essayent de s’emparer du Sud (Odessa, Nikolaïev, Kherson) et de l’Est (Donetsk, Kharkov, Dniepropetrovsk, Lougansk) par la force. Cette menace permet à la fois de dissuader les Banderistes de déchaîner la violence, tout en donnant aux russophones une sorte de « filet de sécurité » pour leurs actions de protestation et de désobéissance civile. Troisièmement, le Kremlin sait que le Banderastan nouvellement créé est en faillite et que les USA et l’UE ne pourront jamais apporter ne serait-ce qu’une partie de l’argent nécessaire pour renflouer ses caisses. Non seulement la Russie a cessé d’envoyer de l’argent à l’Ukraine, mais Gazprom a déclaré que l’accord précédent conclu avec M. Ianoukovitch a été violé par le nouveau régime, de sorte que le prix du gaz pour l’Ukraine va maintenant augmenter fortement. Enfin, les régions les plus riches de l’Ukraine sont, précisément, l’Est et le Sud du pays qui essayent maintenant de ne pas payer d’impôts au régime illégal de Kiev. Et si les Banderistes parviennent à s’emparer de l’Est, alors l’ensemble de son industrie s’effondrera instantanément (car elle dépend entièrement de la Russie). Ainsi, le temps joue en faveur de la Russie et le nouveau Banderastan n’est tout simplement pas viable. Sans argent, sans énergie et sans la possibilité de gouverner par la terreur (du moins dans le Sud et l’Est), le nouveau régime va inévitablement s’effondrer. La Russie ne s’investira à nouveau dans l’État-croupion d’Ukraine qu’une fois que les néo-fascistes auront disparu et qu’un régime civilisé sera revenu au pouvoir à Kiev.

G8, G7, Va-t-en !, par Harm, Allemagne

3) Croyez-vous que les « marionnettes » de service (Allemagne – Arabie Saoudite) des USA tentent de devenir indépendantes de leurs maîtres ? Merkel a-t-elle sa propre politique envers l’Ukraine et la Russie ? Et l'Arabie saoudite en a-t-elle une vis-à-vis de la Syrie, de l'Égypte et de l'Irak ?
DO : Je ne sais pas à quel point l’Allemagne va jouer les marionnettes. Elle est déjà beaucoup plus proche de la Russie qu’on ne l’imagine et elle est relativement déçue par les USA. L’Arabie Saoudite voulait utiliser les forces US comme des mercenaires en Syrie ; quand ils ont échoué, ils sont devenus très insatisfaits des US-Américains eux aussi.

PE :
Les marionnettes commencent à penser par elles-mêmes – mais cela requiert certaines aptitudes. L’Allemagne et la Russie – en termes d’énergie et d’investissements – ont déjà un partenariat stratégique ; interrogez n’importe quel capitaine important de l’industrie allemande. Berlin en a vraiment marre de Washington ; l’une des significations de l’exclamation de Vic[toria Nuland] « Ni*ue l’Union européenne »  est que les USA voulaient un changement de régime immédiat, avec leur propre marionnette (« Iats[eniouk] ») en place – même aidée par les néo-nazis (Svoboda, le Secteur de droite) au lieu de le réaliser peut-être plus tard, avec la marionnette allemande inexpérimentée (Klitschko) en place.

La seule politique de la Maison des Saoud est leur propre survie – surtout maintenant, la succession d’Abdullah étant toujours ouverte. Cela, mélangé à de la paranoïa et à la haine wahhabite irrationnelle vis-à-vis des chiites, oriente leur « stratégie ». Ils ont acheté la junte de Sissi en Egypte, un petit prix à payer pour se débarrasser des Frères musulmans. Ils auraient adoré une sorte d’émirat en Syrie – et leurs plans ont été frustrés bien que Bandar Bush ait déployé l’artillerie lourde (pas étonnant qu’il ait été remplacé). Et en Irak, ils veulent également un changement de régime, parce qu’ils considèrent Maliki comme une marionnette iranienne. La Maison des Saoud est la principale source des tensions à travers tout le Moyen-Orient.
El Saqr : L’UE traverse une profonde crise systémique dont elle n’a aucune possibilité de sortir sans des changements drastiques que la bureaucratie de l’UE rejette catégoriquement – elle refuse ne serait-ce que de les envisager. Pour l’UE, l’Ukraine était l’opportunité d’acquérir un marché pour ses produits et services et une chance d’essayer d'apparaître comme une entité qui compte encore dans les affaires internationales. De toute évidence, l’UE a besoin de l’Ukraine pour redorer son image et son ego fortement altérés, d’où les promesses insipides et le flux constant de politiciens de l’UE vers la place Maïdan. Et si cela implique de soutenir des néo-fascistes et des racistes qui se revendiquent ouvertement comme tels, eh bien, tant pis ! Mais le problème de l’UE est qu’elle n’a pas les moyens de ses politiques. Certes, Klitschko est considéré par certains comme une marionnette allemande, mais ni lui, ni Tyagnibok ni même Iatseniouk ou Timochenko n’ont vraiment d’importance. Les gens qui comptent aujourd’hui en Ukraine sont les membres du Secteur de droite de Dmitri Iarosh – les fous furieux, la version ouest-ukrainienne des Talibans. Eux seuls comptent car ils détiennent actuellement le monopole de la violence.

Certes, Timochenko a le soutien des oligarques et ceux-ci ont beaucoup d’argent, mais du moins à court terme, un fusil de chasse a plus de pouvoir qu’une valise pleine de dollars. Contrairement aux « leaders de l’opposition officielle », les nervis du Maïdan sont entièrement payés et contrôlés par les USA, d’où l’analyse brute mais exacte de Mme Nuland quant au rôle de l’UE dans la crise actuelle. Bien sûr, certains politiciens européens deviennent nerveux, parce qu’après tout, avoir un grand Banderastan au milieu de l’Europe est une chose très dangereuse, mais aucun politicien européen ne remettra jamais ouvertement en cause les USA au sujet de leurs politiques. Au sein de l’UE, les USA sont « les patrons », et tous les politiciens de l’UE le savent. Le fait est qu’il n’y a pas de « politique de l’UE ». L’UE est la pute des USA, et elle fera tout ce que l’Oncle Sam lui dit de faire. Bien sûr, les politiciens de l’UE peuvent faire des discours, ils ont encore quelque chose qui rappelle vaguement une opinion personnelle, mais quand les choses se gâtent, ils sont tous quantité négligeable, et ils le savent.

Igor Kolgarev, Russie

 4) Revenons-en à l’Ukraine : Êtes- vous d’accord avec l’analyse de Christopher Westdal selon laquelle L’Ukraine devrait laisser la Crimée faire sécession. Mais Poutine ne devrait pas la prendre ? Quels sont vos commentaires ?
DO : L’Ukraine n’a pas le choix en la matière, et rejoindre la Russie ou non est l’affaire des habitants de Crimée et des législateurs russes. L’avis de Poutine tournera probablement autour de ce qui favorisera le plus sa popularité auprès des Russes, et je suppose que dans cette perspective, absorber la Crimée serait la meilleure issue.
PE : Pour l'essentiel, c’est exact ; la Crimée est beaucoup plus utile (et moins chère) à Poutine à l’intérieur de l’Ukraine – avec un très grand degré d’autonomie – que ré-attachée à la Fédération de Russie. Il reste à voir comment le résultat du référendum peut être utilisé/piloté par le Kremlin pour obtenir des « concessions » de Kiev, en supposant que Moscou et Kiev recommencent à se parler (ils le devront). Ce qui importe le plus à la Russie est le caractère sacré de Sébastopol et la certitude qu’il n’y aura pas de bases de l’OTAN en Ukraine. Je doute que Kiev puisse les rassurer sur ces deux points.
El Saqr : L’analyse de Westdal est fondamentalement viciée parce qu’elle néglige deux faits essentiels : premièrement, la Russie n’est pas une dictature et la Crimée est une terre russe sacrée pour laquelle un grand nombre de Russes sont morts sur une période de plusieurs centaines d’années. Si Poutine décidait de livrer la Crimée aux Banderistes, il devrait faire face à une situation très délicate à l’intérieur de la Russie avec une opinion publique indignée. La deuxième erreur de Westdal est qu’il estime que la Russie a besoin d’un « hameçon » pour contrôler plus ou moins l’Ukraine. Il n’y a plus d’« Ukraine », cette expérience est terminée. Tout ce que nous avons maintenant est un Banderastan dans le centre et l’Ouest de l’Ukraine, une région pour laquelle on se battra d’une manière ou d’une autre à l’Est et au Sud, et une Crimée qui en est séparée pour toujours. Quant au régime néo-fasciste actuellement en place à Kiev, il n’est pas viable de toute façon, et la Russie a beaucoup d’autres « hameçons » pour négocier avec tout futur État-croupion ukrainien qui succédera à l’actuel Banderastan. Conclusion : si les habitants de Crimée veulent se joindre à la Russie, Poutine n’a pas d’autre choix que de l’accepter.


Faites l'amour, pas la guerre, par Rabe, Allemagne


5) En vous basant sur ​​votre expérience, quels conseils pourriez-vous donner à ceux qui luttent contre des régimes despotiques pour qu'ils évitent de tomber dans le piège d’une révolution colorée ?

DO : N’acceptez pas d’aide des USA ou de l’UE. Faites de votre mieux pour discréditer le travail des ONG occidentales et expulsez-les du pays dès que possible.
PE : Gardez un œil très attentif sur les ONG apparentées à la NED et à Freedom House, et sur la manière dont elles instrumentalisent toute dissidence à leurs propres fins de changement de régime. Même chose pour les manœuvres du Département d’État, y compris les ambassadeurs US suspects du type « agitateur ». Suivez la trace de l’argent, suivez la trace de la propagande, découvrez qui se tient derrière votre « soutien ».
El Saqr : N’acceptez jamais de l’argent ou un quelconque soutien de l’empire. N’acceptez jamais dans vos rangs quiconque est prêt à recevoir de l’argent ou du soutien de l’empire. Et rappelez-vous toujours qu’un mauvais État et un mauvais régime politique sont toujours préférables à l’absence d'État et de régime politique. Cela signifie qu’il ne faut pas utiliser la violence pour renverser un régime que vous détestez, même s’il vous oppresse. Premièrement, la violence engendre toujours de la peur et plus de violence. Mais plus important encore, la violence conduit souvent à l’effondrement non seulement du régime honni, mais aussi de l’État  lui-même. Et quand l’anarchie se déchaîne, ce sont toujours les gangs les plus violents et les plus impitoyables qui accèdent au pouvoir. Lorsque vous vous battez contre un régime oppressif haï, luttez contre son idéologie, contre son autorité, ne lui montrez aucun respect, moquez-vous ouvertement de lui, mais ne recourez pas à la violence et ne luttez jamais contre vos propres compatriotes. Luttez contre les idées, pas contre les gens. Vous pouvez gagner une guerre de libération nationale contre un occupant étranger, mais vous ne pouvez pas gagner une guerre civile. Cherchez la réconciliation, jamais la vengeance, montrez de la compassion pour l’« autre » et n’ignorez jamais la voix de votre propre conscience. Faites toujours la différence entre le bien et le mal, mais jamais entre « les nôtres » et « les leurs » car tous les êtres humains sont également précieux aux yeux de Dieu. Donnez votre allégeance à Dieu seul et « Ne vous fiez pas aux grands de ce monde, ni aux enfants des hommes, en qui il n’y a pas de sécurité. » (Psaume 145, LXX). Si vous maintenez votre cœur et votre conscience pures, alors aucun empire ne fera de vous sa marionnette.


Notes
[1] Zbigniew Kazimierz Brzeziński (né le 28 mars 1928 à Varsovie en Pologne) est un politologue américain d’origine polonaise. Il a été conseiller à la sécurité nationale du Président des USA Jimmy Carter, de 1977 à 1981. En tant que tel, il a été un artisan majeur de la politique étrangère de Washington, soutenant alors à la fois une politique plus agressive vis-à-vis de l’URSS, en rupture avec la détente antérieure, qui mettrait l’accent à la fois sur le réarmement des USA et l’utilisation des droits de l’homme contre Moscou. (wikipédia)


[2] « Banderastan » est un néologisme composé du nom de l'ultranationaliste ukrainien Stepan Bandera (1909-1959) - considéré comme un héros national par l'extrême-droite ukrainienne qui revendique son héritage - et du suffixe « stan » qui dans les langues indo-européennes signifie « lieu, pays, résidence ».

La CRIMEE a voté massivement à 95,7 % pour son rattachement avec la RUSSIE

Éditorial de lucienne magalie pons


 
Les électeurs se sont rendus massivement aux urnes, pour voter le rattachement de la  Crimée  la Russie




1,5 million d'électeurs de cette république autonome étaient invités à choisir entre l'intégration à la Russie et une autonomie élargie au sein de l'Ukraine.80 % des électeurs majoritairement pro-russes se sont rendus aux urnes, ils ont voté massivement pour le rattachement de la Crimée à la Russie à 97,7% ce qui en fait est un plébiscite .
 


Pour fêter leur vctoire, dès l'annonce du  premier sondage à la sortie des bureaux de vote, Plusieurs  milliers de personnes  en liesse sont descendues dans les  rues  à Simféropol, la capitale de la Crimée, et Sébastopol qui abrite la flotte russe de la mer Noire.

«Nous rentrons à la maison !», a lancé le Premier ministre de Crimée, Serguiï Axionov, place Lénine à Simféropol, avant d'entonner l'hymne national russe avec la foule  qui agitait des drapeaux tricolores  russes  en chantant avec  une chorale  habillée en marins russes.


A Sébastopol,  des artistes exécutaient des danses traditionnelles russes devant  plusieurs milliers de personnes  qui fêtaient la victoire en scandant «Sébastopol» -«Russie» devant des artistes exécutant des danses traditionnelles russes.


Le Premier ministre Sergueiï Axionov a annoncé que la république demanderait officiellement dès lundi son rattachement à la Russie au cours d'une session extraordinaire du Parlement.Des députés se rendront le même jour en Russie.


Les  Etats-Unis,  et certains pays de l’UE, notamment, la France, l’Angleterre, l’Allemagne,la Pologne   - qui soutiennent les autorités intérimaires   révolutionnaires  indo-européennes qui se sont emparées  du Pouvoir à Kiev  en Ukraine  en destituant arbitrairement le Président Ukrainien Victor Ianoukovicht le 28 Février  -  n’ont cessé  depuis des semaines  de monter les Ukrainiens  contre la Russie  dont  les troupes protègent  la Crimée, à la demande du Premier  Ministre  de la Crimée  Serguiï Axionov,  en lançant des menaces de sanctions contre la Russie, Vladimir Poutine , ses diplomates et  les autorités de Crimée ont résisté à toutes les pressions sans se perdre dans des déclarations inutiles.

Après le résultat du vote  le Président des États-Unis et sa cour   de dirigeants et représentants de l’  'Union européenne  ont  repris leur téléphone et leur micro pour avertir à la cantonade la place internationale  qu'elle mettrait ses menaces à exécution dès lundi,  en établissant une liste noire de responsables russes et ukrainiens pro-russes visés par des sanctions. (ndlr : coucou, fais-moi peur  « regarder comme je tremble » doivent rigoler les intéressés qui ont déjà du prendre leurs dispositions) , quand à ceux d'entre eux qui investissent en Europe dans des activités industrielles et commerciales,  ils peuvent et  doivent dormir sur leur deux oreilles en sachant bien que leurs investissements profitent à l’Europe et que toucher leurs activités se retourneraient comme un boomerang sur une Europe dont la croissance est fragile et le taux de chômage élevé , qui a besoin aussi du gaz russe, et qui n’a pas intérêt à faire  la « maline ».


Le président Barack Obama a encore dérangé  au  téléphone  le Président Russe Vladimir Poutine pour lui  renouveler ses protestations  et ses avertissements .".gna gna gna gna gna na" , pour s’entendre  signifier  en réponse que le référendum était «pleinement conforme» au droit international et qu'une éventuelle mission de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) devait s'étendre à toute l'Ukraine.


 Londres a qualifié le scrutin de «farce»,  Paris  a  critiqué un scrutin obtenu  «sous la menace des forces d'occupation russes», ce qui est un point de vue  et rien d’autre si l’on se  réfère  à d’autres  précédents notamment aux évènements   encore assez  récents  qui se sont passés dans l’histoire  notamment au  Kosovo.


Samedi à Paris lors d’une conférence de presse commune avec le Président du Conseil  italien  Mattéo Renzi qu’il recevait à Paris, le Président François Hollande s'était déjà étalé devant les journalistes de  la situation en Ukraine  et en Crimée en disant «  .. en ce qui nous concerne, nous considérons que le référendum ou la consultation n’a aucune valeur légale en Crimée et que tout doit être fait pour que l’on retrouve la voie de la négociation dans le respect de l’intégralité territoriale de l’Ukraine.


D’après le Président Français  pour le référendum en Crimée il s’agissait d’une pseudo-consultation, en effet il poursuivait en expliquant  sur sa lancée.. » il y a une pseudo-consultation de la population en Crimée , ..qui n’est pas conforme au droit interne en Ukraine et au droit International , il  ne peut y avoir une consultation organisée sur une partie du territoire sans que le Gouvernement du pays en question ait été associé à l’organisation de ce scrutin, or tel est  exactement le cas, c’est pourquoi  la France comme  l’UE  ne reconnaîtra pas la validité de cette pseudo-consultation »

D'après ses expressions Mattéo Renzi  qui  l'écoutait à ses côtés  a paru approuver cet avis.

Ndlr : ça fera belle jambe à la Crimée que la France et l’UE ne reconnaissent pas la validité de son référendum !,  la Crimée  compte sur la Russie à tout point de vue, financier,  économique, social, éthique, culturel,  elle n’a rien à cirer de l’Europe,  d’autant que  d’autres voix , celles des observateurs neutres  notamment ,  font observer que la Crimée ne reconnaît pas le Gouvernement intérimaire de Kiev qui s’est servi de la rue, avec le soutien des occidentaux, pour s’emparer  illégalement du pouvoir à Kiev en destituant le 28 février le  président  Ukrainien Ianoukovitch , et qu’il était et est toujours hors de question pour les autorités de la Crimée autonome de négocier avec eux, de même la Russie considère toujours que le Président Ianoukovitch est toujours bien qu’absent le Président de l’Ukraine.


Ensuite au cours de la séance de question alors qu’il était questionné sur les sanctions  qui devaient s’appliquer à la Russie, le Président Hollande à   répondu  qu’il y aurait Lundi un réunion à Bruxelles des Ministres des affaires Étrangères et il a expliqué … » il y avait une échelle de sanctions qui   avaient été définies par le Conseil Européen et il y aura donc usage s’il n’y a pas désescalade (sic) lundi, donc ces sanctions , qui je vous le rappelle portent sur les visas et sur les avoirs d’un certain nombres de personnalités , ..je souhaite qu’il y ait « désescalade »(sic), et qu’un groupe de contact  puisse trouver des solutions dans le cadre de l’intégralité territoriale de l’Ukraine , mais (aussi)  de la reconnaissance qui existe entre la Russie et l’Ukraine, c’est pourquoi le Groupe de contact  doit être maintenant au contact, si je puis dire , encore faut-il qu’il faut être 2 pour qu’il y ai contact. »

Interrogé ensuite sur  la  question de coopération militaire avec la Russie, le Président Français a éludé prudemment  la question en disant que les sanctions de Lundi serait une première étape, sans s’étendre sur la coopération militaire.


De leur côtés, les  autorités  intérimaires de Kiev   ne  reconnaissent pas la valité du référendum de la Crimée, et de plus  entretiennent des rumeurs  contre la Russie  en faisant croire au peuple Ukrainien que les Russes veulent faire la guerre et  envahir l’Ukraine , un membre des groupes d'autodéfense du Maïdan, Vassyl  Petrachthouk. A déclaré «Poutine verra que nous ne sommes pas prêts à nous écarter de son chemin. Aujourd'hui il prend la Crimée, demain il voudra prendre Donetsk, Kharkiv, pas à pas. Il veut rétablir l'Union soviétique».


Pour conclure,    l’UE et les Etats-Unis ne sont pas les seuls pays au Monde, d’autres pays en relation avec la Russie reconnaîtrons la validé du  référendum et ensuite reconnaîtrons son rattachement à la Russie, ceci ne fait aucun doute, quand aux sanctions contre la Russie la Russie les   balaie  d’un revers de main comme elle balaie les prétentions des États-Unis et de l’UE à lui dicter sa conduite avec ses  pays voisins.


Monsieur Hollande souhaite une désescalade de la Russie, en fait la Russie  n’est pas montée au créneau, elle a fait face à ses responsabilité en protégeant la Crimée à sa demande, si la Russie ne l’avait pas fait, il y aurait certainement des affrontements  sanglants de la part de  l’Ukraine de Kiev  contre  la Crimée , quand  aux États-Unis et à l’UE ce sont eux qui  ont gravi  verbalement tous les échelons de l’échelle des sanctions  de menaces et menaces, il sont maintenant juchés au haut de l’échelle et ne pourront plus qu’en redescendre pour subir la réalité, de leur impuissance,  ce n’est pas en refusant des visas et en gelant certains avoirs qu’il réussiront à faire plier le peuple de la Crimée et encore moins la Russie.


On n'arrête pas le vent de l'histoire et actuellement il est favorable  à la Russie ! 


REVUE DE PRESSE

Source "VOIX DE LA RUSSIE "


Hier, 23:38
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 ris).
Hier, 22:13
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Relais d'informations : Les délégations Russes et Ukrainiennes sont arrivées ce 2 juin 2025 au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour reprendre de nouveaux pourparlers

Les délégations arrivent au Palais Ciragan d'Istanbul (Turquie) pour les pourparlers entre la Russie et l'Ukraine, le 2 juin 2025.  ...